Népal

KATMANDOU

LA DÉCEPTION…

1er mars 2017

Après un voyage plutôt long (mais nous avons craqué sur un McDo à l’aéroport de Hong Kong donc la fatigue s’est instantanément effacée !), l’arrivée à Kathmandou et à la Karma Travellers Home a été un soulagement. Le réveil a été plutôt matinal et le décalage horaire, la fatigue n’ont pas encore été encaissés. Les humeurs s’en ressentent et malheureusement, la ville de Katmandou n’est pas du tout ce à quoi nous nous attendions.

Un dédale de ruelles sans noms bordées par des boutiques touristiques, peuplées de scooters et motos qui slaloment entre les passants et les voitures sans aucun respect, de vendeurs ambulants de choses inutiles, d’enfants ou vieillards mendiants uniquement vers les touristes, des rabatteurs d’agences de trekking… Les coups de klaxons se font entendre malgré le brouhaha de la rue et il ne faut pas longtemps pour que la ville énerve.

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Nous ferons même les frais d’un faux guide, qui très gentil nous explique plusieurs choses sur le quartier, en nous promettant que ce n’est pas un guide et qu’il ne veut pas d’argent. Au bout d’une heure et demie, il nous emmène dans une échoppe et nous demande de lui acheter du riz pour sa famille. Après lui avoir fait comprendre que nous n’avons pas aimé sa façon de faire, nous nous débarrassons de lui en lui achetant son fameux paquet de riz. Effectivement il n’a pas demandé d’argent… Bon nous ne nous faisons pas d’illusions une fois partis il a du rendre le paquet de riz et empocher l’argent… C’est terminé nous ne nous ferons plus avoir, que ce soit ici ou ailleurs, tant pis pour les gens honnêtes.

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Bienvenue à Katmandou ! La ville où il faut faire attention à tout, ne pas se faire renverser, éviter les sollicitations des ricksaws (genre de pousse-pousse), des vendeurs ambulants et des faux guides.

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La matinée est éreintante, d’autant que la pollution est palpable et insupportable. Nous sommes achevés lorsque nous arrivons à la place principale de la ville, Durbar Square. Un policier nous interpelle et nous demande d’aller à un guichet payer 1000 Roupies chacun pour pouvoir entrer sur la place. Bien entendu ce n’est que pour les étrangers. Dégoûtés nous repartons illico, ce sera pour plus tard.

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Pour déjeuner nous nous réfugions dans une petite échoppe familiale pour manger des pommes de terre avec des pois chiches. Mangeable et pas cher, c’est ce qu’il nous fallait.

Nous passerons l’après midi à comparer les prix des billets d’avion pour Lukla, le point de départ de notre trek au Népal. Ce n’est pas difficile il suffit juste d’attendre les rabatteurs et leur demander le prix. Après avoir comparé 8 à 10 agences, nous en choisissons une qui nous proposait le meilleur prix, largement (145$ par personne, aller simple, alors que les autres ne descendaient pas  sous les 150$). Cette formalité remplie, nous retournons nous reposer à l’hôtel, et surtout fuir toute cette pollution et cette agitation.

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Enfin, pour terminer cette journée plutôt décevante, nous irons manger dans un restaurant indien réputé. Bon mais pas exceptionnel.

Nous décidons quand même de nous persuader que nous avons eu une mauvaise image de la ville, que le décalage horaire, le long voyage et la fatigue nous ont mis dans de mauvaises conditions, et qu’il faut aussi que nous oubliions le Myanmar et ses gens exceptionnels.

Nous verrons demain !

 

2 mars 2017

Bon, nous nous levons du bon pied pour redonner une chance à Katmandou ! Aujourd’hui, nous irons à Durbar Square payer la « taxe étrangers » et voir la place incontournable de la ville. Malheureusement, il n’y a que des ruines. Le tremblement de terre de 2015 a fait des ravages et pratiquement aucun monument n’est resté debout. Tant pis.

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Dans le quartier il y a une rue surnommée Freak St, un ancien quartier général de la génération Peace and Love, qui n’a strictement plus rien de hippie. C’est d’ailleurs la sensation étrange qui revient depuis le début de notre séjour. Nous pensions que Katmandou était une ville qui respirait l’ambiance baba cool. Il n’en est rien du tout, bien au contraire. Tout est bruyant, pollué. Les magasins d’habits vendent bien des fringues un peu « hippie style», mais nous n’avons vu aucun népalais porter ce genre de choses. À ce moment précis nous avons une pensée pour tous les gens se revendiquant de ce style de vie et qui mettent les pieds à Katmandou. Nous avons été déçus mais j’imagine leur réaction quand ils viennent chercher de la spiritualité ici. Ils doivent vraiment tomber de haut.

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Peut-être aussi que nous n’avons pas été dans les endroits un peu « underground », mais à aucun moment nous n’avons senti cette ambiance que nous recherchions en venant ici. Tout était bien plus spirituel au Myanmar, où le bouddhisme était dominant.

Bref, notre après midi devra servir aux derniers préparatifs du trek. Obtention du permis de trek, location de doudounes chaudes, petit tour à un service de lessive. Le tout à pied pour continuer à s’imprégner de la ville.

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La location de doudounes (3000 R/20j pour deux) a été un moment magique. Le gérant du magasin, gentil au demeurant nous affirme que les vestes sont neuves et n’ont jamais servies, « no used ». Pourtant en les essayant nous trouvons un papier de barre de céréales dans une poche ! Excellent ! Le gérant avait l’air de bonne foi et nous ne lui en voudront pas il nous a bien fait rire.

En revenant à l’hôtel nous repassons à la laverie pour récupérer nos affaires. Affaires qui ne sentent rien du tout, ni lessive ni assouplisseur. À se demander si cela a été lavé.

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Pour le dîner nous trouvons enfin notre bonheur. Après une journée à crapahuter dans les ruelles de la ville, un endroit silencieux, calme, et une nourriture digne de ce nom pour un prix plus que correct. Au menu nouilles aux légumes (et oui au Népal aussi !) et momos, des ravioles à la vapeur  fourrées aux légumes ou aux pommes de terre. Excellent, nous décidons de garder l’adresse pour notre retour après le trek.

En rentrant à l’hôtel nous nous arrêtons dans une boulangerie pour y acheter des « viennoiseries » pour le petit-déjeuner du lendemain. À partir d’une certaine heure elles sont à moitié prix donc nous ne nous privons pas !

Enfin, l’hôtel et le coucher font un bien énorme, après une journée vraiment fatiguante nerveusement à déambuler dans les rues de cette ville ultra polluée. Surtout que le lendemain, nous partons très tôt pour Lukla vivre quelques émotions !

Notre Guest House à Katmandou : Karma Travellers Home à Thamel, 19$ avec le petit-déjeuner, chambre double avec sdb. GH située en plein Thamel, au milieu des bars, restos branchés et boutiques de souvenirs. Personnel plutôt sympa et arrangeant. Attention ils ont également une agence pour organiser des treks et autres transports, mais pas très compétitive.

Entrée Durbar Square : 1000R/p

Aller/retour Kathmandou – Lukla en avion : 290$/p

Permis de trek : 2000R/p

Entrée Parc de Sagarmatha : 3390R/p

 

TREK DU CAMP DE BASE DE L’EVEREST ET DU GOKYO

 

L’ÉMERVEILLEMENT

Informations sur les lodges : Toutes les lodges sont conçues de la même manière. Une salle commune où l’on prend ses repas et où l’on peut discuter autour du poêle avec les autres trekkers, et les chambres, non isolées (apporter un bon sac de couchage et ne pas hésiter à demander des couvertures supplémentaires !).

La chambre ne vaut rien (selon la fréquentation, nous avons payé 200 roupies max, parfois on nous l’offrait !) mais il faut prendre ses repas dans la lodge. Toutes les lodges offrent le même menu, mais les prix peuvent varier donc n’hésitez pas à demander le menu et comparer deux établissements.

Par contre tout est payant : recharge d’appareils, douches (froides ou chaudes, en fait des seaux d’eau), WiFi…

 

3 mars 2017

Jour 1 : Lukla (2840m) – Benkar (2630m)

Ce matin, le réveil très matinal ne gâche pas l’excitation du jour. Nous partons pour l’Himalaya tenter (et réussir !) le trek du camp de base de l’Everest.

Direction l’aéroport en taxi pour prendre un petit avion qui nous emmènera à Lukla, le point de départ du trek. Pendant l’attente de notre embarquement, nous voyons que certains avions en direction de la montagne sont annulés et nous nous mettons à espérer que ce ne sera pas le cas du notre. A l’heure annoncée, nous sommes appelés et c’est avec soulagement, et appréhension quand même, que nous allons sur le tarmac.

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L’appareil est un avion contenant une vingtaine de places et avant le décollage l’hôtesse nous distribue du coton à mettre dans les oreilles pour contenir le bruit. Ambiance !

Les hélices tournent à plein régime et c’est le décollage. Nous admirons la vue et surtout nous avons une confirmation. Kathmandou est extrêmement polluée, nous voyons une nappe de pollution au dessus de la ville.

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Le trajet va durer une demi-heure, et la première indication que nous arrivons, ce sont les népalais de l’avion qui se signent. Pas très encourageant ! De grosses turbulences accompagnent l’arrivée sur la petite piste que nous voyons au loin. L’atterrissage est proche et on sent la tension des passagers qui s’accrochent au siège. Nous touchons le sol et le freinage est rude. Normal il s’agit tout de même de la plus petite piste d’atterrissage du monde !

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Nous descendons de l’avion et récupérons nos sacs. Le trek commence enfin à 2840 m d’altitude !

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La traversée de Lukla nous emmène à la porte du parc national et l’ambiance est détendue, paisible.

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Enfin du calme et de la zénitude ! Sur le chemin nous croisons souvent des compagnies d’ânes ou de yacks, portant les affaires de trekkeurs ou des vivres pour les villages plus hauts.

Dès le départ, nous sommes impressionnés par les paysages. Rivière, pics enneigés qui nous entourent. C’est de bonne augure !

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Cette étape doit nous mener à Phakding en 3 heures de marche et le sentier n’est pas très difficile. Finalement, après avoir mangé vers 11h nous avons la surprise d’arriver à Phakding à midi.

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Après concertation, nous décidons de pousser encore un peu, les lodges ce n’est pas ce qui manque sur le sentier ! Et comme le lendemain est une étape un peu plus difficile et plus longue, ce qui est fait aujourd’hui ne sera pas à faire demain ! Nous continuons donc pendant deux heures avant de nous arrêter à Benkar (2630m, et oui nous ne sommes pas encore montés !), dans une Guest House le long du sentier. Deux cents roupies la nuit (moins de deux euros) pour une chambre double, avec des sanitaires communs, très propres et eau chaude ! Nous n’hésitons pas ! Bon la douche est difficilement réglable et carrément trop chaude mais nous arrivons tout de même à nous laver. Une petite sieste et un dîner plus tard (nouilles aux légumes et thé) et nous nous préparons à dormir. Le froid est glacial et dans le sac de couchage nous dormons habillés, vêtements chauds, double paire de chaussettes, gants et bonnets. Emie dormira même en doudoune !

Demain, direction Namche pour deux nuits. Et oui il faut s’acclimater à l’altitude et y aller « slowly, slowly… »

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4 mars 2017

Jour 2 : Benkar (26300m) – Namche (3440m)

Après un porridge destiné à nous tenir au ventre, nous prenons la route pour Namche par 4°C.

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L’échauffement durera une bonne heure avant d’entamer une montée interminable. Nous traverserons des paysages magnifiques, des ponts suspendus de plus en plus hauts, et à chaque fois que nous trouvons l’ascension difficile, il nous suffit de regarder les porteurs que nous croisons. Le dos complètement cassé, ils portent des charges incroyables, encombrantes au possible, le tout parfois en claquettes.

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Vers 11 heures, nous décidons de nous arrêter manger. Un dhal baat (riz et curry de lentilles accompagné de pommes de terre et légumes verts) et nous voilà repartis pour une à deux heures de marche. L’arrivée à Namche est la bienvenue et nous prenons une chambre à la Family Lodge pour 200 roupies. Après une petite ballade dans Namche (boutiques de souvenirs, équipements…) nous retournons à la lodge car il fait très froid. Une soupe de nouilles, une assiette de momos, deux thés et nous voilà partis pour une bonne nuit de sommeil, fraîche et bercée par les reprises de tubes occidentaux à la flûte diffusées par le bar d’en-bas.

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5 mars 2017

Jour 3 : Namche (3440m) – Thame (3800m) – Namche (3440m)

Aujourd’hui, notre programme après le petit déjeuner (omelette et chapati) doit nous conduire à Thame pour une marche d’acclimatation. Il s’agira d’un aller-retour puisque nous retournerons dormir à Namche.

Les fenêtres de la chambre sont gelées de l’intérieur, et le soleil est à peine levé. Le froid est saisissant puisque le début du trajet est à l’ombre. L’altitude se fait aussi sentir, le moindre effort essouffle.

Nous traversons des petits villages typiquement Sherpas, le tout dans un cadre exceptionnel.

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Une fois le soleil levé, nos corps se réchauffent et c’est plutôt agréable.

Nous croisons sur le chemin un éleveur de yacks. Nous hallucinons sur sa façon de les diriger sur le chemin. Il se place à une quarantaine de mètres du troupeau et les guide à la voix. Lorsqu’un yack s’écarte du chemin, il prend une pierre et avec sa fronde le touche facilement !

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A Thamo, nous en profitons pour découvrir un monastère, habité par des nonnes.

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La route est longue et la dernière montée pour Thame est ardue. Enfin, vers 11h, nous arrivons à notre destination. Le village est situé sur une petite plaine aride et balayée par le vent, mais le cadre est magnifique.

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Une fois de plus nous déjeunerons avec un dhal baat, bien copieux, avant de rebrousser chemin pour Namche.

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Le retour est plus rapide puisque nous nous apercevons en fait que l’aller n’était qu’un faux plat montant. Nous croiserons un japonais qui arrive du camp de base et qui nous rassure. Il y fait très froid, il y a de la neige, de la glace et du vent. Impeccable !

Après une petite sieste troublée par l’arrivée très bruyante d’un groupe de jeunes américains, nous dinerons d’une soupe de nouilles réchauffante avant de nous préparer à une nouvelle nuit fraîche.

 

6 mars 2017

Jour 4 : Namche (3440m) – Dhole (4110m)

Pour notre quatrième jour de marche, nous prenons la direction de Phorste Thanga. Le début du sentier est plutôt tranquille, et très emprunté. Nous faisons une courte halte au Visitors Center, qui nous permettra d’avoir notre première vue sur l’Everest.

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Nous arrivons ensuite à une bifurcation. La plupart continuent le sentier vers Tengboche mais nous avons prévu d’aller à Gokyo, et donc de quitter le sentier « principal ».

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Là les choses se compliquent assez sérieusement. Nous ne ferons que monter pendant 2 heures, jusqu’à l’heure du déjeuner que nous prendrons à Mong La (3970m).

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Au menu, macaronis aux légumes. Là, une allemande nous raconte qu’elle fait ce trek pour la septième fois, et que cette fois-ci, elle est victime du mal des montagnes et doit s’arrêter et attendre que cela aille mieux. Elle et le propriétaire du restaurant nous conseillent plutôt de pousser jusqu’à Dhole, qui n’est qu’à trois heures de marche. Nous suivrons leur conseil. Elle nous rassure aussi sur le Gokyo et le Cho La : c’est très difficile !

Enfin une descente, plutôt abrupte, mais les choses se corsent à nouveau très rapidement.

La montée vers Dhole se résume à une infernale ascension de deux heures et demie. Aucun répit ! Le vent commence aussi à se lever et le froid se fait ressentir. Nous croiserons des yacks, des porteurs, et nous aurons la surprise de tomber nez à nez avec un animal ressemblant à une biche.

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La fin de l’ascension arrive, et au détour du chemin nous tombons enfin sur notre village étape, Dhole, où nous choisirons une petite lodge toute simple. Je prendrai même une douche chaude, enfin un grand seau d’eau chaude et un petit récipient pour se rincer ! Le diner se résumera à l’habituelle soupe de nouilles qui réchauffe bien, et une assiette de momos pour se caler.

Un petit moment au coin du feu avec le chat de la maison et la propriétaire du lodge, puis il est temps d’aller sous les couvertures, les sacs de couchages, les vestes pour dormir.

Demain direction Macchermo pour une marche un peu plus courte.

 

7 mars 2017

Jour 5 : Dhole (4110m) – Macchermo (4470m)

La nuit a été fraîche mais les couvertures ont tenu bon. L’eau de nos gourdes est gelée dans la chambre.

Après un bon porridge bien chaud et nourrissant, nous repartons de Dhole, direction Macchermo pour une marche d’environ trois heures. Pas d’échauffement, nous montons directement, et ce pendant une heure et demie.

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Les paysages se font plus désertiques, la végétation ne pousse plus. Nous ne sommes pas en très grande forme et nous avançons lentement, mais régulièrement. Lorsque nous arrivons à Macchermo, nous sentons la fatigue accumulée et nous sommes bien contents de nous y arrêter.

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Après avoir été voir une lodge, nous décidons de comparer avec une autre, les prix nous paraissant élevés. Et finalement nous avons bien fait nous avons trouvé un hébergement beaucoup moins cher, la Yéti Lodge. Le déjeuner se composera de nouilles aux légumes, puis la petite sieste habituelle. Il fait froid et c’est difficile de dormir.

L’après-midi sera utilisée à se reposer, jouer aux cartes, puis diner. Soupe de nouilles et rolls de légumes, puis il est l’heure d’aller se coucher. Et oui le rythme des journées c’est marcher, manger, dormir !

Au moment d’aller dormir, nous regardons dehors et nous nous apercevons qu’il neige ! En espérant que ça ne dure pas et que cela ne nous empêche pas d’aller à Gokyo le lendemain !

 

8 mars 2017

Jour 6 : Macchermo (4470m) – Gokyo (4790m)

Cette fois la nuit a été plus difficile. L’altitude, le froid, les conditions ne sont forcément réunies pour passer de très bonnes nuits. Enfin, la neige s’est arrêtée et le sentier est praticable.

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Un nouveau porridge bien chaud accompagné d’un café (instantané bien sûr…) et nous voilà repartis sur les chemins himalayens, direction Gokyo.

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Les paysages sont totalement différents de ce que nous avons vu depuis le début. La végétation est inexistante, et les versants sont rocailleux. Il y a toujours cette rivière que nous suivons et qui nous mènera à Gokyo. La marche est plutôt agréable, seules deux petites difficultés au programme. L’une d’elles nous demande de la prudence et de la concentration puisqu’il faut grimper des « marches », certaines gelées, d’autres mouvantes, le tout au bord du précipice.

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Nous atteignons le premier, puis le deuxième lac, toujours entourés de paysages lunaires.

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Enfin, le troisième lac, le plus grand, où se trouve notre destination. Là, nous entendons un grondement sourd, régulier. En nous approchant du lac, nous nous apercevons en fait que le bruit vient du lac gelé. La glace est en mouvement et parfois le lac se craquèle. Impressionnant !

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Nous choisirons une lodge recommandée par la randonneuse allemande rencontrée à Mong La. Notre chambre a une vue plutôt sympathique sur le lac gelé et nous n’hésitons pas.

Un déjeuner (macaronis aux légumes), un jeu de cartes, un peu de lecture, le tout autour du poêle et la journée se termine. Le diner sera composé pour changer un peu de pommes de terre frites et d’un roll de légumes, puis la nuit froide nous attend. Demain, le sommet du Gokyo Ri est à nous !

 

FRUSTRATION…

9 mars 2017

Jour 7 : Ascension du Gokyo Ri (5350 m)

Ce matin, nous tentons au petit déjeuner un stampa porridge. Nous ne savions pas ce que c’était, et c’est toujours le cas. Un genre de bouillie d’une céréale ou d’un fruit à coque indéfinissable. Bref, aujourd’hui il s’agira d’une marche d’acclimatation. Nous devons atteindre le sommet du Gokyo Ri qui culmine à 5350 m.

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L’ascension de la montagne n’est pas longue (environ 3 km) mais la pente est vraiment raide. L’altitude se fait sentir, avec des essoufflements rapides, des vertiges, des maux de tête. Avec le froid glacial et le vent, la marche ne procure aucun plaisir et à part un entraînement mental et physiologique, nous ne retiendrons rien de cette marche.

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Au bout d’une heure et demie d’ascension, nous arrivons au sommet qui nous offrira tout de même une belle vue. Nous redescendons pratiquement aussitôt, le froid, le vent et la fatigue ayant raison de nous.

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 Nous ne sommes pas en grande forme et après une assiette de pâtes, nous allons faire une bonne sieste. La fin d’après midi sera passée autour du poêle, à jouer aux cartes et à lire.

Un petit groupe fait son entrée un peu avant le diner. Ils arrivent du col de Cho La. Il y a 3 américains et une française. Nous discuterons un peu avec eux, et nous apprendrons qu’ils effectuent un autre trek, celui des 3 cols. La française est également en congé sabbatique, mais a choisi de commencer par du bénévolat au Népal, pour voyager ensuite.

Nous leur faisons part de notre ascension de la journée qu’ils effectueront le lendemain, et ils nous donnent leurs impressions sur le col du Cho La, que nous devrions franchir dans deux jours.

Après le diner, chacun part se coucher, nos chemins se sépareront demain.

 

10 mars 2017

Jour 8 : Gokyo (4790 m) – Thangnag (4700m)

Cette fois pour le petit déjeuner, nous choisirons un peu plus continental. Oeufs sur le plat, toasts et pancakes.

Notre destination du jour est Tangnag, à un peu plus de deux heures de marche.

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Les conditions du jour sont difficiles, la neige et le vent sont de la partie. Pourtant malgré cela, la marche est agréable, nous traversons un glacier (sans vraiment de glace d’ailleurs) et nous sommes accompagnés par le chien de la lodge qui nous a suivi.

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Nous sommes dépassés par un petit groupe que nous avions déjà rencontré, et qui a le même parcours que nous. Cela nous arrange car le chemin ne se voit plus sous la neige, et nous en profitons pour suivre leurs traces.

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Nous arrivons un peu avant midi à la lodge, la seule ouverte du village, et nous en profitons pour glaner quelques informations sur la journée de demain, puisque c’est pour nous la plus redoutée, le franchissement du col du Cho La, à 5360m. Le temps tourne d’ailleurs à la tempête de neige, ce qui est confirmé par l’arrivée d’un japonais, accompagné de son guide, qui viennent du Cho La et sont complètement gelés. Aucune visibilité et conditions catastrophiques apparemment. Cela promet pour demain.

L’après midi sera passée autour du poêle, toujours avec livres et cartes.

Après le diner composé d’écrasé de pommes de terre au fromage de yack, il est grand temps d’aller se coucher puisque demain, grosse journée, nous prévoyons 8 ou 9 heures de marche dans des conditions difficiles.

 

11 mars 2017

Jour 9 : Tangnag (4700m) – Cho La Pass (5400m) – Dzonghla (4830m) – 1ère tentative

La journée tant redoutée est enfin là. Réveil à 5h00, puis direction la salle pour le petit déjeuner. Le groupe qui partage la lodge ne partira pas tout de suite, la tempête de neige fait toujours rage. Leur guide nous propose de venir avec eux, vu la difficulté de l’étape, ce que nous acceptons volontiers. Après une heure d’attente, le guide propose de tenter l’ascension, mais nous prévient que si la visibilité ne le permet pas, nous reviendrons et referons une tentative demain.

Les conditions sont dantesques. Rafales de vents, chutes de neige, le tout combiné à un chemin enneigé d’environ un mètre, la marche est fatiguante. Dans ces conditions, au bout de trois quart d’heure, la décision du guide apparaît normale, nous retournons au refuge pour réessayer demain.

Le poêle est le bienvenu, tout le monde est gelé. Un thé, un déjeuner, une sieste, l’après midi est avancé, et la tempête se calme enfin. Rien n’est sûr, mais il semblerait que cela se présente bien pour demain. Ce sera très dur, mais faisable.

 

12 mars 2017

Jour 10 : Tangnag (4700m) – Cho La Pass (5400m) – Dzonghla (4830m) – 2ème tentative

Le jour le plus long…

Nous y sommes ! Cette fois, le ciel bleu nous indique que c’est aujourd’hui que nous viendrons à bout du Cho La Pass !

Nous partons de nuit, à 5h00 du matin, éclairés par nos frontales. Le groupe que nous suivons a un bon rythme et nous sommes un peu à la traîne. Pas grave, ils savent que tout le monde doit être groupé donc tout est fait pour que tout le monde soit en sécurité.

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Le froid matinal fait place à la douceur du soleil qui se lève et désormais, le principal souci c’est la neige qui ralentit notre progression. Chaque pas est compliqué, fatiguant.

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Des passages techniques nous sont aussi proposés, comme la traversée d’une « rivière de roches », où il faut de la concentration à chaque pas pour éviter la chute. Après trois grosses « bosses », nous arrivons au pied du Cho La, hyper impressionnant.

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La montée est difficile, très difficile. Les efforts de la matinée (déjà presque 8h de marche) se font sentir mais au mental, nous arrivons en haut du col. Le froid est glacial avec le vent et l’altitude. Pourtant, pas le temps de se féliciter que le guide nous apprend une très mauvaise nouvelle. Nous ne pourrons pas franchir le col, il y a trop de neige sur l’autre versant. Il sera impossible de trouver le chemin et cela nous mettrait en danger. Il faut donc rebrousser chemin ! Psychologiquement, nous craquons. Les efforts ont été extrêmes et en arrivant en haut, nous nous étions préparés à n’affronter qu’une descente d’une heure trente pour rejoindre Dzonghla et là, il va falloir revenir à Thangnag, soit encore 5 heures de marche, et pas de tout repos ! Notre limite physique est proche et chaque nouveau pas est un calvaire. De plus le mental n’y est plus. Bien sûr la décision du guide ne doit pas être remise en cause mais l’annonce a fait très mal. Nous marchons mécaniquement et après chaque descente, nous voyons nos traces du matin qui remontent, encore et encore.

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Notre compagnon Sue, l’anglaise, si forte jusque là craque aussi. Après avoir séché ses larmes, il nous faut repartir car la nuit menace. Enfin, lors de la dernière descente, nous sentons l’odeur du poêle de notre refuge. Une descente effectuée à la frontale puisque la nuit s’est abattue.

L’arrivée au refuge est un soulagement tant physique que psychologique. Une journée de 13 heures de marche très difficile, avec seulement un petit déjeuner et quelques en-cas, où franchement nous ne pensions pas un jour vivre quelque chose d’aussi difficile physiquement et mentalement. Maintenant il faut penser à demain car il va falloir rebrousser chemin pour contourner le Cho La Pass, et revenir au trek du camp de base dans sa partie habituelle. Cela ne nous fera perdre qu’une journée, que nous rattraperons facilement au retour.

Nous verrons cela après une bonne nuit de repos.

 

13 et 14 mars 2017

Quelle frustration !

Malheureusement de nuit de repos il n’y en aura pas. En effet, en allant se coucher, nos yeux ont commencé à brûler. Le soleil, la neige, la fatigue et un peu la fumée dans la salle commune de la lodge sont certainement les responsables. Sans trop comprendre ce qui se passait, nous essayons de nous calmer, mais toute la nuit impossible de dormir tant les yeux nous faisaient souffrir. Impossible de les ouvrir, ne voyant rien il fallait se rendre à l’évidence. Aujourd’hui sera une journée au lit, à essayer des gouttes et dormir. Nous ne mangeons que très peu, et nous ne dormons que par épisodes. La journée va se passer sans grande amélioration. La propriétaire de la Guest House nous conseille fermement de repartir en hélicoptère jusqu’à l’hôpital de Katmandou. Pour nous c’est hors de question, nous sommes certains que cela ira mieux demain.

En effet, la nuit se passe plutôt bien et le matin nous arrivons à ouvrir les yeux et voir, très flou et très peu longtemps, mais il y a une petite amélioration. Pourtant, le mari de la propriétaire, guide, et elle-même, nous donnent une autre information. Il faudra prendre une décision aujourd’hui, puisque la météo des deux prochains jours ne permettra pas à un hélicoptère de se poser. Cette information et l’amélioration très faible de notre condition nous font prendre une décision raisonnable, nos yeux étant ce qu’il y a de plus important à s’occuper.

Nous appelons l’assurance pour l’administratif, mais la personne que nous avons au bout du fil ne peut pas prendre de décision avant le lendemain. Heureusement que nous ne sommes pas mourants !

Nous prendrons la décision pour lui, l’hélicoptère viendra donc nous chercher dans une heure.

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Personnellement, la décision est certes raisonnable, mais la frustration de ne pas achever ce trek est pour moi un échec cuisant, insupportable. D’autant que la forme était plutôt bonne, et que malgré la grosse journée du Cho La, nos jambes étaient largement capables de nous porter jusqu’au bout ! Cette frustration nous accompagnera longtemps je pense. Et nous ne saurons pas pourquoi ces yeux nous ont fait défaut.

Le rapatriement en hélicoptère est plutôt rapide et nous sommes pris en charge par une ambulance. C’est intéressant aussi comme expérience, puisqu’une personne de la compagnie d’hélico nous accompagnera tout du long, pas pour voir si tout se passe bien, mais plutôt pour nous encaisser dès que possible.

A l’hôpital on nous indique que l’équipement nécessaire n’est pas disponible et qu’il faut qu’on aille dans une clinique pour les yeux. Nous sommes reçus dans un cabinet d’ophtalmologie et le médecin nous explique le problème. Il se veut rassurant, des gouttes, une crème et en une ou deux semaines tout ira bien. Au moins nous n’aurons pas de séquelles.

Un passage à la pharmacie, retour à l’hôtel, toujours accompagné de l’agent de la compagnie et de son TPE.

Nous lui expliquons que nous ne pouvons pas payer cash les 5000$ que nous devons, qu’il faut d’abord que nous voyons avec notre assurance, et s’il faut avancer les frais que nous voyons avec notre banque. Il a du mal à comprendre, son chef aussi, mais nous convenons de nous revoir le lendemain, lui avec une facture, nous avec des réponses.

Pour nous remettre de nos émotions, nous sommes retournés à la bonne adresse, le Newar Momos, petit resto caché dans une ruelle un peu sombre pour y manger une omelette sur un Nâan, un curry de légumes, des lassis et enfin, enfin, une bière ! Excellent, pas cher, et friendly.

 

15 mars 2017

Aujourd’hui, le programme n’est pas très excitant. Il s’agit, avec une connexion internet très sautante, de joindre la banque et la compagnie d’assurance afin de régler le problème de la prise en charge du rapatriement. L’assurance, comme toute bonne assurance, a déjà commencé à chercher une excuse pour éviter les frais, mais cela ne tiendra pas. Ils cherchent à dire que nous faisions de l’alpinisme (non pris en charge), alors que nous étions en trekking (pris en charge). Cette excuse ne tiendra pas la route, c’est certain mais ils ne vont sûrement pas en rester là !

La banque fera le virement pour l’avance de frais (5000$ ça fait mal !) et donc le petit agent de la compagnie d’hélicoptère repartira soulagé. Ah et bien entendu, il a fallu payer l’ambulance qui nous a transporté 30$ (vive la sécu). Un taxi aurait été moins cher ! Et oui bienvenue dans un monde où la santé passe après le compte en banque, et où il faut s’inquiéter de comment on va payer avant de s’inquiéter de comment on va guérir… Pour des français ce n’est pas facile à intégrer. Une fois cela avancé, nous sommes allés en ville afin de rendre les doudounes de location et se faire rembourser les billets d’avion Lukla-Katmandou.

L’administratif effectué, nous nous dirigeons vers Swayambunath, où un temple domine Katmandou, habité par des singes.

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Le temple nous offre une belle vue sur Katmandou.

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La beauté du site contraste avec ce qui y est fait. Le site est colonisé par les marchands de souvenirs, et cela est vraiment dérangeant. Il va pourtant falloir s’y habituer, cela doit être la règle par ici.

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Après un bref retour à l’hôtel pour soigner et reposer les yeux, un petit diner à notre « cantine » de Katmandou, et la journée un peu galère est enfin terminée…

 

16 mars 2017

Englouti le petit déjeuner (oeufs au plat, toasts, café et lassi), nous décidons de suivre le conseil de la française que nous avons rencontré à Gokyo. À savoir sortir de Thamel, le quartier touristique. Nous l’avions déjà un peu fait lors de notre visite précédente à Durbar Square et Freak Street, mais nous ne voulons pas repartir sur une trop mauvaise impression.

Nous prendrons donc un bus local pour sortir de la ville et aller à Bakhtapur, une bourgade à quelques kilomètres de Katmandou. Et effectivement, c’est beaucoup plus calme et un peu plus accueillant. Enfin, jusqu’à ce qu’on tombe sur un guichet qui demande 15$ pour entrer dans la ville ! Une fois de plus nous déciderons que c’est inadmissible et beaucoup trop cher, surtout pour voir des bâtiments et temples totalement détruits par le tremblement de terre. Nous arrivons tout de même à profiter de l’assoupissement du gardien pour nous faufiler jusqu’à Potter’s square, une petite place plutôt chaleureuse, où une école de peinture nous explique l’art principal au Népal, le Thangka. Il s’agit d’une peinture très fine sur du coton, représentant toujours une partie de la religion bouddhiste, mais vraiment extrêmement fine et utilisant des matériaux pour les couleurs comme l’or. Le tout sans nous demander à acheter ! Ça change !

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Nous continuons notre balade dans Bakhtapur, mais encerclés par les guichets nous décidons de reprendre un bus pour notre seconde destination, Pashupatinath.

Là une nouvelle aventure commence. Les bus sont des engins plutôt anciens, et rien n’est écrit dessus. Une personne conduit, et une autre hurle à chaque arrêt quelles stations dessert le bus. Après renseignement, il nous faudra s’arrêter à un arrêt pour une correspondance. Nous demandons au hurleur de nous prévenir quand il faudra descendre mais il nous dit clairement non ! Incroyable… Nous demandons ensuite à un passager et après des palabres avec le hurleur, celui-ci nous indiquera où descendre, mais l’amabilité n’est pas une de ses qualités. Le passager nous indique qu’il faudra descendre dans deux kilomètres et demi. Le hurleur attendra bien cinq kilomètres avant de nous indiquer la descente d’un geste dédaigneux. Sympathique le garçon.

L’aventure n’est pas terminée puisque maintenant il faut savoir quel bus reprendre, il y en a tellement ! Et qui passe parfois en coup de vent sans s’arrêter.

Nous demandons à un jeune de nous indiquer le bon bus et il nous fait non de la tête. On supposera qu’il ne parle pas anglais du tout. Un autre nous dit qu’il est nouveau ici et qu’il ne peut rien faire. D’ailleurs il est parti ! Enfin, un homme nous dit qu’il nous aidera et nous fera signe quand le bus arrivera. Ouf ! Au bout de cinq minutes, notre gentil monsieur, sans prévenir, saute dans un bus. Il passe devant nous sans rien nous dire et nous laisse en plan ! Pas grave, nous demandons au hurleur du bus qu’il vient de prendre et…c’est celui là qu’il faut prendre ! L’hospitalité népalaise…

Arrivée à la station de bus de Pashupatinath, nous nous dirigeons vers un temple sacrificiel. Une fois de plus, il faut faire une donation puisque nous sommes étrangers. Une fois de plus nous passerons notre chemin.

A pied, nous nous dirigeons désormais vers Buddhanath, l’une des plus grandes stupa du monde. Un étudiant népalais nous voit, commence à discuter et veut nous montrer un chemin plus court. La confiance envers les népalais étant très entamée depuis le début de notre séjour, nous nous méfions. Nous le suivons tout de même, tout en discutant un peu avec lui, et finalement, il nous laisse sur la bonne route. C’est le premier qui nous aide sans rien demander, cela fait plaisir.

Là, à Buddhanath, nous sommes enclin à payer une entrée enfin raisonnable (250R/p). Surtout que la stupa a été restaurée, et même si une fois de plus les stands de ventes d’objets (toujours les mêmes d’ailleurs) polluent un peu le site, nous sommes impressionnés par cette stupa. Et surtout des pèlerins qui viennent y prier. Un grand nombre de fidèles, de moines et de nonnes sont là pour exercer leur culte, au milieu des appareils photos des touristes. Une femme fait même le tour de la stupa en effectuant le rituel de prière tous les deux pas (elle se couche, prie, se relève, fait deux pas et recommence).

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La fatigue et les yeux commençant à nous faire défaut, nous décidons de rentrer en taxi à l’hôtel pour un petit repos mérité.

Pour notre dernier soir à Katmandou, nous délaissons notre petite cantine pour se faire plaisir dans un restaurant un peu plus touristique et sophistiqué. Nous ne sommes pas déçus. Effectivement il n’y a que des touristes au OR2K, l’ambiance est un peu (trop) lounge, on s’assoit sur des coussins pour manger, mais la cuisine est vraiment exceptionnelle. Nous retouchons aux saveurs que nous connaissions et ça fait un bien fou ! Au menu, gratin de courgettes ou de chou fleur accompagnés d’une salade de crudités et de salade verte. Arrosés d’une bière et d’un lassi à la banane, nous sommes un moment de retour en France (en tout cas au niveau culinaire !).

Après ce régal, nous rentrons nous coucher, demain direction Pokhara pour échapper à la folie de la capitale.

Entrée Jardin des Rêves : 200R/p

Entrée temple Sawaybunath : 200R/p

Entrée Buddhanath : 250R/p

Bus Kathmandou – Pokhara : 600R/p

POKHARA

17 mars 2017

Attendus à la station de bus à 6h30, c’est très tôt que nous nous levons. Des petites pâtisseries et un café avant le départ, et nous voilà partis pour Pokhara, la deuxième ville du Népal, avec la ferme intention de nous reposer dans un endroit calme.

Le trajet en bus est un calvaire. Seulement 300 kms séparent Katmandou de Pokhara, mais il nous faudra 7 heures pour les avaler. Route de montagne, nids de poules, la voie est chaotique et embouteillée.

Après ce périple, nous arrivons à la station de bus de Pokhara. Un petit marchandage de taxi (de 500 nous passerons à 200 Roupies) et nous voilà arrivés à la Guest House. Belle chambre, lit douillet et salle de bains, nous voilà comblés.

Après un peu de repos nous sortons dans les rues de Pokhara pour une première impression. Et elle est plutôt bonne puisque malgré le côté très touristique du quartier (Lakeside), nous retrouvons des trottoirs et une circulation normale, peu de pollution et un cadre assez sympathique. Même les vaches (sacrées) s’y trouvent plutôt à l’aise. Cela fait du bien de sortir de la folie, les marchands, ici, ne nous harcèlent pas et nous pouvons prendre notre temps, tranquillement. Ouf !

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Emie n’est pas bien, le trajet, la fatigue et le contre coup du trek l’ont rendue nauséeuse. Cela ira mieux demain !

Pour terminer notre journée, nous dinerons chez un indien, plutôt bon mais relativement cher. Pas grave je suis repu (Emie ne mangera rien) et nous pouvons aller nous coucher.

 

18 mars 2017

Aujourd’hui, une petite randonnée nous attend. Cela faisait longtemps ! Emie ne va pas mieux et est barbouillée, mais ne voulant pas rester à ne rien faire nous tentons le coup pour aller jusqu’à la pagode de la Paix, un temple bouddhiste japonais perché sur une colline au milieu d’une forêt. Le sentier commence au sud du lac, vers le barrage.

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Nous traversons ensuite un petit village, agricole mais plutôt bien équipé en logements.

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Nous traversons un pont de bois par dessus une rivière où des femmes lavent leur linge. Rien d’exceptionnel, sauf que la rivière est polluée de déchets en tous genres… Pas terrible comme vue.

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Une fois ce village derrière nous, nous arrivons au pied de la colline. Nous rencontrons ensuite un enfant d’une dizaine d’années qui parle mieux anglais que nous et qui se propose comme guide (!). Après un gentil refus, nous démarrons le sentier qui nous mènera à la pagode.

Deux heures de marche plus tard, nous arrivons en haut et au site de la pagode de la Paix.

La vue sur Pokhara et le lac est superbe, malgré le temps qui se gâte un peu.

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Des panneaux « silence » sont posés un peu partout mais autant les touristes respectent ce silence, autant les visiteurs locaux sont comme à Eurodisney. Selfies, enfants bruyants, parents qui parlent forts, tout cela est plutôt dérangeant.

Bref, quelques photos, un petit gouter et il est temps de rentrer. Le retour est plus rapide et nous arrivons à un petit étal vendant des fruits et légumes appétissants. Il vend également des jus pressés et nous craquons pour un jus d’orange. Des vitamines, on en avait besoin !

Après un repos à la Guest House, il est temps de descendre en ville pour trouver de quoi manger, et nous trouvons un restaurant excellent et vraiment pas cher, le MO2’s Delight. Une bière, des petites assiettes de Pakhodas, Momos et petits sandwichs aux légumes, le tout avec un lassi banane et les batteries sont rechargées. Il faut reprendre les 5 ou 6 kg que le trek nous a fait perdre en 12 jours !

 

19 mars 2017

Pour ce deuxième jour à Pokhara, nous décidons d’aller voir ce qu’il se passe ailleurs qu’à Lakeside, le quartier où nous logeons et où finalement il y a plus de touristes que de népalais.

Nous décidons d’arpenter à pied le long chemin qui nous mènera à Old Pokhara, une marche d’environ 4 heures dans les rues de la ville.

Et dès la sortie de Lakeside, nous sentons que les gens n’ont pas l’habitude de voir des étrangers. Nous voyons enfin des népalais qui nous disent un peu plus bonjour, les enfants nous sourient et c’est plutôt agréable. Le quartier est d’ailleurs un peu bizarre, puisqu’il s’agit de petits champs noyés dans des bâtiments récents et en béton. Un drôle de contraste.

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Nous assisterons d’ailleurs à une scène encore plus bizarre. Des hommes viennent au bord de la rivière pour se laver. Jusqu’ici rien d’exceptionnel où nous sommes, mais rajoutons que la rivière est pleine de déchets. Une nouvelle fois rien d’exceptionnel au Népal. Par contre, lorsque ces hommes viennent avec leur savon pour se laver, ils font d’une pierre deux coups en apportant également leurs poubelles pour les jeter dans la rivière, et là c’est très bizarre. Choquant même, pour nous français..

Bref, en continuant de remonter la ville à pied, nous nous apercevons que ce n’est pas la même ville qu’à Lakeside. C’est plus agréable (beaucoup même !) que Katmandou, mais nous nous rapprochons de ce que nous connaissions, avec des klaxons, de la circulation, de la poussière et de la pollution.

Nous nous arrêterons à un temple hindou faire une petite pause, puis nous arrivons à Old Pokhara. Un quartier un peu plus authentique, sans touristes, avec des maisons en briques rouges. Nous en profitons pour visiter le musée consacré aux Gurkhas, un corps d’armée d’élite népalais, enrôlé depuis le 19ème siècle par l’armée britannique. Ces hommes triés sur le volet ont participé à tous les conflits en première ligne impliquant la Grande Bretagne.

Sortis du musée, nous traversons la route pour aller aux gorges de la Sedi.  Et là sans commentaires…

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Enfin, les jambes et la forme étant plutôt en berne après autant de marche, nous décidons de prendre un bus local pour revenir à Lakeside.

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Après une petite sieste, nous sortirons dans Lakeside flâner et surtout réserver un petit massage népalais pour le lendemain. Nous en salivons d’avance. Un petit dîner au MO2’s Delight et la journée se termine avec une petite crêpe sucrée en dessert. Un régal, nous avons besoin de reprendre des forces !

 

20 mars 2017

Pour notre dernière journée à Pokhara, nous décidons d’aller voir trois sites dans la même zone. Tôt le matin et après un petit déjeuner, nous commençons par nous diriger vers la cascade Devi.

Nous rencontrons sur le chemin Mansour, un jordanien en vélo qui préférera nous suivre pour éviter de se perdre. Il dégaine son téléphone pour prendre des photos aussi vite que son ombre c’est impressionnant ! Nous discuterons tout du long avec lui et sympathiserons.

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Arrivés à la cascade, comme pour les gorges de la Sedi, sans commentaires…

Nous voulions également voir un camp de réfugiés tibétains. Il ne s’agit pas d’un camp de migrants, mais bien d’un village où les touristes peuvent aller et bien entendu, acheter de « l’artisanat » tibétain. Et soit nous n’avons pas trouvé ce village, soit une nouvelle fois, sans commentaires…

Pour éviter un nouveau sans commentaires, nous décidons de passer notre tour pour le troisième site, une grotte. Mansour devant ramener son vélo, nous continuerons notre petit périple à deux.

Nous décidons d’aller en bus à New Bazar, une avenue un peu avant Old Pokhara où les magasins pullulent. Mais ce sont des magasins qui ne vendent pas de souvenirs, plutôt des choses que les locaux achètent. Nous remontons donc cette « avenue » et nous voyons que tout y est organisé. Ici plusieurs magasins de meubles, avec les photos bien sûr de ce qu’ils vendent en devanture, là les magasins d’informatique avec des photos d’ordinateurs en devanture, puis les tailleurs, avec des photos de costumes en devanture. Arrive ensuite la partie médicale, avec des opticiens et des photos d’yeux en devanture, des dentistes avec des photos de dents en devanture. Enfin, nous arrivons au clou du spectacle, puisque dans cette partie médicale, nous tomberons sur un proctologue, avec des photos en devanture… Et je vous laisse imaginer le genre de photos… Incroyable !

Bref, après avoir remonté cette avenue, nous décidons de reprendre un bus pour retourner à Lakeside. Une petite sieste, un goûter, et il est enfin temps d’aller se faire masser.

Et là pas de massage à la birmane, il s’agira d’un massage traditionnel népalais. Plus dans nos conventions, petite musique pour la détente, table de massage, huile et masseuses pratiquant leur art avec douceur. Tout le corps y passe, la tête, et l’heure passe vite ! Mais quel bonheur… Et avec une petite boisson à la menthe offerte au bord du lac, nous sommes aux anges !

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Il est alors temps de rejoindre notre cantine à Pokhara, le MO2’s Delight, pour un dernier diner.

Un petit tour à la pâtisserie pour préparer le trajet de bus du lendemain et il est temps d’aller se coucher puisque demain nous partons très tôt à Chitwan, dernière étape de notre séjour au Népal.

Notre Guest House à Pokhara : La Traveller’s Inn, 22$ une chambre double avec salle de bains et petit déjeuner. Propre, la chambre est grande. Le petit déjeuner est copieux et le personnel très agréable. Bon l’eau chaude peut mettre du temps à arriver mais dans l’ensemble tout est correct.

Entrée musée Gurkhas : 200R/p

Entrée Gorges de la Séti : 25R/p

Entrée Devi’s Fall : 30R/p

Bus Pokhara – Sauhara : 600R/p

LE PARC NATIONAL DE CHITWAN

21 mars 2017

Ce matin, retour à la station de bus pour aller au parc de Chitwan. Nos tickets de bus ayant des places attribuées, c’est tranquillement et au dernier moment que nous nous présentons au bus. Mais surprise, lorsque nous montons dans le bus, toutes les places sont prises. Nous nous retrouvons donc sur des strapontins dos à la route juste derrière le chauffeur. Pas super confort pour affronter 6 heures de trajet sur les routes chaotiques du Népal.

Chaotiques et toujours en travaux, les routes Népalaises sont une catastrophe, et au bout des 6 heures de trajet, les sensations sont disons nauséeuses.

À la sortie, nous trouvons notre pick-up pour l’hôtel et là, nous voyons Mansour qui a pris le même bus que nous, et est descendu avec son ami dans le même hôtel ! Après avoir discuté un peu avec eux, nous nous retrouvons dans une chambre plutôt sympa, dans un cadre paisible.  L’hôtel possède même un éléphant domestique (c’est le cas de beaucoup d’hôtels ici). C’est bien ici que nous terminerons notre séjour au Népal, au calme, et nous rentrerons au dernier moment à Katmandou !

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Une douche bien méritée et nous décidons d’aller prendre un peu la température des lieux. Nous sommes dans un village plutôt touristique avec beaucoup de lodges, mais pas très fréquenté en ce moment. Nous nous sommes dirigés vers une partie non « colonisée » du village, avec des maisons népalaises, des échoppes et des champs où les buffles et les chèvres paissent. Après un petit encas (samosas et beignets au miel), nous revenons à l’hôtel pour une soirée tranquille à travailler sur le blog et continuer nos formalités administratives concernant l’assurance autour d’une bière. Cela tombe bien puisque nous n’avions pas de nouvelles depuis le rapatriement et après une relance de notre part, le couperet tombe en un mail et une seule phrase : notre dossier est refusé. Le tout bien entendu sans aucune justification ou conclusion. Le top du professionnalisme, ils ne nous ont jamais demandé ce qui s’était passé ! Bref, une réponse bien sentie et nous attendrons leur retour début de semaine, c’est à dire le jour de notre départ. En même temps, la demande de virement faite à la banque n’a pas abouti. À suivre donc…

 

22 mars 2017

Après le petit déjeuner, direction le « centre » du village de Sauhara, pour voir ce qui est proposé en restaurants, boutiques et autres « primeurs ».

En passant par la lisière du parc, nous avons la surprise d’apercevoir au loin un rhinocéros qui retourne dans la forêt. Joli spectacle !

Nous nous dirigeons ensuite vers la rivière, puisque c’est l’heure pour les éléphants domestiques de prendre leur bain. Nous arrivons avant la cohue des touristes, et le peu de temps que nous avons seuls avec les éléphants est assez appréciable.

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Emie ira même laver un pachyderme.

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Problème, certains dresseurs sont également là pour faire faire le show à leur animal et pour que les appareils photos soient dégainés. Les touristes viennent pour monter sur les animaux, se faire asperger d’eau et les dresseurs mettent les éléphants dans les positions les plus « funs ».

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D’ailleurs, revoilà Mansour et son ami, qui vont directement dans l’eau pour prendre la pose. Sacré Mansour !

Bref, après ce bain, il est temps d’aller se reposer un peu. La forme n’est pas au mieux. Peut-être n’avons nous toujours pas récupéré du trek…

L’après midi sera passé à se prélasser, et à travailler un peu sur le blog. Le soir nous décidons de faire confiance à Trip Advisor et de diner dans un petit boui boui local. Après une bière, nous commandons, mais apparemment la maîtresse de maison est partie discuter avec ses copines dans une boutique alentour. Une fois revenue, nous voyons bien que nous l’ennuyons, et cela se voit encore plus dans sa cuisine. Une adresse vraiment pas top, et un diner gâché.

Bon, il s’agit maintenant d’aller dormir, puisque demain nous attend une grosse journée de randonnée dans le parc, à la rencontre nous espérons des rhinos !

 

23 mars 2017

Voilà, aujourd’hui nous pénétrons dans le parc national du Chitwan, accompagnés de deux guides (c’est obligatoire) pour une journée de randonnée.

Avant d’entrer dans le parc, nous avons le plaisir de voir un rhinocéros, dans un fourré en train de dormir tranquillement. Cela augure du bon pour cette journée !

Le cadre est vraiment sympa, le silence est d’or et nous nous concentrons pour affûter les yeux (pas encore tout à fait remis d’ailleurs). Et heureusement que les guides sont là puisque les yeux acérés, ce sont eux qui les ont !

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Tout au long de la matinée, nous apercevrons des cerfs, des cochons sauvages, des petits singes, ou des paons. Malheureusement, pas de gros mammifères à l’horizon.

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Nous patienterons même dans une tour d’observation pendant plus d’une heure, mais à part trois cochons sauvages, nous ne verrons rien d’autre qu’un écureuil…

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Tous ces animaux étant à l’état sauvage, il est très difficile de prendre des photos. Pas de soucis nous avons encore l’après midi ! Et surtout pour voir des rhinocéros, peut-être même des ours !

Après le déjeuner (copieux d’ailleurs), nous voilà repartis dans la forêt. Quelques pauses pour attendre, à l’affût d’un animal, quelques attentes aussi dans des tours d’observation, mais toujours rien. La fin de la journée approche, et à part les animaux que nous connaissions, pas d’exotisme… La frustration est là mais nous ne sommes pas dans un zoo. Si les animaux ne veulent pas se montrer, il faut le respecter.

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Nous sommes achevés en fin de journée lorsque sur une tour, nous rencontrons un couple d’allemands qui eux n’ont marché que deux heures et ont vu des rhinos. Nous ne sommes vraiment pas vernis !

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La fin de la journée sonne et la fatigue, et aussi un peu la frustration, font que la soirée sera très courte.

 

24 mars 2017

Aujourd’hui nous décidons d’aller louer des vélos pour aller voir les villages alentours, des villages Tharus.

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Nous traverserons un de ces villages, rural, avec des maisons très colorées, certaines encore en terre séchée. Les buffles et les chèvres y vivent avec les habitants, et le calme y règne.

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En traversant un de ces villages, nous arrivons au centre d’élevage des éléphants. Là le spectacle est gênant. Nous y voyons des éléphants enchainés, avec leurs éléphanteaux. Cette visite n’a pas grand intérêt et nous repartons. Emie est toujours malade et nous décidons de passer la journée au frais, à l’hôtel, pour bien récupérer.

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Le sentiment de ces éléphants domestiqués est vraiment bizarre. Bien entendu c’est contre nature de domestiquer un animal sauvage comme l’éléphant, mais en même temps il est en voie de disparition donc est-ce que cela ne préserve pas l’espèce ? Emie est totalement opposée à la domestication, je ne sais pas trop quoi en penser…

Bref, aujourd’hui ce sera donc repos, repos et repos.

 

25 mars 2017

La fin du séjour approche et nous rechargeons nos batteries pour affronter le Laos dans de bonnes dispositions. Cela fait un mois et demi que nous vivons beaucoup de choses et le contre coup est peut être là aussi. Nous ne prévoyons rien d’exceptionnel aujourd’hui. Un petit tour au bain des éléphants, la réservation du bus de retour, mais aussi et surtout nous réservons une seconde tentative dans le parc ! Avec cette fois un petit tour de canoë à la rencontre des crocodiles et un retour d’environ deux heures de marche, où il ne peut qu’y avoir de bonnes rencontres ! D’ailleurs, sur le chemin du bain des éléphants nous apercevons de l’autre côté de la rivière un rhinocéros qui vient nous narguer !

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En revenant à l’hôtel, nous passons devant le musée de la biodiversité et de la vie sauvage du parc. Tout un programme quand on connait déjà les installations de ce type au Népal. Et en effet nous ne sommes pas déçus du voyage ! Le musée est en fait une petite pièce où sont exposées les différentes espèces du parc…dans du formol ! Le musée des horreurs ! Les animaux sont plongés tels quels dans le liquide et c’est vraiment écoeurant. Il y a même des foetus d’éléphants ou de rhinos. Dégueu…

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Bref, retour à l’hôtel pour du repos. Au diner, je me permets de tenter une cuisse de poulet grillée au barbecue, avec des pommes de terre également cuites au feu de bois. Un régal !

 

26 mars 2017

Allez aujourd’hui j’y crois ! Je verrai du gros mammifère ! En effet, j’irai au trek seul, la maladie d’Emie la clouant au lit sans aucune énergie. Déjà plus d’une semaine que sa santé fluctue et que l’énergie lui manque. Il faut dire que nous sommes vraiment lassés de la nourriture, et que les plats locaux ne nous disent vraiment plus rien, voire nous écoeurent. Et pas facile de trouver autre chose…

Bref c’est donc seul, accompagné de deux guides que je m’installe dans un canoë. Un autre petit groupe nous rejoint, deux guides accompagnant un couple de quarantenaires turcs.

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Après une petite heure de navigation, où nous observons de superbes oiseaux comme les martins pêcheurs ou les hérons, nous accostons sur une petite berge en sable. Là, le téléphone portable de la turque sonne, le plus fort possible bien sûr. Pas évident que cela attire les rhinos ! Nous entamons donc avec eux une petite marche, et les turcs font comme s’ils étaient dans la rue, parlant tout fort et rigolant. Bref, au moment où je me dis que c’est foutu, je ne verrai rien, un rhinocéros apparaît dans la forêt. En essayant de le contourner pour le voir de plus près, nous nous apercevons qu’il y en a trois autres qui se baignent dans une petite mare ! Et toujours en voulant s’approcher, en voilà un autre qui nous surprend et commence à s’exciter. Les guides nous demandent de stopper et c’est d’une trentaine de mètres que nous les observons à travers les branchages pendant une dizaine de minutes.

Incroyable ! La dernière fois toute une journée en faisant attention où nous marchions et en faisant le moins de bruit possible, résultat rien ! Et là, téléphone portable à fond, brouhaha infernal et au bout de 5 minutes de marche nous tombons sur 5 rhinos ! J’en connais une qui va être déçue…

Bref nous nous séparons et 10 minutes plus tard, dans un petit marécage, nous retombons sur un rhinocéros qui se trempe. La totale…

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Le reste de la randonnée me permettra de revoir quelques singes et quelques cerfs, ainsi qu’un superbe paon qui traverse la piste juste devant nous.

Retour à l’hôtel pour raconter ça, mais peu de photos, ce n’était vraiment pas facile de prendre des clichés sans danger.

Une douche, une sieste, et nous voilà revenu pour diner au même endroit que la veille pour essayer de manger. Je reprendrai le poulet grillé et Emie commandera un genre de croque aux tomates. C’est toujours ça dans le ventre !

Demain, déplacement à Katmandou en bus, nous appréhendons déjà…

Notre Guest House à Sauhara : L’Eden Jungle Lodge, chambre double avec salle de bain et petit déjeuner (16$). Cadre paisible, propre, personnel très serviable. Restaurant par contre à éviter.

Randonnée à la journée dans le parc : 4200R/p

Location de vélos Sauhara : 250R/p à la journée

Entrée centre d’élevage des éléphants : 50R/p

Randonnée à la demi-journée (avec départ Canoë) : 2500 R/p

Bus Sauhara – Kathmandou : 600R/p

27 mars et 28 mars 2017

… et nous avions raison ! Après un bon petit déjeuner, nous voici dans un bus. Légèrement plus confortable que le précédent, la route elle, est une nouvelle fois catastrophique. Comment un pays peut-il avoir un réseau aussi déficient ? Je ne vois pas comment on pourrait faire pire. Pour avaler les 250 kilomètres séparant Chitwan de Katmandou, il nous aura donc fallu… 9 heures !!!

Bon, nous sommes tout de même arrivés et c’est bien là le principal.

Après un dernier diner au Newar Momos, une dernière nuit à Katmandou et ce sera demain le départ du Népal, qui nous aura laissé un sentiment plus que mitigé.

Et ce départ nous met une petite pression puisque pour rappel des faits, nous devons 5000 $US à une société d’hélitransport, et que cette société possède une copie de mon passeport, et est basée à l’aéroport.

Nous passons l’enregistrement des bagages, puis l’immigration. Le danger est donc normalement derrière nous. La pression disparaît totalement lorsque nous embarquons et nous poussons un ouf de soulagement lorsque l’avion décolle, direction Kuala Lumpur pour une nuit d’escale (et un Mc Do très attendu) avant Luang Prabang, notre première étape au Laos.

 

LE BILAN

 

NOS IMPRESSIONS…

MITIGÉES

Notre séjour au Népal n’a malheureusement pas été à la hauteur de nos attentes.

Nous nous attendions à un pays certes pauvre, mais avec des gens accueillants, calmes, avenants. Il n’en a rien été !

La capitale Katmandou est un cloaque extrêmement pollué. Pollution atmosphérique, bruit continuel avec le brouhaha des motos et des taxis qui se faufilent en klaxonnant dans des ruelles poussiéreuses, n’hésitant pas à prendre le risque de blesser les piétons, il faut regarder partout et faire attention à tout et tout ça rend la ville extrêmement énervante. De plus, en tant qu’étranger, nous sommes perçus comme une riche vache à lait, à qui il faut prendre le plus d’argent possible. Il a aussi été difficile de trouver des informations ou de se faire aider dans la rue.

Le trek du camp de base de l’Everest a été une pause extrêmement appréciable, avec des paysages exceptionnels, un air pur et un calme plaisant, malgré le froid glacial des nuits himalayennes. Les népalais des montagnes (sherpas) ne sont pas extrêmement avenants, mais ils sont discrets et serviables.

À Pokhara, ville touristique par excellence, l’ambiance est un peu plus décontractée, sans pour autant être une expérience inoubliable. Les gens y sont tout de même un peu plus souriants et moins agressifs.

Quant au parc du Chitwan, avec sa petite ville Sauhara, le calme d’un petit village a été la bienvenue, mais la vue des éléphants domestiques n’a pas été notre tasse de thé.

Même si nous ne sommes pas les plus sociables du monde et que nous avons un peu de mal à engager les conversations, les Népalais, contrairement aux Birmans, ne nous ont pas donné l’envie d’aller vers eux et d’essayer de les connaître. Pire, plus la fin du séjour approchait, plus nous avions envie de partir et de passer à l’étape suivante.

Ne parlons même pas des routes catastrophiques qui font des trajets de bus des calvaires, ou de la difficulté à se nourrir correctement.

Peut être la succession de plusieurs facteurs (séjour au Myanmar exceptionnel, mauvaise surprise de Katmandou, problème de santé pendant le trek) aura faussé notre perception de ce pays, mais nous repartirons tout de même déçus et frustrés de cette expérience au Népal. L’excuse de la pauvreté et de l’instabilité politique ne tient pas, puisqu’au Myanmar, ces mêmes facteurs n’ont pas les mêmes effets.

Maintenant, nous n’avons passé qu’un mois dans ce pays, ce ne sont que des impressions et nous ne pouvons pas nous permettre de juger les gens qui y vivent. De plus, les voyageurs que nous avons rencontrés étaient dans un autre état d’esprit et n’avaient pas les mêmes sensations.

Le sentiment général peut donc se résumer en un mot : mitigé.

Ce que nous avons aimé :

  • les paysages exceptionnels pendant le trek du camp de base de l’Everest
  • le frisson lors de l’atterrissage sur la petite piste de Lukla
  • la randonnée dans le parc du Chitwan
  • la stupa de Buddhanath

Ce que nous n’avons pas aimé :

  • l’état des routes lamentables et donc les trajets de bus (250 km/8h)
  • l’empressement des gens à Katmandou pour vendre des choses inutiles et hors de prix aux touristes
  • Katmandou
  • la nourriture et son manque de variété

 

 

BUDGET…

Budget Népal

Soit un budget moyen par jour pour 2 personnes de 57,40 €.

Pour être précis, durant notre séjour, nous avons effectué 12 jours de trek, ce qui a des conséquences sur les postes de dépenses. En effet, pour accéder au site, nous avons pris un vol en direction de Lukla depuis Katmandou (580$ à la base pour deux, mais suite à notre souci 230$ remboursés soit un total pour le budget avion de 320 euros) ce qui explique le montant élevé des transports. De plus sur notre parcours, l’hébergement était quasi gratuit. En revanche la nourriture était bien plus chère qu’en ville. Les postes de dépenses auraient donc été différents sans le trek. Pour infos, une nuit à l’hôtel basique avec petit déjeuner à Katmandou, Pokhara ou Chitwan est située entre 15 et 20 $, tandis que pour le trek, il faut compter environ 20$/p/j pour l’hébergement et les repas (sans extras type bière, douche chaude tous les jours…)

Nous étions au Népal au tout début de la haute saison (début mars).

1€ = 120 NPR (Roupie Népalaise) = 1,20$

 

 

RANDONNÉES

 

TREK DU CAMP DE BASE DE L’EVEREST ET DU GOKYO

Malheureusement nous n’avons pas pu terminer le trek. De plus, la montre GPS est tombée en rade le 4ème jour… Pas de chance !

LuklaBenkar
JOUR 1 : LUKLA – BENKAR

Une première étape plutôt tranquille, passée à se régaler des paysages !

 

BenkarNamche
JOUR 2 : BENKAR – NAMCHE

Étape plus compliquée, la montée en « lacets » plutôt longue et ardue.

 

NamcheThameNamche
JOUR 3 : Acclimatation, aller-retour Namche – Thame 

La suite pour notre prochaine tentative dans quelques années !

 

PARC NATIONAL DU CHITWAN

Chitwan Journée.png
Randonnée à la journée

 Une randonnée sympa, de jolis paysages. Malheureusement nous n’aurons pas vu de gros mammifères… Pas de chance !

 

Chitwan 2h.png
Canoë et marche de 2h

Même si le canoë n’a pas un grand intérêt, la marche retour a permis de croiser 6 rhinocéros ! Cette fois, la chance était là !

 

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