Argentine

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Itinéraire 27 jours

Bus Puerto Montt – Bariloche : 18 000 CLP /p

30 octobre 2017

SAN CARLOS DE BARILOCHE

Nous ne mettons pas longtemps à nous préparer ce matin. Sur le chemin de la station de bus, nous nous arrêtons à une boulangerie pour des empañadas à la pomme, puis prenons le véhicule qui va nous faire quitter l’île de Chiloé, sans regrets.

Après quatre heures de route (et de ferry), nous débarquons à Puerto Montt. Quelques courses autour de la station pour le midi et le soir, achat du billet de bus pour Bariloche, puis une attente d’une heure pour ce bus et nous voilà partis pour l’Argentine et San Carlos de Bariloche.

En un peu plus de 6h de route, nous passerons l’immigration chilienne puis l’immigration argentine avec succès. Sur la route, nous verrons également pas mal de neige, ce qui nous inquiète un peu.

Nous arrivons donc à la gare routière de Bariloche vers 22h sans un seul pesos argentin en poche, et découvrons qu’il n’y a aucun moyen de retirer de l’argent dans les environs pour prendre le bus local et rejoindre l’hôtel. Cette fois nous ne pourrons pas y couper, c’est donc en taxi que nous irons à l’hébergement. Comme prévu, c’est hors de prix, le compteur tourne à vitesse grand V et après être passés par un ATM, nous arrivons à notre petit hostel.

Enfin, après une journée de transports, une douche est la bienvenue avant d’aller au lit.

31 octobre 2017

La grisaille, la pluie et le vent nous ont suivis de Chiloé et la journée ne s’annonce pas exceptionnelle. Le petit déjeuner très léger de l’hébergement n’améliore pas notre sensation.

Nous sortons donc en vue de faire une randonnée, mais le temps avec ces nuages bas qui ne dévoileront certainement pas de vue nous font revoir nos plans. Nous décidons d’aller en bus au Cerro Campaniaro, pas très haut et où nous aurons donc peut-être une chance d’avoir une belle vue sur Bariloche et les environs.

Après avoir acheté une carte de bus, nous prenons donc le bus n°20 pour arriver sous une petite bruine en bas du Cerro. Là, deux possibilités. Monter en télésiège à un prix prohibitif (220 ARS) ou prendre son courage à deux mains (à deux pieds en l’occurrence) et grimper au sommet en marchant. La décision est prise en un clin d’oeil, et après une demie heure de montée, nous arrivons au sommet.

La chance n’est pas décidément pas avec nous aujourd’hui et les nuages sont bien trop bas pour nous offrir une vue. Après quelques photos qui ne resteront pas dans les annales, nous redescendons tête basse.

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Un petit pique nique rapide et nous reprenons le bus pour retourner au centre de Bariloche. Nous devons désormais aller finaliser notre réservation pour notre excursion à cheval prévue demain (ou pour parler plus simplement aller payer). Nous devons pour cela aller dans une rue qui s’appelle « Villegas ». À Bariloche, il n’existe pas de plans du réseau de bus et après avoir demandé sans succès à deux chauffeurs, nous décidons d’aller à la pêche aux renseignements à l’office du tourisme. Nous demandons donc quel bus pourrait nous amener dans cette fameuse rue, que nous prononçons bien sûr à la française. Après quelques minutes où les agents insistent beaucoup pour savoir pourquoi nous voulons aller là-bas, nous leur montrons finalement l’adresse sur un mail reçu précédemment. Et là c’est la révélation. Notre prononciation nous amenait dans un quartier mal famé, voire dangereux de Bariloche, alors que la prononciation à l’argentine nous permet d’éviter un lynchage et d’aller deux rues plus loin, dans le quartier touristique de la ville. Comme quoi cela tient à peu de choses…

Une fois renseignés, nous allons donc à l’agence indiquée pour finaliser notre réservation à l’Estancia qui va nous accueillir demain. Puis après quelques courses pour le diner, nous retournons à la chambre pour une petite sieste.

En effet, la météo que nous subissons depuis presque dix jours maintenant pèse un peu sur le moral et la lassitude s’installe.

Reposés, nous vaquons à nos occupations avant de nous faire à diner et de terminer la soirée au dortoir.

Demain est un autre jour…et un autre mois.

Pour aller au Cerro Campaniaro : prendre le bus n°20 au Centro et s’arrêter juste après les télésièges (220 ARS/p pour monter en télésiège). Au même arrêt, possibilité de louer des vélos pour faire le Circuito Chico (500 ARS la journée)

1er novembre 2017

La première chose que nous faisons en nous levant, c’est jeter un coup d’oeil par la fenêtre. Et la motivation revient en même temps que le sourire, puisque le soleil et le ciel bleu sont de sortie.

Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner puis sortons faire quelques courses pour le diner et flânons un peu au centre ville agréable de Bariloche.

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Nous revenons à l’hôtel pour midi, et je m’aperçois alors avec horreur que j’ai perdu mes lunettes de soleil. Oubli ou vol, dans le bus ou le taxi, peu importe les faits sont là, je vais devoir en racheter.

Après cette irritante nouvelle arrive l’heure à laquelle le minibus de l’Estancia San Ramon nous récupère. Une petite heure de route nous amène à l’Estancia, au milieu de nulle part. En tout cas plus pour longtemps puisqu’une grande route est en construction dans les environs.

Nous faisons la connaissance de Fernando le propriétaire, Jesus le gaucho qui nous servira de guide cet après midi (nous sommes sauvés !), et du groupe qui va nous accompagner lors de cette petite excursion à cheval dans la pampa.

Avant d’aller voir nos montures, nous partageons avec Louisa l’américaine et George et Anna les anglais un Asado, un barbecue typique argentin où l’excellente viande qui fait la réputation du pays est accompagnée de salades, de pommes de terre, et pour notre plus grand plaisir de vin argentin. Emie aura droit à une petite préparation végétarienne, et une petite douceur à base de flan vanille et confiture de lait termine ce très bon repas.

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Repus et satisfaits, il s’agit désormais de monter sur les chevaux pour une balade d’environ deux heures. Emie avait déjà fait ça une ou deux fois, et pour ma part cela remonte à plus de vingt cinq ans. Mais pas de soucis, nous montons facilement des bêtes très bien dressées, et la balade peut commencer.

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Les paysages sauvages et calmes apaisent, et le beau temps les rend encore plus magnifiques. Nous sommes survolés par les condors, passons au milieu des vaches en liberté, traversons des petits cours d’eau et nous nous laissons bercés par le rythme de nos chevaux. Nous avons d’ailleurs hérité des deux boulets de l’Estancia et nous sommes régulièrement distancés, si bien que nous avons encore plus l’impression d’être seuls au milieu de nulle part, nous donnant ainsi le temps de prendre une résolution importante : personne n’aura jamais notre liberté de penser (!).

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La balade se termine, et une petite collation nous est proposée. Nous en profitons pour goûter le maté, la boisson chaude traditionnelle argentine à base d’herbes contenant de la caféine. Elle est bue dans une petite tasse, à la paille. Le goût est spécial et très fort, et nous nous mettons d’accord pour regoûter un peu plus tard et nous faire une opinion plus précise sur cette boisson.

Enfin, il est temps de remercier Jesus et Fernando pour leur accueil, et nos chevaux pour nous avoir eu sur le dos pendant la balade avant de reprendre le minibus direction Bariloche.

Nous nous arrêtons au centre ville pour profiter un peu plus longtemps du beau temps et retournons à l’hôtel pour nous faire à manger, avant de terminer la soirée tranquillement dans le dortoir. Demain, une grande randonnée nous attend, à moins que les conditions météo ne nous en empêchent.

Excursion à cheval avec l’Estancia San Ramon : 1450 ARS /p la demie journée tout compris. Organisation impeccable, pick up à l’hôtel, barbecue copieux et délicieux, balade dans la pampa calme et magnifique et bonne ambiance. Un très bon moment.

2 novembre 2017

C’est encore avec le soleil que nous nous levons tôt, et le moral est au beau fixe. Nous allons prendre notre petit déjeuner rapidement pour ensuite nous diriger, pique nique et vêtements chauds dans le sac à dos, vers le bureau du Parc National de Nahuel Huapi, juste en face de l’arrêt de bus principal.

Nous demandons quelques informations sur le sentier du refuge de Frey que nous voulons emprunter aujourd’hui. En effet, nous avons plusieurs fois entendu que les sentiers pourraient être fermés à cause de la neige, et nous voulons en savoir plus. L’agent qui nous accueille nous explique que les sentiers sont ouverts, mais elle nous recommande de nous équiper autrement, la neige étant bien présente. Nous décidons de tenter le coup comme nous sommes, nous interdisant quand même une prise de risque inutile en rebroussant chemin si la neige nous empêche effectivement d’atteindre le refuge.

Nous voici donc à l’arrêt de bus, attendant le Catedral (N°55), qui passe toutes les heures. Coup de chance, nous n’attendons que dix minutes pour grimper dans le bus, direction le parking principal de Cerro Catedral (terminus), une célèbre station de ski en Argentine.

Nous débutons ainsi la randonnée sous le ciel bleu parsemé de quelques nuages, et sommes heureux de pouvoir enfin nous dérouiller les jambes. Notre dernière marche date déjà de deux semaines, et nous étions impatients de rechausser les chaussures de randonnée.

Le sentier longe les hauteurs d’un lac et une belle vue est dégagée. La faute aussi à un incendie qui a ravagé la forêt locale et qui a décimé pas mal d’arbres. Le paysage n’en est pas forcément moins beau, et nous profitons de cette vue en marchant.

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Le sentier s’enfonce ensuite dans la montagne, et à l’ombre d’une forêt épargnée par le feu. À partir de ce moment-là, ce ne sera qu’une montée longue et régulière, ponctuée de quelques pauses alimentaires, dans un cadre très agréable.

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À un kilomètre du refuge, nous rencontrons la neige annoncée. Le sentier devient assez glissant, mais à part nous ralentir, il ne nous aura pas obligé à renoncer. Nous arrivons donc après un peu moins de trois heures de marche au refuge de Frey, et nous pouvons ainsi admirer un superbe site au milieu de la montagne.

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Le froid glacial nous impose de redescendre assez rapidement, et une fois le passage neigeux passé nous prenons une petite pause déjeuner à l’abri du vent.

Nous continuons notre chemin et au bout d’une bonne heure, nous nous apercevons que nous n’avons pas vu la bifurcation pour le Guiterriez. Mais c’est sans conséquences puisque sans le vouloir, nous avons pris le bon chemin. Nous arrivons donc le long du lac Guiterriez nous offrant un joli panorama, puis décidons d’aller au Mirador Guitierrez. Pour avoir le point de vue le plus haut du sentier, il faut d’abord avaler une montée très abrupte d’un kilomètre, qui après quatre heures de marche assez intenses nous achève un peu.

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Nous admirons le point de vue, redescendons, et arrivons à la fin du périple ou presque. Une petite cascade marque la sortie du parc national, mais pour récupérer le bus n°50 qui va nous ramener à Bariloche, nous devons encore marcher deux kilomètres le long du lac pour atteindre l’arrêt de bus à Villa Los Coihues.

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La chance est encore avec nous aujourd’hui puisqu’à peine arrivé le bus est là. S’asseoir fait un bien fou et le trajet passe vite.  Arrivés au Centro, direction le supermarché pour faire quelques courses puisque demain, environ 23 heures de bus (et les repas à prévoir qui vont avec) nous attendent.

Enfin, nous passerons le reste de la soirée à prendre une douche, nous faire à manger et prendre quelques informations sur notre prochaine étape avant d’aller au lit pour un repos bien mérité.

3 novembre 2017

Nous nous levons tranquillement ce matin et allons prendre le petit-déjeuner en nous préparant psychologiquement à affronter 23 heures de bus pour rejoindre El Chalten.

Les sacs sont prêts, les lits rendus, et nous sortons pour aller au centre prendre le bus n°20 qui doit nous emmener à la gare routière. Nous en profitons pour aller acheter un peu de matériel qui va nous être utile pour affronter le froid qui devrait nous attendre sur nos prochaines étapes (un pull pour Emie et une veste pour moi), et une nouvelle paire de lunettes de soleil pour remplacer celles que j’ai perdues.

Nous arrivons donc à la gare routière et allons au comptoir Marga, la seule compagnie qui fait le trajet pour y faire imprimer nos billets que nous avons achetés en ligne, une obligation idiote sur certains bus. Et là c’est la mauvaise surprise. On nous informe que le service est suspendu. La route est coupée à cause d’une tempête, et le trajet et donc les horaires ont été modifiés. Bien entendu, nous n’avons pas été prévenus et le prochain bus étant demain matin à 6h30, nous devons retourner à l’hôtel, commander un taxi pour demain matin, décaler les nuits à El Chalten que nous avons réservées et refaire une préparation psychologique. En effet, le trajet ayant été modifié, ce n’est plus 23 heures de bus qui nous attendent mais 33 heures, avec trois changements de véhicule.

Après avoir effectué ces formalités et « fait nos français » en tentant une réclamation auprès de la compagnie de bus, nous retournons un peu au centre de Bariloche pour profiter du beau temps, de la belle vue sur le lac et visiter rapidement l’église de la ville.

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Enfin, nous retournons à l’hôtel pour un petit apéro, un diner, et nous discutons longuement avec deux français (frère et soeur). Nous échangeons sur nos expériences de voyage puis l’heure avancée nous fait aller au lit, tout en pensant au réveil très matinal de demain.

Notre auberge de jeunesse : le Punto Sur, 175 ARS /p avec petit déjeuner, une auberge vraiment sympa, bien placée, lumineuse et bien chauffée. Cuisine disponible. Petit déjeuner un peu léger quand même.

Bus Bariloche – El Chalten : 2120 ARS /p avec la compagnie Marga. Bus décalé sans être prévenu, 23 heures à la base pour finir à 36 heures de trajet et trois changements de véhicule, le tout avec seulement un petit sandwich pour tenir (heureusement qu’on avait prévu !). La dernière étape décalée sans une excuse ni information au préalable. Compagnie pas très professionnelle, mais comme c’est la seule qui fait ce trajet, ils ne s’inquiètent pas trop du service après-vente…

4 et 5 novembre 2017

LA RUTA 40

C’est donc très tôt que nous nous levons, et très tôt que nous arrivons à la station de bus de Bariloche.

Le bus part à l’heure, et à vide, à peine une dizaine de passagers. Nous voilà donc partis pour 33 heures de bus non-stop, mais sur la mythique route 40 de Patagonie, avec ses longues portions de lignes droites troublées par les mirages dûs à la chaleur, ses espaces infinis de steppes habitées par quelques moutons, des nandous (une espèce d’autruche) ou des troupeaux de guanacos (un genre de lama). Le soleil et le ciel bleu nous permettent d’admirer ces paysages depuis la vue panoramique du premier rang, et finalement les douze premières heures du trajet jusqu’au village Perito Moreno (à ne pas confondre avec le glacier) passent assez vite.

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La seconde partie du trajet va nous emmener de nuit à Rio Gallagas, mais environ deux heures avant d’arriver, nous sommes réveillés par une panne mécanique qui oblige notre véhicule à s’arrêter. Coup de chance, un bus d’une autre compagnie nous suivait, et il y a assez de places pour nous accueillir. Cela ne nous fera donc pas perdre de temps et nous ne ratons pas le changement de bus à Perito Moreno.

Pas le temps de prendre de pause, le prochain bus arrive dix minutes après pour nous emmener à El Calafate. Les paysages, toujours au premier rang, sont assez extraordinaires. Nous pouvons rouler deux ou trois heures sans voir une seule habitation. Nous croisons quand même quelques gauchos et leurs chevaux, toujours ces guanacos, ces nandous, ces moutons, mais aussi un ou deux tatous qui se baladent sur la route et passent de justesse à côté d’une fin atroce.

L’arrivée à El Calafate est de toute beauté. Profitant d’un col, nous surplombons une vallée désertique coupée par un lac d’un bleu incroyable. Le tout bien sûr au pied de montagnes enneigées… Merveilleux !

Nous avons ensuite trois heures d’attente avant notre dernier bus et en profitons pour réserver nos campings sur le Torres del Paine (apparemment c’est devenu obligatoire et presque complet !), les prochains trajets en bus et la navette qui va nous amener dans trois jours au glacier Perito Moreno. Le temps passe et le bus qui doit nous emmener à destination, El Chalten, n’est toujours pas là. Nous allons à la pêche aux informations et apprenons qu’en fait le prochain bus est dans deux heures. Comme pour l’annulation de la veille, nous n’avons eu aucune information de la part de la compagnie  et nous sommes devant le fait accompli. Incroyable ! En même temps, il y a très peu de concurrence et les compagnies ont leur secteur et s’entendent (certainement) sur les prix. Le passager est donc loin d’être roi en Argentine.

Bref, nous patientons jusqu’à l’arrivée du bus et les trois dernières heures de trajet passent grâce aux superbes paysages patagoniens.

Nous arrivons enfin, après 36 heures de trajet, à El Chalten. La petite ville d’El Chalten a été fondée en 1985 seulement pour des raisons politiques (quelques bisbilles avec le Chili voisin), et est devenue un lieu purement touristique. Pour autant, lovée au pied du Fitz Roy et des montagnes alentours, elle n’est pas dénuée de charme et est plutôt animée.

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Nous allons prendre possession de nos lits à l’auberge, puis sortons nous faire plaisir dans un petit resto sympa, le B&B (Burger and Beer).

Après une journée et demie de sandwichs froids et petits snacks, nous nous offrons un panini végétarien pour Emie, un morceau de boeuf parilla (grillé) pour moi. Un délice arrosé de bière ambrée qui enlève instantanément la fatigue du très long trajet depuis Bariloche.

Enfin, il est temps d’aller prendre une douche et de nous coucher, une vingtaine de kilomètres de marche jusqu’au Fitz Roy nous attendent demain matin, et il vaut mieux partir tôt.

Bus Bariloche – El Chalten : 2120 ARS /p avec la compagnie Marga. Bus décalé sans être prévenu, 23 heures à la base pour finir à 36 heures de trajet et trois changements de véhicule, le tout avec seulement un petit sandwich pour tenir (heureusement qu’on avait prévu !). La dernière étape décalée sans une excuse ni information au préalable. Compagnie pas très professionnelle, mais comme c’est la seule qui fait ce trajet, ils ne s’inquiètent pas trop du service après-vente…

6 novembre 2017

EL CHALTEN

Le réveil est matinal, et le petit déjeuner léger. Nous sortons assez tôt aujourd’hui pour pouvoir profiter de la météo clémente et entamons le sentier du Fitz Roy sous de beaux hospices.

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Le départ du sentier grimpe un peu mais nous offre les premiers beaux points de vue du jour sur la vallée.

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Le sentier ne grimpera plus pendant un moment et nous emmène tantôt dans une forêt, tantôt à découvert surplombés par la montagne. Malheureusement, le Fitz Roy, pic géant du coin se cache derrière les nuages mais nous le sentons bien présent, escorté de l’aiguille Poincenot bien visible.

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Nous continuons notre chemin et à un peu plus d’un kilomètre de la Laguna de Los Tres, nous entamons la montée infernale du jour. Nous mettrons environ trois quarts d’heure pour avaler ce kilomètre d’ascension extrême, mais la récompense est au bout. Nous avons d’abord la surprise d’être accueillis par un renard. Le superbe animal est là, au milieu des quelques randonneurs qui se sont levés tôt, et n’a peur de rien. Seules les rafales de vent froides le feront partir se réfugier et ainsi nous quitter. Un joli spectacle avant le point de vue magnifique sur la Laguna de Los Tres gelée et recouverte par la neige, au pied des montagnes ciselées.

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Nous descendons ensuite le long du lac et arrivons à un second point de vue qui nous permet d’admirer la Laguna Sucia, alimentée par la fonte du glacier la surplombant. Des moments assez incroyables, récompensant nos efforts de la matinée.

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Nous redescendons ensuite par le même chemin, et cette fois croisons bon nombre de randonneurs. La descente correspond aussi à la détérioration de la météo et quelques fines gouttes tombent, sans gêner notre progression. Nous profitons d’une bifurcation pour aller voir de plus près le glacier des Piedras Blancas, puis reprenons le chemin initial.

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Pour changer un peu, nous prenons une variante et passons le long de la Laguna Capri avant d’arriver après environ 6h de marche à El Chalten.

Cette très belle randonnée a bien entamé nos forces, et après quelques courses rapides, nous mangeons tôt et beaucoup. Enfin, nous terminons la soirée au dortoir et nous endormons très tôt.

7 novembre 2017

La nuit a été très bonne et seul le réveil nous fait sortir du lit. Après un petit déjeuner rapide, nous remettons nos chaussures de marche et partons pour une nouvelle randonnée à la journée.

Une vingtaine de kilomètres nous attendent pour monter au sommet du Loma del Pliegue Tumbado (1490 m) et la motivation est là en même temps que le ciel bleu.

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Nous pouvons ainsi voir le mont Fitz Roy qui se cachait hier, et le géant patagonien nous surplombera une bonne partie de la matinée avant de retourner derrière les nuages. Nous entamons donc le sentier qui, pendant environ 8 km, ne sera qu’une montée régulière tantôt dans la forêt, tantôt à découvert pour arriver au point de vue sur la Laguna Torre, le glacier Grande et le Cerro Torre. Un superbe tableau dans un cadre un peu lunaire.

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Lunaire sera aussi l’ascension finale. Un kilomètre complètement fou, sur un sommet sans végétation, où nous croiserons un peu de neige et surtout un coureur canadien qui aura fait le même sentier que nous en courant. Awesome !

La vue depuis le sommet du Loma del Pliegue Tumbado est incroyable. Nous avons 360° de vue sur la montagne, la vallée et le Lago Toro. La récompense vaut bien les efforts consentis durant près de trois heures. Le froid nous fait redescendre au premier point de vue pour y déjeuner une petite salade, puis il est temps d’entamer le retour.

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La descente se fera encore sous le ciel bleu, même si quelques nuages se font menaçants au loin.

Peu avant l’arrivée, nous sommes survolés par des condors, animal devenu l’emblème de la Patagonie. Leur envergure particulière et leur élégance en font des rapaces agréables à observer.

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Enfin, nous arrivons à El Chalten et il faut maintenant aller faire quelques courses avant de se poser un peu à l’hôtel. L’heure tourne et vient l’heure de prendre le bus pour notre prochaine étape, El Calafate.

Nous prenons donc un bus et trois heures plus tard, nous débarquons à El Calafate. Une petite marche d’une demie heure nous amène à notre hôtel, où nous rencontrons un suisse assez sympathique et très bavard. En discutant du Népal avec lui, il nous raconte comment il a vécu le tremblement de terre meurtrier à Katmandou puisqu’au moment des faits il y était. Pour l’anecdote,  nous avons aussi eu l’impression de discuter avec notre ami Guillaume, puisque ce suisse en était le portrait craché ! C’était plutôt marrant…

Enfin, après une douche bienvenue, nous ne mettons pas longtemps à nous mettre au lit et à nous endormir.

Notre hôtel à El Chalten : le Condor de los Andes, 320 ARS /p la nuit, petit déjeuner compris. Très sympa, accueillant et propre. Une très bonne adresse, mais cela ne doit pas être la seule à El Chalten !

Bus El Chalten – El Calafate : 600 ARS /p (très cher pour à peine trois heures de trajet, mais pas de concurrence donc pas le choix !)

8 novembre 2017

LE PERITO MORENO

Nous nous levons encore avec le soleil, ce qui est de bonne augure avant une excursion importante.

Nous avons à peine le temps de prendre le petit déjeuner que le pick-up devant nous amener à la station de bus arrive. Encore une preuve que les informations données par les compagnies de bus sont aléatoires puisque nos billets donnaient le mauvais horaire. Cela aurait carrément pu nous faire rater le bus…

Nous arrivons quand même à l’heure à la station de bus pour y prendre un véhicule à destination du Parque De Los Glacieres, où nous aurons la chance de voir un des plus beaux glaciers du monde, le Perito Moreno.

En arrivant au parc, les rangers montent dans le bus pour y collecter les droits d’entrée qui ont plus que doublé en un peu plus d’un an. L’inflation en Argentine est purement délirante, d’autant que nous ne sommes pas encore en haute saison.

Bref, nous sommes ponctionnés de 500 ARS chacun, et arrivons sur le site du glacier. La découverte de ce monstre de glace est réellement impressionnante. D’autant que le cadre autour du Perito Moreno est magnifique, avec cette étendue d’eau et ces montagnes enneigées surplombant le glacier.

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Nous suivons un parcours hyper aménagé, et très peu fréquenté à cette heure-ci. Nous pouvons ainsi profiter des nombreux points de vue proposés et du silence seulement troublé par les sons provoqués par le mouvement du glacier. Nous assistons également à plusieurs reprises à l’effondrement d’énormes morceaux de glace terminant leur course dans l’eau dans un fracas assourdissant.

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Nous profitons ainsi des lieux pendant un peu plus de quatre heures, prenant notre temps pour admirer le glacier et faire une pause déjeuner.

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En tout début d’après midi, les excursions organisées par les nombreuses agences d’El Calafate arrivent, et le site est surpeuplé. Nous sortons donc du sentier et allons tranquillement nous poser à l’ombre pour y attendre le bus du retour. Nous aurons ici l’occasion d’observer à nouveau des condors puis c’est l’heure de repartir.

De retour à El Calafate nous devons retirer de l’argent et faire quelques courses pour le soir et le lendemain. Cela nous donne l’occasion d’observer que la ville (en tout cas la rue principale) est hyper touristique mais pas désagréable. Cela doit être bondé et très différent en été…

Revenus à l’hôtel, je remarque que mes claquettes ont disparu. Après une rapide enquête, la conclusion fait froid dans le dos, on me les a volées. Quel genre d’être humain peut être assez con pour voler des claquettes ? Évidemment il y a des casiers que l’on peut verrouiller, mais sécuriser des claquettes ??? Et pourquoi pas sa brosse à dents ou ses sous-vêtements tant qu’on y est…

Enfin… Après une bonne douche, un apéro et un bon petit repas, nous allons au lit et sans demander notre reste, nous endormons assez tôt. Demain, nous repartons pour le Chili pour affronter le Torres del Paine et devons nous lever très tôt.

Notre auberge à El Calafate : le Penguin Hostel, 165 ARS /p sans petit déjeuner. Assez propre et plutôt convivial (si on excepte le vol de claquettes !), cuisine disponible et bien placé.

Bus El Calafate – Perito Moreno : 600 ARS /p

Entrée Perito Moreno : 500 ARS /p

Bus El Calafate – Puerto Natales : 600 ARS /p

17 novembre 2017

USHUAÏA

C’est donc au petit matin, après un bon petit déjeuner, que nous prenons le bus local en direction du centre de Punta Arenas. Après une petite heure d’attente au terminal, nous grimpons dans le bus qui va nous amener en un peu plus de 10 heures à Ushuaïa.

Sur le trajet, nous serons bercés de reprises de tubes planétaires des années 80/90 à la flûte de pan ou encore de chants de Noël, entrecoupés de films d’action pure dont sont très friands les locaux (Jason Statham pourrait facilement obtenir un passeport chilien…).

À part ça la route se passe bien et après avoir passé une nouvelle fois la frontière chileno-argentine, nous arrivons donc à Ushuaïa. La ville s’est donné le surnom de « Fin del Mundo » car il s’agit de la ville la plus septentrionale du monde. Bon, pour être précis il y a quelques bourgades qui sont encore un peu plus au Sud mais comme ce ne sont pas des villes à proprement parler, nous sommes bel et bien au bout du monde.

Il s’agit maintenant de retrouver notre hébergement puisque nous avons choisi de passer les deux prochaines nuits chez un habitant dans les hauteurs de la ville. Après une bonne vingtaine de minutes de marche nous arrivons chez Javier qui vit seul avec sa chienne Amber. L’endroit est sympathique, comme son propriétaire qui nous offre une bière de bienvenue et nous permet de pratiquer un peu notre (pauvre) espagnol.

Javier a pour projet de relier en environ deux ans l’Alaska en combi Wolkswagen, en compagnie d’Amber, et retape son véhicule pour partir dans quelques mois. Ce projet lui tient à coeur et l’occupe tout son temps libre.

Après avoir grignoté et pris une douche, nous terminons la soirée dans la chambre et nous endormons très rapidement.

18 novembre 2017

Nous nous levons avec la pluie, ce qui pourrait changer nos plans. Nous avons en effet prévu de randonner dans le parc national de la Terre de Feu, et la pluie qui s’abat sur Ushuaïa ne nous donne pas forcément envie.

Nous prenons donc tranquillement le petit déjeuner et sortons dans la ville. Nous prenons d’abord les informations pour le transport vers le parc et allons nous chercher de quoi pique niquer. Très peu d’établissements sont ouverts (il est trop tôt !) et nous avons un peu de mal à trouver quelque chose d’appétissant. Nous n’avons donc pas vraiment le choix et c’est avec un sandwich et une tortilla que nous retournons à la station de bus.

Après une négociation rapide, nous réussissons à avoir un ticket pour le parc à 400 ARS chacun (prix annoncé 500 ARS), ce qui est déjà très cher. Oui car la vie est très chère à Ushuaia.

Nous montons donc dans le minibus et après une petite demie heure de route, nous voilà à l’entrée du parc. Évidemment, il faut une nouvelle fois passer à la caisse et se délester de 350 ARS chacun, alors que les argentins ne paieront que 120 ARS. N’y a-t-il donc qu’en France que les locaux paient plein pot ?

Bref, nous repartons en minibus pour arriver au départ du sentier n°2, le Sendo Costera. Et c’est avec le vent et la neige que nous débutons notre randonnée du jour, mais pour cinq minutes seulement. La chance est avec nous aujourd’hui et le ciel se dégage. Le soleil fait même quelques apparitions.

Le sentier est forestier et longe la côte du canal de Beagle. Les paysages offerts sont sublimes et la randonnée très agréable. Nous pouvons apercevoir des rapaces, des cormorans, des caçacas (sortes d’oies) et même quelques perruches.

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Après une petite pause déjeuner au bord du canal, nous rentrons un peu plus dans la forêt. C’est le moment que choisi le ciel pour refaire tomber un peu de pluie. Puis à l’arrivée au centre des visiteurs, c’est même la neige qui se met à tomber.

Le temps que nous fassions un peu le tour du centre et de sa petite boutique de souvenirs et ce sont des averses de neige qui tombent. Nous ne pourrons donc pas explorer le parc plus que ça, mais le spectacle de la neige qui tombe sur la montagne est plutôt sympa à regarder, surtout derrière une vitre !

Nous attendons donc notre navette de retour et pendant ce temps écrivons nos cartes postales argentines. Enfin, l’heure du retour sonne et nous arrivons à Ushuaïa avec le soleil. Décidément, la météo n’en fait qu’à sa tête !

Nous profitons de l’accalmie pour visiter un peu la ville. Après le petit marché artisanal, nous allons faire la photo que tout bon touriste se doit de faire au célèbre panneau « Ushuaïa ». Nous parcourons ensuite les rues commerçantes de cette grande ville. Oui nous sommes bien dans une grande ville avec toutes les commodités et les boutiques de marque qui vont avec. Il y a carrément un Hard Rock Café ici !

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Une fois notre courte visite effectuée, il est temps de faire quelques courses pour le repas de ce soir et de rentrer chez Javier.

Nous lui proposons de partager notre repas et il nous offre l’apéritif. Nous discutons encore un peu de son projet et nous essayons de parler espagnol avec lui. Ce n’est pas facile mais nous réussissons quand même à nous faire comprendre. Nous progressons lentement, mais nous progressons !

La soirée avançant, il est vite l’heure d’aller se coucher et à peine la lumière éteinte, nous nous endormons.

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Bus pour le parc Tierra del Fuego : 400 ARS /p a/r (négocié depuis 500 ARS) – Il vaut mieux essayer de trouver des gens pour partager un taxi !

Entrée au parc Tierra del Fuego : 350 ARS /p

Notre hébergement à Ushuaïa : chez Javier (Air BnB) : 700 ARS la chambre, chez un habitant vraiment sympa et avenant. Cuisine disponible. À 20 minutes à pied du centre. Nous avons passé un super séjour chez lui et Amber, sa chienne.

Taxi Ushuaïa – aéroport : 205 ARS

Vol Ushuaïa – Buenos Aires : 165 euros /p

19 novembre 2017

BUENOS AIRES

Il est donc temps de dire au revoir à la Patagonie qui nous a tellement enchantés. Et c’est dans une Ushuaia enveloppée par la neige que nous disons au revoir à Javier (et Amber !), et que nous lui souhaitons bonne chance pour son projet de voyage en Combi jusqu’en Alaska.

Un taxi nous emmène ensuite jusqu’à l’aéroport et nous enregistrons nos bagages. Une heure d’attente et trois petites heures de vol plus tard nous foulons le sol de Buenos Aires, la capitale argentine, sous le soleil.

Pas le temps de gamberger, nous récupérons nos bagages et prenons un bus local en direction de San Telmo où notre dortoir nous attend. Nous posons les sacs et faisons le point sur ce qui nous attend. Nous avons en effet pris un petit risque, celui d’avoir acheté au dernier moment des places sur Internet pour le clasico  Boca Juniors – Racing qui a lieu ce soir. Malheureusement, nous ne savons pas où retirer les places, le site internet où nous avons pris les places (Viagogo) ne nous a pas donné l’information et ne répond à aucune de nos sollicitations. Nous décidons quand même d’aller à la Bombonera, le stade de Boca, dans le quartier du même nom réputé « craignos ». Nous suivons les maillots jaunes et bleus et essayons tant bien que mal de trouver quelqu’un qui pourrait nous aiguiller. Notre dernière chance passe par la billetterie réservée aux « socios » (les abonnés du club), mais nous repartons bredouilles.

Dommage, nous étions partis pour passer une super soirée dans un stade unique et chaud bouillant, et finalement nous rentrons une main devant une main derrière à San Telmo. On dit merci qui ? En tout cas, le site Viagogo va avoir de nos nouvelles et c’est bien la dernière fois que nous faisons confiance à ces incompétents notoires.

La grosse déception passée, nous nous consolons avec une activité qui nous est chère, le Mc Do Capitale. Sandwich guacamole et glace à la Dulche de Leche (la confiture de lait se met à toutes les sauces au Chili et en Argentine !) nous permettent de surmonter (un peu…) l’écoeurement de la sensation d’avoir été pris pour des imbéciles par un site qui a pignon sur rue.

Une fois repus de malbouffe, nous allons faire passer tout ça avec une bière dans notre quartier de San Telmo, animé par le marché artisanal du dimanche.

Enfin, nous allons dans la chambre nous préparer à une nuit agitée, notre fenêtre donnant sur la rue très animée et donc très bruyante.


20 novembre 2017

Ce matin, c’est avec la pluie et un petit mal de tête que nous nous levons. La nuit a été mouvementée, les bars de la rue n’éteignant la musique tôt le matin que pour laisser la place aux camions poubelles très bruyants.

Nous prenons le petit déjeuner et planifions la journée. Le jour est férié et la météo pluvieuse. Nous décidons donc de nous réfugier dans les visites de musées et bâtiments. Nous prenons donc les collectivos pour nous rendre d’abord au Teatro Colon, complètement bondé. Devant attendre plus d’une heure et demie, nous achetons plutôt nos billets pour une visite guidée le lendemain et repartons dans les rues de Buenos Aires.

La prochaine étape de notre visite nous emmène au MALBA, le musée des arts latino-américains. Ce musée est comment dire…spécial. Les oeuvres proposées ne sont pas vraiment « classiques », à part peut-être des autoportraits connus de Frida Kalho, et après une heure et demie de visite nous n’arrivons pas à nous faire une idée de ce que nous avons vu. Emie n’a pas accroché et je ne sais pas quoi en penser.

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Bref, nous reprenons le collectivo pour San Telmo. Nous trouvons un petit végétarien qui propose des plats cuisinés bons et pas chers, puis nous allons nous abriter de la pluie dans la chambre. Un peu de repos et la soirée arrive.

Nous sommes invités par Élodie et Antoine à passer boire l’apéro dans leur auberge de jeunesse à Recoleta. Cela nous donne ainsi l’occasion d’aller arpenter ce quartier et après être passés acheter une bouteille de vin, nous revoilà donc dans le collectivo.

Recoleta est agréable et plutôt touristique et nous marchons au milieu des restaurants haut de gamme jusqu’au bâtiment abritant le Voyage Hostel où sont descendus nos compagnons.

Nous passons avec eux et leurs amis venus les rejoindre pour les vacances une très bonne soirée à échanger sur les voyages et sur tout et n’importe quoi, dans une ambiance conviviale nous rappelant les soirées entre amis qui nous manquent quand même un peu après tout ce temps loin du pays.

L’heure avançant, il est temps de dire au revoir à ce charmant couple alsacien puisque nos chemins ne se recroiseront plus, en tout cas lors de ce voyage puisqu’ils se dirigent vers la Nouvelle Zélande pendant que nous remontons vers le Nord.

Enfin, un petit tour de collectivo plus tard nous nous retrouvons à San Telmo où notre dortoir nous attend pour une nuit plus calme, jour férié oblige.

Entrée au MALBA : 120 ARS /p

21 novembre 2017

Effectivement, la nuit aura été bonne. De plus, le ciel est bleu et le soleil brille, ce qui nous met d’entrée de bonne humeur. Après le petit déjeuner, nous remontons dans les collectivos roulant à toute vitesse dans les rues de Buenos Aires pour arriver près du Teatro Colon. Un peu en avance, nous en profitons pour boire un café puis la visite peut commencer.

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Le bâtiment a été restauré depuis peu et est tout simplement incroyable. C’est un théâtre accueillant des ballets et opéras, et nous nous imaginons facilement les soirées mondaines qui ont pu s’y dérouler (et qui s’y déroule encore !) avec le gratin de la capitale d’un côté et les Portègnes (nom donné aux habitants de Buenos Aires) moins fortunés de l’autre. Le tout dans une architecture européenne du 19ème siècle faite de colonnes, de marbre et de dorures ostentatoires.

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Malheureusement, et ce sera un peu le point noir de la visite, nous ne pourrons admirer l’Auditorium comme il se doit. En effet, une répétition a lieu et même si nous pouvons nous asseoir au balcon accueillant les célébrités et les invités de marque, la salle n’est pas éclairée et nous ne pouvons que deviner le luxe et la grandeur de cette grande salle de 7 étages.

La visite terminée nous donne quand même ce regret bien que le reste était très intéressant.

C’est ensuite à pied que nous décidons de nous rendre de nouveau à Recoleta. Nous nous baladons au soleil dans des rues si larges que nous ne pouvons pas les traverser en un seul feu rouge, et arrivons dans Recoleta.

Passage obligé du quartier, le cimetière est carrément devenu un site touristique avec des visites guidées organisées. Nous déambulons à notre rythme parmi les tombes d’anonymes ou de célébrités comme Eva Peron et effectivement, le cimetière est assez incroyable. Les caveaux, les mausolées et les pierres tombales sont toutes plus imposantes les une que les autres. Statues, dorures, constructions en tout genre font du cimetière de Recoleta un site à part qui vaut quand même le coup d’oeil.

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Nous sortons du cimetière (certains n’ont malheureusement pas eu cette chance !) et n’avons qu’à traverser la route pour arriver au Musée National des Beaux Arts, notre prochaine étape. Plus classique que le MALBA, nous pouvons y admirer des oeuvres de maîtres européens. Toulouse-Lautrec, Monet, Gauguin ou Rodin. La visite est plaisante et pas ennuyante. Nous avons même la chance (vraiment ?) d’assister à une exposition sur l’artiste espagnol Joan Miro. Bon, nous ne sommes pas assez connaisseurs pour « déguster » l’art abstrait de ce « génie » mais au moins nous avons découvert son oeuvre.

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Avant de rentrer au quartier, nous décidons de faire un crochet par Puerto Madero, une promenade le long des docks. Hyper moderne et sans réel charme, nous décidons de zapper et de rentrer à San Telmo.

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Il est temps de manger et nous trouvons une « cantine » locale pas loin de la place de Mayo, bonne et pas chère, fréquentée par les argentins du quartier. Nous y commandons un verre de vin blanc et pensant goûter au réputé blanc argentin, c’est un vin de Carcassonne qui nous est servi ! Il aura fallu aller en Argentine pour savoir qu’à Carcassonne on y fait du blanc…

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Puis avant d’aller prendre un peu de repos à la chambre, nous nous arrêtons rapidement au banc Mafalda où les touristes font carrément la queue pour s’y prendre en photo. Nous apprenons ainsi que ce célèbre personnage de BD a été crée ici, en Argentine, et plus précisément à San Telmo. Les boutiques de souvenirs et les stands sur les marchés proposent beaucoup d’articles estampillés Mafalda, qui surclasse d’ailleurs et de loin le Che, autre icône argentine. La révolution en prend un sacré coup !

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Après un peu de temps à ne rien faire (ce qui fait du bien parfois !), nous sortons au restaurant. Et pour faire les choses bien, nous allons dans un clasico de Buenos Aires, la Brigada. Ce restaurant sert des viandes à la parilla, une spécialité argentine, et il est temps d’essayer !

Nous arrivons au moment de l’ouverture et nous observons déjà que l’endroit est fréquenté. Les taxis et voitures avec chauffeur s’arrêtent pour y déposer des argentins n’habitant sûrement pas la Boca, le quartier populaire de Buenos Aires. Nous entrons ensuite dans l’établissement et nous sommes tout de suite happés par le décor. Les murs sont tapissés de maillots de foot, d’écharpes et de photos à la gloire des grands clubs du monde. Le décalage est assez fascinant puisqu’en fait l’endroit est huppé et le service est digne d’un grand restaurant français. On nous désigne ensuite un serveur qui nous emmène à notre table, toujours au milieu d’un décor de PMU, avec une touche de classe quand même. Je commande un bife de chorizo (pièce de viande) pendant qu’Emie reste à la salade, et nous prenons une petite bouteille de vin rouge argentin pour faire passer tout ça.

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Le dîner est excellent et très accessible au niveau des prix, ce qui en fait un établissement à recommander. Nous y avons passé une très bonne soirée et la fatigue se faisant sentir, nous rentrons tranquillement à notre hôtel à deux pas d’ici, pour nous endormir avec un moustique qui nous embêtera toute la nuit…

Visite guidée au Teatro Colon : 300 ARS /p, visite de 50 minutes

Entrée au Musée National : gratuit

22 novembre 2017

C’est donc avec quelques piqûres de moustique et surtout le ciel bleu que nous nous levons pour notre dernière demie journée à Buenos Aires.

Nous faisons nos sacs et prenons notre petit déjeuner, avant de retourner dans les collectivos direction la Boca. Cette fois, ce n’est pas pour aller au stade que nous allons au quartier mais pour visiter le Caminito. Ces trois ruelles très colorées dénotent complètement de ce que nous avons pu voir lors de notre premier passage à la Boca.

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C’est une ambiance « artistique » qui domine le quartier autoproclamé berceau du tango et du foot. La décoration est très « carnavalesque » et le soleil fait ressortir les couleurs criardes du site. Malheureusement, entre les quelques galeries d’art et les artistes de rue, les bâtiments n’abritent que des restaurants touristiques et des boutiques de souvenirs, ce qui donne un côté un peu « fabriqué » au Caminito.

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Suivant les recommandations des touristes, des guides, des chauffeurs de bus et des locaux, nous ne prendrons pas le risque d’aller plus loin dans le quartier. Apparemment, même en plein jour la Boca n’est pas très « accueillante » et comme nous avons toujours envie de prolonger notre vie et de rentrer habillés, nous repartons à San Telmo, plus serein.

Nous nous y faisons à manger puis il est temps de quitter l’hôtel et Buenos Aires. Nous allons donc au terminal de bus Retiro et grimpons dans le véhicule qui va nous emmener en environ 16 heures à Puerto Iguazu pour y admirer ce qui pourraient être les plus belles chutes du monde.

Notre hôtel à Buenos Aires : Le Granados Hostel à San Telmo, 223 ARS la nuit par personne, petit déjeuner inclus. Très bien placé et plutôt agréable, l’endroit est assez bruyant. Mais bon, pas cher, très bien placé, bonnes commodités, c’est quand même un bon compromis.

Une bonne adresse à Buenos Aires : La Brigada à San Telmo. La pièce de viande à 300 ARS environ, une ambiance select mais un décor surréaliste.

Bus Buenos Aires – Puerto Iguazu : 1625 ARS /p avec Tigre Iguazu (pas super confort), environ 18 heures de trajet.

IGUAZU

23 novembre 2017

Après 18 heures de bus dans un confort moyen, nous arrivons vers 10h00 à Puerto Iguazu, sous le ciel bleu immaculé et surtout la chaleur qui nous a tant manqué depuis deux ou trois mois. Nous allons ensuite directement à notre hébergement et posons les sacs. Une fois les formalités effectuées, nous retournons rapidement à la station de bus pour prendre un bus direction les chutes d’Iguazu. Les chutes marquent la frontière entre l’Argentine et le Brésil et pour commencer la visite de ces chutes, il est conseillé par tous les voyageurs, guides et locaux de débuter par le côté brésilien « moins impressionnant » et terminer en « apothéose » côté argentin.

Nous suivons donc ces conseils et arrivons au parc national d’Iguaçu au Brésil. Évidemment, il a déjà fallu passer la frontière et donc l’immigration argentine puis brésilienne. Les tampons sur le passeport commencent à s’empiler !

Nous nous acquittons ensuite du prix d’entrée et embarquons dans un bus à impériale qui va nous emmener sur le site des chutes.

Nous descendons du bus et nous engageons sur le sentier aménagé. Nous y sommes accueillis par deux coatis, des mammifères ressemblant un peu à un raton laveur, friands de toute la nourriture que les nombreux touristes pourraient faire tomber et du coup très présents sur le site.

Nous suivons le sentier où des points de vue incroyables sur les chutes sont aménagés. 275 cascades déversent ici 6 millions de litres à la seconde sur un front d’environ 3 km, et le ciel bleu, le soleil, la chaleur font de ce site un des plus beaux que nous ayons vu jusqu’alors. Survolé par des rapaces qui passent à quelques mètres de nous ailes déployées, le spectacle est sincèrement de toute beauté.

Pour finir, le sentier nous amène au clou du spectacle, la Garganta del Diablo, toujours accompagnés de quelques coatis gourmands. Plus haute chute d’Iguazu, elle atteint 82 mètres et nous permet de l’observer au plus près. Nous repartons trempés du mirador mais contents d’avoir pu contempler un monstre naturel de cette ampleur.

Il est ensuite temps de retourner au bus à impériale qui nous dépose au centre des visiteurs où nous attend le bus qui va nous ramener via un nouveau passage de frontière et d’immigration à Puerto Iguazu.

Nous méritons enfin de nous ressourcer avec une bonne bière bien fraiche avant de faire quelques courses en prévision des deux jours et demi de transport qui nous attendent à partir de demain soir.

Nous passons le reste de la soirée en cuisine ou sur le blog et les photos, puis il est l’heure d’aller se coucher avec de superbes images plein la tête.

Bus Puerto Iguazu – Parc d’Iguaçu (Brésil) : 80 ARS /p a/r (toutes les heures, ne pas oublier son passeport !)

Entrée parc d’Iguaçu (Brésil) : 63 Réals /p

24 novembre 2017

VERY BAD DAY

Et pourtant tout avait bien commencé…

C’est une très belle journée qui s’annonce. Nous prenons notre petit déjeuner en compagnie d’une  sympathique basque en vacances dans le coin, et faisons nos sacs puisque ce soir nous quittons la région. Puis direction le terminal pour y prendre un bus et aller au parc national d’Iguazu argentin.

Le droit d’entrée est, comme bien souvent en Argentine, très cher et encore une fois, le touriste est ponctionné deux fois plus qu’un local. Nous avons l’habitude maintenant mais c’est toujours aussi exaspérant. Bref, nous entrons dans le parc et débutons notre visite sous une chaleur écrasante.

Trois sentiers aménagés sont au programme du jour et nous débutons par le sentier inférieur. Le côté brésilien nous a offert hier des vues d’ensemble incroyables sur les chutes, et le côté argentin nous proposera tout au long de la journée des points de vue plus précis, plus proches et vraiment impressionnants.

Le sentier inférieur nous emmène donc au bas de plusieurs grandes chutes et que ce soit le débit, la hauteur ou le bruit, tout est énorme. Nous enchaînons ensuite sur le sentier supérieur et nous retrouvons nos amis les coatis, bien placés aux points stratégiques que sont les tables de pique-nique. C’est également le retour des touristes asiatiques. Leur comportement est toujours aussi gênant (ils ne nous avaient pas manqué !). Ce sentier nous permet d’admirer les chutes depuis le haut et encore une fois nous en prenons plein les yeux. Le site est vraiment magnifique et certaines chutes sont très impressionnantes. L’une d’elle a d’ailleurs coûté la vie à un ranger du parc, et vu d’en haut on s’imagine très facilement que tomber à l’eau ne peut laisser aucune chance à personne (à part peut-être Jason Statham !).

Après cette régalade, nous décidons de nous arrêter manger un morceau. Nous choisissons un petit banc à l’ombre et pique-niquons au son des chutes et des oiseaux peuplant le parc. Il nous faut ensuite repartir pour aller arpenter le dernier sentier et aller voir le clou du spectacle, la Garganta del Diablo. Pour cela, il faut prendre un petit train et c’est donc vers la « gare » que nous nous dirigeons. Nous avons une demie heure à attendre et là c’est le coup de bambou sur la tête.

Au moment de nous asseoir, nous nous rendons compte que nous avons oublié l’appareil photo sur le banc où nous avons pique-niqué ! Coup de chaud, coup de froid, nous passons par tous les états et le temps d’arriver sur le lieu du crime, l’appareil a disparu. L’envie de vomir se mêle à l’envie de pleurer et nous retournons vers la petite gare pour voir si quelqu’un n’aurait pas ramené l’objet à un ranger. Nous croisons d’ailleurs en passant de jolis singes et même un toucan, mais le plaisir de s’émerveiller n’est plus là et nous continuons notre chemin sans nous arrêter.

Bien entendu personne n’a rien signalé à un garde du parc et nous décidons d’arrêter notre visite, le coeur n’y étant plus. Nous nous dirigeons alors vers la sortie et tentons un coup. Et si la personne qui a trouvé notre appareil était un être humain ? Nous décidons d’attendre à la sortie que quelqu’un ramène l’appareil à l’accueil (100% des gens présents sur le site ont déjà un appareil photo, un téléphone et parfois même une caméra !), et en même temps nous observons les gens qui sortent et ce qu’ils portent en bandoulière. On ne sait jamais !

Nous croirons au genre humain pendant deux heures et demie avant de se résoudre à abandonner la lutte. Nous laissons au cas où le numéro de téléphone de notre hôtel à l’accueil, mais sans réel espoir.

Au delà du fait d’avoir perdu quelque chose de très utile à notre voyage, nous avons aussi et surtout perdu les photos que nous avons faites pendant ces deux magnifiques journées sur un site exceptionnel, certainement un des plus beaux que nous ayons eu la chance de voir.

Nous sommes également très déçus. Pas forcément d’avoir été assez bêtes pour avoir perdu quelque chose de valeur comme ça. Bon, cela fait quand même mal mais ce n’est que du matériel. Non la réelle déception vient de notre naïveté à croire que les gens ont tous le potentiel d’être sympas. Nous savons bien que le monde n’est pas l’île aux enfants, mais avec de la chance nous aurions pu tomber sur quelqu’un qui aurait fait comme nous et ramené l’appareil.

Bref, il faudra encore un peu de temps pour digérer l’évènement mais pour le moment nous devons retourner à Puerto Iguazu. Nous reprenons donc le bus pour une demie heure de trajet à ressasser notre bêtise et repassons par l’hôtel prendre une douche et manger un morceau. Il faut désormais se préparer psychologiquement à passer les prochaines 48 heures dans un bus, direction Santiago du Chili. Là-bas, un avion nous attend pour percer les mystères des Moaïs sur l’île de Pâques.

Notre hébergement à Puerto Iguazu : le Tucan Hostel, 210 ARS /p en dortoir, petit déjeuner compris. Tenu par une petite famille très sympa, le lieu est calme, reposant et le cadre est agréable.

Bus Puerto Iguazu – Parc d’Iguazu (Argentine) : 150 ARS /p a/r

Entrée parc d’Iguazu (Argentine) : 500 ARS /p

Bus Puerto Iguazu – Mendoza : 2200 ARS /p (avec la compagnie Andesmar), 36 heures

Bus Mendoza – Santiago : 700 ARS /p (avec la compagnie Cata), 7 heures

5 décembre 2017

MENDOZA

Ce matin, c’est l’heure du départ. Petit déjeuner, douche, rangement des sacs, il s’agit d’être efficaces.

Une fois prêts il faut désormais attendre l’heure de notre navette et dire au revoir à ceux qui ont partagé un bout de notre chemin dans une convivialité très agréable. Simon et Alex, Jean et Marie, Olivier et Alice, tous ces couples vont désormais partir vers d’autres destinations pendant que nous nous dirigerons vers Mendoza. Mais qui sait si nous ne les reverrons pas ?

Nous allons donc à l’aéroport, et après avoir assisté à une scène de débarquement des bagages  du vol précédent proprement hallucinante, où les bagagistes balançaient les sacs et les valises du haut des escaliers de la passerelle pour qu’ils roulent jusqu’à terre (!!!), nous embarquons pour Santiago.

Cinq heures de vol et une navette plus tard, nous arrivons à l’hôtel de Santiago que nous avions choisi la dernière fois pour son emplacement, mais cette fois sans passer par la case « scène de crime ».

Arrivés tard, nous ne tardons pas à aller nous coucher et à nous endormir très rapidement.

6 décembre 2017

C’est encore un trajet en bus qui nous attend puisque nous allons ce matin en direction de Mendoza.

Nous nous levons très tôt et sommes les premiers au petit déjeuner. Puis juste avant de quitter l’hôtel nous retrouvons Olivier et Alice qui ont également dormi ici. Après une rapide discussion sur la suite de nos voyages, nous devons les quitter pour rejoindre le terminal San Borja. Nous arrivons tranquillement au point information pour demander où notre bus nous attend et là horreur, nous ne sommes pas au bon terminal. Pourtant, le billet mentionnait bien le terminal San Borja mais apparemment, tous les bus pour Mendoza se prennent au terminal Sur. Nous n’avons plus beaucoup de temps, mais heureusement ce n’est pas loin.

Vingt minutes plus tard nous nous présentons au comptoir de la compagnie de bus Ahumada et nous tombons sur une employée pas très sympathique. Nous avons en effet acheté notre billet sur Internet et elle nous demande expressément une copie papier sous peine de nous refuser l’accès au bus tout en nous signalant que nous sommes en retard. On nage en plein délire, et à moins de dix minutes du départ ! Légèrement énervés, nous arrivons quand même à faire entendre raison à cette employée, bien aidés par son collègue un peu plus compréhensif. Nous arrivons finalement à prendre ce bus, et après huit heures de trajet et un passage de frontière toujours aussi lent, nous arrivons à Mendoza sous le soleil.

Nous rejoignons ensuite notre auberge de jeunesse à une bonne demie heure du terminal de bus, puis sortons pour aller manger un morceau et voir un peu la cité. Nous prenons un collectivo jusqu’à la place Independenzia qui nous permet de voir notre lot de troubadours formés à la MJC de la ville, puis allons à un petit resto pour y manger un burger végétarien accompagné d’une bière locale bien méritée.

La soirée étant déjà avancée, nous retournons à pied à l’hôtel sans oublier de faire un passage au glacier dont la réputation n’est plus à faire à Mendoza, le Ferruccio Soppelsa. C’est donc avec une glace banane / dulce de leche que nous faisons le trajet jusqu’à notre dortoir, où nous ne mettons pas longtemps à nous endormir.

7 décembre 2017

Pour notre seule journée complète à Mendoza, nous commençons par nous lever assez tard. Nous prenons notre petit déjeuner rapidement et après nous être préparés, nous sortons prendre un collectivo (le 173 dans la rue Rioja) pour aller à Maipu. Il s’agit du centre d’intérêt principal à Mendoza, capitale du vin en Amérique du Sud, puisque c’est là que nous pourrons y louer un vélo pour faire une descente de caves.

Dès la sortie du bus, nous sommes gentiment happés par un loueur de vélo. Le prix et le service nous convenant, nous décidons donc de louer nos vélos ici. Le loueur nous donne une carte détaillée des bodegas (vignobles) et nous partons pour une visite des vignobles argentins.

Nous nous dirigeons vers notre première bodega, la Tempus Alba. Première information importante, il faut complètement oublier les différentes routes des vins que nous avons en France. Rien de pittoresque ou de charmant ici, la route est un axe principal fréquenté et sans réel « intérêt photogénique ».

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Par contre, une fois entrés dans la bodega, le calme et le charme opèrent. Tempus Alba propose une auto-visite gratuite. Nous déambulons donc dans la propriété en suivant les panneaux explicatifs très intéressants. Après cette visite dans un superbe cadre, nous passons aux choses sérieuses et nous installons sur la jolie terrasse pour une dégustation. C’est également l’heure du déjeuner et nous en profitons pour commander une salade et des empañadas. Nous dégustons ainsi 3 vins chacun (5 rouges et un rosé), et la qualité est clairement au rendez-vous. Les cépages nous sont connus (Cabernet Sauvignon, Syrah, Malbec, Tempranillo) et nous sommes agréablement surpris du goût excellent de ces jeunes vins.

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Notre seconde étape nous amène ensuite à deux pas, dans une bodega bio, la Viña el Cerno. Toujours dans un cadre idyllique, nous dégustons trois vins dont un blanc. Et ici, même si le vin est bon, il n’atteint pas la qualité de la précédente bodega et ne permet pas de visiter le domaine.

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Les dégustations étant en fait des verres bien remplis, c’est avec un coup derrière les étiquettes que nous roulons vers notre troisième et dernière bodega. Nous arrivons pile à l’heure pour la visite en anglais de la bodega Trapiche (la seule où il faut réserver). Et cette maison, la plus célèbre d’Argentine, nous enchante vraiment. Tout est bien conservé depuis la création des bâtiments, et les rénovations successives en ont gardé le charme. La bodega est immense et la visite très intéressante. Au fur et à mesure de la visite, nous dégusterons 4 vins (un blanc Gewurtzraminer, deux rouges Malbec et un vin blanc mousseux) tous excellents.

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Une conclusion s’impose donc, les vins argentins bien que jeunes (les argentins ne gardent pas le vin), n’ont pas à rougir de la comparaison avec les vins chiliens et même français.

Avant de rendre les vélos, une dernière dégustation nous attend à Entre Olivos. Nous y goûtons de l’huile d’olive, des tapenades, des confitures et des liqueurs sucrées. Cela finit de nous achever et nous allons rendre les vélos sans passer par la case « happy hour » offerte par le loueur.

Le retour en collectivo puis à l’hôtel est légèrement brouillé et nous terminons la soirée tranquillement avant d’aller au lit.

Location de vélos : Maipu Bikes, 100 ARS /p la journée

Bodegas :

  • Tempus Alba : visite gratuite, 90 ARS /p la dégustation de 3 vins
  • Viña El Cerno : 90 ARS /p la dégustation de 3 vins
  • Trapiche : 150 ARS /p la visite et la dégustation de 4 vins
  • Entre Olivos : 70 ARS /p la dégustation d’huiles d’olives, tapenades, confitures, liqueurs

8 décembre 2017

Il ne nous reste plus qu’une matinée à passer à Mendoza avant de prendre un bus pour Salta et nous voulons en profiter pour aller voir de plus près les places qui sont à vrai dire les seuls « intérêts » de la ville.

En passant devant les bâtiments officiels de la cité, nous assistons à une cérémonie militaire illustrant une passation de pouvoir entre les sortants et les nouveaux élus qui ont gagné les élections du mois dernier.

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Nous continuons notre chemin en direction de la plaza Independenzia, bien moins animée que le soir de notre arrivée. Il est 9 heures et les argentins ne sont pas vraiment ce que l’on peut appeler des lève-tôts. Et malheureusement, des travaux assez conséquents ne nous permettent pas d’apprécier la place à sa juste valeur.

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Il en sera aussi de même sur les places proches, où des travaux d’ampleur ne nous permettent même pas de fouler les sites. Après ce flop, nous passons rapidement au supermarché pour nous acheter de quoi manger pour les prochaines 18 heures que nous passerons en bus, puis retournons à l’hôtel pour vaquer à nos occupations.

Enfin, il est temps d’aller à la station de bus pour prendre un véhicule qui devrait nous emmener à Salta en environ 18 heures, et quitter Mendoza qui, à part les maisons de vins, ne nous aura pas fait grande impression.

Notre hôtel à Mendoza : l’Internacional Mendoza, 160 ARS /p en dortoir avec le petit déjeuner. Cuisine disponible, plutôt sympa pour une nuit ou deux.

Bus Mendoza – Salta : 1850 ARS /p (avec la compagnie Andesmar)

SALTA

9 décembre 2017

Notre dernier trajet de bus argentin aura donc bien duré 18 heures, mais nous avons pu dormir notre comptant bien que souvent réveillés par les arrêts nocturnes dans les différentes gares routières sur le trajet.

Nous arrivons à Salta en début de matinée et nous prenons un petit déjeuner à la gare routière en attendant que les comptoirs des différentes compagnies ouvrent. Nous devons en effet prendre nos billets pour notre prochain trajet jusqu’à San Pedro de Atacama et après avoir comparé les prix et les horaires, nous prenons un billet chez Andesmar.

Les formalités effectuées, il nous faut désormais aller au centre y louer une voiture pour les 4 prochains jours. Nous allons donc du côté de la rue Buenos Aires où les loueurs s’entassent et c’est parti pour la tournée des officines. Nous choisissons forcément le moins cher (bon il faut avouer que nous avons fait un peu les fainéants et n’avons pas négocié serré) mais aussi celui dont le contact était le plus sympa. En attendant de prendre possession de notre carrosse qui est au lavage, nous allons visiter rapidement la place principale de Salta. Les bâtiments sont assez exubérants et l’architecture y est très « chargée », mais l’ambiance y est plutôt agréable.

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Nous voilà ensuite partis pour 4 jours de route afin d’explorer le Sud de la région. Nous prenons la direction de Cachi et nous arrêtons à El Carril pour une pause déjeuner. Nous découvrons un « street food » fréquenté par des locaux et y dégustons une douzaine d’empañadas à un prix défiant toute concurrence. Encore une fois, la règle « boui-boui, local, bon et pas cher » a fonctionné. Dommage qu’en Argentine nous ayons eu tant de mal à trouver ce genre « d’établissement » !

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Nous reprenons notre route et commençons à apercevoir les paysages exceptionnels qui vont nous accompagner durant ces quatre jours. Nous arrivons en montagne et sillonnons la région en passant par la Cuesta del Obispo, une piste qui nous permet de passer un col à 3457 m d’altitude dans un cadre incroyable.

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Nous passons donc sur un autre versant, et le paysage change complètement. L’aridité et les nombreux cactus nous accompagnent, avec en toile de fond la Recta del Tin Tin. Cela signe aussi le retour de nos amis guanacos (en réalité des vigognes ici) peuplant la vallée de Calchaquies et errant en liberté le long de la route.

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Nous arrivons ainsi à Cachi en fin d’après midi, et après avoir fait le tour des hébergements nous choisissons une petite pension familiale.

Nous sortons ensuite dans la « ville » et après avoir fait une balade sur la place et avoir vu l’église, nous nous arrêtons dans un restaurant pour y boire une bière fraîche et y manger un plat de pâtes en sauce, le tout fait maison.

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Nous retournons ensuite à l’hébergement et y faisons la connaissance de Francesca l’italienne et Antonio l’espagnol qui voyagent ensemble. Ils galèrent un peu avec le peu de bus qui circulent ici et nous leur proposons de faire la route vers Cafayate avec nous le lendemain.

Enfin, nous allons prendre une douche et nous coucher, une grosse journée de route nous attend demain.

Location de voiture à Salta : chez One (Calle Buenos Aires), frère et soeur très sympatiques, 3 000 ARS pour 4 jours (sans vraiment négocier serré)

Notre hébergement à Cachi : La Mamama, 160 ARS /p sans petit déjeuner. Parfait pour une nuit à Cachi.

Une bonne adresse à Cachi : Chez Oliver, pâtes fraîches faites maison sauce au choix pour moins de 100 ARS. Petit déjeuner complet aux alentours de 80/90 ARS.

Salta – Cachi : 160 km, entre 4 et 5 heures  (pas mal d’arrêts « miradors »).

10 décembre 2017

C’est tôt que nous nous levons et après un petit déjeuner chez Oliver, le restaurant de la veille, nous chargeons la voiture et comme convenu, c’est avec Antonio et Francesca que nous prenons la route.

C’est sur la Ruta 40 que nous allons passer cette journée et cette route « nationale » ne sera pas une partie de plaisir pour la conduite. Il s’agit en fait d’une piste gravillonnée et pas vraiment lisse, mais les paysages traversés feront quand même de cette journée une très belle journée.

Sur la route, nous nous arrêtons pour admirer les points de vue proposés et faisons quelques haltes dans des jolis villages paisibles et typiques. Tout d’abord Seclantas avec sa place et son église. Aujourd’hui c’est d’ailleurs la messe et les fidèles sont nombreux.

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Nous y faisons également un crochet (une heure aller-retour) vers la Laguna de Brealito où nous assistons à une drôle de scène. En effet, deux éleveurs et leur chien essaient de faire grimper leur troupeau de chèvres sur un flanc de montagne très abrupt. Les chèvres n’ont pas vraiment l’air motivées et cela devient très vite un joyeux bordel, mais au bout du compte les chèvres écoutent leurs maîtres et grimpent.

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Nous continuons notre route et arrivons à Molinos, un village typique, paisible, avec sa place et son église où nous remplissons un peu le réservoir dans une station « maison », en fait un particulier stockant de l’essence dans son garage et la revendant en bidon.

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Puis Angastaco, conçu comme les autres villages avec sa place et son église. C’est ici que nous choisissons de faire une pause déjeuner. Salade, poulet rôti et frites, le tout arrosé d’une Salta (bière locale) bien fraiche, il ne nous en faut pas plus !

La route traverse ensuite la Quebrada de Las Flechas, puis la Quebrada del Estanque, des vallées ou plutôt des canyons nous offrant des paysages accidentés incroyables.

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L’arrivée dans le village de San Carlos signe le retour d’une route asphaltée, et après cette longue journée nous arrivons enfin à Cafayate (prononcer Cafachaté, les argentins prononçant les « y » et les « ll » « ch »). Nous déposons Francesca à l’hôtel qu’elle a réservé et suivons Antonio pour faire halte avec lui dans une pension familiale très sympa pour les deux prochaines nuits.

Après une bonne douche, nous sortons sur la place centrale de la ville pour aller à une adresse réputée, la Casa de las Empañadas. Nous y faisons honneur aux spécialités de la maison, les célèbres chaussons fourrés et le Torrontes, cépage de vin blanc local fruité et très bon.

Enfin, il est temps de rentrer pour trouver le sommeil très rapidement dans notre dortoir sentant quand même un peu les pieds.

Cachi – Cafayate : 160 km, 10 heures (pas mal d’arrêts « miradors », pause déjeuner et piste 40 km/h max)

11 décembre 2017

Aujourd’hui encore, nous nous levons assez tôt pour profiter de la journée, sachant que la météo annonce des pluies torrentielles dans l’après midi. Nous avons décidé d’aller faire la randonnée du Rio Colorado, et nous proposons à Francesca et Antonio de nous accompagner.

Le petit déjeuner englouti, nous passons récupérer l’italienne et nous voilà parti pour un petit quart d’heure de route direction le camping Rio Colorado. Sur la route, des « guides » nous offrent leurs services mais nous refusons poliment, sachant que même si le sentier n’est pas du tout balisé (serait-ce fait exprès d’ailleurs ?), ils ne sont pas nécessaires.

Nous arrivons au départ du sentier et commençons notre marche, le long du Rio Colorado qui coule paisiblement dans un canyon peuplé de vaches et de chèvres. L’objectif de la marche est d’arriver à une cascade où nous pourrons nous baigner.

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Arrivés à une cascade où des marcheuses se baignent, nous sommes a priori bloqués et ne savons pas trop où aller. Nous grimpons donc sur le flanc du canyon en suivant un pseudo-sentier, mais arrivés en haut nous ne trouvons pas où continuer. Nous y assistons aux passages de deux groupes « guidés » où les « professionnels » font littéralement escalader leurs clients alors que des passages plus faciles existent.

C’est là qu’après un petit problème de communication , je me retrouve seul à explorer un passage le long du Rio, pendant que mes 3 compagnons continuent à tenter d’apprivoiser les hauteurs du canyon. Nos chemins se séparent donc puisqu’apparemment ils ont fini par trouver un chemin praticable sur les hauteurs, alors que le long du Rio je trouve également un passage facile.

Finalement, la pluie arrive par petites gouttes et pour éviter de me retrouver sous un déluge dans un canyon, je continue mon chemin et fait la boucle en solo, alors que le gruppetto Emie, Francesca et Antonio va à la cascade et se baigne avant de refaire le chemin à l’envers à ma recherche.

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Nous nous retrouvons finalement sans soucis à la voiture et sous le soleil et décidons d’aller à la Bodega Luis Mounier (Finca Las Nubes) pour y déguster du vin et déjeuner.

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Un plateau de fromages plus tard, nous nous dirigeons à la cave, sans Antonio malade, pour une dégustation des vins de cette petite maison familiale. La production y est faible mais de qualité, et encore une fois nous sommes surpris que les vins proposés soient si bons. Le rouge (Cabernet Sauvignon ou Malbec), le rosé mais surtout le blanc (cépage Torrontes fruité), produit phare de la région, sont jeunes mais excellents. Nous achetons d’ailleurs deux bouteilles et après avoir laissé passé l’orage et les fortes pluies, nous redéposons Francesca à son hôtel et retournons au nôtre pour nous poser un peu et faire une lessive.

Il est l’heure d’aller manger, et n’ayant pas forcément envie de cuisiner, nous retournons à la Casa de los Empañadas pour y déguster une douzaine de chaussons et un pichet de Torrontes qui passe bien.

Enfin, nous retournons au dortoir très masculin pour y passer notre dernière nuit à Cafayate.

Notre auberge à Cafayate : La Casa Huesped, 140 ARS /p la nuit avec petit déjeuner. Une pension familiale bien placée et très agréable.

Une bonne adresse : La Casa de los empañadas, 220 ARS la douzaine d’empañadas et un pichet de blanc Torrontes.

Dégustation : la Finca Las Nubes (Luis Mounier), 70 ARS /p la dégustation de cinq vins (déductible sur un éventuel achat).

12 décembre 2017

Le programme d’aujourd’hui nous ramène tranquillement à Salta. Pas de réveil, un petit déjeuner pris sans stress, et c’est l’heure du départ. Nous faisons nos adieux à nos compagnons de route Antonio et Francesca puis chargeons la voiture. Enfin, nous partons pour Salta via la route panoramique traversant la Quebrada de Cafayate.

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Peu après la sortie de la ville, nous prenons deux jeunes auto-stoppeurs. Lui est danois, vit aux États Unis mais étudie à Buenos Aires où il a rencontré sa copine argentine, étudiante également.

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Nous prenons notre temps sur cette route extraordinaire où les paysages magnifiques nous obligent à nous arrêter plusieurs fois pour en profiter un maximum. Nos auto-stoppeurs nous quittent ensuite, et nous continuons à profiter des panoramas et des différents miradors (Las Ventanas, La Yesera, Las Tres Cruces, la Garganta del Diablo ou El Amphiteatro).

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Après une cinquantaine de kilomètres, la route devient quelconque et nous déroulons le trajet jusqu’à El Carril. C’est ici que nous avions mangé de si bons empañadas mais la caravane est aujourd’hui fermée. Pas grave puisque quelques mètres plus loin, un autre bouiboui nous accueille et nous engloutissons notre douzaine de chaussons arrosée d’une Salta bien fraîche.

Nous arrivons ensuite au centre de Salta et nous rendons la voiture. Notre bus étant à 1h00 il faut tuer le temps et pour cela, rien de tel qu’un Mc Do pour profiter de la clim, du wifi et de succulentes glaces.

Nous squattons donc quelques heures et allons à la station de bus. Notre bus est à l’heure et peu après le départ, nous nous endormons jusqu’au petit matin et notre dernier passage de frontière entre le Chili et l’Argentine.

Cafayate – Salta : 200 km, 5 heures (avec pas mal d’arrêts « miradors »)

Bus Salta – San Pedro de Atacama : 900 ARS /p

NOS IMPRESSIONS…

Plein les yeux !

L’Argentine, comme le Chili, est un pays sud-américain mais très moderne et plutôt « occidentalisé ». C’est donc sans surprise que le dépaysement n’est pas au rendez-vous mais en venant ici, nous étions au courant et ce n’est donc pas forcément ce que nous recherchions. Nous sommes plutôt venus en prendre plein les yeux, et ce fut le cas pratiquement à chaque étape de notre parcours.

La Patagonie, royaume de la randonnée, nous a mis dans le bain avec des paysages de plus en plus beaux lors de nos sorties à cheval à Bariloche puis à pied à El Chalten, sans aucun doute la plus belle zone de trek. Et comment ne pas tomber sous le charme de la beauté du Perito Moreno, l’immense glacier à portée de main ? Puis même si Ushuaïa a été une petite déception, nous aurons au moins eu l’occasion d’aller « au bout du monde », ce qui n’est finalement pas rien.

Une pause visuelle à Buenos Aires nous a permis de nous reposer dans une ambiance décontractée, artistique et gastronomique avant de nous rendre dans ce qui sera certainement un des plus beaux endroits visités, les chutes d’Iguazu. Et ce n’est pas la perte de notre appareil photo qui changera cette impression de beauté grandiose qu’offre le site, que cela soit du côté brésilien ou argentin.

Les dégustations de vin à Mendoza et à Salta sont également à mettre au crédit de ce pays, où la culture du vin n’est pas forcément développée chez les habitants mais où la qualité des produits n’a pas tant à envier aux productions françaises.

Le Nord du pays, certainement le plus dépaysant du fait de sa proximité avec la Bolivie aura été un joli bouquet final. La région Sud de Salta en passant par Cachi et Cafayate nous aura offert des panoramas incroyables de canyons, de désert ou de montagnes qui resteront dans nos mémoires. Quel dommage que le temps nous ait manqué pour explorer le Nord de la région !

Maintenant, nous devons quand même préciser que tout cela à un prix, et quel prix ! L’inflation galopante (plus de 20% par an) fait de l’Argentine un pays très cher pour les voyageurs, la Patagonie étant hors concours. Les transports, la nourriture et les entrées aux sites font très mal au portefeuille, tandis que les frais bancaires inhérents aux banques argentines sont à vomir et achèvent de grever le budget.

Enfin, il ne faut pas oublier que le pays est grand, très grand, et que les trajets interminables font partie intégrante du voyage. Et même si les véhicules sont plutôt confortables, il faut s’attendre à passer énormément de temps dans les transports, à moins bien entendu de pouvoir s’offrir des trajets en avion.

Malgré cela, nous garderons un excellent souvenir de l’Argentine et même si le dépaysement a un peu manqué, les paysages traversés seront parmi les plus beaux que nous n’ayons jamais vus…pour le moment !

Ce que nous avons aimé :

  • Les chutes grandioses d’Iguazu
  • La zone de trek d’El Chalten
  • Le Perito Moreno
  • Les dégustations de vins à Mendoza et à Salta
  • La région Sud de Salta (malheureusement nous n’avons pas eu le temps de faire la région Nord)
  • Buenos Aires et son ambiance

Ce que nous n’avons pas aimé :

  • Mendoza
  • Ushuaïa, bout du monde sans véritable charme
  • Les prix prohibitifs et l’inflation grandissante

BUDGET…

Budget Argentine

Soit un budget quotidien de 116,50 euros pour deux personnes.

L’Argentine est un pays extrêmement cher, notamment en Patagonie. Les transports représentent un budget énorme mais le pays est grand et nous avons pas mal bougé.

Nous avons choisi d’être hébergés en dortoirs, le prix des chambres étant bien moins intéressants, et de faire nos courses pour nous faire à manger. Pas ou très peu de street food.

Les activités comportent (excepté la randonnée à cheval) principalement les entrées aux musées et parcs nationaux.

Le scandale du pays vient certainement des frais bancaires exhorbitants. Plus de 5 euros par retrait (110 ARS), et des retraits plafonnés à 100 euros (2000 ARS).

Une autre facette budgétaire à prendre en compte est l’inflation monstrueuse qui a cours dans le pays. Plus de 20% par an !

1€ = 20 ARS = 1,20 $

RANDONNÉES…

REFUGE DE FREY ET MIRRADOR GUITIERREZ (BARILOCHE)

Refuge de Frey.png

Une très longue marche très agréable. De Cerro Catedral au refuge de Frey, une longue montée régulière jusqu’au sommet. Le dernier kilomètre était enneigé. La descente jusqu’au lac Guitierrez moins ombragée et la montée d’un kilomètre au mirador très pentue. Très belle rando par beau temps.

SENTIER FITZ ROY (EL CHALTEN)

Fitz Roy

Une superbe randonnée qui sillonne une forêt puis une zone non abritée surmontée du fameux Fitz Roy. La montée à la Laguna de los Tres est infernale : 1,2 km d’ascension difficile, mais la récompense est au bout. Ne pas oublier de descendre voir la Laguna Sucia, une merveille. En redescendant, on peut prendre une toute petite variante (qui ne rallonge pas le parcours) pour passer par le Lago Capri.

LOMA DEL PLIEGUE TUMBADO (EL CHALTEN)

Loma del Pliegue Tumbado

Encore une belle randonnée à El Chalten. Une montée régulière sur 8 km jusqu’au mirador sur la Laguna Torre, puis une ascension finale d’un kilomètre jusqu’au sommet à 1490 m. Vue à 360° sur le Fitz Roy, le Cerro Torre, la Laguna Toro.

PARC DE LA TERRE DE FEU (USHUAÏA)

Tierra del Fuego

Sans être la randonnée du siècle, le sentier longe le canal de Beagle et offre de jolis paysages. Pas de difficultés majeures, il suffit de se laisser porter et profiter du lieu.