11 janvier 2026
C’est donc une bonne journée de transport qui nous attend.
Départ sans petit déjeuner du Chibocol, sous les nuages à 6h. Nous suivons le guide matinal et avant d’arriver à la fin du sentier, pour la première fois la pluie s’invite. Qu’elle tombe ! Aujourd’hui pas besoin de beau temps nous serons dans les bus toute la journée.
Nous retrouvons au bout du sentier José, notre tuk-tuk « privé ». Il nous amène à la station de collectivos pour Coban, première étape de notre trajet.
Nous avons voulu cette fois-ci passer par les transports publics et non par une navette touristique en pensant économiser sur le trajet. Nous nous apercevrons assez vite que finalement nous paierons quasiment le même prix.
Pour autant nous ne regretterons pas ce choix. Le premier collectivo nous amène donc à Coban et le pilotage du chauffeur a sans doute eu raison de la culotte d’Emie, les villages étant traversés à vitesse grand V et les virages pris à la corde. Cela n’empêche pas l’assistant rabatteur du chauffeur d’être debout à côté de la porte ouverte, téléphone à la main.
Nous arrivons un peu retournés mais vivants à la station de bus de Coban. Là, nous retrouvons l’effervescence de ces endroits, avec les rabatteurs, les (très) jeunes vendeurs à la sauvette et le marché au milieu de la station.
En attendant le prochain bus pour Sayaxché, c’est sur un petit stand du marché que nous allons prendre notre petit déjeuner. Ce n’est pas le brunch des halles de notre chère cité des Ducs, mais cela fera largement l’affaire.

Nous prenons ensuite place dans le bus pour Sayaxché. Le véhicule est bondé, les strapontins sont pris mais le chauffeur n’hésite pas à s’arrêter reprendre des gens tout au long du trajet. Certains finissent carrément debout.
Nous comprenons aussi pourquoi il y a autant de déchets sur les bords de route. Sans aucun remord, les passagers n’hésitent pas à balancer leurs paquets de chips ou leurs bouteilles en plastique vides par la fenêtre, et personne ne trouve rien à redire.
Nous arrivons donc à Sayaxché un peu engourdis de ce long trajet inconfortable, mais nous n’en avons encore pas terminé.
Nous prenons un petit traversier pour aller de l’autre côté de la rivière, où un collectivo va partir pour Santa Elena. Ce qu’il y a de sûr, c’est que les correspondances sont très fluides dans ce pays. Le tout sans application ou organisation centralisée.
Nous nous apercevons aussi qu’ici il n’y a pas du tout les mêmes normes que chez nous (d’ailleurs y’en a-t-il ne serait-ce qu’une seule ?). Nous avons déjà vu qu’un chauffeur peut conduire pendant 11h avec seulement deux petites pauses. Là, le van 15 places assises va aller jusqu’à contenir 27 personnes !

Malgré tout, la fin du trajet se passe plutôt rapidement et la pluie qui était tombée toute la journée s’arrête lors de notre arrivée à la station de bus de Santa Elena.
Là c’est changement de décor total. Le paysage est complètement plat. En marchant pour arriver à Flores, les tenues plus occidentales ont remplacé les tenues traditionnelles, nous voyons des voitures de particuliers (ce qu’il n’y avait pas à Lanquin ou même au lac Atitlan), et le physique des locaux est moins « maya » que sur nos destinations précédentes.
Nous arrivons alors à Flores, petite île sur le lac Peten Itzal. Il fait nuit, nous avons nos sacs et après cette journée plutôt fatigante, nous décidons de directement aller à l’hôtel à San Miguel.
Nous nous arrêtons tout de même sur la place « centrale » surplombée par l’église où une feria semble être installée. Nous y dégustons un très bon burrito sur le pouce puis prenons une lancha pour San Miguel, face à Flores. Nous y prenons notre chambre, et après une bonne douche froide (peu d’eau chaude dans les hôtels au Guatemala, en tout cas dans notre gamme) il est temps de se coucher au son du concert donné à Santa Elena et des pétards régulièrement lancés à Flores.
Lanquin – Coban : 1h15/30 40Q/p
Coban – Sayaxché : 5h/5h30 80Q/p
Traversier à Sayaxché : 3Q/p
Sayaxché – Santa Elena : 2h 30Q/p
Nuit à la posada Don Julio : 225Q
12 janvier 2026
La météo est toujours avec nous pour le moment. Une bonne pluie est tombée cette nuit, mais les chants répétés des coqs du villages n’ont pas fait que nous réveiller aux aurores, ils ont apparemment appelé le beau temps aussi.
Dans la nuit, José, le tuk-tuk de Semuc Champey a envoyé un message à Emie pour savoir comment s’était passé notre trajet jusqu’à Flores. Sympa ce José !
Mais à peine le temps de lui répondre qu’un second message arrive de sa part. Là le fin du fin, c’est une photo de pénis (le sien ?) qui arrive. Dommage, ce petit José était plutôt un bon gars mais là c’est la surprise. Nous pensons aussi à la touriste anglaise à qui nous avons donné le numéro de José en lui assurant qu’il était cool…
Bref, nous prenons assez tôt la lancha pour Flores et trouvons un petit resto sympa sur la place de l’église pour un petit déjeuner typique, le El Mirador.
Nous déambulons ensuite dans les jolies rues colorées de Flores, tout en regardant les agences pour organiser la suite.

Nous nous dirigeons ensuite à Santa Elena et sa station de bus pour prendre un collectivo direction El Remate.
Ce petit village a beaucoup de charme et il règne une bonne atmosphère.
Nous marchons le long du lac en direction du Biotopo del Cerro Cahui. Ce parc naturel assez peu fréquenté (nous ne serons que tous les deux sur les sentiers) ne paie pas de mine. Pourtant, la faune est présente et le long des 6 kms de sentier nous verrons par exemple un pic-vert type Woody the woodpecker avec sa houppette rouge ou encore un araçari (sorte de toucan).


Nous continuons notre chemin et entre deux miradors, une autre bande de singes, encore plus nombreux se laissent tranquillement observer en nous jetant quelques coups d’œil curieux.


Nous ressortons alors de ce petit parc ravis, et retournons du côté de l’arrêt de bus. Nous nous arrêtons manger une bonne assiette d’œufs, frijoles, légumes vapeur, riz et crudités.
Apres ce très bon repas, nous reprenons le bus pour Santa Elena puis la lancha pour San Miguel, sans oublier de faire une petite pause gourmande sur la place de l’église avec une petite glace prise à une vendeuse ambulante.
Nous profitons ensuite du balcon et du coucher de soleil sur le lac avec quelques cacahuètes et une bonne bière bien fraiche.



L’arrivée des moustiques annonce alors le retour à la chambre, et après une bonne douche (toujours aussi froide) nous nous endormons, toujours bercés par un concert en plein air donné à Santa Elena.
Nuit à la posada Don Julio : 225Q
Biotopo del cerro Cahui : 40Q/p
Collectivo Santa Elena – El Remate : 25Q/p
Lancha San Miguel – Flores : 10Q/p
13 janvier 2026
Nous nous réveillons encore au son des coqs et des pétards, mais cette fois-ci le ciel est chargé et un crachin s’est installé sur Flores et ses environs.
Ce matin, nous allons donc prendre notre temps pour aller prendre le bon petit-déjeuner du Mirador.
Sur et autour de la place de l’église, il y a un peu d’animation avec quelques musiciens et des artistes de rues.

En allant déposer notre linge à la laverie nous tombons sur un défilé de danseurs et de marionnettes traditionnelles. Nous apprenons grâce aux locaux qu’une feria patronal est en cours à Flores. Ce qui explique l’animation nocturne à Santa Elena et les pétards régulièrement lancés à Flores.


Après un passage au centre commercial de Santa Elena pour retirer de l’argent, nous retournons ensuite à San Miguel, et le temps s’améliorant, nous décidons d’aller faire un tour dans le village.
Nous suivons alors un sentier aménagé sur des passerelles dans le site archéologique de Tayasal. Ce site est assez récent et des excavations sont en cours.


La balade est agréable et nous permet d’atteindre un mirador et une très belle vue sur Flores et ses environs.


Il est ensuite temps de retourner à Flores pour récupérer notre linge. En attendant l’heure du retrait, nous déjeunons au Mirador et en profitons pour faire une pause frijoles et riz. Cette-fois ce sera bifteck / frites pour moi, filets de poisson / frites pour Emie.
Sur le chemin de la laverie, nous tombons sur une petite pâtisserie et craquons pour des gâteaux à la crème et noix/banane.
Nous récupérons enfin notre linge et retournons à la chambre pour profiter de l’agréable balcon et vaquer à nos occupations pour terminer cette journée plutôt tranquille.
Nuit à la posada Don Julio : 225Q
Lancha San Miguel – Flores : 10Q/p
14 janvier 2026
Notre dernière journée dans le Petén sera consacrée à la visite du site maya de Tikal.
Pas de pression, nous avons décidé de ne pas faire le lever ou le coucher du soleil sur le site.
Nous nous levons tranquillement puis allons prendre le petit-déjeuner à notre cantine locale, le Mirador.
Nous nous dirigeons ensuite vers la station de bus de Santa Elena pour prendre un collectivo direction Tikal.
Le chauffeur Carmelo est plutôt sympa mais a un gros défaut, il est répugnant. Toutes les deux minutes il se sent obligé de racler le fond de sa gorge et de son nez pour cracher une grosse glaire par la fenêtre. Le summum est atteint lorsqu’il nous dépose au parc avec un rot venu du fond de son estomac.
Bref, nous arrivons au parc et prenons un guide que nous partagerons avec un français. Avec sa copine (malade et donc absente pour cette visite), ils ont acheté un van au Mexique et sont sur un trip de 6 mois vers le sud, direction le Panama.
Pendant environ 3h, Danilo notre guide va nous faire découvrir dans un anglais pas forcément évident à comprendre, la vie dans cette ancienne cité maya.

Temples, acropole, nécropoles, plateformes astronomiques et stèles vont rythmer notre visite. Les vues du haut des temples sont magnifiques. Et malgré le peu d’avancées technologiques de ce peuple maya, ils étaient au fait de pas mal de choses concernant les astres, les solstices et tout ce qui entoure la nature et ses bienfaits.





La flore et la faune sont aussi au rendez-vous puisque le parc est situé dans un environnement protégé et le site n’a pas souffert d’aménagements touristiques dénaturants.

Nous croiserons ainsi des singes araignées, un toucan ou encore des coatis. Il est possible aussi de croiser le fameux jaguar mais nous n’aurons pas cette chance aujourd’hui. Peu de temps avant nous, un jaguar a tué un coati devant les touristes qui filmaient les petits rongeurs.


Cette visite terminée, nous ressortons du parc satisfaits même s’il aura fallu beaucoup de concentration pour comprendre le guide, et reprenons un collectivo direction Santa Elena. Dieu merci sans Carmelo cette fois-ci.
Nous profitons de la dernière soirée à Flores pour déguster un burrito sur la place de l’église en l’accompagnant d’une bière.
Il est enfin temps de rentrer à San Miguel pour passer une dernière nuit dans le Petén, une région très différente de ce que nous avons pu voir depuis le début de notre voyage mais qui mérite vraiment le coup d’œil, que ce soit pour le mystique Tikal, l’animation de Flores, la très bonne surprise du Biotopo ou la tranquille El Remate.
Demain, c’est le départ vers notre dernière étape, le Rio Dulce et la côte Caraïbes.
Collectivo Santa Elena – Tikal : 40Q/p
Entrée à Tikal : 150Q/p (il faut rajouter 100Q/p si on veut y aller au lever/coucher du soleil)
Guide : 400Q pour un groupe
Collectivo Tikal – Santa Elena : 40Q/p
Lancha San Miguel – Flores : 10Q/p
Nuit à la posada Don Julio : 225Q