Indonésie

22 juillet 2017

Dans les transports…

Notre séjour à Singapour touche à sa fin et nous attend donc une petite journée dans les transports.

Après un petit déjeuner très matinal, nous prenons une dernière fois le métro singapourien pour nous rendre à l’aéroport.

Enregistrement des bagages, passage à l’immigration, embarquement, nous voilà fin prêts pour le décollage. Deux heures plus tard nous atterrissons à Jakarta, capitale de l’Indonésie. Nous avons choisi, par manque de temps et surtout d’intérêt, d’écarter la visite de la ville pour aller directement à un site plus intéressant, Yogyakarta. Nous prendrons donc un bus de l’aéroport qui nous emmènera à la gare ferroviaire de Gambir. En effet, nous avons décidé de prendre le train, fiable et confortable sans être trop cher. En attendant l’heure du départ, nous en profitons pour succomber à notre péché mensuel, un « capitale fast food ».

Il est ensuite temps d’embarquer pour 8 heures de trajet dans un super confort. Siège inclinable, coussin, couverture, prise électrique individuelle, tout est fait pour que le temps passe vite et bien.

Arrivés à la gare de Yogyakarta, nous prenons enfin un taxi pour combler les 5 kilomètres nous séparant de notre homestay. Bon il est tard, nous sommes fatigués et nous ne voulons pas marchander. La somme demandée pour la course est bien trop élevée, mais nous ne disons rien.  Mais ce sera bien la dernière fois ! Il est une heure du matin lorsque nous arrivons épuisés par cette journée pas très excitante, et après avoir fait connaissance rapidement avec Reza, notre hôte, nous allons nous coucher.

 

23 juillet 2017

YOGYAKARTA

Après une bonne grasse matinée et un tout petit déjeuner, nous prenons les vélos fournis par Reza pour aller faire notre première sortie dans la ville. Il se propose même de nous accompagner un moment. Et tant mieux, car après cinq minutes de pédalage, mon pneu avant éclate. Reza connaît les lieux et 15 minutes plus tard, mon pneu est réparé dans une petite échoppe.

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Nous voilà donc repartis et notre première étape est une petite place où des ateliers de confection de marionnettes et de peintures au batik sont installés. On nous explique comment on fabrique cet artisanat, à quoi il sert et la signification culturelle des oeuvres.

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Reza nous amène ensuite vers une « sorcière ». En fait une pharmacienne pour ceux qui n’ont pas les moyens d’utiliser des médicaments classiques. Elle fabrique ses « potions » avec des plantes, des racines ou des fruits qui ont des vertus médicinales reconnues et les vend dans la rue.

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Après cette visite très intéressante et surtout non intéressée (en effet personne ne nous a demandé d’acheter quoique ce soit), nous allons visiter le Taman Sari. Surnommé le Water Castel, il s’agit en fait d’un ancien palais où des piscines étaient aménagées, que le Sultan utilisait pour se reposer et assister à des représentations de danse.

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Il est ensuite l’heure de manger, et sur les conseils de notre hôte, nous choisissons un restaurant végétarien au coeur de la ville, le Milas. Curry de citrouille ou salade géante, jus de carottes, le menu est fin et copieux. Nous nous régalons donc avant de retourner tranquillement à la chambre, la chaleur écrasante et l’envie de prendre notre temps étant les plus forts en ce moment.

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Après avoir vaqué à nos occupations l’après midi et bu un petit café, nous ressortons en début de soirée pour aller manger un morceau. Un petit waroeng (boui boui local) nous accueille avec des nouilles frites aux légumes. Et oui, après une parenthèse singapouro-malaisienne nous revenons aux sources de l’alimentation asiatique. De la friture, des nouilles, du riz et des légumes.

Ne nous plaignons pas puisque dans ce street food, les légumes sont variés et l’assaisonnement rend le plat très bon.

Repus, il ne nous reste plus qu’à aller nous coucher dans notre agréable homestay.

 

24 juillet 2017

Réveil matinal, le chant du coq voisin nous rappelle des souvenirs, et le chant des muezzins alentours nous invitent à nous lever.

Le petit déjeuner en compagnie de Reza se mue en discussion « philosophique » quand il nous expose un peu sa vision de la vie.

Après cette parenthèse culturelle, nous prenons les vélos et allons visiter le Kraton, une place fortifiée où trône le palais du Sultan. Nous y assistons à un concert de musique traditionnelle javanaise. On est loin de Gainsbourg, et nous sommes plutôt surpris par la performance des musiciens, totalement inhabituelle pour nous. Nous allons ensuite visiter le musée, mais rien n’y a attiré notre attention.

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Nous reprenons nos montures et allons en direction de Malioboro Street, la rue commerçante de Yogyakarta. Nous allons faire un tour au grand marché couvert, mais ce marché n’est pas très atypique. Nous n’y voyons que des échoppes de vêtements et seulement quelques stands alimentaires au dehors. C’est justement dans un de ces stands que nous nous offrons un déjeuner, des nouilles, des légumes et du sembal, l’épice locale.

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La chaleur étouffante du début d’après midi nous donne envie de retourner à la chambre pour y prendre un café et surtout le frais.

Prévoyant de louer un scooter pour le lendemain et la visite du Borobudur, nous nous arrangeons avec un duo italien qui en a justement un qu’ils doivent rendre le jour même. Après être passé à l’agence de location accompagné de l’un d’eux, je prends possession du scooter pour demain.

L’heure du diner sonnant, nous retournons à notre waroeng de la veille. Malheureusement, il est fermé et nous devons nous rabattre sur un autre boui-boui. Malgré la difficulté à communiquer, nous arrivons à expliquer ce que nous voulons et nous sommes servis en riz blanc, broccolis et aubergines, le tout avec un jus de citron glacé. Pas exceptionnel, mais suffisant. Il est ensuite temps d’aller se coucher, demain il faut se lever tôt pour éviter la cohue au Borobudur.

 

25 juillet 2017

Nous nous levons donc très tôt et après un petit déjeuner omelette-tempeh (sorte de tofu), nous partons pour un trajet en scooter sur les routes javanaises. La conduite à gauche ne pose pas trop de soucis, et la circulation dense et un peu folle nous rappelle un peu le Vietnam. Les gens roulent quand même moins vite et font plus attention, et le plus gênant finalement sera la pollution. Nous sommes dans le trafic pendant environ trois quarts d’heure et ce n’est vraiment pas agréable de respirer les gaz d’échappement. La dernière demie heure sera plus sympa, le cadre plus vert et plus pittoresque aidant.

Après avoir garé notre scooter chez un « parqueur », nous arrivons à la billetterie du Borobudur. Et là c’est la douche froide, nos renseignements datant de 2016 sont erronés puisque il y a encore eu une augmentation de tarif. 325 000 RP par personne soit 25$, la pilule est amère. D’autant qu’une fois de plus en Asie, les locaux paieront eux dix fois moins cher. Irritant ! Bref, passé la désillusion, nous entamons notre visite et bien qu’il y ait quand même un peu de monde, la visite est sympa et le temple une merveille.

La construction en elle-même est exceptionnelle, et le cadre dans lequel ce temple est construit le rend encore plus beau. Entouré de collines verdoyantes et dominé (de très loin) par un volcan, il est agréable de se promener dans le temple.

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Après une petite heure de visite, il est temps de filer reprendre le scooter pour notre seconde étape, la Chicken Church. Il s’agit d’une église construite en forme de poulet ! Nous roulons quelques kilomètres au milieu des villages du coin et la route est jolie. Arrivé sur le site, l’entrée est payante et une nouvelle fois les locaux paient deux fois moins cher. Nous passons donc notre chemin, la Chicken Church n’étant pas un site incontournable (loin de là !).

Notre dernière étape nous amène ensuite à Punthuk Setumbu, une colline qui offre une vue imprenable sur les environs et sur le Borobudur. La plupart des gens y viennent pour le lever du soleil apparemment magnifique d’ici. Effectivement la vue est belle, mais le temple est quand même très éloigné du point de vue. Et précisons qu’une fois encore, l’accès au site est payant, et l’étranger doit s’acquitter d’un droit d’entrée doublé. Bienvenue aux touristes, et surtout à leur porte-feuilles !

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Bref, il est temps ensuite de rentrer, et la route en scooter est quand même un peu longue. Nous allons rendre la machine à l’agence qui se situe dans une rue très touristique de Yogyakarta, la Jalan Prawirotaman. Nous allons ensuite boire une petite bière au bar d’en face en attendant de commander une voiture qui nous ramènera à notre homestay. Nous utiliserons pour ce faire l’application Grab (équivalent de Uber), qui offre des transports beaucoup plus économiques que les taxis locaux, sans avoir à passer par la case marchandage.

Nous arrivons donc à la chambre, et après une bonne douche, nous ressortons manger un morceau au waroeng de la veille, puis allons nous coucher pour notre dernière nuit à Yogya.

Train Jakarta – Yogyakarta : 393 000 Rp/p en classe Exécutive (sur tiket.com)

Notre Homestay à Yogya : Le Jawa Jiwa, 200 000 Rp la nuit en chambre double, salle de bain commune et petit déjeuner. Un peu excentré mais les vélos sont fournis et cela permet finalement d’être dans un cadre champêtre sans être loin du centre. Reza est un hôte très loquace et n’hésite pas à donner des conseils et à expliquer la vie en Indonésie. N’hésitez pas !

Entrée Taman Sari : 15 000 Rp/p

Entrée Kraton : 15 000 Rp/p + 1000 Rp/appareil photo

Entrée Borobudur : 325 000 Rp/p (possibilité de prendre un ticket combiné avec le Prambanan pour limiter les frais) + 5000 Rp de parking scooter

Entrée Punthuk Setumbu : 15 000 Rp/p

Entrée Chicken Church (pas fait) : 15 000 Rp/p

Location de scooter : 55 000 Rp la journée (10 000 Rp d’essence)

Train Yogyakarta – Probolinggo : 238 000 Rp/p en classe Business (sur Tiket.com)

 

VOLCANS DE JAVA

26 juillet 2017

Une nouvelle journée transports nous attend aujourd’hui et après le petit déjeuner, nous quittons la Jawa Jiwa Homestay pour la gare ferroviaire. Nous avons un train qui nous attend pour nous rendre à Probolinggo, où nous transiterons pour aller au mont Bromo.

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Après 8 heures de train, confortable et bien équipé, nous arrivons à Probolinggo vers 18h45. Une mini-fête foraine y est organisée, avec des manèges comme le Train ou Grande Roue miniatures qui font la joie des tout petits enfants du coin.

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Nous décidons de passer la nuit à Probolinggo afin d’attraper un bus pour le Bromo demain matin. Nous avions réservé au Clover Homestay depuis leur site internet, mais après une grosse demie-heure de marche, nous nous y faisons refouler prétextant que le site n’est plus d’actualité. Les chambres y sont désormais au double du prix affiché sur le site et de toutes façons, c’est soi-disant complet. Nous voici donc à la recherche d’un hébergement, et après deux essais infructueux car beaucoup trop cher pour la  prestation et la région, nous trouvons un petit homestay sans prétention, simple, propre et dans notre budget. Nous y mangerons également rapidement un peu de riz et un oeuf au plat arrosé d’un jus de citron glacé, puis nous allons enfin nous coucher après cette journée de transit.

 

27 juillet 2017

Un petit déjeuner riz omelette rapide et nous nous dirigeons vers la station de bus, en « petit bus jaune » ou « bemo », le transport public indonésien bon marché et efficace.

Nous arrivons à la station de bus et trouvons tout de suite un transport pour le mont Bromo, mais il faut attendre que le mini bus soit plein. Nous sommes à 9h30 les deux premiers clients et nous attendrons ainsi jusqu’à 11h30. En effet, ce sont les trains depuis Surabaya ou Yogyakarta qui amènent le plus de clients. En attendant, nous discuterons et jouerons aux cartes avec deux jeunes hollandais qui prendront la même route que nous.

Le plan sera de chercher un hébergement et de chausser les baskets pour aller sur le cratère du Bromo. Puis de rentrer se coucher très tôt et se lever à 3h00 pour aller admirer le lever du soleil depuis les points de vue du mont Penanjakan.

Une fois dans le mini bus, c’est donc parti pour une heure et demie de route jusqu’à Cemoro Lewang, base pour explorer le mont Bromo. N’ayant pas réservé, nous nous demandons sur quel genre d’hébergement nous allons tomber, le coin n’étant pas connu pour faire d’efforts sur ce point. Nous avons cette fois de la chance puisque le chauffeur nous propose alors une homestay. Nous sautons sur l’occasion. Un lit, une salle de bain commune avec eau chaude, le tout dans une propreté impeccable et pour un prix très raisonnable pour le village, réputé pour son hébergement cher et à la limite de l’arnaque.

Nous ferons profiter du tuyau les petits hollandais puis il est temps de nous changer pour grimper le volcan.

Avant de marcher, nous avons besoin de manger un morceau et nous trouvons un waroeng situé au départ de la route des points de vue « lever du soleil ». Après avoir englouti le bon petit plat concocté par la propriétaire (riz, tempeh, oeuf, légumes), celle-ci nous indique gentiment le chemin « no pay » qui est juste à côté et très facile à trouver. En effet, pour aller sur le Bromo, un droit d’entrée est requis mais plusieurs chemins peuvent contourner cette extorsion caractérisée (220 000 Rp). Pour les resquilleurs, il se trouve juste à côté d’un hôtel restaurant, le Cemara Indah (voir photo).

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Nous nous engageons donc sur ce « sentier des villageois » qui descend assez abruptement pour nous retrouver dans la caldeira. Le Bromo est un volcan encore en activité et sa dernière éruption a eu lieu en 2016. Paysage lunaire, sans végétation, le cône en toile de fond qui crache sa fumée sulfurisée, nous sommes émerveillés par cette balade. Le temps n’est pas au beau fixe mais participe à l’ambiance de la randonnée.

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Au bout d’une heure, nous arrivons au pied du volcan. Là, des marches d’escaliers ont été aménagées et après avoir avalé la bonne centaine de marches, nous arrivons au bord du cratère. Marcher au bord du gouffre mortel sans sécurité est plutôt grisant, et le paysage du haut du mont Bromo est époustouflant.

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Après avoir profité de la vue et du cratère, nous retournons au village par le même chemin. La nuit tombe et après être retournés au waroeng pour manger tôt, il est l’heure d’aller se coucher. En effet, nous avons prévu d’aller voir le lever du soleil et il faudra donc se lever à 3h00 du matin !

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28 juillet 2017

Réveil très matinal voire nuptial donc, et après quelques toasts à la confiture achetés la veille, nous sortons pour grimper le Penanjakan et admirer le lever du soleil sur le Bromo. Malheureusement, la pluie, le vent et le brouillard s’invitent et après dix minutes de marche, nous décidons de rebrousser chemin pour aller nous recoucher. Nous parions ainsi sur le fait qu’il n’y aura pas de vue ce matin. Nous nous relevons donc vers 8h00 pour aller prendre un minibus et retourner à Probolinggo. Et en écoutant les touristes qui eux ont tenu bon, nous apprenons que nous avons eu raison de nous abstenir. Il n’y a effectivement pas eu de visibilité sur le lever de soleil ni de vue depuis le Bromo. Ouf !

Il faut maintenant attendre que le minibus se remplisse, et le temps de prendre un café et un pancake banane, nous pouvons partir. Une heure de route et nous revoilà à la station de bus de Probolinggo. Malheureusement, il n’y a pas de trains disponibles aujourd’hui pour rejoindre Banyuwanggi, notre prochaine destination où nous retrouverons la soeur d’Emie (Sandy) et son copain (Christophe). Nous ne nous laissons pas abattre et même si ce n’était pas prévu comme ça, nous prendrons finalement un bus.

Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas subi un trajet de bus et les cinq heures de route nous ont rappelé que ce n’était pas le plus agréable dans un voyage. Nous aurons la chance d’apercevoir des singes dégustant les restes jetés par les habitants sur le bord de la route, mais nous serons bien contents d’arriver à destination, la station de bus de Banyuwanggi.

En réalité, les bus et les trains s’arrêtent à Ketapang, à quelques kilomètres de Banyuwanggi. Pour rejoindre l’hôtel, il faudra donc prendre un transport local. Et marchander… Après avoir baissé le prix de départ de moitié et avoir atteint un prix correct pour la distance, nous voilà en route pour le Permata Inn à environ six kilomètres de là. Pourtant, au bout de trois, le taxi s’arrête et nous annonce que nous sommes arrivés. Surpris, nous essayons d’avoir des explications et le propriétaire de l’hôtel où nous sommes arrêtés vient nous expliquer que c’est bien ici que nous avons réservé. Notre nom étant bien sur son application smartphone, nous ne pouvons que constater qu’il a sciemment mis l’adresse de son deuxième restaurant (situé en centre ville) sur Booking, et non celle de l’hôtel. Un peu dégoûtés de la pratique, nous prenons quand même la chambre, ou plutôt la cellule (minuscule, eau froide) extrêmement bruyante (la route est très fréquentée). Le prix et le fait que nous n’y restions que deux nuits nous consolera…un peu. Et comme de toutes façons il n’y a strictement rien à faire à Banyuwanggi.

Fatigués par cette journée et un peu contrariés par cette « tromperie », nous allons manger au boui boui de l’hôtel et allons rapidement nous coucher, sans oublier de mettre pour la première fois les boules quies, indispensables.

Demain est un autre jour.

 

29 juillet 2017

Aujourd’hui, nous avons prévu de faire une lessive et de patienter jusqu’à l’arrivée de la soeur d’Emie et de son copain qui arrivent de Bali, où ils ont atterri.

Après avoir englouti le petit déjeuner (qui porte d’ailleurs bien son nom), nous allons à une petite échoppe pour déposer notre lessive. Puis nous irons patienter dans un restaurant un peu plus agréable que celui de notre hôtel avec un café et une assiette de fruits, le temps que le ferry en provenance de Bali arrive. En attendant, nous travaillerons sur le blog, sur la suite des évènements et finalement, 12h30 arrive rapidement. Le propriétaire, un peu truand mais finalement très sympa nous amènera au ferry et nous y retrouvons Sandy et « Touf » débarquant de l’île des Dieux. Il faut maintenant que nous leur présentions la petite cellule qui va les accueillir cette nuit, puis nous allons tous ensemble manger un morceau. Omelette au tofu et riz, nouilles aux légumes, bienvenue en Indonésie !

Nous allons ensuite passer l’après midi au restaurant voisin, moins bruyant et plus cosy. Au menu, planification de notre itinéraire, réservation d’hébergements, le tout autour de jus de fruits.

La description de notre hôtel précisait qu’il était à 800m de la plage et nous décidons donc d’aller vérifier cette information. Effectivement il y a une « plage » à moins de 800m, mais elle est très loin d’être paradisiaque. Impossible de s’y baigner, une arrivée d’eaux usées se jette dans la mer et les déchets jonchent les alentours de l’étendue minimaliste de sable noir. Encore un « fake » de la part de notre propriétaire. Mais il est tellement sympa que nous aurons du mal à lui en vouloir vraiment !

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L’après midi passe tranquillement, et c’est l’heure de l’apéro. Bières et cacahuètes, jeu de cartes, nous passons ensuite à table.

Repus et abreuvés, nous allons ensuite rejoindre notre cellule pour y passer notre dernière nuit.

 

30 juillet 2017

Notre seconde nuit en boules quies se passe bien et nous avons même très bien dormi. Ce matin, nous devons prendre le petit déjeuner, faire nos sacs et patienter jusqu’à midi. Nous avons prévu de passer trois jours dans un petit village au pied du Kawah Ijen, et après quelques péripéties et un souci de communication avec l’agence qui organise le séjour, nous sommes récupérés à midi par Sam, notre interlocuteur durant ces trois jours.

Une petite heure de trajet nous amène donc à Grogol, un petit village habité en majorité par des mineurs. Ces mineurs travaillent sur le Kawah Ijen, un volcan produisant du soufre, et vont récolter ce soufre au milieu des fumées toxiques dans le cratère. La venue de touristes leur permet de faire le guide et ainsi éviter ce travail difficile pour un temps.

Après nous être installés dans un petit homestay pittoresque et plutôt confortable, Sam nous emmène à la cascade de Jagir. Un endroit sympathique, mais peut être un peu trop aménagé. Les locaux s’en donnent à coeur joie le week end et lorsqu’un asiatique pique-nique, la nature ne le remercie pas…

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Nous prendrons quelques photos puis retournerons au village. Une compétition amicale de volley-ball s’y prépare. Deux matchs au programme contre un village voisin, un match filles et un match garçons. Les rencontres ramènent du monde, et l’ambiance est sympathique. Une petite buvette y est installée et nous pourrons donc goûter des bananes frites et des petits pancakes à la noix de coco et au sucre. Nous nous régalons pendant que les filles de Grogol se font massacrer par leurs adversaires, mais la qualité du jeu est plutôt bonne et c’est agréable à suivre.

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Les garçons feront aussi forte impression. Les services canons et les smashs se succèdent. Finalement, l’équipe de notre guide Sam perdra en 4 sets, mais cela ne les empêchera pas d’avoir le sourire.

Le muezzin met fin au jeu et sonne l’heure de diner. Riz et oeuf frit, thé ou café, et nous sommes nourris. Une partie de cartes endiablées termine notre soirée et il est temps d’aller dormir. Sans boules quies cette fois-ci.

 

31 juillet 2017

Notre seconde journée au village de mineurs commence par un bon petit déjeuner local, à base de riz, tempeh, légumes et beignets de maïs. Le plan ce matin consiste à flâner dans le village, en attendant que Sam se réveille. Une fois sorti du lit, il nous emmène à une plantation de café et de caoutchouc. Nous sommes déposés au bord de la route pour voir les caféiers et les arbres à caoutchouc, mais pas de visite à proprement parler ni aucune explication sur la plantation.

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Nous allons ensuite à l’usine de la plantation où nous y dégusterons un arabica et un robusta de bonne qualité, mais nous passerons notre tour quant à la visite de l’usine, bien trop chère. Nous ne ferons pas non plus de dégustation de café Luwak. Il s’agit d’un café fabriqué à partir de grains digérés et récupérés dans les excréments des civettes. Ces animaux sont élevés uniquement dans le but de produire ce café, devenu un produit de luxe et extrêmement cher. Bien entendu, tout ce qui compte étant de produire un maximum de ce café, les bonnes conditions d’élevage de ces animaux passent en dernier. Nous ne voulons pas participer à la demande de ce produit, nous nous abstiendrons donc.

L’heure tourne, et celle du déjeuner arrive. Une fois rentrés à la homestay, nous sommes servis en nouilles et oeufs frits, puis nous choisissons de nous reposer un peu cet après midi. De toutes façons, la chaleur invite à la sieste.

Reposés, nous irons ensuite nous balader dans les alentours du village, au milieu des rizières et des cocotiers.

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Nous apercevrons également des écoliers en uniformes s’entraînant à parader. Ce n’est pas la première fois que nous voyons cela et après information auprès de Sam, les écoles font des compétitions de marches « militaires », où les enfants doivent marcher au pas. Étrange…

Au retour, nous nous arrêtons au terrain de volley puisqu’un match amical oppose les deux équipes masculines du village. La buvette n’étant pas mise en place aujourd’hui, nous retournons à la homestay jouer aux dés en attendant le diner. Qui une nouvelle fois est servi à l’heure de la prière. Identique à la veille, cela ne nous empêche pas de l’engloutir. Il faut désormais essayer d’aller dormir puisque le départ pour le mont Ijen a lieu tout à l’heure, à 1h00 du matin…

 

1er août 2017

Le réveil sonne donc à 0h30 et après une toilette sommaire et quelques toasts à la confiture, nous voici en voiture avec Sam et notre chauffeur. Une petite heure de route nous sépare du Kawah Ijen et le silence règne dans le véhicule. Fatigue ou appréhension, nous arrivons vers deux heures du matin au parking. Distribution des masques à gaz, préparatifs rapides et nous voilà sur le sentier qui nous amènera au cratère. Le sentier est très fréquenté, mais nous sommes partis dans les premiers et finalement, ce n’est pas non plus trop envahissant.

Après une heure de montée (une heure de souffrance pour Touf !), nous apercevons le cratère où des flammes bleues indiquent les émanations gazeuses. Le tout au milieu d’une fumée blanche, ce qui donne au paysage une apparence un peu mystique. Nous descendons donc dans le cratère et profitons du spectacle dans une position privilégiée. Une fois repus, Sam nous propose d’aller au coeur du cratère, où les mineurs récupère le soufre. Entre parenthèses, l’un d’eux nous précisera d’ailleurs qu’il n’y a pas de pokémon ici. Il ne l’a certainement pas inventé !

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En tout cas, la fumée y est dense et suffocante et nous remercions les masques à gaz, même s’ils ne sont pas « homologués ». Les mineurs eux, n’hésitent pas à entrer dans cette fumée, clope au bec ou équipés seulement d’un morceau de tissu sur la bouche. Sam nous informe que les malheureux font deux voyages par jour, le premier de 90 kg environ, le second de 75 kg. Cela leur prend de 7 à 8 heures, pour une revente de la matière première à 1000 Rp le kg. Soit la journée de travail exténuant et très dangereux à environ dix euros. Pas cher payé pour une espérance de vie réduite et un corps massacré par le poids à transporter.

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Nous patienterons ensuite une petite heure dans le froid glacial du cratère, puis remonterons au point de vue pour assister au lever du soleil sur le volcan.

La vue à 2300 m y est magnifique, et petit à petit, nous assistons à l’apparition du lac au milieu du cratère.

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Après une petite heure de spectacle, il est l’heure de redescendre se réchauffer. Le chemin descend et c’est plus facile. Nous verrons tout de même des gens se faire transporter en chariot tiré par des mineurs. Une petite pause café à mi-chemin, puis nous arrivons tranquillement à la voiture. Le retour se fera aussi dans le silence, mais cette fois nous sommes sûrs que c’est à cause de la fatigue.

Le retour au homestay nous permettra de prendre une petite douche et un petit déjeuner local (riz, tempeh, tofu, légumes, beignets de maïs). Enfin, il est l’heure de quitter le village et notre homestay confortable et agréable.

Sam et notre chauffeur nous reconduisent donc au ferry de Banyuwanggi. Pas d’attente, nous prenons notre ticket et le ferry part. Vingt minutes de traversée, une demie heure d’attente et nous débarquons à Gilimanuk. Là, le plan est de prendre un bus local jusqu’à Denpasar puis un taxi jusqu’à Ubud, mais une bonne négociation auprès d’un chauffeur de taxi nous permet de ne pas nous prendre la tête et d’aller directement à Ubud pour le même prix.

Cinq heures de trajet nous attendent, et le paysage le long de la route est magnifique. Rizières et cocotiers d’un côté, l’océan et ses vagues de l’autre, et le ciel parsemé de dizaines de cerf-volants parfois très haut. Mais la fatigue accumulée, la route très encombrée et la conduite sportive et parfois très limite du chauffeur de taxi feront malheureusement de ce trajet une mauvaise expérience.

Nous arrivons tout de même vivants à Ubud, et le homestay qui va nous accueillir nous redonne le sourire. Aménagé dans un vieux temple hindou, le cadre est magnifique, les chambres spacieuses et confortables. Une petite terrasse et l’eau chaude dans la douche terminent le tableau idyllique. Le tout au calme, mais en plein centre d’Ubud, à deux pas des visites.

Une petite sortie pour prendre la température et aller manger, puis nous allons nous coucher, complètement HS.

Notre Homestay à Probolinggo : le Diponegoro Homestay, 125 000 rp la chambre double avec sanitaires dans la chambre. Propre, basique mais suffisant et bon marché pour le coin. Personnel très sympa et restaurant simple et familial correct.

Bemo Probolinggo – Station de bus : 10 000rp/p

Minibus Probolinggo – Cemoro Lewang : 35 000 rp/p

Notre Homestay à Cemoro Lewang : sans nom, juste avant le Ana Tengger. 150 000 rp la chambre, salle de bain commune. Très propre, aucun service mais pour le coin et pour une nuit, convient parfaitement.

Minibus Cemoro Lewang – Probolinggo : 35 000 rp/p

Bus Probolinggo – Banyuwanggi : 125 000 rp/p

Taxi station de bus/ferry – Hotel Permata Indah : 20 000 rp/p

Notre hotel à Banyuwanggi : le Permata Indah, chambre très basique avec un lit et des sanitaires à 85 000 rp/p. Adresse indiquée « erronée » et au bord de la route très fréquentée, donc extrêmement  bruyant, mais finalement pour une ou deux nuit peut très bien convenir. Possibilité d’avoir des chambres plus chères et plus calmes. Restaurant correct et bon marché. Navettes gratuites pour aller en centre ville, mais pourquoi faire ?

Agence pour homestay et ascension Kawa Ijen : Minors Ijen, 600 000 rp/p pour 3 jours/2 nuits tout compris. Une bonne expérience, même si très peu d’échanges avec nos hôtes. Le village est vraiment pittoresque et agréable, l’hébergement est de bonne qualité et même si la nourriture n’est pas du tout variée, c’est plutôt bon et copieux. Si vous avez le temps n’hésitez pas.

Ferry Banyuwanggi (Java) – Gilimanuk (Bali) : 7 500 rp/p

Taxi Gilimanuk – Ubud : 300 000 rp la voiture

 

2 août 2017

UBUD

Grasse matinée jusqu’à 8h00, un excellent petit déjeuner pris sur la terrasse à base d’assiette de fruits et de pancakes banane, et nous voilà partis dans les ruelles d’Ubud pour quelques formalités. Laverie pour Sandy et Touf, prise d’informations concernant les activités et les transports de la région, et petits achats afin de subvenir aux besoins d’apéritifs.

Nous prenons également la température de la ville. Touristique à souhait, Ubud ne demeure pas moins une belle cité, très agréable, parsemée de temple hindous, de ruelles pittoresques et la verdure y a largement sa place.

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Nous faisons ensuite un saut au marché artisanal, où les nombreux stands en place nous proposent tous les articles souvenirs qui vont bien. Du t-shirt au sarong en passant par les décapsuleurs en bois en forme de pénis, tout y est. Nous assistons aussi à une cérémonie religieuse devant un temple à l’entrée du marché. Musique traditionnelle, tenues balinaises, la cérémonie nous plonge dans l’univers de l’île.

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Nous prenons ensuite la direction du palais royal pour une courte visite. Le site est en travaux et les bâtiments sont peu nombreux, mais la visite est tout de même à faire.

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La pluie commençant à tomber, nous rentrons tranquillement aux chambres. Aujourd’hui, c’est Patrick, l’oncle d’Emie et Sandy qui doit nous rejoindre pour trois semaines, et nous patienterons donc au homestay jusqu’à son arrivée. Bières, cafés, thés et cartes, le tout sous une pluie battante, et voilà que Patrick arrive.

Le décalage horaire, la pluie qui redouble et l’heure avancée nous font rester au homestay jusqu’à l’heure du diner. Retour donc au waroeng d’hier soir qui nous a tout à fait comblés, avec ses plats typiques indonésiens. Gado-gado (légumes sauce cacahuète), curries de légumes sauce coco, tout est excellent et pas cher pour un coin aussi touristique. Nous retournons ensuite aux chambres pour terminer la soirée et aller se coucher. Demain, la visite d’Ubud commence réellement !

 

3 août 2017

Le temps est à nouveau gris et menaçant, mais nous n’allons pas nous laisser abattre pour autant. Le petit déjeuner d’aujourd’hui est salé sucré, avec une omelette aux légumes, des toasts et une assiettes de fruits, le tout pris en commun sur la petite terrasse de la chambre.

Nous partons ensuite pour une petite virée à pied dans les environs d’Ubud, depuis notre homestay. Nous suivons donc un chemin aménagé, la Campuhan Ridge Road, dans les champs d’herbe à éléphant jusqu’à un petit village.

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Là, c’est le calme qui règne, dans un cadre vert et plutôt distingué. Petite route pavée, bâtisses bien entretenues et galeries d’art, le tout au milieu de rizières, ce petit village est très charmant.

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Nous traversons ensuite un autre village du même type, puis après une grosse heure de marche, nous prenons la direction d’Ubud. Bon cette partie est tout de suite moins charmante, puisque nous suivons en fait une route assez fréquentée, sans réel point d’intérêt. Nous arrivons ensuite à Ubud et ses rues touristiques bordées de boutiques de souvenirs. Après un peu plus de trois heures de marche, nous nous arrêtons à un restaurant pour combler la faim, puis Patrick, Emie et moi allons visiter le musée Puri Lukisan pendant que Sandy et Touf iront se reposer.

Le musée est une jolie construction, avec plusieurs bâtiments autour d’un petit parc où il est agréable d’y flâner. Les oeuvres ne sont malheureusement pas trop mises en valeur et l’art balinais n’est pas forcément notre tasse de thé, ou alors pas à notre portée ! Pour autant la visite est sympathique et le dernier bâtiment expose des peintures d’artistes contemporains.

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Un petit thé est offert au restaurant du musée et là, un japonais y va de son selfie avec moi. Quand on est une star, on est tranquille nulle part…

Nous retournons ensuite à l’hôtel sous la pluie, pour y récupérer Sandy et Touf. Nous allons ensuite tous ensemble à la Monkey Forest, une forêt aménagée où plus de 500 macaques y vivent en liberté. En liberté mais également habitués aux nombreux visiteurs qui font tout pour avoir LA photo qu’ils publieront sur Facebook. Beaucoup d’imbéciles tiendront donc des bananes sur leur tête pour qu’un primate saute sur leurs épaules, et d’autres n’hésiteront pas à cacher des fruits pour énerver nos cousins éloignés et ainsi avoir une belle vidéo à mètre sur YouTube. Si l’on en juge donc par le comportement de ces pseudo-Tarantinos, ces cousins ne sont pas si éloignés. Drôle d’époque…

Bref, si l’on fait abstraction de cela, la Monkey Forest permet de faire une petite balade à l’ombre, au vert et au frais, accompagnés de nos amis singes qui font bien rire. Poursuites, regards acérés,  petites bagarres, coïts en public, ils nous feront leur numéro pendant un peu plus d’une heure et nous nous régalons.

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La nuit commence à tomber et le parc ferme, nous devons sortir. La rue qui remonte à l’hôtel, la Jalan Monkey Forest est une succession de boutiques, de restaurants et bars touristiques et il faut slalomer entre les touristes pour pouvoir avancer. Nous arrivons au bout d’une grosse demie heure à notre paisible homestay, loin de cette agitation énervante.

Petit apéritif, discussions sur la suite des évènements, puis nous allons manger dans un resto  plutôt moyen.

Enfin, il est temps d’aller se coucher, demain nous nous levons tôt afin d’aller monter le Gunung Batur.

 

4 août 2017

Réveil matinal, dans la grisaille à la limite de la pluie d’Ubud. Un petit déjeuner maison rapide et nous embarquons dans la voiture de notre chauffeur. En effet, cette fois nous ne pourrons pas échapper au « tour ». La mafia des guides du Mont Batur veille sur l’accès au sentier, et le recours à la violence a été prouvée par quelques témoignages de voyageurs ayant tenté l’ascension seuls. Pour éviter le conflit, nous avons donc négocié un prix qui nous a paru correct pour le transport avec chauffeur, le guide et un petit déjeuner à emporter. Nous voilà donc partis pour Kintamani, le village d’où le sentier part. La grisaille est toujours là et nous ne nous faisons pas beaucoup d’illusions quant à la vue d’en haut. Mais nous sommes là et une petite balade sur le volcan ne nous fera pas de mal !

Nous commençons donc notre petite randonnée vers 8h15, et nous croisons les nombreux groupes ayant pris une excursion pour « admirer » le lever du soleil du sommet du Mont Batur. Nous voulions à la base faire la même chose, mais la météo très incertaine depuis le début de notre séjour à Ubud nous a fait renoncer à nous lever à 0h30. Encore un pari gagné, après renseignements il n’y a pas eu de lever de soleil. La montée est plutôt sympa, la brume nous entoure et bouche un peu la vue, mais il ne fait pas trop chaud et la marche nous réveille un peu. Touf découvre qu’il a des muscles aux jambes, mais finalement, nous arrivons au sommet en moins d’une heure et demie. Là, pas de surprise, nous prenons notre encas (toasts, banane, oeuf dur) dans la brume, sans la moindre vue à nous mettre sous la dent.

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Nous allons ensuite voir le cratère, et une nouvelle fois, nous ne verrons que le brouillard.

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Nous ne nous attardons donc pas et entamons la descente. Quelques petites glissades et une chute sans gravité pour Emie et nous revoilà sur le parking. Notre chauffeur est là et nous reprenons le véhicule pour retourner à Ubud.

Sur la route, nous nous arrêtons tout de même visiter une petite ferme où l’on cultive du café, du cacao, des fruits et des légumes, le tout sans produits chimiques. Nous ne pourrons pas vérifier l’info mais parfois, il faut savoir faire confiance ! Une petite dégustation de thés et de cafés nous est ensuite proposée, le tout dans un superbe cadre. Nous goûtons donc le café coco, vanille ou ginseng et le thé au gingembre ou à la lemongrass en surplombant la plantation au milieu d’une petite jungle.

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Nous reprenons ensuite le véhicule et arrivons à notre homestay d’Ubud pour un peu de repos, un petit grignotage et même une petite sieste.

Au réveil, direction le temple Pura Taman Suraswati, à deux pas. Malheureusement, nous n’aurons accès qu’à l’extérieur, puisqu’il n’y a pas de cérémonie aujourd’hui.

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La pluie se remettant à tomber drue, nous retournerons donc à la homestay pour un petit apéro. Nous irons ensuite manger à notre petit waroeng qui ne nous a jamais déçu, puis allons nous coucher après cette longue journée.

Demain nous prenons le départ pour Nusa Penida.

Notre Homestay à Ubud : Le Bagus Homestay, chambre double avec salle de bain, petit déjeuner compris à 250 000 rp la nuit. Magnifique emplacement, dans un temple hindou, à deux pas de tout (marché, palais royal, musée…). Très propre, calme, petit déjeuner excellent, hôte sympa, n’hésitez pas !

Une bonne adresse : le Warung Ma Kan Burus, des plats indonésiens et balinais d’un excellent rapport qualité prix, dans un joli cadre.

Entrée Monkey Forest : 50 000 rp/p

Entrée musée : 85 000 rp/p

Excursion Mont Batur : 300 000 rp/p, transport, guide et repas inclus. 

Taxi Ubud – Padangbai : 300 000 rp la voiture

Ferry Padangbai – Nusa Penida : 32 500 rp/p

 

5 août 2017

NUSA PENIDA

Une journée transport nous attend, puisque nous quittons Ubud pour nous rendre à Nusa Penida. Petit déjeuner englouti, sacs préparés, nous sortons donc à la recherche d’un transport pour Padangbai, où un ferry assure la liaison avec Nusa Penida. Pas de Grab ou de Uber à cette heure-ci, mais au moment de prendre un billet de bus local, un chauffeur qui passe par là nous propose le trajet au même tarif. Nous lui faisons donc confiance et une heure et demie plus tard, nous arrivons à la jetée, cette fois sans frayeurs. Nous achetons nos billets puis patienterons jusqu’à 11h00 pour embarquer, 12h00 pour le départ. C’est le week end et le ferry est bondé. Les places assises sont prises d’assaut par les locaux, bien plus nombreux que les touristes, ce qui est finalement plutôt bon signe. Nous ferons donc la traversée d’environ 1h15 debout, ou assis sur les sacs.

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Nous débarquons ainsi sur Nusa Penida, au port de Sampalan. Un petit riz frit dans un boui boui et nous nous mettons à la recherche d’un transport pour aller à notre hébergement. Il nous faudra une demie heure pour trouver une voiture à un prix acceptable. Il faut encore que le chauffeur sache où aller. Il s’arrêtera plusieurs fois pour demander à d’autres insulaires où se trouve notre hôtel avant que nous arrivions à bon port.

Nous voilà donc à la Villa Amari, où nous avons réservé trois chambres pour trois nuits. Le propriétaire de l’hôtel nous accueille, mais nous explique ensuite que nous arrivons trop tard et qu’une de nos chambres est du coup déjà occupée. Nous l’avions pourtant bien prévenu que nous arriverions dans l’après midi. Bref, il nous propose une chambre double et une triple…enfin une double avec un matelas par terre ! Et comme nous n’avons pas le choix, nous acceptons sans oublier de faire passer notre truand du jour par la case discount.

Dans la description de son hébergement, il y avait également une piscine, une machine à laver et un restaurant. Notre truand local nous avouera qu’il n’y a rien de tout ça. Par contre la description n’indiquait pas « eau chaude » et ça par contre, nous avons pu le vérifier.

L’amertume passée, nous louons quand même des scooters auprès du propriétaire de l’hôtel (pas trop le choix il n’y a rien dans le coin) pour aller voir le coucher de soleil sur Crystal Bay, mais les machines arrivent trop tard, et nous aussi.

Sur le retour, nous nous arrêtons manger un morceau, puis allons nous coucher, un peu dépités par ce début de séjour.

 

6 août 2017

Pour oublier l’accroc d’hier, notre gentil proprio nous offre le petit déjeuner et nous enterrons la hache de guerre. Finalement, ce qui s’est passé hier n’est pas si grave, une solution a été trouvée et nous n’étions pas à la rue. Un petit geste commercial, un sourire, les pendules sont remises à l’heure et nous décidons d’oublier l’incident. Nous prenons ensuite les scooters pour nous balader. Direction Crystal Bay pour une première baignade à Bali. Le temps n’est pas au beau fixe et l’océan est agité, mais nous remplissons le contrat malgré la température de l’eau limite.

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Une fois secs, nous allons réserver notre activité du lendemain auprès des bateliers. En effet, nous prévoyons du snorkelling à Manta Point, où nous devrions voir des raies mantas.

Un petit passage à la chambre pour nous dessaler avec une petite douche (froide !), puis direction Broken Beach et Angel’s Billabong. Rouler sur Nusa Penida est un pur bonheur, le goudron est nickel, le cadre est très agréable et la circulation faible, mais les six derniers kilomètres pour arriver aux sites sont catastrophiques. Trous, cailloux, descentes et montées abruptes, nous sommes bien contents d’arriver.

Mais le paysage que nous atteignons valait bien la difficulté. Escarpement rocheux où des vagues énormes viennent se casser, petite piscine naturelle d’eau cristalline (mais pas de baignade aujourd’hui la mer est trop agitée !), arche naturelle époustouflante, nous sommes gavés de vues extraordinaires. Et comme si cela ne suffisait pas, nous apercevons au loin quelques dauphins. De toute beauté.

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Nous reprenons ensuite les scooters et allons manger dans un warung nous offrant une vue imprenable sur l’océan. Cette jolie pause culinaire nous permet de reposer un peu nos fesses et notre dos, puis il faut remonter sur les machines. Nous retournons ensuite sur Crystal Bay afin d’assister au coucher du soleil. Le moment y est unique, le cadre magique. Nous profitons largement du spectacle puis la nuit tombe et nous allons manger au Jungle Warung.

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Ce petit restaurant propose des produits de la mer au barbecue et nous goûtons donc au vivaneau et aux gambas, accompagné de riz, de petits légumes et d’une sauce oignon citron. Un véritable régal.

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Après cette première belle journée sur Nusa Penida, nous rentrons à la Villa pour bien nous reposer, demain il faut se lever tôt et en forme pour nous l’espérons une belle rencontre avec les raies mantas.

 

7 août 2017

Lever très tôt donc ce matin puis petit déjeuner rapide, et direction Crystal Bay avec nos scooters. Ce matin, il va falloir se mouiller et compter sur la chance pour essayer d’assister à un joli spectacle.

Nous embarquons donc sur un petit bateau de pêcheur qui va nous emmener à Manta Point, une baie où les raies mantas viennent souvent se nourrir. Et à peine arrivés sur le site, le conducteur nous montre une raie à moins de deux mètres de la surface et du bateau. Nous nous équipons à vitesse grand V de nos palmes masques et tubas, puis sautons à l’eau sans nous soucier de la température de l’eau.

Nous passerons ainsi une grosse demie heure auprès de trois raies mantas, majestueuses avec leurs grandes nageoires. Pas craintives, elles font quelques allers retours au milieu de notre petit groupe, ce qui fait largement notre bonheur. Nous en prenons plein les yeux, et c’est la température de l’eau et aussi un peu l’agitation de la mer qui va nous faire retourner au bateau.

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Après ce spectacle époustouflant, nous retournons à Crystal Bay pour une petite baignade snorkelling, puis reprenons les scooters afin d’aller prendre une douche.

Nous allons ensuite passer le reste de la journée en ballade, en commençant par le temple Giri Putri. La route pour y parvenir est magnifique. Après être sortis de l’intérieur des terres, nous longeons la côte. Nous y voyons les algues cultivées qui font la renommée de l’île et l’océan est d’un bleu turquoise qui nous donne envie de sauter à l’eau.

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Nous voilà donc au Giri Putri, un temple hindou qui a la particularité d’être dans une grotte. Nous arrivons équipés de sarongs en pleine cérémonie, et après avoir attendu la fin de la prière collective, nous suivons les fidèles dans la grotte, par un passage très exigu.

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À l’intérieur, nous y voyons d’autres lieux de prières et même s’il n’a rien d’exceptionnel, le lieu est mystique. C’est en effet le temple le plus important spirituellement de Nusa Penida.

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Nous ressortons ensuite et reprenons la route. Nous avons décidé pour notre dernière visite sur l’île d’aller à Kelingking Beach.

Après un déjeuner sur la route, nous repartons pour une petite heure de scooter afin d’atteindre ce site exceptionnel. Situé proche de Broken Beach, la météo du jour se prête plus à la visite de Kelingking que la veille.

Nous arrivons sur site et après un petit péage local, nous garons les machines et allons en prendre plein les yeux. La vue du haut de la plage est juste incroyable et rien que cela vaut la peine de se déplacer.

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Mais nous ne comptons pas nous arrêter là et même si le chemin qui descend à la plage a l’air très escarpé, nous ne nous laissons pas abattre et entamons la descente.

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Une petite demie heure plus tard et nous voici sur la plage. Et c’est peut être le plus bel endroit  de ce genre que nous ayons vu dans notre vie… pour l’instant. Plage de sable très fin, cadre idyllique, océan bleu turquoise et vue incroyable, les vagues assez impressionnantes ne sont qu’un léger désagrément. La baignade y est tout de même possible en faisant attention, et nous profitons du lieu aussi longtemps que possible.

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Peu avant le coucher du soleil, il faut pourtant remonter. Et même si nous appréhendions cette remontée, nous nous apercevons qu’elle est plus facile que la descente, et plus rapide aussi.

Une fois en haut, un dernier coup d’oeil à cette plage exceptionnelle et nous remontons sur les scooters pour aller à la villa. Petit apéro pour fêter cette superbe journée à Nusa Penida, puis un dernier diner dans un warung proche.

Demain, nous reprenons le ferry pour Padangbai et nous devons nous lever tôt. Nous allons donc nous coucher tôt, des images plein la tête.

Cette île sera très certainement un de nos gros coup de coeur. Les paysages, la quiétude qui y règne, les rencontres avec les raies et l’absence de tourisme de masse en font un endroit préservé exceptionnel. Nous avons pu aussi voir que le développement du tourisme s’accélérait, avec pas mal de constructions d’hébergements en cours. En espérant que cela ne dénaturera trop pas cette belle île…

Notre hébergement à Nusa Penida : la Villa Amari, 350 000 rp la chambre double avec salle de bain (eau froide). Assez propre, grande chambre confortable, malgré l’incident du début de séjour nous avons été satisfaits de l’excellent emplacement, à l’écart mais central, mais aussi du propriétaire qui finalement était très sympathique et serviable.

Location de scooters : 80 000 rp la journée (40 000 rp d’essence pour le séjour)

Péage Broken Beach : 5 000 rp par scooter

Péage Kilingking Beach : 5 000 rp par scooter

« Donation » temple : 20 000 rp /p et 5 000 rp/p de location de sarongs

Snorkelling Manta Point depuis Crystal Bay : 175 000 rp /p

Taxi Villa Amari / Sampalan : 200 000 rp la voiture

Ferry Sampalan / Padangbai : 30 000 rp /p

Taxi Padangbai / Amed : 300 000 rp la voiture

 

8 août 2017

AMED

Notre dernière nuit sur Nusa Penida s’achève, et nous prenons donc la route pour Sampalan.

Le ferry part à 9h00, il nous faut donc y être vers 8h15. Une fois acquitté notre ticket, nous embarquons et le ferry part à l’heure. Une heure de traversée plus tard sur un bateau nettement moins fréquenté qu’à l’aller, nous débarquons à Padangbai. De là, nous négocions un transport pour Amed. Nous nous retrouvons donc dans un Bemo, à 5 avec les sacs, pour environ deux heures de route la porte ouverte pour avoir un peu d’air.

Nous longeons enfin la côte pour arriver à notre homestay, le Bukit Indah. Et là c’est le bonheur. Chambres vastes, salles de bain propres et surtout une petite terrasse avec une vue exceptionnelle sur la mer. Nous posons les sacs et allons directement en bas de l’hôtel nous baigner. Une petite plage de galets est en effet à deux minutes de marche, et la petite trempette rafraîchissante est plutôt agréable.

Nous allons ensuite nous doucher, puis manger un morceau. Ce ne sont pas les warungs qui manquent et nous choisissons le plus simple, juste à côté de notre homestay. Un peu long à avoir les plats mais tout y est très bon.

Une petite sieste réparatrice et nous allons ensuite boire un verre et diner le long de la plage de Jemeluk. Nous y goûtons l’alcool local, l’Arak, à base de sève de cocotier. Vraiment pas bon, mais c’est l’alcool local donc nous lui faisons quand même honneur en terminant notre verre. Nous enchaînons sur un burger végétarien puis il est temps de retourner à la chambre et nous coucher.

 

9 août 2017

Après notre petit déjeuner oeufs brouillés, pancakes et jus de fruit, nous prenons les scooters que nous avons loués à l’hôtel. Le convoi part ainsi en direction de la plage de Jemeluk, pour une petite session de snorkelling. Nous enfilons les palmes, le masque et le tuba, puis nous mettons à l’eau. De la vie, mais peu de couleurs et de coraux, nous resterons quand même une petite heure à l’eau (moins pour les frileux) à regarder ce qui se passe sous l’eau.

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Un petit verre sur la plage, puis nous rentrons à l’hôtel nous doucher avant de retourner au restaurant d’à côté. Toujours aussi long, mais toujours aussi bon, nous évitons ensuite la chaleur et prenons un peu de repos dans la chambre.

Nous ressortons en fin d’après midi pour explorer une autre partie de la plage de Jemeluk, toujours en snorkelling. L’heure avancée nous permet de voir les prédateurs de sortie comme les barracudas ou les rascasses volantes, mais aussi des platax, des raies pastenagues, des anguilles de sable ou des poissons clowns. Nous y verrons également un petit temple immergé, en nous demandant ce qu’il fait là.

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Retour aux chambres pour une douche rapide et nous partons à la recherche d’un restaurant pour ce soir. Nous nous arrêtons d’abord boire un verre dans un café où un petit groupe local joue quelques reprises. Bon ce ne sont pas les Stones, mais le temps d’une bière ou d’un Arak, cela fait l’affaire.

Nous continuons notre tournée pas loin de l’hôtel où un autre bar permet à un jeune groupe de divertir les clients. Nous y buvons une nouvelle tournée et y mangeons au son de classiques reggae (Bob Marley principalement), puis des chansons un peu plus surprenantes dans cette partie du monde. Les français étant très nombreux à Bali, les locaux se sont en effet adaptés et nous entendrons donc Christophe ou Louise Attaque au fin fond de l’Indonésie.

Il est désormais tard et il est temps d’aller se coucher, une randonnée assez difficile nous attend demain matin.

 

10 août 2017

Nous nous levons donc très tôt ce matin et après le petit déjeuner classique, nous enfourchons nos scooters direction Seraya. La route le long de la côte est une merveille, et nous assistons au retour des nombreux pêcheurs.

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Nous traversons des villages peu peuplés et apparemment peu fréquentés par les touristes. En effet, nous ne croisons pas d’occidentaux et les enfants des villages nous donnent du « Hello ! » à tout va.

Nous verrons aussi des hordes de gamins aux couleurs de leur école, répétant les marches militaires qu’ils vont exécuter lors des festivités du 17 août, jour de la fête nationale indonésienne.

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Nous arrivons donc à Seraya, au pied de marches d’escalier. Nous avons prévu d’atteindre le sommet du Gunung Seraya en traversant des temples le long du sentier. Équipés de sarongs prêtés par des habitants, nous commençons notre ascension. Le premier temple, le Pura Bhur Loka, est atteint en dix minutes, et nous continuons.

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La montée est ardue, escarpée et en escalier. Les nuages commencent à arriver et au bout d’une demie heure très difficile, nous atteignons le second temple. Là, les nuages et les singes qui peuplent la forêt nous forcent à nous arrêter et faire demi-tour. En effet, nous n’avons pas envie de revivre un flop comme au Mont Batur. La vue ne sera certainement pas dégagée, et les singes nous montrent bien que nous sommes chez eux, et pas forcément bienvenus. Et faire deux heures de marche difficile pour ne rien voir au bout n’est pas dans les objectifs du jour.

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La descente se fait tranquillement et les singes nous accompagnent pour aller chaparder quelques offrandes dans le premier temple.

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Une fois arrivés en bas, nous rendons nos sarongs et reprenons les scooters pour rentrer à l’hôtel. La route est toujours aussi agréable et nous prenons plaisir à la refaire.

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Déjeuner à l’hôtel, petite sieste, et nous décidons d’aller voir le coucher du soleil sur la baie depuis le Sunset Point, un bar qui a l’exclusivité du site. Nous commandons à boire et profitons largement du spectacle. La vue sur la baie au coucher du soleil est magique, avec en toile de fond le Gunung Agung, plus haut volcan de Bali.

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Après ce régal, direction un petit resto pour terminer cette bonne journée. Puis retour aux chambres pour un coucher tôt, demain il faut être en forme pour deux plongées matinales.

 

11 août 2017

Aujourd’hui nous allons effectuer nos premières plongées à Bali. Et Sandy et Touf feront leur baptême. Il faut d’abord changer d’hôtel puisque nous n’avions pas prévu de rester aussi longtemps et il n’y a plus de dispos. Nous n’allons pas loin puisqu’au même tarif nous irons juste à côté, le Titi Sedana tenu par la même famille.

Après le petit déjeuner à base de crêpes balinaises délicieuses, nous allons au club de plongée Abyss, tenu par des français. Direction ensuite Tulamben pour accéder au site de plongée.

Notre première exploration se fera sur la célèbre épave du Liberty, un cargo américain coulé par les japonais lors de la seconde guerre mondiale. Cette épave est plutôt fréquentée, mais il y a une bonne raison. Le site est superbe, la visibilité exceptionnelle et la plongée est très agréable. De la vie, des coraux, une belle lumière, nous nous régalons pendant une petite heure.

Une petite pause d’une heure nous est proposée et un thé et des crêpes nous feront patienter. Puis départ pour une seconde exploration sur le site The Wall, un tombant près de l’épave. Une nouvelle petite heure dans un aquarium le long d’un tombant et la matinée s’achève. Deux belles plongées même si au niveau sécurité, faire la plongée profonde en deuxième avec un intervalle aussi faible fait un peu tache. Pas grave nous avons quand même bien profité de la matinée dans une bonne ambiance et allons déjeuner à l’hôtel, le « long à servir mais bon ». Nous sommes ainsi parés pour une petite sieste.

Reposés, nous enchaînons sur un petit apéro sur la terrasse avec vue sur la mer en attendant Sandy et Touf partis retrouver des amis de passage à Amed.

Une fois au complet, nous allons diner au Warung Celagi où nous goûterons le Nasi Campur, riz blanc, tempe et sauce piment assez relevée.

Enfin, nous retournons à la chambre pour nous coucher après cette journée bien remplie.

 

12 août 2017

Dernier jour à Amed, et nous décidons de le passer à faire du snorkelling sur les petites plages que nous avions repérées sur la route de Seraya.

Après le petit déjeuner, nous prenons donc les scooters pour aller voir une seconde épave. Il s’agit d’un petit bateau japonais qui a coulé à 50 m de la plage et qui gît peu profond. La visibilité y est très bonne et il y a énormément de vie sur l’épave, mais les courants sont extrêmement forts. Difficile donc de rester longtemps admirer le site, très joli.

Une fois secs, nous reprenons les scooters pour nous arrêter sur une petite plage pas fréquentée du tout. Un peu de snorkelling avec cette fois une eau chaude et pas de courant. Une petite heure à admirer les fonds, avec en prime un petit passage de poissons volants juste à côté de moi.

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Nous séchons tranquillement au soleil, puis il est l’heure de déjeuner. Après un passage rapide à la douche, nous allons tester un resto assez réputé, le Galanga. Un peu plus cher sans être dans l’excès, nous nous régalons de la cuisine indonésienne revisitée par une cuisinière française. Certainement le meilleur restaurant que nous ayons fait en Asie. Bon, nous n’avons pas non plus fait beaucoup de restaurants de cette gamme, mais celui là valait vraiment un craquage budgétaire.

Repus et comblés, nous nous promettons de revenir ce soir. Une petite douche, une petite sieste, puis nous décidons de terminer cette journée snorkelling sur la plage de Jemeluk, en admirant le coucher du soleil sur la plage. Peu de visibilité mais pour notre dernière baignade à Amed, nous nous en contenterons tant le cadre est magnifique.

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Retour à l’hôtel pour réserver un transport pour le lendemain, douche, et nous voilà repartis au Galanga. Salade asiatique, burger végétarien, curry de jaquier, tout est une nouvelle fois très bien cuisiné. Nous craquerons sur un dessert, une excellente coupe de glace maison gigantesque. Parfait pour la digestion ! Il est ensuite l’heure d’aller se coucher et de passer notre dernière nuit à Amed.

Nos hébergements à Amed :

  • le Bukit Indah, 350 000 rp la chambre double avec salle de bain. Très propre, grande chambre très confortable et emplacement idéal, un peu à l’écart mais proche de l’essentiel. Vue sur la mer exceptionnelle, petit déjeuner compris, location de scooters, laverie à la pièce. Également location de matériel de snorkelling mais à éviter absolument. Propriétaires très sympas.
  • le Titi Sedana, 350 000 rp la chambre double avec salle de bain. Un peu moins propre que le précédent mais largement acceptable. Mêmes commodités, sans la vue (400 000 rp pour avoir la vue sur la mer)

Location de scooters : 60 000 rp la journée (35 000 rp d’essence pour le séjour)

Location de matériel de snorkelling : entre 40 000 et 50 000 rp le set/p

Plongée sous marine : 2 plongées avec Abyss, 800 000 rp/p tout compris. Bonne ambiance, tenu par des français, nous avons passé une bonne matinée. Pour les puristes, l’intervalle et l’ordre des plongées étaient « limite ».

Taxi Amed / Pancasari : 600 000 rp la voiture

 

13 août 2017

MUNDUK – JATILUWIH

Nous nous levons tôt pour faire nos sacs, prendre un dernier pancake balinais et monter dans un taxi qui va nous emmener à Pancasari, dans la région de Munduk.

Les trois heures de trajet passent plutôt bien, et nous arrivons ainsi à notre homestay au bord du Danau Buyan, un très joli lac. Nous sommes d’ailleurs accueillis par un cerf-volant en forme de pénis, confirmant ainsi après les décapsuleurs en bois d’Ubud que cela travaille les balinais.

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Petit village tranquille, parsemé de serres, de plantations maraîchères et de plantes aromatiques, Pancasari est un petit havre de paix. Tout comme notre hébergement, à l’écart de la route et au milieu de plantations, avec une belle vue sur le lac. Nous sommes très bien accueillis par la famille et après un petit café de bienvenue, nous prenons possession des chambres qui vont être notre « chez nous » pendant quatre nuits. Par contre, nous sentons que nous sommes en altitude et les températures ne sont pas les mêmes qu’à Amed. Nous devons même ressortir les pantalons, les vestes et les sacs de couchage.

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Nous louons ensuite des scooters et les sacs posés, nous allons manger un morceau rapidement dans un boui boui local. Riz, tofu, tempe, légumes, nous révisons nos classiques. Puis nous décidons d’aller marcher un peu autour du lac. Malheureusement, un droit d’entrée de 100 000 rp est demandé et devant cette extorsion caractérisée, nous faisons demi-tour.

La spécialité de la région étant la fraise, nous en profitons donc pour aller voir ça de plus près. Nous allons au Strawberry Stop, une petite plantation qui propose évidemment des produits à base de fraises. Une petite visite rapide par nous mêmes du site, très sympa, et nous nous installons pour une dégustation. Milkshakes, jus, au sucre, nous goûtons ainsi ce fruit sous différentes formes.

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Après cette pause gourmande, nous retournons à la homestay, en nous arrêtant sur la route admirer des portes balinaises gigantesques, marquant l’entrée d’un resort.

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Une petite sieste et c’est l’heure de l’apéritif. Nous jouons donc aux cartes autour d’une bière, de cacahuètes, et de chips au maïs maison, donc épicées.

Il est tard et nous reprenons les scooters pour chercher un restaurant. Le coin n’est pas touristique et tout ferme assez tôt. Nous nous contenterons d’un hôtel restaurant où nos assiettes y sont bonnes, mais très peu garnies et nous allons donc enfin nous coucher sans être repus.

 

14 août 2017

Aujourd’hui, le programme va nous emmener à Jatiluwih, un des plus beaux endroits du continent. Un petit déjeuner sandwich frites (oui des frites au petit déjeuner, c’est une première !), un arrêt au marché de Pancasari (simple, mais agréable) et nous voilà partis pour une heure de route.

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Un petit quart d’heure sur la route principale, peu intéressante, mais une fois sortis de cette route, les paysages deviennent magnifiques.

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Nous arrivons au village de Jatiluwih, et après avoir acquitté le droit d’entrée, nous en prendrons plein les yeux.

Les rizières en terrasse du village sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, et nous savons désormais pourquoi. Une petite marche d’environ deux heures nous permet d’admirer ces rizières à perte de vue, dans un calme olympien. Nous y sommes tôt et le sentier est peu fréquenté. Sur le retour, nous pouvons nous apercevoir du succès du site, et nous nous félicitons d’avoir été là avant l’afflux de touristes.

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Nous enfourchons ensuite les scooters pour aller visiter un temple, mais au bout de quelques kilomètres, nous devons faire demi-tour. En effet, un pont est en rénovation et la route qui le contourne nous ferait faire un énorme détour.

Il est l’heure de déjeuner, et nous nous arrêtons dans un warung dont la spécialité est le Babi Guling, du cochon de lait. Emie, Patrick et Sandy resteront sur du végétarien, pendant que j’accompagnerai Touf sur la viande. Et malgré certaines parties qui ne me plairont pas, le cochon de lait effiloché est un délice et je ne regrette pas mon choix.

Il est ensuite temps de rentrer à Pancasari, mais nous décidons de faire un petit crochet aux sources d’eau chaude de Air Angsuri. Ces sources sont plutôt cachées et ne font pas partie des tours clés en main. Nous nous retrouvons donc dans le bassin, dans un cadre magnifique, une cascade tombant juste à côté, le site pratiquement pour nous seuls.

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Une petite heure de baignade et nous reprenons une route différente pour revenir. Nous nous arrêtons à un marché de fruits et nous achetons quelques barquettes de fraises pour l’apéritif.

De retour à l’hôtel, jeu de cartes, bière, fraises, nous passons le temps en attendant l’heure de manger.

Ne voulant pas faire trop de route, nous nous arrêtons dans un warung du village, un vrai boui boui local où une mamie nous fera des nouilles frites aux légumes et aux oeufs délicieuses pour une somme modique.

Un petit café et nous retournons aux chambres nous coucher après cette très belle journée.

 

15 août 2017

Ce sont les cascades de Munduk qui vont nous intéresser aujourd’hui, et après le petit déjeuner sandwich frites et thé à la menthe, nous prenons les scooters pour nous diriger vers l’entrée de la Golden Waterfall, notre première étape. Il faut d’abord passer par la célèbre (dans le coin !) portion de route appelée Monkey Street, où une multitude de singes viennent au bord de la route se régaler des déchets ou des offrandes que les touristes en recherche de photos sensationnelles donnent aux primates.

Au bout d’une bonne demie heure, sans oublier de nous arrêter aux différents points de vue sur les deux lacs de la région, nous arrivons donc au bord de la route à un panneau indiquant la cascade.

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Nous garons nos machines sur le bas côté puis entamons la descente au milieu d’une plantation de café. Une petite demie heure plus tard, nous voilà au pied de la Golden Waterfall, au milieu de cette plantation. Un café y est d’ailleurs installé, et nous nous offrons une petite tasse avec une belle vue sur la cascade.

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Puis nous reprenons le sentier qui va nous emmener en un quart d’heure à la Red Coral Waterfall. Belle hauteur, beau débit, joli cadre.

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Le sentier continue et après avoir descendu une belle volée de marches, nous arrivons à la Langaan Waterfall. La moins accessible peut-être et la moins impressionnante, elle n’en demeure pas moins un beau point de vue et le chemin pour y accéder est agréable.

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Il faut maintenant retourner aux scooters. Afin d’éviter de remonter les marches et de reprendre le même chemin, nous décidons de passer par Munduk Village et de nous perdre un petit peu dans la vallée. Nous traversons ainsi des petits villages complètement perdus, puis nous apercevons Munduk. Les lois de la physique étant sans pitié, il faut forcément remonter tout ce que nous avons descendu, et nous sommes servis. Une demie heure de montée infernale puis nous arrivons à Munduk Village.

Il reste encore à récupérer les scooters, à environ 4 kilomètres de là, toujours en montée et le long d’une route fréquentée. Nous décidons d’en faire un et demi jusqu’à un warung qui nous a été plusieurs fois conseillé, le Adila Homestay, pour faire une pause. On nous apprend qu’il faudra attendre que l’hôtesse revienne dans une demie heure. Nous tentons le coup et demandons si en attendant nous pouvons emprunter un de leur scoot pour aller récupérer les nôtres. Très sympathique, le petit jeune qui s’occupe du homestay en l’absence de sa mère nous donne son accord dans un anglais impeccable. Deux navettes suffiront, et nous voilà soulagés, la route aurait été un calvaire d’une montée interminable. Nous pourrons ainsi apprécier le déjeuner excellent sans nous soucier de la suite des évènements.

Après avoir mangé, il est temps de repartir pour un repos bien mérité à Pancasari, puis de prendre un apéritif « jeu de cartes ». Ayant déjeuné tard, nous décidons d’aller à la supérette acheter un petit en-cas et après cette nouvelle bonne journée, nous allons nous coucher éreintés.

 

16 août 2017

Dernier jour à Pancasari, et le séjour pour Touf et Sandy touche à sa fin. Le petit déjeuner passe une nouvelle fois plutôt bien, surtout que ce matin notre gentille hôte nous offrira une petite assiette de fraises délicieuses. Pour cette dernière journée, la visite du célèbre temple Danu Beratan s’impose. Ce temple, bâti sur un lac, est un incontournable de la zone. Comme à notre habitude, nous voulons éviter la cohue des voitures de touristes venus depuis Ubud, et nous nous présentons donc à l’entrée à 8h00, après un petit quart d’heure de route.. Et en effet, nous avons le site pour nous seuls. Nous pouvons ainsi profiter de ce très joli site, un petit parc bien entretenu et ses statues hindoues kitchs à souhait, et le temple construit sur l’eau, au bord du lac. Cette construction aux petits toits superposés, avec en toile de fond le lac et les collines environnantes, est saisissante. Le beau temps aurait sublimé le paysage, mais nous nous en contenterons largement.

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La visite terminée, nous décidons d’aller voir si l’on pourrait faire le tour du lac Tamblingan sans avoir recours à un guide, ou au moins dans nos moyens.

Nous prenons ensuite nos scooters pour passer devant nos amis singes de la Monkey Street, toujours aussi gâtés, puis arrivons sur les hauteurs des deux lacs de la région. Nous nous arrêterons à l’entrée du sentier, où bien entendu une petite cahute abritant « l’association des guides » du coin sévit. Un guide est hors de prix et le droit d’entrée pour le lac est de 100 000 rp par personne. Comme pour le premier jour donc. Après discussion, nous irons avec Patrick faire tour du lac Tamblingan pendant que Sandy et Touf retourneront à notre homestay.

Nous attaquons donc notre dernière petite randonnée à Bali par la descente d’une volée de marches, qui nous amène à un premier petit temple dans la forêt. Le chemin n’étant pas du tout balisé, contrairement à ce que nous avait annoncé le guide qui nous a vendu les tickets, nous avons un peu de mal à trouver le sentier. Nous demandons à un guide qui nous suivait avec son groupe, mais il nous répond gentiment qu’il ne nous aidera pas sous prétexte que nous aurions du prendre un guide. Les touristes qui l’accompagnent sont d’ailleurs d’accord. Quelle bande de dégénérés !

Pas grave, nous réussissons à retrouver notre chemin grâce à notre appli Maps.Me, la suite du parcours sera facile à trouver. Le sentier est plaisant à suivre, dans la forêt d’arbres centenaires aux racines impressionnantes, le tout au bord du lac. Peu fréquenté, nous sommes ainsi bercés par le bruit des feuilles qui tombent et les oiseaux.

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Nous arrivons au second temple qui nous offre une superbe vue sur le lac. Nous croiserons ensuite des pêcheurs, puis arriverons au bout du sentier au temple de Tamblingan. Superbe image, le temple avec le lac en toile de fond, qui récompense nos deux petites heures de marche.

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Il faut désormais retourner aux scooters, et pour cela il faudra marcher sur la route. Notre ami au guichet nous a prévenu qu’il faudrait marcher environ une demie heure, mais notre appli nous propose une marche de plus de 5 km. Tout est vraiment fait pour obliger à prendre un guide, puisque les touristes qui peuvent se le permettre rentreront en pick-up. Nous nous apercevons en fait que nous aurions dû venir en scooter à la fin du sentier et faire le chemin en sens inverse en laissant une autre bécane de l’autre côté.

Bref, nous entamons notre périple retour, puis nous voyons un chemin très abrupt au milieu d’un champ de fleurs qui couperait tout pour nous amener à la route, et ainsi nous économiser deux kilomètres. Nous demandons la permission au propriétaire du champ et commençons l’ascension. Dix petites minutes, mais difficiles, nous font atteindre la route. L’idée est ensuite de trouver un transport pour combler les trois derniers kilomètres. Un petit pouce en l’air, 10 000 rp, et me voilà aux scooters. Je rebrousse chemin pour récupérer mes compagnons de route et la fin de la matinée est couronnée de succès.

Nous retrouvons ensuite Sandy et Touf dans un warung avec vue sur les lacs tenu par un français. Les dernières répétitions de marches militaires rythment notre repas et le déjeuner indonésien (gado-gado, cap cay et nouilles de riz) est le bienvenu après notre matinée. Puis nous allons au homestay  prendre une douche et nous reposer un peu.

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Nous ressortons à l’heure de l’apéro, pour une partie de cartes autour d’une bière. Puis il est l’heure de manger et nous retournons au warung de la mamie, où nouilles frites bonnes et pas chères sont servies avec le sourire, et un sambal bien épicé.

Enfin, nous retournons à notre homestay pour notre dernière nuit à Pancasari, la dernière à Bali pour Sandy et Touf.

Notre homestay à Pancasari : le Buyan Dajan Homestay, 350 000 rp la nuit en chambre double avec salle de bain et petit déjeuner. Très propre, superbe cadre, au calme avec vue sur le lac. Emplacement idéal, dans un petit village sympa, entre Jatiluwih et Munduk. Location de scooters de bonne qualité et bon petit déjeuner. La famille qui gère le homestay est très serviable et a toujours le sourire. N’hésitez pas une seconde !

Location de scooter : 75000 Rp la journée (36000 Rp d’essence pour le séjour)

Droit d’entrée Jatiluwih : 40000 Rp/p

Entrée sources d’eau chaude de Air Angsuri : 45000 rp/p

Entrée lac de Tamblingan : 100 000 rp/p (250 000 rp/p avec un guide)

Entrée cascade Red Coral : 10000 Rp/p

Entrée cascade de Langaan : 10000 Rp/p

Entrée Temple Danu Beratan : 50000 Rp/p (parking scooter 2000 Rp)

Taxi Pancasari – Pemuteran : 500 000 Rp la voiture

 

17 août 2017

PEMUTERAN

La fatigue s’installe quand même et il est de plus en plus difficile de se lever tôt. Cela tombe plutôt bien puisqu’aujourd’hui nous n’avons rien de prévu. Nos chemins vont se séparer en début d’après midi, Sandy et Touf repartiront à l’aéroport tandis que nous irons avec Patrick plonger à Pemuteran.

En attendant, nous garderons la matinée pour rester à la homestay, tranquilles. Nous en profitons  pour échanger nos photos et jouer aux cartes, puis nous mangeons un Cap Cay (légumes vapeur et riz blanc). Nous terminons ensuite nos sacs et libérons les chambres, puis les taxis arrivent.

Nous disons donc au revoir à Sandy et Touf, qui retrouveront la France (et le travail !) et nous nous dirigeons vers Pemuteran, notre dernière étape à Bali.

Deux petites heures de trajet, où nous ne verrons pas beaucoup de festivités liées à la fête nationale indonésienne. En effet, les cérémonies religieuses sont nombreuses à Bali, mais les balinais ne sont pas vraiment fêtards. Rien à voir avec les laotiens ou les cambodgiens.

Bref, nous prenons nos quartiers à l’hôtel que nous avons réservé. Pour cette dernière étape, nous  nous sommes fait plaisir avec un hôtel avec piscine et des chambres confortables.

Nous allons ensuite au club de plongée réserver notre excursion du lendemain sur l’île de Menjangan, puis nous allons diner dans un warung. Thon et crevettes marinés au menu, un délice.

Nous allons ensuite nous coucher, il faudra être en forme demain.

 

18 août 2017

Nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel. Salade de fruits, crêpe banane et omelette, nous sommes parés à plonger.

Nous nous dirigeons donc au club de plongée Ocean Dreams à deux pas de notre hôtel, et après les formalités d’usage (essayages et paperasse), nous partons en minibus jusqu’au port. De là, nous prenons un bateau avec Wayan notre guide et Stefan, un plongeur allemand qui nous accompagnera sous l’eau. Première information, le temps n’est pas au beau fixe et il ne fait pas très chaud.

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Une petite demie heure de bateau nous amène donc au premier spot de Pulau Menjangan, l’Underwater Cave. Briefing, équipement, et nous voilà à l’eau.

Malgré une visibilité moyenne, nous admirons tout de même un site où les coraux sont un peu moins morts qu’ailleurs, et où la vie frétille autour de ces coraux colorés. Nous y verrons un hippocampe, des demoiselles, des poissons clowns, des nudibranches et des poissons anges énormes.

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Une heure de plongée et nous remontons au bateau pour y déjeuner. Le froid et le vent sont saisissants et il faut vite se sécher. Heureusement, nous allons manger sur le bateau mais dans un coin abrité du vent. Nous avons même la chance de voir sur la plage toute proche un cerf qui se baigne. Bon en même temps l’île est surnommé l’île aux cerfs et c’est un parc national protégé.

Une assiette de nouilles, une orange, un café, une pause et nous repartons pour le second site de plongée, Coral Garden. Après un rapide briefing, nous enfilons notre équipement et sautons à l’eau. Nous avons déjà froid et la plongée dérivante sera certes sympa, mais la température de l’eau et la visibilité moyenne gâcheront un peu notre plaisir. Et même si nous verrons encore quelques jolis coraux, un poisson crapaud et la vie sous marine habituelle, nous sommes tout de même un peu déçus de ces deux plongées. Les sites ont en effet la réputation d’être les meilleurs de Bali, et nous restons un peu sur notre faim. Ne faisons quand même pas les blasés, les sites sont sympas et peut-être qu’avec le beau temps et la chaleur cela aurait été différent mais bon, ce sont des aléas que nous ne pouvons pas prévoir.

Poisson Crapaud

Le retour en bateau est difficile, nous n’arrivons pas à nous réchauffer. Nous retournons vite à l’hôtel pour prendre une douche chaude et nous poser un peu. Puis c’est l’heure de l’apéro bière/cartes sur la petite terrasse de notre chambre. Nous allons ensuite manger dans un petit warung sans prétention, bon et pas cher. Un peu au bord de la route, mais ce n’est pas si gênant. La cuisine y est bonne, familiale, sans chichi, ce qui nous donne envie de revenir.

Enfin, nous allons nous coucher, la déception des plongées passée.

 

19 août 2017

Emie se réveille ce matin avec le pied très douloureux. Au point même qu’elle ne pourra pas poser le pied, et nous ne saurons même pas pourquoi. Pas de chute, pas de torsion, seulement un léger choc sur le bateau la veille, mais pourtant rien de méchant.

Nous ne prévoyons donc rien d’exceptionnel aujourd’hui, et après le petit déjeuner, nous nous dirigeons vers le centre de plongée Reef Seen Divers, près de l’hôtel et au bord de la plage. Ce centre y mène un projet de protection des tortues de mer. Ils prélèvent les oeufs de tortues sur les plages pour les faire éclore en sécurité, hors de portée des chiens, des serpents et des oiseaux qui se régalent de ces proies sans défense. Puis les petites tortues ont le temps de se développer et sont ensuite relâchées dans la mer. Le projet mis en place par le centre s’occupe aussi des tortues adultes récupérées en mauvaise santé. Avec les donations des touristes, les tortues sont soignées et relâchées.

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Après une présentation du projet, nous assistons au lâcher de bébés tortues, et nous avons même la chance de voir une tortue adulte soignée être remise dans son environnement. Un joli moment partagé avec ce bel animal.

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Nous allons ensuite manger à notre cantine de Pemuteran, puis retournons à la clim dans la chambre le temps qu’Emie récupère un peu de son pied douloureux. Une petite sieste, un plouf dans la piscine fraîche de l’hôtel, et nous retournons au centre de plongée assister au nourrissage des tortues. Encore une fois, le moment est unique, ce n’est pas tous les jours que nous avons la chance de voir ça.

La journée continue avec le traditionnel moment de détente du mois, le massage. La session d’une heure se déroule bien, massage balinais pour moi, soin du visage pour Emie. Dans mon petit massage traditionnel balinais, j’aurai cette fois droit à une fessée déculottée. Ah les échanges culturels sont parfois bizarres !

Nous rejoignons ensuite Patrick pour un apéro sur la terrasse de la chambre, et après quelques parties de cartes, nous allons manger à notre petite cantine. Salade d’avocats, Pad Thaï, jus de citrons pressés, nous allons passer notre dernière nuit à Pemuteran satisfaits de ce dernier diner ici.

 

20 août 2017

Nous nous levons avec une bonne nouvelle, le pied d’Emie va beaucoup mieux. Cela restera donc un mystère, ou du cinéma ! Allez, il était enflé donc nous lui laisserons le bénéfice du doute.

Par contre, mauvaise nouvelle pour Patrick. Après avoir eu l’accord solennel de notre gentil hôte de prolonger d’une nuit son séjour au Dimpil Homestay, finalement, il avait « oublié » que quelqu’un avait réservé il y a un mois. Comme souvent à Bali, la parole donnée dans le secteur de l’hébergement ne vaut que si personne d’autre n’aligne pas plus d’argent. Pas grave, Patrick annule aussi le transport réservé avec eux (il a aussi « oublié » qu’il avait réservé ailleurs…) et il trouvera une chambre juste à côté. Problème résolu, mais l’image des balinais est légèrement écornée par ces pratiques récurrentes depuis le début de notre séjour.

Nous allons ensuite à la plage pour faire un peu de snorkelling. Soleil mais eau fraîche, je suis le seul à me mouiller ce matin. Deux spots à partir de la plage me contenteront, peu de coraux mais beaucoup de vie. J’y verrai d’ailleurs un gros barracuda, peut être guettant le lâcher des petites tortues du centre de plongée de la plage !

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L’un des spots s’appelle le BioRock. Il s’agit d’un projet visant à replanter le corail, souvent dévasté en Indonésie après la pêche intensive à la dynamite et au cyanure pratiquée pendant plusieurs années. Des structures sont donc installées au fond de l’eau, certaines ont même des formes de poissons ou de vélos, et des câbles électriques envoient de la basse tension sur ces structures, ce qui a pour effet de développer le corail 7 fois plus vite que la normale. Cela en est encore à ses débuts mais au moins le projet a le mérite d’exister et cela fait une sortie snorkelling un peu spéciale !

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Une fois sorti de l’eau je rejoins Patrick et Emie sur la plage, et nous assistons à un nouveau lâcher de tortue. Nous avons également la chance de voir une cérémonie religieuse sur la plage.  Une idole arrive en bateau et est accueillie par les femmes dansant au rythme de la musique traditionnelle. Cette cérémonie doit être importante, il y a du monde et le « chef » de la prière collective est en costume traditionnel clinquant. Nous resterons une grosse demie heure à admirer cette cérémonie, puis il est l’heure de rendre les chambres.

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Nous faisons donc les sacs, prenons une douche, puis allons à notre cantine prendre un dernier déjeuner en compagnie de Patrick, qui lui repartira en France le lendemain. Nous y réservons également un taxi pour l’aéroport et dégustons un petit Pad Thaï et une salade de tomates avocats.

En attendant le taxi, nous allons prendre le temps de fêter l’anniversaire d’Emie. Elle a 34 ans aujourd’hui nous arrosons cela d’expressos et de parts de gâteaux exquis. Cheese cakes à la papaye, tarte aux pommes chaudes avec boule de glace, aujourd’hui il n’y a pas de mal à se faire plaisir. Ce sont en effet les premières pâtisseries de cette qualité que nous mangeons depuis notre départ.

Enfin, le taxi arrive et il faut donc dire au revoir à Patrick, qui restera ici encore une journée avant de reprendre l’avion pour la France.

Le chauffeur fait un peu la causette et se présente, puis glisse qu’il est fan de Fast and Furious et de Vin Diesel. Après lui avoir fait remarqué qu’il n’est pas son idole, le chauffeur nous ramène à l’aéroport avec une conduite hyper brusque et sportive. Après notre premier chauffeur à Bali, la boucle est bouclée.

Nous arrivons quand même vivants mais l’estomac à l’envers à l’aéroport, et après le traditionnel enregistrement des bagages, nous décollons pour Nouméa, via une rapide escale à Sydney.

Notre hôtel à Pemuteran : le Dimpil Homestay, 440 000 rp la chambre double avec salle de bain et petit déjeuner. Propre, grande chambre, salle de bain extérieur, terrasse, piscine et très bon petit déjeuner, bon hébergement à deux pas de la plage et éloigné de la route principale. Prestations annexes en revanche beaucoup trop chères, et comme très souvent à Bali, peu fiable sur les réservations.

Une bonne adresse à Pemuteran : le Warung Setia, sans être exceptionnel, a le mérite de pratiquer une cuisine familiale à un prix très correct. Comme souvent à Bali, il ne faut pas être pressé mais nous n’avons jamais été déçus.

Donation Turtle Project : 25 000 rp/p

Plongée avec Ocean Dreams : 1 200 000 rp/p tout compris (guide, équipement, repas). Peut être à cause de la météo (froid, vent et pas de soleil), nous n’avons pas été conquis par les spots proposés. Ce n’est bien entendu que notre avis. L’organisation était bonne, même s’il y avait un peu de monde quand même.

Taxi Pemuteran – Aéroport : 650 000 Rp/p

 

 

BILAN

 

NOS IMPRESSIONS…

En arrivant à Java, nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre. Et cette île nous aura bel et bien fait passer une excellente semaine. À Yogyakarta, avec l’accueil de Reza et sa philosophie de vie ou la visite du Borobudur et de ses environs, nous avons directement plongé dans la culture javanaise. Une belle entrée en matière avant l’exploration des volcans de Java.

Le mont Bromo d’abord, lunaire, magnifique, inoubliable. Puis le Kawa Ijen, où nous avons pu prendre le temps de profiter de la région dans un village de mineurs. L’expérience aura été très bonne, et même si le contact avec les habitants n’aura pas été à la hauteur de nos attentes, la visite des environs et la nuit passée sur le volcan resteront des moments exceptionnels.

Puis il y a eu Bali. En pleine haute saison, avec la réputation d’une île hyper touristique, nous avions quelques craintes et des a prioris sur notre séjour ici. Et la surprise aura été à la hauteur de notre appréhension. Le choix d’éviter le Sud et Kuta, où l’ambiance ne correspondait pas à nos envies et de se concentrer sur la côte Nord et le Centre sera finalement payant.

En effet, même si Ubud n’a pas fait l’unanimité, la cité dispose d’un charme évident. Et que cela soit la tranquillité et les paysages exceptionnels de Nusa Penida (notre coup de coeur), l’ambiance relax de la côte d’Amed et ses spots de plongée et de snorkeling, la région de Munduk et Jatiluwih avec ses cascades et ses paysages de rizières incroyables, Bali nous aura enchanté, sans avoir eu à supporter une quelconque cohue touristique.

La joie aussi de retrouver de la famille aura participé à la réussite de ce séjour, en espérant qu’ils auront pris autant de plaisir que nous !

La seule véritable déception sera certainement Pemuteran, présentée comme le royaume des plongeurs. Car même si les plongées ont été sympathiques, elles ne resteront pas dans nos mémoires. Surtout qu’à part cela, Pemuteran n’offre pas vraiment d’autres activités.

Une autre gêne lors de ce séjour, le manque cruel de professionnalisme chez les balinais dans  le secteur de l’hébergement. Les réservations sont prises à la légère et ils n’hésitent pas à revenir sur leur parole pour caser des clients plus intéressants. Dommage, d’autant que les balinais dans l’ensemble sont très accueillants et souriants.

Enfin, nous recommandons vraiment ces destinations, avec quand même un petit avertissement pour ceux qui voient en Bali un haut lieu de la plage paradisiaque. À moins d’aller peut-être à Kuta (que nous n’avons pas exploré) ou à Kilinking (Nusa Penida), il faudra repasser pour le farniente.

Ce que nous avons aimé :

  • Nusa Penida, sa tranquilité, ses paysages magnifiques et la rencontre sensationnelle avec les raies mantas feront de l’île notre coup de coeur
  • La région de Munduk et ses cascades, mais surtout les rizières à perte de vue de Jatiluwih, sans oublier notre petit hébergement à Pancasari, tranquille, bien placé et très accueillant
  • Amed, et son ambiance décontractée
  • Yogyakarta, et sa plongée dans la culture javanaise
  • Les volcans de Java, Bromo et Ijen, qui nous auront réellement fait passer de bons moments.

Ce que nous avons moins aimé :

  • Pemuteran, où à part la plongée il n’y a rien à faire. Et nos plongées n’auront pas été mémorables, sans doute aussi à cause de la météo
  • Le comportement des balinais dans le secteur de l’hébergement et les soucis récurrents de réservations

 

BUDGET…

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Soit un budget pour deux personnes de 57 € par jour.

En Indonésie, nous avons été rejoints par la famille d’Emie et nous nous sommes mis au diapason. En mode touristes donc, nous n’avons pas cherché à économiser sur les hébergements (aux alentours de 300 000 Rp en moyenne) et nous sommes allés dans les restaurants toursitiques, c’est à dire plus chers et pas forcément meilleurs mais plus diversifiés quand même. Il est donc facile de trouver des hébergements moins chers (aux alentours de 100 000 Rp) et des bouis bouis bons et pas chers.

Le budget activités est en hausse par rapport aux autres pays surtout à cause de la plongée sous marine.

Pour les transports, nous étions 5 personnes et les taxis ont donc été partagés, ce qui fausse un peu le tarif. Mais à 2 nous aurions peut être opté pour le scooter plus souvent !

Le visa était gratuit et les frais bancaires pratiquement inexistants.

1€ = 15 000 Roupies = 1,20$

RANDONNÉES…

ASCENSION DU MONT BATUR

Mont Batur

Une montée de trois quarts d’heure difficile mais largement faisable. Obligation « conflictuelle » d’avoir un guide mais inutile.

2 réflexions sur “Indonésie

  1. Hello,
    Je me permets de vous écrire ici juste pour vous dire que votre blog / voyage est un récit fabuleux, avec pleins d’informations utiles. J’aime beaucoup la manière dont vous avez conté vos aventures et je trouve très remarquable la discipline que vous avez eu pour maintenir vos écrits tout au long de votre voyage, bravo !!
    Je vous ai ‘utilisé’ sur la Laos, Cambodge, Costa Rica et Indonésie. Et je le ferai sûrement pour le Népal ou d’autres destinations communes à venir pour ma part.
    Un grand merci pour ce partage d’expérience.

    J'aime

    1. Merci pour ces compliments ! C’est vrai qu’au départ nous voulions une trace de notre expérience et donner de nouvelles à la famille mais petit à petit nous nous sommes pris au jeu et avons voulu essayer de donner des tuyaux aux autres voyageurs. En tout cas si cela vous a servi nous en sommes très heureux ! Et bon voyage au Népal !

      J'aime

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