Vietnam

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Itinéraire 30 jours

 

GOOD MORNING VIETNAM !

24 mai 2017

Voilà notre séjour au Cambodge qui touche à sa fin. Vuthy nous emmène donc en tuk-tuk à la station de bus, et le temps de prendre un dernier café glacé avec notre hôte, le bus pour Pleiku arrive.

Et pour la première fois, le bus est extrêmement confortable ! On se croirait presque dans un avion en business class. Au bout d’une heure et demie de route, nous arrivons au poste frontière cambodgien d’O-Yadaw. Les passagers vietnamiens du bus insérant tous un petit billet dans leur passeport (un marque page peut être ?), nous nous attendons à une nouvelle demande de bakchich. Pourtant, l’agent des tampons ne nous demande rien et nos passeports sont tamponnés pour sortir du territoire cambodgien. Nous reprenons ensuite quelques minutes le bus pour le poste frontière vietnamien de Le Tanh, et ici aussi, les passeports sont tamponnés sans un mot. (Attention, le visa vietnamien doit impérativement être obtenu au préalable, aucun visa ne peut être émis à ce poste frontière !). Retour au bus pour la fin du trajet qui nous amène à Pleiku, grande ville de transit qui pour nous ne sera qu’un passage éclair sur la route de Hôi An.

Gentiement, le chauffeur nous emmène même à la station de bus correspondante aux trajets vers Hôi An.

Bon, nous sommes toujours en Asie, puisque dès notre sortie du véhicule un chauffeur de minivan nous propose un trajet vers Hôi An à un prix exorbitant, puis le baisse immédiatement de 20% après notre refus. Ce sera quand même trop cher, puisque nous trouvons aux guichets un billet pour notre destination deux fois moins cher, en sleeping bus (ce qui nous économise aussi une nuit d’hébergement !).

En attendant la fin d’après midi, nous commencerons par boire une petite bière dans un café local, où trois ou quatre types très alcoolisés animent le lieu. Rappelons qu’il est à peine midi quand même…

Après être allés retirer de l’argent, et après avoir perdu une carte de retrait, avalée par un distributeur pour une cause inconnue, nous retournons prêt de la station de bus pour trouver quelque chose à manger.

Nous tentons une échoppe familiale, et nous ne serons pas déçus. Riz (bien entendu !), tofu, omelette, soja, le déjeuner est très bon et copieux.

Puis nous sortons un petit jeu de cartes (où après une énième défaite je décide de ne plus jamais jouer au rami !) autour d’un café vietnamien. Ce café est en fait préparé sur le verre. Un peu long à couler et très serré, mais agréable quand même.

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Après un peu de lecture, nous quittons nos hôtes de l’après midi pour aller prendre notre bus. Et là une très bonne surprise nous attend. Le bus n’a pas vraiment de fauteuils, mais plutôt des couchettes très confortables où nous pourrons dormir cette nuit sans trop de soucis.

Bus Pleiku – Danang : 180000d/p, bus couchettes (de nuit)

 

25 mai 2017

Et l’arrivée à Danang ne démentira pas. Nous nous réveillons peu avant l’arrivée et plutôt en forme. Bon ce n’est pas le même sommeil que dans un lit mais nous nous sentons reposés quand même. Une fois à Danang, qui n’a pas grand intérêt, il nous faut trouver un bus local qui nous amènera à Hôi An, notre destination finale. Et comme par magie, un petit bus jaune nous hèle. Il va à Hôi An pour 40000 dôngs par personne. Cela aurait pu être négocié, mais nous venons d’arriver au Vietnam, il est 6h du matin et le prix n’est pas exorbitant non plus (un peu moins de deux dollars chacun).

Nous nous asseyons donc au fond du bus, rejoints rapidement par une vietnamienne qui va vendre ses produits à Hôi An. Elle nous gratifie d’une démonstration de découpage d’ananas. Une douzaine d’ananas découpés en moins d’une heure pour être prêts à manger, dans un bus qui secoue, on sent le coup de main ! D’ailleurs nous en profitons pour déguster un de ses fruits, excellent !

Arrivé à la station de bus de Hôi An, il faut trouver une guest house. Après un premier essai chez notre premier choix, complet, il a fallu se rabattre sur notre second choix, le Red Ceramic Homestay.

Chambre basique, salle de bain basique, pour un prix modique comprenant le petit déjeuner, cela nous va très bien. Les affaires déposées, une douche prise, nous décidons d’attaquer la ville à pied. Et les premières impressions sont plutôt bonnes. Une ville propre, bien aménagée, et malgré une circulation de deux roues assez dense, c’est assez calme.

Nous arrivons ensuite au coeur de la vieille ville, classée au patrimoine de l’Unesco, et cela se voit. Les véhicules motorisés (scooters et voitures) ne sont autorisés que de 11h à 15h, et c’est tant mieux ! La vieille ville est magnifique, avec des bâtiments coloniaux et chinois extrêmement bien conservés. Bon la ville est assez touristique, mais c’est le cas des sites de qualité. Petites boutiques, restaurants, marché, vendeurs de tout et n’importe quoi, tout y est ! Le cadre est vraiment joli, et pour une première balade dans la ville, nous sommes comblés. Un petit déjeuner rapide dans un attrape touristes nous rappelle qu’il ne faut pas relâcher notre vigilance et garder nos habitudes alimentaires : bon, pas cher, local.

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Nous décidons ensuite de retourner faire un petit somme à la guest house, puisque les scooters ont repris leur droit sur la ville et que tout de suite, c’est moins agréable.

Après cette sieste, nous planifions nos trois jours de visites, et cet après midi, nous continuerons notre découverte de la vieille ville. Nous dinerons ensuite au marché et en profiterons pour gouter la spécialité locale, le Cao Lau. Il s’agit de grosses nouilles courtes, mélangées à des légumes et assaisonnées de lemongrass, de menthe et de sauce (avec normalement du porc, du poulet ou du boeuf). Un délice ! Une fois nourris, il s’agit de retourner à la guest house pour une bonne nuit de sommeil.

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26 mai 2017

La visite de la vieille ville est bonifiée en entrant dans certaines maisons traditionnelles ou spéciales. Un pass (120 000 dôngs) permet de visiter 5 sites parmi les nombreux coins que recèle cette ville.

Après un petit déjeuner « sandwich omelette », nous prenons cette fois des vélos pour aller à la vieille ville. Tôt le matin, nous évitons la cohue des touristes de la fin d‘après midi, et c’est à ce moment là qu’il faut profiter du lieu. Nous commencerons par la visite de la maison commune de la congrégation chinoise de Fujan (ouf !), une maison ancienne qui servait de salles de réunions, et qui a été transformée en temple chinois. Une très jolie bâtisse. On peut même y faire des voeux et les accrocher à de l’encens un peu partout dans le temple.

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Nous continuons avec un second site, la maison Tan Ky. Une des plus anciennes et plus jolies maisons traditionnelles de la ville, toujours habitée.

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Nous décidons ensuite de passer sur l’autre rive et de voir ce qui s’y passe. Toujours touristique mais moins fréquenté, et avec des restaurants pratiquant des prix corrects. Nous nous arrêtons pour un café vietnamien, puis nous décidons de retourner tranquillement à la guest house pour un petit repos et un petit travail blog/photos.

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Reposés, nous enfourchons nos montures pour aller manger dans la vieille ville, au Hi Restaurant. Une petite échoppe qui ne ressemble à rien, mais qui deviendra notre cantine. Excellent, copieux, pas cher et un service avec un sourire sincère, il ne nous en faut pas plus. Nous partageons un Cao Lau et un «Banh Xeo Chay », une sorte de pancake de riz aux épices, qu’il faut rouler dans une feuille de riz et mélanger à des herbes. Le tout trempé dans une sauce épicée, un délice.

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Contents d’avoir trouvé un endroit sympa pour la suite, nous reprenons les vélos direction Kim Bong, un village sur l’ile de Cam Kim. La balade en vélo est vraiment agréable, et le village n’est pas vraiment touristique. Pourtant, les paysages de rizières sur fond de montagnes sont plutôt sympas à découvrir. Bon les rizières sont à cette époque en cours de plantation, mais voir ces vietnamiens préparer ce qui leur permettra de vivre le reste de l’année mérite un petit détour.

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Nous retournerons ensuite à la guest house pour une petite bière en terrasse, avant de reprendre les vélos et de découvrir la vieille ville envahie de touristes. Rien à voir avec la journée ou la veille au soir. Nous sommes vendredi, ou bien peut être un jour férié, mais le nombre de touristes asiatiques est impressionnant. Nous ferons un passage au puits Ba Le, dont l’eau est traditionnellement utilisée pour la cuisson du Cao Lao. Une tradition encore respectée par la plupart des habitants.

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Nous décidons ensuite d’aller sur l’autre rive, bien moins fréquentée et aussi agréable, puis à l’heure du diner, de retourner au Hi. Soupe de nouilles pour Emie et Cao Lau au porc pour moi (première fois en quatre mois que je mange du porc…), tout est excellent.

Rassasiés, c’est le coeur léger que nous reprenons la route pour la guest house et une bonne nuit de sommeil.

 

27 mai 2017

Le petit déjeuner classique pain et oeufs pris, nous prenons les vélos pour arriver tôt dans la vieille ville et visiter la maison commune de la congrégation chinoise de Canton (re-ouf !), une autre maison traditionnelle chinoise transformée en temple. Atypique, limite kitch, mais intéressant à voir.

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La visite terminée, nous allons prendre notre petit café vietnamien de l’autre côté de la rive. Puis direction Tra Que, un petit village dont la spécialité est de cultiver des fruits et légumes sans pesticides, sans OGM. Les petits champs travaillés montrent que même au Vietnam, réputé pour ces plantations aux produits chimiques, il est possible de cultiver autrement.

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Le village étant en direction de la plage, nous ne nous privons donc pas pour faire un kilomètre de plus et voir la mer de Chine. Un petit marchandage pour le parking vélo (obligatoire !), et nous passons de 40000 d à 10000 d en moins de vingt secondes. La plage est plutôt sympa, pas trop bondée, et même s’il ne fait pas très beau, il fait bon et les vagues nous appellent. Un petit plouf qui nous rappelle l’Océan Atlantique et ses grosses vagues.

Même si ce n’est pas la plage paradisiaque de Koh Rong Samloem, c’était plutôt sympa de buller une petite heure le temps de sécher sur le sable, à regarder les touristes asiatiques se prendre en photo dans des situations pas du tout naturelles.

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Le retour par le village est très agréable, et nous décidons d’aller déjeuner au Hi, notre cantine. Cao Lao au porc, rouleaux de printemps aux légumes et Banh Xeo Chay, nous repartons à la guest house le ventre plein, avec une envie de sieste.

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Malheureusement, la sieste sera légèrement retardée, puisqu’impossible d’ouvrir la porte de notre chambre. Nous devrons attendre l’arrivée d’un serrurier et sa réparation. Bon, la sieste a quand même fait du bien et nous repartons reposés à la vieille ville, terminer nos visites.

Sur le chemin, nous nous arrêterons au stade puisqu’un match de foot officiel a lieu. Ce sont des jaunes contre des jaunes, mais le jeu est plutôt agréable à regarder. Le niveau est à peu près celui de notre bas niveau régional bourguignon, et l’ambiance dans les tribunes est comme dans cette région, moqueuse mais sympa.

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Nous continuons notre chemin sans connaître le score final et nous arrivons à la chapelle de la famille Tran, une maison ancienne à l’architecture mélangeant les influences chinoises, vietnamiennes, et japonaises. La maîtresse de maison nous fait la visite, sans oublier de nous faire passer par une petite boutique bien entendu.

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Enfin, nous décidons de terminer avec le pont japonais, un des incontournables de la ville. Construction très ancienne et renfermant un temple, le pont est très joli et mérite le détour.

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La fin de soirée sera passée de l’autre côté de la rive pour éviter les groupes de touristes asiatiques, afin de prendre un petit apéritif et manger une dernière fois au Hi qui nous aura accueilli avec ses bons plats tout au long de notre séjour. Emie y prendra une soupe de nouilles blanches, et je tenterai encore de la viande avec le « Com Ga », du poulet avec du riz cuisiné. Une nouvelle fois contents du repas, il est temps de rentrer se coucher, demain nous quittons Hôi An pour Hué, une cité impériale.

Notre Homestay à Hôi An : le Red Ceramics Homestay, 10$ avec le petit déjeuner, chambre basique avec salle de bains à l’extérieur de la chambre mais non partagée. Pas cher, un bon petit déjeuner (sans boisson) et des hôtes très souriants et serviables, le séjour y a été bon.

Location de vélos : 20 000d/p

Pass vieille ville avec 5 visites : 120 000d/p (attention nous avons été contrôlés une fois dans la vieille ville)

Bonne adresse : Hi Restaurant sur l’autre rive. Pas de déco, pratiquement en mode street food, les plats sont bien cuisinés et moins chers que dans la vieille ville. À ne pas manquer !

Bus Hôi An – Hué : 5$/p

 

28 mai 2017

Nous disons donc au revoir à notre première étape vietnamienne, qui il faut bien le dire aura été une très belle entame de séjour. Direction désormais Hué, et après 4 heures de bus couchettes (même le matin nous avons droit au confort maximal !), nous arrivons dans cette ancienne capitale sous la grisaille et le crachin. Un véritable temps à la dijonnaise qui ne nous manquait pas vraiment. En effet, c’est la première fois en quatre mois que nous avons ce genre de pluie fine et régulière. Bon cela ne nous empêchera pas de faire ce que l’on a à faire aujourd’hui, et après avoir pris nos quartiers, nous allons dans un boui boui manger un morceau. Ce n’est pas la panacée, la nourriture n’étant pas terrible. Nous y rencontrons un français, un ancien qui vit à Hué plusieurs mois dans l’année et qui nous parle un peu de ce pays. Il nous donne également quelques conseils sur la suite de notre voyage au Vietnam.

Nous quittons le restaurant et notre nordiste pour aller visiter la principale attraction de Hué, la cité impériale, toujours sous le crachin.

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Nous arrivons d’abord à une exposition de vestiges de la guerre du Vietnam. Des avions, des hélicoptères et des chars américains saisis lors de la victoire des vietnamiens dans ce conflit sont ainsi exposés devant la cité impériale.

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Puis nous entrons dans la cité proprement dite. Les influences chinoises dans l’architecture y sont très présentes, et malgré la grisaille, le lieu est agréable.

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Les temples succèdent au palais et au théâtre, puis les différentes résidences des empereurs vietnamiens nous donnent un aperçu de la puissance et de la prospérité dans laquelle ils vivaient à cette époque.

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Alors il faut quand même ruser pour éviter au maximum les bus de touristes asiatiques, allant n’importe où et parlant très fort dans les endroits sensés être calmes. Ils sont plutôt bons touristes par contre quand il s’agit de payer des sommes astronomiques pour prendre des photos déguisés en mandarins sur un trône impérial. Bref, bien que ce soit un peu pénible, c’est une autre culture, ne jugeons pas !… Mais c’est pénible. Mais ne jugeons pas…

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Une fois la visite terminée, nous nous dirigeons vers la guest house pour voir ce que nous pourrions faire le lendemain. Nous avions en effet prévu une randonnée dans un parc national assez difficile d’accès, et le temps incertain pourrait bien changer nos plans. Verdict avec les conseils de notre hôte, il faut attendre demain matin pour en savoir un peu plus.

Nous allons ensuite diner dans un restaurant qui avait l’air plutôt correct, et encore une fois nous ressortons déçus. Décidément, nous sommes bien loin de Hôi An et de sa gastronomie si appréciable !

Nous nous rabattrons enfin sur des petits gâteaux achetés au supermarché pour nous remettre du baume au ventre avant d’aller nous coucher.

 

29 mai 2017

Après quelques discussions, le temps étant très incertain, nous décidons d’annuler notre sortie au parc national de Bach Ma. Pour passer la journée, nous louons tout de même un scooter pour aller visiter les environs de Hué, en espérant passer entre les gouttes.

Nous commencerons par le tombeau de l’empereur Tu Duc. Rappelant la cité impériale et ses constructions d’influences chinoises, ce tombeau est constitué de plusieurs bâtiments dans un  joli petit parc.

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Il y a également les désormais traditionnels touristes asiatiques, et même une classe en sortie scolaire. Le site étant plutôt étendu, nous ne croiserons pas tant de monde que cela et la visite est agréable.

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Ressortis, nous reprenons le scooter pour aller aux anciennes arènes des empereurs. En piteux état et non accessibles, nous ne verrons que l’entrée. Après ce flop, nous décidons de nous diriger vers un village environnant, où la réplique du pont recouvert japonais de Hôi An trône dans un paysage de campagne. Une vingtaine de kilomètres plus tard, nous arrivons au village et effectivement, c’est plutôt sympa de retrouver cette construction sans la foule et les boutiques de souvenirs.

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Le retour à l’ancienne capitale nous permet d’aller voir ensuite la pagode Thien Mu, rendue célèbre par les contestations contre l’empereur en 1963 et anticommunistes en 1980.

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L’heure tourne et il est temps de se trouver un petit quelque chose à manger. Nous décidons de tenter un restaurant végétarien, mais soit il a disparu, soit nous ne sommes pas assez futés pour le retrouver ! Après une demi-heure de recherches, nous décidons de trouver autre chose, et comme par magie, un autre végétarien arrive sur notre route. Il se trouve dans un hôtel assez luxueux et nous ne nous faisons pas trop d’illusions sur les prix. Et pourtant… Moins cher que ce que nous avons trouvé à Hué jusque là, nous tentons le coup. Bingo ! La nourriture est excellente, travaillée, bien présentée, et très bon marché. Nous avons enfin trouvé notre cantine à Hué. Une fois repus et comblés, nous allons rendre le scooter et faire une sieste à la guest house. Avant bien entendu de ressortir pour une petite Huda, la bière locale, et un nouvel excellent repas au végétarien de midi.

Un petit film avant de se coucher, et la journée bien remplie touche à sa fin. Demain, nous changeons d’air pour le parc Phong Na Khé Bang et ses grottes réputées.

Notre guest house à Hué : le Ngoc Binh Hotel, 205 000d pour une chambre double avec salle de bains et petit déjeuner copieux et complet. Le propriétaire est de très bon conseil et compétitif sur les tarifs de scooters (4$ la journée) et de bus. Très propre.

Une bonne adresse : le restaurant végétarien du Park View Hotel. Ne pas se laisser influencer par la classe des lieux, les prix sont très bas et la cuisine est excellente et travaillée. Vraiment une très bonne adresse !

Entrée Cité Impériale : 150 000d/p

Entrée tombeau Tu Duc : 100 000d/p

Location scooter journée : 92 000d + 20 000d d’essence

Bus Hué – Phong Nha : 140 000d/p

 

30 mai 2017

Le bus pour Phong Nha n’étant qu’à 14h, nous passons la matinée à aller poster notre courrier, se balader dans le petit parc le long de la rivière des Parfums, boire un café puis déjeuner au végétarien que nous connaissons bien.

De retour à la guest house, nous n’avons pas à attendre longtemps puisque le bus arrive même en avance et après 4h30 de trajet, nous arrivons à Phong Nha. Petite bourgade, assez touristique mais très charmante, au pied de petites montagnes, nous nous y sentons bien d’emblée.

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Nous prenons nos quartiers au Mountain View, où nous sommes très bien accueillis (bouteille d’eau et bananes offertes) puis allons trouver à diner. Nous mangerons une soupe de nouilles aux légumes et un Banh Khoai, puis il est temps d’aller se coucher. Demain il faut se lever tôt pour éviter les bus touristiques à la visite des grottes du parc !

 

31 mai 2017

Lever tôt, bon petit déjeuner, le beau temps revenu, c’est motivés que nous partons à l’assaut des grottes de Phong Nha et Tien Son. Nous avions tout d’abord prévu d’aller explorer la plus grande grotte du monde, Son Doong. Pour cela, une expédition de plusieurs jours est nécessaire, nécessite 3000$ et est limitée à 400 personnes par an. Du coup nous nous rabattons sur les attractions touristiques des gens normaux comme nous. Il faut prendre un bateau, et surtout trouver des passagers pour partager les frais. Nous sommes les seuls touristes occidentaux et après une bonne demi-heure d’attente, une famille vietnamienne sympathique nous accueille sur leur bateau. La balade sur la rivière est très agréable, dans un cadre magnifique.

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Nous arrivons ensuite à la grotte de Phong Nha qui se visite sur la rivière souterraine, et là c’est un peu l’embouteillage de bateaux.

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Pourtant, c’est encore supportable, les moteurs sont coupés et tout se fait à la rame. Et malgré leur réputation de gens très bruyants, les touristes vietnamiens qui nous accompagnent sont assez calmes. La grotte en elle-même est grandiose. Les éclairages mettent en valeur tous les points d’intérêts, et nous pouvons alors dire que c’est la plus belle grotte que nous n’ayons jamais vue, pour le moment.

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Nous descendons ensuite du bateau pour aller visiter la grotte de Tien Son toute proche. Toute proche, mais il faut encore grimper les 330 marches qui nous séparent de l’entrée ! Cela nous rappelle le Myanmar et toutes ces marches que nous avons avalées…

L’effort est récompensé par une grotte toute aussi magnifique que la précédente. Moins charmante car sans rivière qui la traverse et quelques dégâts, mais l’histoire est aussi passée par là. En effet, pendant la guerre du Vietnam, l’armée Nord Vietnamienne utilisait cette grotte comme hôpital et cache d’armes, et les Américains ont largement bombardé la zone. Du coup, des énormes stalactites sont tombées et certaines sont restées dans des positions pas naturelles. Ce qui n’empêche pas le site d’être exceptionnel, d’autant qu’il est très peu visité. Comme à leur habitude, les touristes asiatiques préfèrent aller vite et ne faire que la grotte de Phong Nha. Tant mieux pour nous !

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La matinée se termine par un retour en bateau tout aussi agréable, puis un déjeuner à base de riz, tofu, et soupe de nouille aux légumes. Nous décidons ensuite d’aller faire une sieste et de rester une nuit de plus afin de profiter de l’endroit sans trop se presser.

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Après un repos qui nous montre que nous traversons une petite période physiquement moins bien, nous travaillerons un peu sur le blog, les photos, puis nous irons boire une petite bière. Un diner composé de nems végétariens et d’un Banh Khoai, puis retour à la guest house pour une grosse nuit de sommeil. Nous en avons besoin et demain nous attend une journée scooter !

 

1er juin 2017

Toujours dans l’optique de ne pas arriver en même temps que la cohue des touristes vietnamiens, nous nous levons tôt et après le petit déjeuner, c’est cette fois en scooter que nous explorerons les environs. Notre objectif, la grotte du Paradis. Dès la sortie de Phong Nha, nous évoluons sur une route magnifique, avec des paysages superbes. Le ciel est bleu, les montagnes vert émeraude, et la route très agréable.

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Une vingtaine de kilomètres plus tard, nous arrivons à l’entrée du site. Après avoir acquitté le parking (5000 d), il nous faut ensuite marcher jusqu’à l’entrée de la grotte. Une grosse demi-heure et une belle montée nous donnent bien chaud, et l’arrivée à la grotte nous fait plaisir. Non seulement il y fait frais (un peu comme dans toutes les grottes…), mais en plus la grotte est gigantesque. Gigantesque et magnifique. Les points d’intérêts sont sublimés par un éclairage avisé, et l’aménagement de la grotte permet d’y évoluer facilement.

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Et même si nous sommes parfois arrêtés par des Vietnamiens pour faire quelques selfies, le site est loin d’être bondé.

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Arrivés au bout, il faut désormais faire demi-tour et c’est une autre facette de la grotte que nous voyons au retour.

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Bon il y a également les bus de touristes à casquettes qui sont arrivés avec leurs guides parlant dans un haut-parleur, mais nous ne les croiserons qu’à la fin. Ouf ! À une heure près nous étions dans le brouhaha incessant, alors que la visite d’une grotte comme celle du Paradis mérite un peu de calme pour en apprécier toute la grandeur.

Il faut désormais retourner à la chaleur écrasante pour effectuer notre petit marche de 2 ou 3 km dans la forêt afin de retrouver notre monture.

Nous décidons de reprendre la même route pour revenir à la guest house et s’arrêter prendre quelques photos.

Le bus de nuit que nous prendrons pour aller à Tam Coc n’arrivant qu’à 21h, nous passerons l’après midi à déjeuner, boire du café et travailler sur la suite des évènements. La fatigue se fait sentir, puisqu’en effet j’ai passer une partie de la nuit aux toilettes. Pas parce que c’était plus confortable, mais pour des problèmes intestinaux (la chiasse pour être clair !).

Notre bus arrive enfin, et comme attendu il s’agit d’un sleeping bus avec des couchettes confortables. À l’arrêt suivant, une responsable d’une agence de réservation vient me voir pour m’annoncer que quelqu’un a réservé la place que j’occupe (les places ne sont pas numérotées ça sent l’embrouille) et me demande d’aller au fond du bus. Il n’y a pas de place de libre au fond, puisqu’une femme d’une certaine corpulence prend une place et demie. Hors de question que je passe la nuit sur une demie couchette, surtout après la nuit dernière.

Quand en plus la responsable m’annonce que c’est parce que la personne qui monte est vietnamienne et qu’elle ne veut pas être à côté d’une occidentale, la réponse fuse, ce sera non. La responsable est choquée et surprise que je puisse refuser, mais n’insiste pas. Le petit vietnamien monte dans le bus et va au fond. Il n’en est pas mort, enfin je crois…

Notre guest house à Phong Nha : le Mountain View, 200 000d la chambre double avec salle de bains et petit déjeuner copieux et complet. Très bon accueil et propriétaire et personnel aux petits soins. Corrects même puisque pour la première fois, nous avons été remboursés d’une partie de la location de scooter, ne l’ayant utilisé que le matin. Et sans rien demander ! Vraiment un bon séjour dans cet hôtel.

Location de scooter à la journée (au Mountain View) : 100 000d, essence pour aller à la grotte du Paradis 20000d.

Bateau + grottes de Phong Nha et Tien Son : Bateau (45000d/p avec le bateau complet), Phong Nha (150000d/p) et Tien Son (80000d/p)

Grotte du Paradis : 250000d/p (parking scooter 5000d)

Bus Phong Nha – Tam Coc (de nuit) : 200000d/p

 

2 juin 2017

Le trajet est passé vite. J’ai bien dormi, Emie un peu moins.

Arrivés à Tam Coc vers 5h, nous trouvons une seule guest house ouverte. N’étant pas notre choix, nous ne poserons pas nos bagages ici mais les gérants nous laissent quand même finir la nuit sur les canapés du bar. Sympas !

À 6h30, nous nous dirigeons vers le Ha Trang, où le gérant nous accueille plutôt sympathiquement, et nous montre une chambre que nous prenons. Simple, et même si à part les draps changés elle n’a pas été nettoyée depuis le dernier passage, nous ne restons qu’une nuit et ce sera très bien. Nous louons également des vélos après le petit déjeuner car nous avons prévu de partir tôt à l’embarcadère de Ben Thuyen. Vous l’aurez compris, toujours dans l’optique d’éviter nos amis touristes vietnamiens. La route est extrêmement jolie, les rizières qui bordent la route sont en cours de récolte. Les paysans (ou plutôt les paysannes car il y a bien plus de femmes que d’hommes qui travaillent dans les champs) mettent carrément le riz et la paille à sécher sur la route !

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Après 4 ou 5 km de pédalage dans ce superbe cadre, nous arrivons à l’embarcadère de Ben Thuyen. Nous y sommes seuls, et nous trouvons une barque qui nous amènera sur la rivière au milieu de ce que les gens appellent la « baie d’Halong terrestre ». La petite rameuse (oui ce sont également les femmes qui rament ici…) nous conduit donc pendant une heure et demie sur cette rivière, au milieu d’un paysage de carte postale, traversant des grottes pleines de chauve-souris (je prendrai un malin plaisir à les faire s’envoler en les aveuglant avec ma lampe…), le tout sous un ciel bleu sans nuages.

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Une fois revenus à l’embarcadère, nous reprenons les vélos pour aller visiter la pagode Bich Dong située à moins de 500m. Sans prétention, jolie, le tout petit détour pour y aller en valait la peine.

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C’est le milieu de la matinée et nous nous dirigeons ensuite vers Trang An, un site d’intérêt à une dizaine de kilomètres de là, de l’autre côté de Tam Coc. La route y est un peu moins jolie, les constructions prenant le pas sur les sites naturels, notamment de grosses cimenteries au milieu des falaises. Falaises d’ailleurs que ces cimenteries n’hésitent pas à détruire. Bref, nous sommes au Vietnam, et l’environnement passe bien après le business.

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Arrivés à Trang An, nous sommes surpris car il s’agit en fait d’un embarcadère qui permet de faire… un tour en barque ! Rien autour à part des parkings, des bus qui arrivent, et des bateaux qui se succèdent sur la rivière. Nous faisons directement demi-tour pour aller déjeuner.

De retour à la guest house, une petite douche et nous descendons au restaurant du Ha Trang. Et là le sketch commence. Après une grosse demi-heure d’attente, on vient prendre notre commande alors qu’il n’y a que trois tables. Jusque là c’est tolérable. Nous prenons des nouilles sautées aux légumes, un plat que nous connaissons par coeur. Quelques minutes plus tard, on nous apporte nos assiettes et là c’est le scandale. Pour un prix plus élevé qu’ailleurs pour ce genre de plat, nous héritons de nouilles instantanées (genre Bolinos) sans sauce, mélangées à de la salade verte. Bon il nous est déjà arrivé d’avoir des plats simplistes ou mauvais, mais là nous avons touché le fond. Surtout pour le prix. Ayant quand même faim, je mange la moitié de mon assiette en me jurant de ne payer que ce que ça vaut, c’est à dire pas grand chose. Emie renvoie directement l’assiette sans y toucher.

La mère de la gérante passant par là, je lui demande où sont passés les légumes et elle ne répondra même pas, prétextant ne pas parler anglais. Apparemment elle ne connaît que les chiffres en anglais…

Au moment de payer, je ne donne que ce que les plats méritent et je le justifie en disant que c’était une honte de nous avoir servi des plats comme ça. Pas contente et même insultante dans sa façon de nous parler, la gérante n’aura que ça et rien d’autre, tant pis pour elle.

En retournant à la chambre, le gérant (pas encore au courant du problème) nous rend notre linge propre. Là c’est la goutte d’eau. Le linge est roulé en boule dans un sac. Du jamais vu.

Une fois remontés, nous décidons de quitter cette guest house, de se faire rembourser le bus que nous avions réservé pour le lendemain et de ne rien donner d’autre.

Plus de cinq mois de voyage en Asie du Sud Est et c’est la première fois que nous nous sentons considérés uniquement comme des machines à sous, uniquement là pour payer le plus possible et c’est tout.

Nous prenons donc une chambre à la guest house d’à côté, moins chère et de même gamme, c’est à dire la salle de bains pas nettoyée. Bon, pour une nuit…

Nous reprenons ensuite des vélos pour nous calmer un peu, et surtout pour grimper le Hang Mua.

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Environ 500 marches à monter, mais quel spectacle tout en haut ! Une vue extraordinaire sur les rizières, la rivière et les montagnes alentours nous donne une bonne raison de s’extasier. Bon nous ne sommes pas seuls et pour une fois, ce sont des touristes occidentaux qui nous choquent un peu. Le mont est en fait surmonté d’un temple, sacré. Ce qui ne les empêchent pas, filles et garçons, d’être à moitié à poil et de piétiner les offrandes pour faire la plus belle photo. Allez c’est peut être nous qui devenons des vieux cons !

Tam Coc9

Tam Coc2

Après avoir profité du paysage, il est temps de redescendre, de retourner à l’hôtel et de manger un morceau. Nous tentons le restaurant de la guest house mais nous repartirons encore déçus. Pour le prix, tout était mauvais et peu fourni. Fatigués de se plaindre pour la journée, nous ne dirons rien et iront nous coucher dépités.

Notre première guest house : le Ha Trang, à éviter absolument !!!! Le restaurant par contre… est à éviter absolument !!!!

Notre deuxième guest house à Tam Coc : Le LionKing Hostel, 9$ la chambre double avec salle de bain, correcte, sans plus. Le personnel est sympa même si une seule personne parle anglais, le restaurant est à éviter.

Petit conseil aux voyageurs désirant visiter la région : nous pensons que loger et manger à Tam Coc n’est pas une bonne idée. Il n’y a que très peu de choix d’hébergements, de restaurants, il n’y a pas de street food et les prix plutôt élevés pour la région ne sont en aucun cas justifiés par la qualité du service ou de la nourriture. Peut être vaut-il mieux aller à Ninh Binh, à une dizaine de kilomètres, et louer un scooter pour venir dans la région…

Tour en bateau : 200 000d

Location vélos : 40 000D la journée

 

3 juin 2017

Nous quittons Tam Coc ce matin très tôt pour nous diriger sur l’île de Cat Ba. Un bus nous amène à l’embarcadère de Haïphong, puis nous prenons un bateau pas très confortable, pas très rapide, mais très bruyant et très polluant. Arrivés à un petit port sur l’île, il nous faut reprendre un bus pour aller à la ville de Cat Ba.

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Une fois arrivés, notre mission sera de se trouver un hébergement. En effet, pas beaucoup de choix sur les sites en ligne et la plupart sont complets. Bon les hôtels ne manquent pas dans cette ville hyper touristique, mais nous allons apprendre que les vietnamiens sont en vacances, le tout combiné au week end, et que tous les hôtels ont été pris d’assaut. Nous déambulons dans la ville au son des « no rooms » ou « full », et par hasard, une femme nous invite à voir une chambre au dessus d’une boutique. Ce n’est pas un hôtel, mais la chambre est très correcte et dans notre budget. Nous n’hésitons pas !

Les bagages déposés, la douche prise, nous nous mettons en quête d’un déjeuner. Nous retentons des nouilles aux légumes dans un des restaurants les plus abordables, mais la qualité n’y est pas. Nous réessaierons pour le petit déjeuner en nous disant qu’il est impossible de rater une omelette…

Une grosse sieste s’imposait après le long trajet, et nous ne nous sommes pas fait prier !

Reposés, il nous fallait organiser nos deux jours sur l’île. Location de scooter pour le lendemain, réservation d’une excursion en kayak pour le surlendemain, informations sur les bus pour Hanoï pour le départ, tout est calé. Ayant mangé tard, nous nous rabattons pour ce soir sur un petit stand de crêpes sucrées. Bananes, chocolat et lait concentré, nous nous régalons et nous sommes calés pour la soirée. Il est donc temps de retourner dans notre petite chambre de bonne et de nous coucher.

 

4 juin 2017

Nous nous levons une nouvelle fois aux aurores, toujours dans notre objectif premier : arriver avant la cohue sur les sites à visiter. Un petit déjeuner rapide, récupération du scooter, et nous voilà partis pour le parc national de Cat Ba. Une petite randonnée de deux heures environ nous attend pour arriver au point culminant de l’île. Nous nous apercevons alors que nous n’avons pas la même notion de parc national et de protection des sites naturels, puisque la randonnée se passe en fait sur un chemin bétonné, au milieu de la forêt où nos amis vietnamiens ne s’embarrassent pas de mettre leurs déchets à la poubelle. Nous montons donc la montagne, sans croiser trop de monde, et nous arrivons au bout de trois quarts d’heure en haut. La vue y est magnifique et le paysage de montagnes verdoyantes est exceptionnel.

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Après avoir profité de la vue, nous redescendons et cette fois nous croiserons des visiteurs locaux venus en nombre. Familles, groupes, nous les avons entendus avant de les voir. Fidèles à eux-mêmes ils ont les mains prises par des boissons sucrées, des glaces, et portent des chapeaux ou t-shirts achetés à la boutique du parc. Ils dépensent sans compter !

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à la grotte Trung Treng. Et là c’est une chose exceptionnelle que nous découvrons. Une grotte bétonnée, du sol au plafond. Seules quelques stalactites ont été conservées « intactes », le reste étant sous une couche de ciment. Du jamais vu !

Une fois sortis de cette curiosité, direction le Fort Canon, sur les hauteurs de Cat Ba.

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Il s’agit de vestiges de la guerre du Vietnam transformés en musée à ciel ouvert. Canons d’artillerie anti-aérienne, tunnels, bunkers, nous découvrons un peu ce qu’utilisaient les vietnamiens pour se défendre contre l’aviation américaine dans les années 60-70.

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Il est l’heure ensuite de manger et trouvons un restaurant où nous avions vu des locaux s’y entasser la veille au soir. Pas trop cher, et enfin de bons plats, nous avons trouvé notre cantine à Cat Ba !

La fatigue se faisant sentir et la chaleur écrasante ne permettant de rien faire, nous retournons à la chambre pour une petite sieste.

Reposés, nous reprenons le scooter pour aller faire un petit plouf à la plage Cat Bo 2. Ce ne sont pas les plages de Koh Rong Samloem, mais c’est plutôt agréable de se baigner dans un cadre comme celui-là.

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Du moins jusqu’à 16h00 exactement. L’heure à laquelle les bus de casquettes blanches investissent les lieux. Mégaphones, hurlements, la détente est terminée. Nous restons quand même pour voir comment nos amis se délassent à la plage mais nous avons la surprise de voir qu’en fait, ils y viennent faire des jeux de kermesse. Colonnes pour faire les équipes, micro pour l’animateur, les jeux se succèdent et le bruit est assourdissant.

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En ayant assez vu, nous repartons pour rendre le scooter et prendre une douche. Direction ensuite notre nouvelle cantine pour une soupe de nouilles et des nems aux légumes, et la journée touche à sa fin. Il faut bien se reposer car demain, nous avons une grosse journée kayak qui nous attend.

 

5 juin 2017

Debout de bonne heure, de bonne humeur et en forme, le petit déjeuner à la cantine de Cat Ba englouti, c’est avec la pêche que nous nous rendons au rendez-vous pour notre journée kayak.

Nous avons préféré choisir une excursion sur la baie de Lan Ha plutôt que sur la baie d’Halong pour deux raisons. Le prix, plus abordable que sur Halong, et surtout la tranquilité. Halong est totalement submergée de bateaux touristiques qui enlève le plaisir de se régaler du paysage. La baie de Lan Ha, elle, est très peu visitée et le paysage est similaire.

L’agence que nous avons choisie emploie des occidentaux anglophones, et notre groupe sera uniquement composés d’anglais, nous nous sentons donc un peu seuls. Surtout que tout ce petit monde parle très vite, sans articuler, et avec des accents différents (anglais, écossais, américain). Il est très difficile de suivre leurs conversations et ce sera compliqué d’échanger. Tant pis, nous sommes surtout là pour en prendre plein les yeux aujourd’hui.

Et dès le départ, nous sommes plus que satisfaits. Le bateau que nous prenons pour rejoindre les kayaks passe dans la baie et les paysages sont juste exceptionnels. Nous arrivons aux kayaks et après quelques recommandations du guide, nous partons à la conquête de la baie.

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Nous pagayons en tandem pendant deux heures le long des pitons rocheux et des villages flottants de pêcheurs, et nous ne savons pas où donner de la tête. Nous ferons même une pause baignade dans un lagon. L’endroit est magnifique, calme, et c’est du pur plaisir.

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Nous retrouvons ensuite le bateau pour le déjeuner, et la nourriture est carrément excellente. Riz, tofu, rouleaux de printemps, ananas, légumes. Nous aurons même droit à des pommes de terre, ingrédient normalement absent de cette région du globe (ou très peu utilisé…).

Repus, pas le temps de faire une sieste. Nous repartons avec les kayaks pour une partie de la baie un peu plus sauvage.

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Plus de villages flottants, il n’y a plus que nous, les falaises, et la mer. Arrêts dans des lagunes, petite baignade le long d’une falaise, l’après midi est au moins aussi belle que la matinée.

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À aucun moment nous n’avons regretté cette excursion et le retour en bateau dans le soleil couchant est le clou du spectacle.

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Nous en profitons aussi pour discuter avec un moniteur d’escalade de l’agence, français celui-là. Nous apprenons avec stupeur qu’il n’a pas de formation dans l’encadrement en escalade et que rien n’est réglementé au Vietnam. Attention donc aux activités à risque telles que l’escalade ou la plongée, il vaut mieux bien se renseigner et même si cette agence est plutôt sérieuse (les moniteurs ont l’air plutôt compétents et consciencieux), pas sûrs que ce soit le cas partout.

Cette belle journée touche à sa fin, et après les remerciements d’usage, nous rentrons gavés de beaux souvenirs à la chambre pour une bonne douche.

Avant de ressortir manger à notre cantine, soupe de nouilles et rouleaux de printemps, arrosés d’une bière Hanoi, puis d’aller dormir, des images plein la tête.

 Notre Guest House à Cat Ba : pas de nom, pas d’enregistrement. Juste une chambre avec clim, salle de bains. Plutôt sympa finalement. 300 000 d la nuit, le moins cher que nous ayons trouvé. N’oubliez donc pas de réserver pendant les vacances vietnamiennes ou les weekends si vous ne voulez pas de difficultés à trouver un hébergement ! Même si on peut toujours se débrouiller…ou avoir de la chance.

Une bonne adresse : le Phuong Nhung Restaurant, de très bons plats pour un prix correct (dans la fourchette basse de ce qui se fait dans Cat Ba).
Agence pour le kayak : chez Asia Outdoors, agence assez réputée et sérieuse. Matériel de qualité et guides jeunes, sérieux et compétents. 26$/p la journée
Location de scooter : 90000d/j + 30000d d’essence
Entrée Parc National de Cat Ba : 40 000 d/p pour le petit sentier
Entrée Fort Canon : 40 000d/p
Bus – bateau – bus pour Hanoï : 250000d/p

6 juin 2017

ORGANISATION

Aujourd’hui nous quittons l’île de Cat Ba pour nous rendre à la capitale Hanoï. Pour cela, il faudra prendre un bus, un bateau puis un autre bus. Autant dire que le petit déjeuner va être important ! Le trajet sera quand même un peu long, et le déjeuner dans un petit restaurant sympathique sera le bienvenu. Galettes de riz fourrées aux champignons, légumes et omelette, nous mangeons à notre faim. Emie a aimé, pas moi…

Nous allons ensuite nous poser à la chambre que nous avons réservé. Après un peu de repos, il s’agira pour nous d’organiser nos deux semaines qui suivent. En effet, nous avons prévu une boucle à scooter dans le Nord du pays, et il faut que nous planifions nos activités et nos étapes pour rentrer dans le délai imparti par notre visa.

Une fois notre programme calé, nous allons à la gare ferroviaire de Hanoï puisque c’est en train que nous gagnerons notre première destination Lao Cai. En revenant à la guest house, nous sommes surpris par un orage et une pluie diluvienne. Heureusement, nous trouvons refuge… dans un centre commercial ! Première fois que nous mettons les pieds dans un établissement de ce genre en quatre mois et demi. Bon les magasins ne sont pas non plus à profusion mais un passage chez Mango donne des envies de flamber à Emie !

Au final, le portefeuille n’a pas été vidé et le comptable est content. Il faut maintenant retourner à la chambre avant de ressortir chercher à manger. Comme à chaque capitale, nous ne trouvons pas beaucoup d’échoppes où manger correctement à un prix raisonnable. Ici, tout est cher, même le street food et surtout la viande est à profusion. En tout cas dans le quartier. Une nouvelle fois dans ces cas là, nous nous rabattons sur un fast food bien connu, mais ce sera un gros flop. Le poulet d’Emie sera avarié et finalement ce n’est pas la même qualité qu’ailleurs. Dommage !

Après cet épisode culinaire écoeurant, nous retournons à la chambre pour une bonne nuit de sommeil.

7 juin 2017

Ce matin, c’est avec la pluie que nous nous levons. Nous préparons nos sacs pour les deux prochaines semaines puis nous allons au petit déjeuner. Il nous reste ensuite à aller louer le scooter pour les deux prochaines semaines. Nous choisissons une agence réputée, la Flamingo Travel, et nous sommes plutôt satisfaits. Sérieux, louant de bonnes machines et proposant un service de qualité, il n’en fallait pas moins pour être rassurés. Un petit coup de fil à l’assurance pour être sûrs que nous pouvons utiliser une 125 cc et tout est calé. Le reste de la journée pluvieuse sera passé à l’abri à boire du café, de la bière, à travailler sur le blog et à essuyer un nouveau flop dans une autre chaîne de fast food, avec un poulet pas terrible pourtant la spécialité du « restaurant ». Rien à signaler donc, à part un réparateur de chaussures qui a beaucoup insisté pour mettre de la colle et une plaque de caoutchouc sur mes claquettes. Nous connaissons la rengaine, nous ne demandons rien mais une fois la réparation faite, il aurait certainement voulu être payé, et certainement hors de prix. Nous insistons donc autant que lui pour qu’il nous laisse tranquilles.

Après une petite douche à la guest house, il est temps d’aller à la gare ferroviaire. Oui, car pour gagner du temps, nous irons directement à Lao Cai, le début de notre périple en scooter, en train de nuit. Arrivés à la gare, nous faisons charger le scooter puis allons manger un morceau.

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Nous trouvons enfin ce qui aurait pu ressembler à notre QG gastronomique d’Hanoï. Boui-boui, local, plat unique (riz, légumes, tofu), pas cher et très bon. Nous repasserons à Hanoï après le Nord et nous conservons donc l’adresse. Au passage, nous achèterons une plaquette de paracétamol, et nous serons extrêmement surpris. Nous paierons cette plaquette environs 20 centimes d’euro, en nous demandant comment les pharmaciens français pourraient bien justifier le prix que nous payons pour la même chose. Il n’y aurait pas un souci là ?

Il est ensuite l’heure d’embarquer dans le train, et pour couronner le tout, nous aurons une cabine avec couchettes, petits snacks, fruits et bouteilles d’eau. On se croirait dans un vieux James Bond. La classe !

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Notre hotel à Hanoï : le Golden Snake Hostel, à Ngo Huyen. 10$ la chambre double très basique, sans fenêtre, avec sanitaires communs et petit déjeuner. Propre, personnel très aimable, le petit déjeuner est correct, rien à dire.

Une bonne adresse : le Noodle and Roll sur Ly Quoc Su. Très bon, pas très cher, plats locaux, n’hésitez pas !

Train Hanoï – Lao Cai : 1 250 000 d pour deux personnes et le scooter (attention ne pas faire le plein !)

 

8 juin 2017

SAPA

En tout cas, le trajet est passé très rapidement puisque nous arriverons vers 5h00 du matin reposés et frais pour entamer un tour en scooter qui s’annonce très plaisant.

Première mission, trouver une station service puisque forcément, le scooter est loué pratiquement vide. Et en plus nos amis cheminots vietnamiens n’ont pas hésité à vider le réservoir avant d’embarquer la bécane. Heureusement nous le savions et nous n’avons donc pas fait le plein avant d’embarquer.

Le réservoir plein, nous nous dirigeons ensuite vers Sapa, notre camp de base pendant trois jours. Une trentaine de kilomètres sur une route de montagne, des paysages exceptionnels (il revient souvent ce mot !) de rizières en terrasse et de forêts font passer le temps.

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Nous arrivons donc à Sapa, et première impression, ce n’est pas la ville qui va nous combler sur cette étape. Des chantiers partout, des bâtiments en rénovation, une chaussée défoncée, rien n’est vraiment attirant ici.

Nous nous garons à côté du marché et nous mettons en quête d’un petit déjeuner. Et deuxième impression, tout est bien plus cher que dans le reste du pays. Nous découvrons quand même un petit boui-boui qui ressemble à tous ceux qui nous ont satisfaits depuis plusieurs mois. Et effectivement, café, riz frit aux légumes avec un oeuf, le petit déjeuner est plutôt bon. Mais nous avons commis une erreur de débutants. Nous n’avons pas demandé le prix avant ! Dans ce genre d’endroit d’habitude c’est très bon marché mais là, c’est une mauvaise surprise. Tant pis ça nous apprendra ! Estomaqués, nous allons ensuite faire un petit tour au marché. Nous y rencontrons (sûrement pas par hasard !) une femme Hmong, Mama Sun. Toute petite mais pleine d’énergie, elle parle un anglais parfait et nous propose de nous guider pour un trek de deux jours et une nuit dans son village. Cela nous intéresse, d’autant que nous avions prévu cette excursion ici. Nous prenons les coordonnées de ce personnage haut en couleurs et allons voir une agence pour comparer.

Après réflexion, nous décidons d’aller avec Mama Sun. Elle est beaucoup moins chère que l’agence, mais ce n’est pas ce qui nous a motivé. Nous sommes ici pour rencontrer les gens des minorités montagnardes, et pourquoi pas sortir un peu des sentiers battus. Nous tentons le coup avec Mama Sun car nous serons au coeur de la montagne dans un village authentique. Bon, nous ne sommes quand même pas tombés de la dernière pluie, nous savons pertinemment que nous ne serons pas des pionniers dans son village. D’ailleurs dans la région, les minorités parlent très bien l’anglais et ouvrent des homestays un peu partout. Le tourisme n’en est pas à ses premières heures ici mais c’est comme ça, et tant mieux pour eux !

Une petite sieste plus tard, nous décidons d’aller voir un village où nous pourrons rencontrer des Daos Rouges, une autre minorité ethnique. Direction donc Ta Phin, où dès l’entrée du village (où il faut acquitter 40000d/p de droit d’entrée), nous sommes accostés par quelques femmes en tenue traditionnelle qui les font un peu ressembler au Père Noël. Elles ont le contact facile et parlent bien anglais, et veulent nous faire faire un tour du village. Une fois encore, nous ne sommes pas nés hier et même si elles sont très gentilles, nous savons pertinemment que nous allons devoir subir un moment boutique artisanale.

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Nous allons chez la plus ancienne et on nous offre le thé. Après quelques minutes de discussion, la boutique est ouverte. Et là c’est la compétition entre les femmes, chacune essayant de nous vendre son produit au son des « buy something from me ». Après quelques minutes de réflexion, nous décidons tout de même d’acheter un petit sac. Nous en avions réellement besoin et c’est l’occasion. Emie achètera également un petit bracelet puis nous quittons nos « amies » Daos Rouges.

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Il est vrai que ça peut être un peu pénible que nous, touristes, soyons à chaque fois pris pour des acheteurs compulsifs et riches à millions, mais il faut aussi comprendre qu’à part les champs de riz, de maïs et de légumes, ces familles montagnardes n’ont pas d’autre source de revenus que le tourisme. Elle doivent donc vendre leur artisanat ou accueillir des touristes chez elles. Nous sommes une chance pour elles et c’est normal qu’elles ne veuillent pas la laisser passer.

Nous reprenons ensuite le scooter et retournons à Sapa. Une partie de la route étant totalement cabossée, rocailleuse et boueuse, et c’est crispés que nous retrouvons la chambre.

Nous irons ensuite diner dans un restaurant qui fait de la cuisine vietnamienne, le 24. Nous choisissons un menu avec bière locale, soupe de citrouille, curry de légumes et riz, et fruits frais. La cuisine est excellente et le prix est dans la fourchette de la région. Nous sommes donc repus, comblés et nous pouvons aller nous coucher. Demain nous avons rendez-vous avec Mama Sun, et  il faudra être en forme pour ne pas être lâchés par ce petit bout de femme !

 

9 juin 2017

Le petit déjeuner avalé et les sacs déposés à l’accueil de la guest house, nous allons au point de rendez vous que nous a fixé Mama Sun, l’église de Sapa. C’est un peu le rendez-vous de toutes les minorités qui viennent vendre leur artisanat et leurs services.

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Nous la découvrons une fois de plus pleine d’énergie et nous annonce qu’aujourd’hui, nous marcherons avec sa fille Chi, guide également. Pas de soucis ! Nous voilà donc partis sur les chemins des hauteurs de Sapa, direction le village de Chi et Mama Sun, Hau Thao.

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Le temps n’est pas au beau fixe et les nuages bouchent un peu la vue, mais ce que nous voyons est tout de même magnifique. Les paysages de rizières et de plantations de maïs sur la montagne sont parfaits pour commencer ce trek.

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La matinée est tout de même assez difficile, puisque nous ne faisons que monter et le déjeuner arrive à point nommé. C’est à ce moment que nous nous rendons compte du monde qu’il y a sur les sentiers. Nous avions bien croisé un grand groupe de seize personnes mais là, nous nous apercevons que c’est l’usine. Chi nous explique que tout ces touristes sont venus via les agences de Hanoï, et sont arrivés en sleeping bus le matin même. La course quoi…

Bref, nous repartons avant tout ce petit monde et nous partageons la route avec un petit groupe de trois jeunes anglais et leur guide Hmong.

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Ce sont des geeks de 18 ou 19 ans et sont un peu bruyants, mais pas méchants. Ils prennent toutes leurs décisions en lançant des dés et en laissant le hasard les diriger. Bizarre ! L’après midi est plutôt courte puisque nous arrivons au village vers 14 heures, mais fatigués et satisfaits de notre journée.

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Une petite douche froide pour sentir le propre et nous allons faire une petite sieste en attendant notre hôtesse.

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Mama Sun est en cuisine lorsque nous nous levons, reposés. Et il valait mieux car elle nous a concocté une soirée chez sa soeur qui sent l’embuscade. Le repas est très bon, riz, soja et nems aux légumes excellents. On sent que Mama est pressée d’aller chez sa soeur, et nous comprendrons pourquoi. Après un petit arrêt à la boutique du village pour acheter une bouteille de happy water (la gnôle locale), nous arrivons chez Mama Sue, la soeur. Un petit groupe (2 anglais, une néerlandaise et une allemande) est déjà attablé et le piège est tendu. Shooters au milieu de la table, un jeu nous est proposé. Il s’agit de lancer une pièce (normalement, c’est avec un bec de poulet que l’on joue !) dans les verres. Lorsque la pièce tombe dans un verre, l’heureux propriétaire du verre doit le boire. Lorsque la pièce tombe dans le verre vide du milieu, tout le monde boit. Et à ce petit jeu, Mama Sun va prendre cher.

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En même temps son mètre cinquante et ses 40 kg ne lui permettront pas de tenir plus de deux ou trois verres et le spectacle va commencer. Totalement délurée, elle va nous régaler avec sa soeur de plaisanteries qui deviendront de plus en plus salaces au fur et à mesure de la soirée. Elle nous apprendra même qu’elle a un boyfriend dans un autre village mais chut !

Il est temps ensuite de partir retrouver nos pénates, non sans un dernier verre de happy water, cette fois macérée avec des feuilles d’opium. Et hors de question de refuser l’hospitalité locale !

Nous allons donc nous coucher, avec la tête qui tourne un peu quand même. Ah et il faut aussi préciser qu’il n’est que 21 heures ! Les soirées commencent et finissent tôt ici !

 

10 juin 2017

La nuit de sommeil est profonde et tranquille, jusqu’au chant du coq et le réveil des enfants de Mama Sun vers les 4h30 du matin. Elle a 49 ans, mais encore trois enfants de moins de douze ans dans sa maison. Et avec également deux filles déjà mariées, Mama n’a pas chômé !

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Bon nous arrivons quand même à somnoler jusqu’à 7h30 puis il est temps de se lever. Le petit déjeuner concocté par notre hôtesse fait plaisir. Des crêpes au miel et à la banane, est une omelette pour l’énergie. Excellent !

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Aujourd’hui, c’est avec elle que nous marcherons. D’un pas assuré, elle nous fait redescendre dans la vallée et à une cascade. Nous grimperons ensuite un petit moment pour arriver sur les hauteurs en face du village de Hau Thao, direction Ta Van. Le chemin dans les rizières est sympa et agréable, et nous traverserons ainsi le village de Ta Van, dont on voit tout de suite qu’il fait partie des circuits touristiques. Les Homestays y ressemblent plus à des hôtels, et les magasins d’artisanats et les bars à l’occidentale se succèdent. Nous déjeunons avec Mama Sun dans une échoppe de nouilles. Une soupe de nouilles aux légumes, une bière, et nous sentons que Mama est fatiguée. Un peu trop de happy water hier soir peut être ?

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Une heure de marche plus tard, il est temps de quitter notre Mama Sun qui nous aura bien fait rire, pour prendre un scooter et rentrer à Sapa.

Une vingtaine de minutes seulement de trajet, mais suffisant pour changer de caleçon. Les chauffeurs (ou chauffards !) ne prennent aucune précaution sur une route défoncée. Vitesse, coups de guidon, à chaque trou ou virage nous sommes des miraculés de la route.

Enfin, nous arrivons tout de même vivants à la guest house pour une bonne douche, puis un peu de repos. Nous irons ensuite diner au même restaurant que la dernière fois, pour le même menu. Mais contrairement à la dernière fois, le restaurant est plein de familles vietnamiennes, les hommes sur une table, les femmes (et les enfants bien sûr) sur une autre. Le samedi soir est jour de sortie en famille au Vietnam ! Nous aurons même droit à notre verre de happy water, un client venant nous offrir un shooter de ce breuvage.

Une fois repus, nous retournons à la guest house nous regarder un petit film, avant de sombrer dans les profondeurs de la nuit de Sapa.

Train Hanoï – Lao Cai : 1 250 000 d pour deux personnes et le scooter (attention ne pas faire le plein !)

Lao Cai – Sapa : 35 kms, aller-retour Sapa – Ta Phin : 26 kms

Notre Guest House à Sapa : l’Asiana Guest House, 200 000 d la chambre double avec salle de bain et petit déjeuner. Nous l’avons reservée sur Booking.com puisque sinon elle était à 300 000 d. Propre, propriétaire sympa, petit déjeuner correct.

Pour contacter Mama Sun : 01 65 40 88 523, trek de deux jours et une nuit tout compris (insistez bien sur le tout compris, Mama est une femme d’affaire !) 25$ par personne.

Droit d’entrée à Ta Phin : 40 000d/p

 

11 juin 2017

LE MARCHÉ DOMINICAL DE BAC HA

Allez aujourd’hui nous reprenons la route sur cette boucle du Nord Vietnam. Notre prochaine étape est Bac Ha, à environ 100 km. Nous partons vers 8h et la route est plutôt bonne malgré les camions et les bus. Le paysage est un peu bouché par les nuages mais c’est agréable quand même.

Dès notre arrivée, nous trouvons un hôtel dans notre budget grâce à une négociation d’Emie et nous pouvons y sentir l’effervescence due à l’attraction principale de Bac Ha, son marché dominical. Il y a un monde fou !

Nous arrivons vers 11h au marché, peut être un peu tard, mais il est vrai que ce marché est immense et plutôt coloré.

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Les minorités ethniques du coin viennent vendre et acheter leurs produits, et cela donne un charme différent des nombreux marchés que nous avons pu voir précédemment. Fruits, légumes, viandes, artisanat, tout se vend et tout s’achète.

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Après avoir déambulé sur le site, nous retournons au restaurant de l’hôtel. Après avoir comparé un peu les prix et les menus, nous nous apercevons vite que tout est cher ici, presque plus cher qu’à Sapa qui n’était déjà pas une ville très bon marché. Donc quitte à payer, autant aller où c’est sensé être bon. Et le restaurant de notre hôtel a plutôt bonne réputation donc nous tentons le coup avec des rouleaux de printemps, du riz frit et des nouilles aux légumes. Pas mauvais, mais un peu gras.

Direction ensuite la chambre pour une sieste, la route a été quand même fatiguante !

Puis nous décidons d’aller voir le seul site d’intérêt à Bac Ha, le palais de Hoàng A Tuong. Il s’agit d’un bâtiment colonial restauré et plutôt charmant.

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Sur le retour, nous achetons deux bières fraîches et des cacahuètes dans une échoppe, ce qui nous permettra de se faire un petit apéro sur la terrasse de la chambre. Nous y assistons au chargement d’un camion de sacs de riz (environ 60 kg) par deux femmes, qui seront supervisées par un homme tranquillement assis sur le camion. Nous avions déjà remarqué cela dans les rizières et dans le bâtiment… Les femmes au boulot, les hommes au bistrot ! Un beau pays pour les femmes le Vietnam !

Enfin, nous irons diner au restaurant de l’hôtel, un curry de légumes bof et des rouleaux de printemps aux légumes, puis retour à la chambre pour se reposer. Demain, il y a pas mal de route qui nous attend !

Sapa – Bac Ha : 95 kms (4h)

Notre guest house à Bac Ha : Ngan Nga Bac Ha Hotel, chambre double négociée à 200 000 d, avec salle de bains et balcon. Pas de petit déjeuner. Le restaurant de l’hotel est correct vu la concurrence mais cher, comme la concurrence. Pas trop de choix à ce niveau.

Conseil : vous pouvez arriver le samedi soir pour être au marché très tôt mais vous devriez réserver l’hebergement à l’avance, les hotels sont pris d’assaut par les touristes, mais aussi par les locaux.

 

12 juin 2017

ON THE ROAD

Un lever sans réveil, sans pression, un petit déjeuner plutôt copieux, et nous voilà repartis sur les routes du Nord du Vietnam. Notre destination est Ha Giang (150 kms), mais nous savons que nous devrons certainement nous arrêter en cours de route pour la nuit. Le début du trajet se passe bien et la descente vers la vallée est agréable. Nous bifurquons ensuite dans la direction de Ha Giang, et au bout de 45 km de route (une heure et demie ici…) c’est la catastrophe. Je me rends compte que j’ai oublié mon passeport à l’hôtel de Bac Ha. Après m’être insulté de tous les noms, j’appelle le gérant et nous nous mettons d’accord pour qu’il engage une moto-taxi pour faire la moitié du chemin et je ferai l’autre moitié. Cher, mais pas le choix. La notion de service ici n’existe pas, seuls les dôngs sont importants, d’autant qu’il est aussi responsable de ne pas m’avoir rendu mon passeport. Mais bon, c’est moi qui suis dans l’urgence, pas lui. Je laisse donc Emie dans une échoppe sur le bord de la route avec les sacs, et je repars en arrière. Une heure plus tard, je retrouve Emie vivante et passeport en poche (poche allégée de 200 000 d), nous pouvons repartir. La suite du trajet se passera très bien, les paysages passant agréablement le temps.

De Bac Ha a Viet Quang6

Bon pour être tout à fait honnêtes il faut quand même préciser que ces paysages de montagnes seraient encore plus beaux si la déforestation n’était pas clairement aussi visible mais nous ne ferons pas les blasés.

Nous nous arrêterons sur la route manger un riz accompagné de tofu, et repus nous continuerons notre périple.

Inexplicablement, la route si bonne jusqu’à présent devient alors totalement défoncée. La moyenne baisse drastiquement et avec les trous, les pierres, les graviers, la boue, nous ferons 35 km en 2 heures. Avec le trajet déjà dans les roues, nous décidons donc de nous arrêter à Viet Quang, une bourgade à 60 bornes de Ha Giang.

De Bac Ha a Viet Quang5

Nous trouvons difficilement un hôtel dans notre budget, et il s’avèrera être le plus crade que nous ayons fait depuis longtemps. Chambre pas nettoyée, sol dégeu, air moisi… Bref, une nuit et ciao !

Petite consolation, il y a une piscine gérée par les proprios de l’hôtel. Ils nous feront quand même payer l’entrée puisqu’une fois de plus, la monnaie commande tout, et en plus nous sommes des touristes ! Raison de plus pour les faire payer !

Après une petite bière bienvenue, nous faisons donc un plouf dans cette piscine. Et l’eau est fraiche ! Après toute cette journée au soleil, les fesses et le dos endoloris, la baignade est une bénédiction. Il s’agit en fait de l’eau de rivière pompée et cela fait vraiment plaisir.

Nous sommes les seuls touristes et devenons ainsi l’attraction des lieux. Les enfants viennent nous demander d’où nous venons et se moquent gentiment de nous.

De Bac Ha a Viet Quang2

Il est temps ensuite, après une douche, d’aller se chercher à manger et c’est le calvaire. Personne ne parle anglais et dès que nous prononçons en vietnamien le mot « végétarien », on nous répond que ce n’est pas possible de manger ici.

Le calvaire continue lorsque nous assistons à un « accident ». Un camion lancé à toute vitesse va rouler sur un chien que nous avons d’abord failli percuter. Le chien repartira en couinant mais avec surement quelque chose de cassé. Les vietnamiens ne respectent rien quand ils conduisent, ni les autres conducteurs, ni les passants, rien. Cela aurait été un enfant c’était pareil.

Nous trouvons ensuite une gentille mamie qui nous fera un sandwich omelette et une boulangerie nous fournira des gâteaux génoise/crème qui termineront très bien le diner.

Enfin il faut retrouver notre chambre moisie pour la nuit.

Bac Ha – Viet Quang : 140 km (6h)

 

13 juin 2017

L’ACCIDENT

Nous prendrons aujourd’hui le petit déjeuner chez la même mamie qu’hier soir, sandwich omelette et gâteaux de la boulangerie.

Il faut désormais prendre la route, puisque nous avons prévu d’aller le plus loin possible, mais sans se presser. La première ville que nous traverserons sera Ha Giang, à 60 km de là. La route est cette fois une grande « nationale », avec pas mal de voitures, de scooters et de camions. Au Vietnam, chacun fait ce qu’il veut sur la route, il n’y a pas de code ou alors il n’est pas respecté et encore moins fait respecter. La police est inexistante et la loi du plus gros règne. Les camions doublent alors que nous arrivons en face, c’est à nous de nous écarter, s’il y a de la place. Les scooters s’insèrent d’autres routes croisées sans même un regard. Souvent ils viennent même à contre sens. Quant aux clignotants… Il faut également faire attention aux nombreux chiens qui menacent de traverser, aux troupeaux de buffles capables de prendre une partie de la chaussée, aux enfants parfois très jeunes qui jouent au bord de la route et qui peuvent également traverser sans regarder avant. La sécurité routière est le cadet des soucis des usagers et des piétons.

Et ce qui devait arriver arriva. À l’entrée de Ha Giang, je double une voiture pratiquement à l’arrêt, puis deux gamins sur un vélo. Et subitement, le petit pilote du vélo décide de traverser la route pour aller sur le trottoir d’en face, sans même se retourner pour regarder ce qui arrive. Il me coupe la route et je ne peux pas l’éviter, je le percute de plein fouet à l’arrière. C’est la chute à environ 30 km/h. Les enfants n’auront rien et heureusement ! Même si je ne suis pas fautif, je n’aurai pas aimé faire face à la police vietnamienne ! D’ailleurs, un policier passant par ici parlera avec les badauds arrivés en nombre, puis repartira sans se demander si nous allons bien ou pas. Les badauds en question soignerons nos blessures. J’ai le coude bien amoché, Emie n’a qu’une égratignure mais ne se sent pas bien à cause du choc.

Nous prenons un hôtel dans la rue pour reprendre nos esprits et soigner nos blessures. Il faut aussi s’occuper du scooter puisqu’un rétro s’est cassé dans l’accident.

Nous n’arrivons toujours pas à comprendre comment une société peut laisser faire ces comportements qui coûtent la vie à 30 personnes par jour dans ce pays ! Il faut vraiment le voir pour le croire. En France, il y a peut être trop de répression, de présence policière sur les routes. Nous sommes des chauffards dès que nous dépassons la limite de vitesse de 2 km/h. Il y a surement un peu de modération à avoir chez nous, mais à aucun moment nous ne voudrions d’une circulation telle que nous la vivons au Vietnam.

Bref, nous passerons l’après midi à nous reposer et à panser les plaies. Nous déciderons demain si nous continuons ou pas notre route, et en attendant, nous irons manger à Ha Giang. Pour cela, nous reprendrons la bécane. Et oui lorsqu’on tombe de cheval…

Pas de soucis particulier, nous mangeons du riz et du tofu, puis nous rentrons nous coucher. En attendant le lendemain pour voir si tout va bien.

Viet Quang – Ha Giang : 60 km (1h30)

 

14 juin 2017

PAS D’ABANDON !

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons frais et dispos. Nous décidons de continuer notre périple et de ne pas rester sur un échec. Le Népal nous a suffit !

Bon il va quand même falloir attendre que la pluie cesse, et c’est vers 11h que nous enfourchons le scooter, direction Dong Van à environ 140 km.

Une fois Ha Giang derrière nous, nous n’aurons droit qu’à de la petite route de montagne. Par contre les paysages seront de plus en plus beaux. Le scooter est mis à rude épreuve, les montées sont abruptes et les descentes aussi. La moyenne est faible, mais nous avons le temps et la route est magnifique, bien que de piètre qualité. La météo est même avec nous car après la pluie du matin, c’est avec le soleil que nous ferons la route.

De Ha Giang a Dong Van6

Toujours ce problème de comportements sur la route qui gâche un peu la journée, les bus et les camions que nous croisons ne freinent pas et ne font aucun effort pour que nous passions en toute sécurité. Il faut carrément que nous nous arrêtions sur le bas coté à chaque fois pour ne prendre aucun risque. Nous avons déjà donné !

De Ha Giang a Dong Van3

Il nous faudra ainsi un peu plus de 6h pour rallier Dong Van, et cela fait du bien de se poser à la  première guest house qui nous convient.

De Dong Van à Bao Lac10

Une douche, une désinfection des plaies de la veille, et nous décidons d’aller diner. Une fois encore, c’est compliqué de trouver autre chose que de la soupe de nouilles à la viande, et il faut donc se réfugier dans un restaurant un peu occidental, et donc très cher. Pas grave, nous prenons des rouleaux de printemps et des nouilles aux légumes, arrosés de bière. Le tout est un peu gras, mais bon.

Nous retournerons ensuite à la chambre pour regarder un film, puis dormir bercés par le bruyant karaoké du café voisin.

Ha Giang – Dong Van : 146 km (7h)

 

15 juin 2017

MAGNIFIQUE

Ce matin, c’est une nouvelle fois avec la pluie que nous nous levons. Nous décidons d’aller prendre le petit déjeuner et de voir ensuite ce qu’il convient de faire. Un petit sandwich omelette, un café et un jus de citron plus tard, le temps s’améliore. Nous partons donc dans la grisaille, mais sans la pluie. Notre prochaine étape est Bao Lac, à 95 km environ. Toujours sur une route de montagne, de très mauvaise qualité, nous roulons avec des paysages de toute beauté. Les montagnes qui sortent des nuages, les forêts et les champs de maïs qui les recouvrent permettent de passer le temps agréablement sur le scooter. Certaines vues nous font penser aux décors du film Avatar.

De Dong Van à Bao Lac9

De Dong Van à Bao Lac4

Nous redescendons ensuite des sommets, et plus nous descendons, plus la route devient mauvaise. Tas de cailloux sur la chaussée, énormes trous, graviers, rien n’est facile sur les routes vietnamiennes. La concentration doit être maximale à chaque instant puisqu’il faut encore et toujours gérer les autres sources d’accidents (enfants, animaux, autres usagers). C’est plutôt crispant et fatiguant.

Nous arrivons à Bao Lac sous le soleil, et prenons une guest house correcte et pas chère. Après une douche et un peu de repos, c’est parti pour une recherche de nourriture. Nous trouverons quand même un boui boui qui propose du riz, du tofu, mais aussi des haricots verts (waah !) et des cacahuètes. Local, bon, pas cher. Tout ce qu’on aime.

Il s’agit maintenant de retourner à la chambre reposer notre dos, nos fesses, et d’évacuer les crispations dues à la conduite au Vietnam, puisque demain nous y retournons !

Dong Van – Bao Lac : 95 km (5h)

 

16 juin 2017

GALÈRE !

Cette fois nous n’y échappons pas. Après un petit déjeuner rapide (sandwich omelette et pâtisseries vietnamiennes), nous prenons la route et il ne faut pas attendre plus de dix minutes avant que la pluie ne fasse son apparition. Nous nous disons que nous passerons encore à travers mais là…

Toute la journée nous aurons donc droit à la pluie. Obligés même de mettre le poncho !

Cao Bang10

La route est longue, il faut être concentré sur tout ce qui est accidentogène par beau temps, et en plus il faut ralentir pour éviter la glissade.

Nous aurons également droit à un orage, mais heureusement nous serons à l’abri en train de déjeuner. Nous profitons ensuite d’une légère accalmie pour repartir, mais la pluie nous accompagnera jusqu’à Cao Bang, notre destination du jour. Et au moment de couper le contact, bien évidemment la pluie cesse complètement. Quelqu’un nous en voudrait-il ?

La galère continue même posés, puisque nous ne réussirons pas à trouver quelque chose de satisfaisant à manger ce soir et nous finirons avec une assiette de frites insipide. Pas terrible.

En tout cas quel dommage que nous ayons eu ce temps là aujourd’hui ! Nous n’avons pas vraiment pu profiter des paysages qui avaient une nouvelle fois l’air de valoir le coup d’oeil. Aujourd’hui aura été une journée pas vraiment agréable, mais nous ne désespérons pas. Demain est un autre jour et sans doute nous serons plus chanceux pour aller voir les cascades de Ban Gioc.

Bao Lac – Cao Bang : 125 km (6h)

 

17 juin 2017

Après notre journée galère d’hier, nous nous levons avec l’appréhension de la pluie. Et effectivement, c’est avec un petit crachin que nous allons prendre le petit déjeuner. Heureusement, au moment de partir, la pluie cesse, et nous ferons les 85 km qui nous séparent des cascades de Ban Gioc au sec, sur une route très praticable et entourés de beaux paysages. Bon il faut toujours faire très attention à tout ce qui a été dit précédemment (poules, chiens, vaches, buffles, enfants, scooters, voitures, camions, bus), mais un nouvel obstacle fait son apparition. En effet, dans cette région, ils utilisent des chevaux et les attachent aux panneaux de signalisation avec assez de corde pour traverser la route. Il n’est donc pas rare de voir une corde sur la route, prête à être tendue au moindre geste du cheval.

Nous arrivons donc à la frontière chinoise, matérialisée par les cascades de Ban Gioc. Nous allons d’abord les voir du haut d’un temple, puis allons les voir de plus près. Avec les pluies récentes il y a beaucoup d’eau et nous ne pourrons pas nous approcher trop près. Mais au final, même si ces cascades doivent être jolies avec moins d’eau, assez hautes et dans un joli cadre, lorsque l’on a vu celle du plateau des Bolovens au Laos, celles ci paraissent tout de suite moins impressionnantes, voire banales.

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Pas grave, la route est agréable et nous retournons donc à Cao Bang pour la nuit. Il faut d’abord se trouver à manger et après recherche, nous tombons sur un petit boui boui qui va nous servir du riz, du tofu, des cacahuètes et de l’omelette, le tout pour un prix dérisoire. Parfait !

En rentrant, nous nous offrons la folie d’une crème glacée type sundae au chocolat. Un régal !

Il est ainsi temps d’aller se coucher, demain direction le parc de Ba Be, notre dernière étape avant Hanoï.

Entrée cascades de Ban Gioc : 40 000d/p

Aller-retour Cao Bang – Ban Gioc : 170 km (environ 2h30/3h le trajet)

 

18 juin 2017

Petit déjeuner sandwich omelette pris, nous prenons donc la route pour le parc national de Ba Be. La route est plutôt sympathique, en très bon état, et de nouveaux paysages s’offrent à nous. Un petit grain nous ralentira bien pendant une demi-heure, mais dans l’ensemble, la route se passera très bien.

Nous arrivons au parc vers 15h30, et après avoir acquitté le droit d’entrée, nous nous dirigeons vers l’office du tourisme pour prendre des infos sur les activités à faire ici. Nous ne trouverons jamais cet office, mais croiserons une agence labellisée Trip Advisor. Après notre prise d’infos, nous décidons que tout est vraiment cher, et cherchons une guest house pour nous organiser, et nous poser un peu aussi !

Nous trouverons notre bonheur dans un homestay, clean et avec une vue imprenable sur le lac et les collines qui l’entourent.

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Une fois les sacs posés, nous allons au homestay voisin qui propose des treks. Première information, le guide ne parle pas anglais. Bon ce n’est pas si important, nous voulons juste faire une journée de rando aux alentours, pas une visite guidée. Deuxième information, il est beaucoup moins cher. Nous prendrons donc avec lui l’option une journée jusqu’à la cascade du coin, avec environ 6h de marche annoncées.

Nous retournons ensuite à notre homestay pour boire une bière bien méritée, et nous rencontrons Stéphane, un belge qui commence la même boucle que nous dans l’autre sens. Nous échangeons des informations car il en est à son 8ème mois en Asie.

Nous prendrons le diner ici même, et bien que ce repas soit le plus cher que nous ayons pris au Vietnam, c’est un festin. Légumes, nems, friands à la patate douce, tout est excellent et copieux. Enfin du nouveau, du cuisiné, et nous nous régalons. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas pris autant de plaisir à manger. Et avec un petit verre de happy water en prime, c’est le top !

Une fois repus, nous allons nous coucher pour une bonne nuit de repos avant la randonnée de demain.

Cao Bang – Ba Be : 132 Km (environ 5h)

 

19 juin 2017

Le diner d’hier était gargantuesque et délicieux, le petit déjeuner est à la hauteur. Crêpes au miel délicieuses et café, il n’en fallait pas moins pour se mettre de bonne humeur.

Nous nous rendons ensuite au rendez-vous pour récupérer notre guide et entamer notre randonnée à la journée. Nous commencerons d’ailleurs par un petit tour en bateau sur le lac Ba Be, et il faut être honnêtes, l’eau est dégueu. Canettes et bouteilles plastiques se battent avec les emballages à la surface de l’eau. Peut être qu’un orage, ou les pluies des jours précédents ont ramené tous ces déchets sur le lac, mais c’est dommage. D’autant que les collines alentours en font un endroit très agréable.

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Le bateau nous amène à un sentier et nous commençons donc notre trek. Nous longeons des rizières et des champs de maïs, croisons des buffles et des chèvres, des paysans récoltant le riz et le maïs (à la main bien sûr !) et la journée commence plutôt bien.

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Malheureusement nous ne pourrons pas parler avec notre guide, mais nous profiterons des paysages. D’ailleurs en parlant du guide, nous le soupçonnons d’être novice. En effet, il demande son chemin aux villageois que nous croisons. Pas grave, nous ne lui en voulons pas il faut bien commencer un jour !

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En tout cas, la chaleur et le petit crachin alternent, et les chemins sont très boueux, ce qui rend fatiguante la marche à pied. Nous traversons des villages ethniques Hmongs et Zaos, et nous prendrons le pic nic préparé par Thuyen notre guide chez une Zao. Un peu de riz et des oeufs durs, cela sera bien suffisant quoique basique. Nous reprendrons la route direction la cascade, toujours dans la boue. Les paysages sont vraiment beaux et la marche est tout de même agréable.

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La dernière heure sera quand même un peu longue puisqu’après 4h30 de marche, les jambes fatiguent et il est temps d’arriver. Comme nous l’avions plus ou moins prévu, la cascade n’apporte rien et nous rentrons en bateau, éreintés.

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Après avoir remercié Thuyen, qui aura tout de même été gentil, serviable et qui aura essayé de communiquer malgré la barrière de la langue, nous retournons nous poser au homestay.

Nous y verrons l’arrivée d’un groupe de jeunes américains, qui après un diner une nouvelle fois excellent, ne trouveront rien de mieux à faire que de jouer aux cartes bruyamment en écoutant de la musique juste devant notre chambre. Le manque de respect tiendra jusqu’à 23h30, où notre patience atteint ses limites et un bon « shut up ! » les enverra au lit.

Notre Homestay à Ba Be : chez Minh Quang, chambre double avec sanitaires communs à 150 000 d. Très propre, agréable, une vue exceptionnelle, à recommander. Pour les repas, n’hésitez pas une seule seconde à dépenser les 100 000 d/p par repas (50 000 d/p pour le petit déjeuner), la nourriture est variée et excellente, et pas sûr que vous trouverez autre chose dans le coin.

Entrée Parc de Ba Be : 46 000d/p

Trek une journée à Ba Be : 600 000d/p tout compris

 

20 juin 2017

FIN DE LA BOUCLE

L’agitation de la maison nous réveillera assez tôt avec l’impression de ne pas avoir assez dormi. Merci aux américains ! Ce réveil est encore plus mauvais quand la maitresse de maison nous informe que notre scooter a une roue crevée. Excellent ! Avant le petit déjeuner, je vais donc au « garage » pour changer la chambre à air. Vingt minutes plus tard, le problème est résolu. Efficace, le garagiste me demandera un peu moins d’un euro, la chambre à air étant fournie par l’agence de location. C’est quand même moins cher et plus rapide que chez Norauto !

Problème réglé, un peu plus réveillés, nous prendrons le petit déjeuner à la homestay, toujours aussi excellent. Beignets bananes au miel et café, nous pourrons nous attaquer à la longue route qui nous attend aujourd’hui. Il y a environ 220 km pour aller à Hanoï et nous savons que nous ne pourrons pas y aller d’une traite. Le programme du jour est donc d’aller le plus loin possible en direction de Hanoï et de s’arrêter pour la nuit.

Nous ferons ainsi 140 km jusqu’à Thaï Nguyen, une ville moyenne où nous trouverons une guest house limite propre, mais suffisante pour une nuit. Pas trop envie de chercher longtemps dans la circulation dense de la ville.

Posés, douchés, nous sortons ensuite prendre un apéritif bière/cacahuètes dans un « bar », rendez vous de pas mal de vietnamiens et donc très bruyant.

Après l’apéro, direction un boui boui qui nous proposera du riz, du tofu, des légumes pour une somme dérisoire. Le tout est excellent et nous ne sommes pas déçus.

Enfin, il faut recharger les batteries pour la dernière portion de route qui nous emmènera à Hanoï et sa circulation extraterrestre. J’en fais déjà des cauchemars.

Ba Be – Thaï Nguyen : 140 km, 6h

Pour cette boucle en deux roues :

  • Apprendre quelques mots en vietnamien, notamment concernant la nourriture, les gens ne parlent que très peu l’anglais.
  • Faire attention sur la route : aux animaux (poules, chiens, chevaux, vaches, buffles), aux autres usagers (camions et bus qui roulent comme des fous, scooters et vélos qui sont capables de tout, voitures qui coupent les virages…), aux enfants qui peuvent traverser sans regarder…
  • Nous avions vaguement entendu parler d’un permis spécial pour circuler dans la région. Nous ne l’avons pas pris et n’avons jamais été contrôlés, que ce soit sur la route ou dans les guest houses.
  • Il est très facile de trouver des guest houses propres et sympas. Le prix est à chaque fois négociable.
  • Nous vous conseillons de mettre de l’essence à chaque étape. Des stations services sont proposées régulièrement mais parfois elles sont quand même éloignées. Et si l’une d’elles est fermée…
  • Ne prévoyez pas de faire plus de 25 ou 30 km/h de moyenne sur les étapes, si vous êtes deux sur le scooter. Aller plus vite serait de la folie…

 

21 juin 2017

Voilà, la dernière portion de route, c’est pour aujourd’hui. Nous prendrons le petit déjeuner dans un boui boui conseillé par deux jeunes étudiants en agriculture vietnamiens rencontrés dans la rue. Petit détail amusant, ils n’ont jamais quitté le Vietnam et leur projet est de s’installer plus tard en Israël. Pourquoi ? La réponse fuse, parce que les israéliens ont l’air intelligents ! Bon, c’est une raison comme une autre…

Bref, nous attachons ensuite une dernière fois les sacs derrière la bécane, et entamons notre ultime étape. La route n’est pas enthousiasmante, nous traversons des villes où la circulation est dense, et entre ces villes, le traffic ne permet pas de relâcher la concentration. Une dernière pause avant de rentrer dans Hanoï et sa circulation totalement déjantée.

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Pourtant, seulement une vingtaine de minutes seront nécessaires pour arriver à notre hôtel, mais ce sera bien suffisant pour passer plusieurs fois près de l’accident. Et ce n’est pas terminé puisqu’une fois les sacs posés, il faut ensuite aller dans la vieille ville rendre le scooter. Et là c’est la même chose en pire puisque les rues sont bien plus étroites. Bon nous arrivons quand même entiers à l’agence et après avoir pris soin d’avoir mis une veste pour cacher les blessures, nous rendons le scooter sans souci.

Pour se remettre de toutes ces émotions et surtout de la fatigue physique et mentale de cette boucle en scooter, nous nous faisons un petit plaisir dans un spa renommé. Soin du visage pour Emie, massage pour moi, cela fait un bien fou de prendre un peu de temps pour s’occuper de son corps.

Le reste de la journée sera ensuite passé à l’hôtel pour se reposer et préparer la suite du voyage. D’ailleurs en nous enregistrant à l’hôtel, le réceptionniste nous fait remarquer à juste titre que notre visa expirait le lendemain, 22 juin alors que notre vol n’est que le 23 ! Nous sommes entrés le 24 mai et pour nous, un mois ou 30 jours de visa, cela nous emmenait au 23 ou 24 juin. Nous ne nous sommes pas inquiétés plus que cela et nous n’avons pas bien regardé la date limite. Bref, après un petit passage à une agence pour étendre le visa d’une journée, l’employée nous informe que cela ne posera pas de soucis et qu’il faut juste dire que le vol était réservé avant la délivrance du visa. Mouais, cela sent l’embrouille à l’aéroport tout ça.

Pour diner, nous trouverons à deux pas de l’endroit où nous sommes un petit resto sans prétention, qui deviendra notre cantine à Hanoï. Vermicelles aux légumes et aux cacahuètes, un plat qui change et qui est excellent. C’est sûr nous reviendrons.

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Après ce bon repas et cette bonne nouvelle (trouver une cantine est une mission importante dans chaque étape de notre périple !), nous pouvons tranquillement aller nous coucher.

 

22 juin 2017

Le petit déjeuner englouti, nous prévoyons la journée pour visiter Hanoï.

Nous commencerons par le musée Hoa Lo, l’ancienne prison militaire de Hanoï construite par les français à l’époque coloniale.

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Nous nous apercevons que ces français n’étaient pas des enfants de coeur et que les prisonniers politiques passaient de sales moments. Les condamnations à mort fusaient et la guillotine tournait à plein régime. Ils exposaient même les têtes en guise d’avertissement. Ambiance !

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La dernière partie du musée est assez amusante puisqu’elle montre comment les vietnamiens traitaient les soldats américains prisonniers ici pendant la guerre du Vietnam. Le contraste est saisissant, puisque ces soldats américains ont l’air de beaucoup « s’amuser » sur les photos. Il est expliqué qu’ils avaient de bons soins médicaux, que malgré la pauvreté du pays ils mangeaient très bien, qu’ils pouvaient jouer au basket, fêter Noël. Il va sans dire que cela sent la propagande à plein nez et que nous avons quand même du mal à y croire.

Nous continuons avec un passage à une rue plutôt incroyable, Kham Thien Street,  puisqu’en pleine ville, cette rue est une voie ferrée encore utilisée. Nous ne verrons pas de train passer mais l’image est assez saisissante, avec des bâtiments d’habitations de part et d’autre de la voie ferrée.

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La suite de la visite nous emmène au musée des Femmes. Très intéressant, il montre ce qu’est être une femme au Vietnam, que cela soit chez les Viets ou dans les minorités ethniques, et rend hommage aux femmes qui se sont battues pour l’indépendance du pays puis lors de la guerre du Vietnam.

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Nous terminerons, avant de retourner à l’hôtel, par un petit passage au vieux quartier, ce qui nous permettra de repérer l’endroit où nous prendrons le bus pour l’aéroport le lendemain. L’information sera d’ailleurs confirmée par un chauffeur de taxi.

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Enfin, il ne nous restera plus qu’à diner à notre cantine (nems, vermicelles aux cacahuètes, bières) et à aller se coucher pour notre dernière nuit au Vietnam.

 

23 juin 2017

RIEN N’EST FACILE

Notre voyage au Vietnam s’achève aujourd’hui, et ce qui devait être une journée normale de transit s’avèrera un peu plus que cela.

Sacs faits, petit déjeuner pris, nous nous dirigeons à pied vers la station de bus pour prendre le 86 qui va à l’aéroport (30 000 d pour le bus, 230 000 d pour un taxi, pas photo !). À la station, un chauffeur de taxi nous hèle et nous propose ses services. Comme d’habitude, nous refusons gentiment en lui disant que nous attendons le 86. Sa réponse ne nous plaît pas, le bus ne passe pas par là contrairement à ce que nous avait dit hier un de ses collègues. Encore une petite erreur de notre part que nous aurions pu éviter en demandant un second avis. Et oui il faut savoir que dans les pays du sud est asiatique, la plupart des gens préfèrent répondre n’importe quoi à une question, souvent ce que l’on veut entendre, plutôt que d’avouer ne pas savoir. Bref, nous devons maintenant marcher environ un kilomètre et demi pour rejoindre la bonne station sous la chaleur écrasante, et avec les sacs.

La chance nous sourit quand même puisqu’à peine arrivés, le 86 arrive pour nous amener à l’aéroport. Trois quarts d’heure plus tard, nous voici au terminal des vols internationaux pour aller enregistrer nos bagages. Malheureusement le préposé à l’enregistrement fait bien son travail et voit que notre visa est expiré. Il nous demande donc un peu gêné pour nous d’aller au bureau de l’immigration voir ce qu’il convient de faire. Nous sentons l’embrouille arriver.

À l’immigration, un agent regarde nos passeports et sans prendre le temps de nous écouter nous dit juste un mot : « penalty » ! Et il ajoute « money ! ». Le tout aimablement bien sûr. Il nous dit ensuite qu’il faut attendre son chef car il ne peut rien faire. Pas de souci, le chef arrive justement.

Nous lui expliquons notre souci en essayant de négocier. Le visa expire le 22, nous sommes le 23 mais tôt le matin. Il n’a qu’un mot pour nous : « penalty ! ». Et il ajoute « pay money ! ». Nous lui demandons combien et il nous annonce 50$. La boule au ventre et la gorge serrée, nous lui demandons de revoir sa position et d’essayer d’être sympa, c’est pratiquement le prix du visa, juste pour quelques heures. En attendant, une asiatique arrive avec son passeport et apparemment un souci de date de visa également. Le problème est cette fois réglé avec un peu de blanc correcteur et un stylo, le tout en deux minutes, et bien sûr gratuitement. L’agent nous dit ensuite de revenir dans une demie heure. Nous allons donc patienter sur un banc comme des imbéciles en attendant le bon vouloir de l’agent, à ressasser notre erreur et en pestant contre le coût exorbitant que pourrait valoir cette erreur.

Nous retournons donc à l’heure dite au bureau de l’immigration, où l’agent et son chef nous attendent. Le gentil préposé à l’enregistrement des bagages est là également, inquiet de ne pas nous voir revenir. Il va sans dire que le troisième larron de l’immigration nous gratifiera aussi d’un « penalty ! » et d’un « pay money ! », certainement les deux premiers mots que les vietnamiens apprennent en anglais. Mais après une nouvelle négociation, cette fois aidée du préposé à l’enregistrement, nous arrivons à obtenir une autorisation exceptionnelle sans dépenser le moindre dollar. Ouf !

Après un remerciement appuyé à nos interlocuteurs, nous pouvons donc aller enregistrer nos bagages et embarquer.

Embarquement d’ailleurs retardé. Nous en profitons pour dépenser nos derniers dôngs en glaces et en chocolat, et nous assistons à une scène digne d’un film. Six gros bras en costards noirs et oreillettes arrivent pour faire passer un type en fauteuil roulant. Le jeune type est obèse et habillé dans un mix entre MC Hammer et Maître Gims, et passe devant tout le monde escorté par ses gardes du corps. En passant, je demande à l’agent de la compagnie si ce gars est une star de la chanson ou du ciné. Il me répond embarrassé que c’est un boss, un big boss. Ne ressemblant pas du tout à un grand patron, nous en concluons (peut être à tort) que c’est un fils de mafieux ou quelque chose dans le genre.

Bref, l’embarquement suit son cours et nous décollons donc pour Kuala Lumpur en Malaisie.

Après les formalités d’usage, nous nous dirigeons vers l’hôtel que nous avons réservé en métro aérien puis à pied. Avant d’aller nous coucher, nous passons devant un centre commercial immense où Emie repérera un H&M. Le rendez-vous est pris pour plus tard. Nous allons ensuite manger dans un restaurant végétarien du centre commercial, excellent, et allons enfin nous coucher après cette journée pleine de péripéties.

Notre hotel à Hanoï : le Golden Snake Hostel, à Ngo Huyen. 10$ la chambre double très basique, sans fenêtre, avec sanitaires communs et petit déjeuner. Propre, personnel très aimable, le petit déjeuner est correct, rien à dire.

Une bonne adresse : le Noodle and Roll sur Ly Quoc Su. Très bon, pas très cher, plats locaux, n’hésitez pas !

Entrée Musée des Femmes : 30 000d/p

Entrée Prison Hoa Lo : 30 000d/p

Bus 86 pour l’aéroport : 30 000d/p

 

BILAN

 

NOS IMPRESSIONS…

OUI MAIS…

En arrivant au Vietnam, nous n’avions pas vraiment d’idées sur ce qui nous y attendait. Les ressentis d’autres voyageurs et ce que l’on nous avait dit au Cambodge et au Laos nous avait mis dans la tête que le Vietnam était un joli pays, mais que les habitants étaient très distants et pas forcément agréables.

Dans le Centre, à Hoi An et Hué, nous avons pourtant pu voir des gens sympathiques, souriants et serviables. La coloniale Hoi An et l’impériale Hué nous ont permis de prendre agréablement la température du pays, dans des villes classées à l’Unesco, et une gastronomie excellente.

La beauté des paysages de Tam Coc restera un très bon moment, mais le clou du spectacle au Vietnam aura certainement été la baie de Lan Ha, où notre journée kayak dans cet endroit exceptionnel restera un des plus beaux de nos souvenirs.

Lors de notre boucle dans le Nord, nous avons certes pu voir des paysages magnifiques, dans les plus beaux également que nous ayons jamais vus, mais aussi une autre mentalité. Très peu de gens y parlaient l’anglais et il a donc été difficile de comprendre et de se faire comprendre, notamment pour la nourriture. Nourriture d’ailleurs très peu variée, où la viande est servie du petit déjeuner au diner sous toutes ses formes. Les gens y sont plutôt agréables, tant que l’on ne fait pas affaire avec eux. Dès que cela touche au tourisme la relation est intéressée et le vietnamien est dur en affaires. Le dông est une des valeurs principales de la société vietnamienne et il ne faut pas s’attendre à ce que l’on nous rende service.

Nous avons également pu nous apercevoir que la discrétion et le respect de l’autre n’étaient pas dans les gènes des vietnamiens. Les gens ici parlent très fort, comme s’ils étaient seuls et à n’importe quelle heure, n’hésitent pas à passer devant tout le monde dans les files d’attentes, mais le pire de tout est sans nul doute leur façon de conduire suicidaire. Ils ne s’occupent ni des autres ni des signalisations et cela peut être un gros point noir dans la visite de ce pays.

Maintenant, nous avons passé un mois formidable ici, à nous régaler des paysages, à apprendre aussi à rire de ce que nous avons vu par rapport au comportement des habitants qui finalement ne sont pas méchants. C’est vraiment un autre monde et c’est très différent de ce que nous avons vécu au Cambodge ou au Laos, où les gens étaient très calmes et ne se faisaient pas remarquer. Cela vient peut être d’ailleurs (certainement même) d’une relation différente par rapport à la religion puisque dans les pays précédents (Myanmar, Laos, Cambodge) le bouddhisme était hyper présent et les habitants très pratiquants. Les vietnamiens eux, ne sont pas croyants et ne sont ainsi pas aussi apaisés par la pratique du bouddhisme.

Bien entendu, nous vous conseillons cette belle destination, mais il faut être capable d’intégrer toutes ces spécificités pour profiter pleinement d’un séjour au Vietnam.

Ce que nous avons aimé :

  • la journée kayak dans la baie de Lan Ha.
  • les paysages magnifiques du Nord, notamment dans la province de Ha Giang.
  • Hoi An, ces bâtiments coloniaux dans la vieille ville, sa gastronomie et son Cau Lao.
  • la « baie d’Halong terrestre » à Tam Coc.
  • Hanoï, malgré sa réputation de ville polluée (ceux qui disent ça n’ont jamais été à Katmandou !) est plutôt agréable.

Ce que nous n’avons pas aimé :

  • forcément en tête, la façon de conduire des vietnamiens, totalement suicidaire et meurtrière. Les chiffres sont d’ailleurs là pour le confirmer (une trentaine de morts par jour sur les routes du pays).
  • la non-discrétion exagérée des habitants, parlant très fort notamment au téléphone.
  • la restauration exagérément chère et de faible qualité à Tam Coc.
  • c’est peut être au Vietnam que nous avons vu le plus de guest houses à la limite de la propreté.

 

 

BUDGET…

BUDGET VIETNAM

Soit un budget moyen de 41,80 euros par jour pour 2 personnes.

  • Pour l’hébergement, nous nous sommes limités à un budget par nuit de 10$ (230 000d). Nous avons à chaque fois réussi à trouver une chambre double avec salle de bain pour ce prix, mais sur la boucle Nord la propreté était parfois limite, mais supportable pour une nuit.
  • Très peu de street food au Vietnam, mais nous pouvions facilement trouver des boui-bouis locaux. Dans le Nord, plutôt difficile de trouver des plats sans viande mais avec un peu de patience, nous trouvions des « buffets » où nous pouvions choisir nos assiettes. Parfois quelques restaurants classiques comme à Hanoï.
  • L’activité principale dans le budget aura été la location pour deux semaines du scooter pour la boucle Nord. C’est aussi pour cela que le budget transport est moins important, surtout qu’il faut y compter le train pour aller à Lao Cai. Le kayak à Cat Ba et le trek à Sapa seront les autres postes importants.

Nous étions au Vietnam au mois de juin, fin de la basse saison.

1€ = 27000 d (dong vietnamien) = 1,20$

 

RANDONNÉES…

 

TREK DE SA PA (2J/1N)

Trek Sa Pa J1
JOUR 1

Un début de trek plutôt difficile, avec pas mal de montées et sur un chemin de terre. La suite est un peu plus aisée, sur un chemin aménagé.

Trek Sa Pa J2
JOUR 2

Sur des chemins assez boueux, la marche le long des rizières ne présente pas trop de difficultés. Retour à Sa Pa en scooter (6/7 km).

TREK DE BA BE

Trek Ba Be

Après un peu de bateau, le trek commence dans les rizières et les champs de maïs. La difficulté commence ensuite, avec pas mal de dénivelé et surtout de la boue, beaucoup de boue.  Long et difficile, nous étions contents d’arriver pour un retour bateau.

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