Laos

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LUANG PRABANG

OUF !

29 mars 2017

Avec un peu de retard sur l’horaire, nous atterrissons à Luang Prabang en fin de matinée. Et là tout change dès le départ. Pas de taxis en dehors de l’aéroport, un comptoir avec des prix fixes nous attend. Pas de marchandage.

Et une fois dans le taxi, tout change encore. La conduite est calme dans une circulation calme, pas de klaxons, pas de coups de volant, pas de dépassements calamiteux. Bref, on retrouve un peu de courtoisie. Arrivés à la Guest House, nous prenons place dans notre dortoir.

Comme à chaque fois, nous décidons de sortir prendre un peu la température de la ville. Des routes goudronnées, des trottoirs pavés, le tout dans une propreté impeccable. Il y a même des poubelles un peu partout, et du tri sélectif !

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Les gens sont paisibles, souriants même, et disent bonjour ! Enfin plutôt sabaîdee… On se sent tout de suite bien ici.

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Nous nous arrêtons devant une école primaire, où un street food a pris place. Nous commandons une omelette aux légumes, ainsi que des rouleaux de printemps. Un délice ! L’omelette est légèrement citronnée, avec de la menthe et des herbes diverses. Le tout arrosée d’une sauce Nuoc Mâm, sauce légèrement salée (à base de poisson fermenté dans la saumure…). La cuisine laotienne est apparemment très influencée par la cuisine chinoise et thaï.

En tout cas, la suite de la visite est très agréable. Luang Prabang est une ville où l’on a l’impression d’être dans l’Indochine des années coloniales, bordée par le Mékong et la jungle montagneuse. Le tout dans une ambiance très relax.

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Après un retour à la guest house pour une petite sieste (décalage et voyage un peu long), nous nous dirigeons vers le marché de nuit. Un grand marché artisanal, avec évidemment des stands de souvenirs, de vêtements et de restauration. Nous nous arrêtons à un de ces stands pour y manger des nouilles aux légumes, ainsi que des nems et pour moi, un filet de poulet au barbecue.

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Nous rencontrons deux françaises, en plein tour de l’Asie du Sud Est, arrivant du Viet Nam. Nous partageons avec elles des anecdotes asiatiques, tout en se régalant.

Non seulement on se sent bien à Luang Prabang, mais en plus on y mange bien ! Nous sentons que nous allons nous plaire au Laos…

Après un dernier petit tour dans le marché et une petite barquette de fruits épluchés et coupés, direction la guest house pour une bonne nuit de sommeil. Demain, plusieurs visites sont au programme et il nous faudra de l’énergie !

 

30 mars 2017

Après le petit déjeuner de la GH (avec du pain frais !), direction le centre de la ville pour un tour des lieux d’intérêt. Nous commençons par la Pho Si Hill, une colline boisée parsemée de lieux de cultes. Buddhas, stupas, il y a même une empreinte de pied de Buddha… Le haut de la colline nous permet d’avoir une belle vue d’ensemble de la ville.

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Une fois passés de l’autre côté de la colline, nous nous dirigeons vers le musée du palais royal. Et là, rien à voir avec ce que nous avions eu l’habitude de voir avant. Implanté dans le palais royal  le musée est entouré de jardins entretenus. Le musée est lui-même très bien entretenu, il faut d’ailleurs se déchausser avant d’y entrer ! Une exposition d’anciennes voitures ayant transporté les rois de Luang Prabang, un temple emblématique de la ville, et il est temps de sortir du site.

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Après cette visite convaincante, nous décidons d’aller voir le marché du matin, une réplique du marché de nuit…mais le matin. Bon les laotiens se lèvent très tôt et nous arrivons vers 11h, au moment où ils remballent. Pas grave, nous irons directement à notre prochaine visite, le monastère Vat Xieng Thong. Et c’est lors de cette visite que nous apprenons que la ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce qui explique que la ville est entretenue, sauvegardée des boutiques et stands de rue sauvages ainsi que des bâtiments qui ne colleraient pas dans le paysage. Le monastère vaut le coup d’oeil, les temples étant très différents de ce que l’on a pu voir auparavant.

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Un petit creux se faisant sentir, nous tombons sur un triporteur où une laotienne vend des pâtes cuisinées à emporter, le tout dans une feuille de bananier tenue par les baguettes à utiliser. Et pour une somme dérisoire, nous déjeunons plutôt très bien !

Après cette demi-journée de visites, nous retournons à la guest house pour nous poser. Puis retour au marché de nuit pour y manger cette fois des légumes en mode buffet. Bon, pas exceptionnel, mais nous aurons essayé ! Pour faire passer tout ça un jus sera le bienvenu, mais notre choix (Banane, Oréo, café froid) ne sera pas judicieux et nous repartirons du marché déçus. Demain c’est sûr, nous retournerons aux brochettes !

 

31 mars 2017

Le programme d’aujourd’hui, c’est location d’un scooter pour aller à Kuang Si et ses fameuses cascades.

Dès 8h, nous sommes à l’ouverture du loueur de scooters et pour notre seconde expérience, nous prendrons un semi automatique, moins cher. Après avoir fait le plein, direction Kuang Si donc, à une petite trentaine de kilomètres. La route est bonne, peu fréquentée, et très agréable. Nous roulons tranquillement et au bout d’une heure et quart, nous voici sur le site.

L’entrée du parc est directement suivie d’un refuge où des ours sauvés des braconniers sont en sécurité. La médecine asiatique utilise la bile de ces animaux, et les braconniers les chassent, les gardent dans une cage où ils ne peuvent pas bouger, et prélèvent la bile directement sur l’animal avec un cathéter. Nous y voyons même un ours amputé d’une patte.

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En continuant le chemin, nous arrivons aux cascades. L’eau est d’un bleu pâle magnifique, et le cadre est exceptionnel. De plus, à cette heure-ci nous sommes pratiquement seuls, et c’est très agréable.

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Un chemin part du bas de la cascade principale et mène au sommet. Là, un espace est aménagé pour sécuriser le haut de la cascade, et s’y baigner tranquillement.

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La descente est abrupte et glissante, mais nous arrivons entiers au bas.

Là c’est un peu plus fréquenté que lorsque nous sommes arrivés. Les mini bus de touristes chinois sont arrivés, et ils investissent les lieux. Bon, ce n’est encore pas la cohue mais nous nous disons que nous avons bien fait de venir tôt quand même !

Une petite baignade dans la rivière, une petite fish pédicure (les petits poissons de la rivière raffolent de nos pieds !) et il est temps de quitter ce superbe site.

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Ayant conduit à l’aller, je laisse Emie prendre le guidon. Pas très sûre d’elle dès le début, cela se confirme puisqu’une mauvaise manip nous fait chuter. À l’arrêt pratiquement donc pas de gros bobos, mais le chauffard est refroidi pour cette fois. Je reprendrai donc les manettes !

Sur le retour, nous voyons une ferme qui récolte du café. Nous nous y arrêtons pour voir, mais c’est le désert. Nous ne verrons qu’un laotien, et ne parlant pas du tout anglais. Ce sera pour une prochaine fois…

De retour à Luang Prabang, nous profitons du scooter pour apporter un colis à envoyer en France. Quelques souvenirs, et surtout des affaires qui se sont avérées de trop dans mon sac. 5 kg d’affaires pour un envoi en France en bateau (2 mois de délai) pour 60 euros. Aïe ! Mais bon c’était essentiel et le poids des sacs s’en ressent.

Le retour du scooter se passe bien (ils n’ont pas vu que la machine était tombée !) et il est tant de retourner à la guest house travailler un peu sur les photos et le blog. Nous y rencontrons deux français (et oui encore !) qui retournent en France après un PVT de 8 mois en Nouvelle-Zélande. Ils en profitent pour faire un petit trip en Asie du Sud Est et nous partageons nos expériences.

Et chose promise chose dûe, direction ensuite le marché de nuit pour une barquette de nouilles cuisinées, une brochette de poulet et des rouleaux de printemps. Une barquette de fruits frais en dessert et nous sommes prêts à aller nous coucher.

 

1er avril 2017

Ce matin, nous nous levons aux aurores (5h, c’est même avant !) pour assister au Tak Bat. Tous les matins avant le lever du soleil, les moines de la ville déambulent dans les rues pour récolter l’aumône que leur font les croyants. Cette tradition n’a rien d’une attraction touristique, il s’agit d’un acte religieux. Chez les bouddhistes, les moines ne possèdent rien, et ne vivent que des dons faits par les croyants. Et dans cette aumône, il n’est question que de nourriture, et plus particulièrement de riz. Bref, nous nous postons sur le trottoir en face d’un monastère. Il y a peu de monde et c’est plutôt agréable d’assister à cet évènement sans la cohue de la rue principale, où certains touristes n’hésitent pas à aller photographier les moines de (très) près et les aveugler de leur flash.

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Pourtant, des affiches sont placardées dans les rues de la ville avec quelques consignes simples  (se mettre en retrait, photographier les moines de loin et sans flash, se vêtir décemment…) pour assister à cette tradition tout en la respectant. Bon ces affiches sont en anglais et en français, peut-être faudrait-il aussi les mettre en chinois…

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Nous retournons ensuite à la guest house prendre le petit déjeuner et faire nos sacs. En effet, en fin d’après midi nous partons pour le Nord et Phongsali par un bus de nuit.

Nous avons d’ailleurs dû changer notre programme. Nous devions à la base partir pour Huay Xai et faire la Gibbon Expérience, deux jours dans la jungle, dormir au sommet des arbres et se balader en tyrolienne à la rencontre des grands singes. Problème, une semaine avant notre arrivée un accident mortel a eu lieu et les activités sont donc arrêtées. C’est la première fois qu’un accident de ce genre survient depuis l’ouverture en 1996…

Pas grave nous prévoyons donc un trek dans la jungle, avec des nuits chez les habitants de cette région reculée, un peu comme nous avons fait au Myanmar. En espérant de l’authenticité.

Une fois les lits rendus, direction l’embarcadère pour aller en bateau jusqu’au grottes de Pak Ou, un lieu d’intérêt aux alentours de la ville. Malheureusement, tous les bateaux sont partis une demi-heure avant notre arrivée. Tant pis !

Sur le chemin du retour à la guest house, nous nous arrêtons pour boire un café laotien. Nous en prendrons un pour goûter et nous avons bien fait ! Très épais, le café a vraiment un goût très spécial. Il est tellement épais que les dents sont toutes jaunes après une gorgée ! Eux le boivent sucré et avec du lait concentré et nous essayons donc comme cela. C’est presque mieux, mais c’est encore pas ça. Nous nous rabattons sur deux jus de fruits pressés. Bien meilleur.

Une fois rentrés, nous nous posons à la terrasse en attendant midi.

Pour le déjeuner, nous décidons de retourner au street food de l’école, pour deux omelettes aux légumes et des rouleaux de printemps. Toujours aussi bon ! Nous voyons d’ailleurs que les écoliers n’hésitent pas à venir se chercher une petite sucrerie !

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Ce qui nous donne d’ailleurs envie de finir nous aussi sur du sucré nous met en quête de quelque chose approchant un dessert. Malheureusement, tout ce que nous voyons (viennoiseries, pâtisseries) est hors de prix. Ce sera donc un café instantané sur la terrasse de la guest house, tout en travaillant sur les photos et le blog.

Il est temps maintenant d’aller à la station de bus. Le tuk-tuk nous récupère à la guest house et nous emmène à la station. De là, un autre nous dépose au bord d’une route pour prendre le bus. Ce bus de nuit est notre premier au Laos, et les routes étant goudronnées, nous nous disons que cela ne pourra de toutes façons pas être pire qu’au Népal ! Le bus est bondé, et nous nous retrouvons au fond, avec nos gros sacs sur le siège d’à côté, entouré de divers colis qui ne rentrent pas dans la soute.

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Pas super confort ! Le bus s’arrête toutes les demi-heures pour faire descendre ou monter quelqu’un. La soirée passe pas trop mal et nous réussissons à somnoler pendant la nuit.

Notre Guest House à Luang Prabang : la Vongprachen Backpackers Hostel. Dortoir uniquement (50000K/p). Très propre, personnel correct et petit déjeuner (compris) copieux. Boissons chaudes à volonté et une terrasse avec billard et ventilateurs très appréciables.

Location de scooter : 100000K (semi-auto) sans essence (15000K pour aller aux cascades)

Entrée stupa Phousi : 20000K/p

Entrée musée : 30000K/p

Entrée Wat Xien Thong : 20000K/p

Entrée Kuang Si : 20000K/p

Bus de nuit Luang Prabang – Phongsaly : 160000K/p

PHONGSALY

2 avril 2017

Après un arrêt vers 6h du matin, nous repartons pour la dernière portion vers Phongsaly. Et là malheureusement, à seulement une heure et demie du but, le bus s’embourbe sur la route de montagne. On a l’impression qu’il a pris une piste de terre, et avec la pluie la boue a eu raison de notre bus. Arrêt total au petit jour. Au bout d’une heure, pas grand chose se passe et certains passagers récupèrent leurs affaires et partent à pied ! En sortant du bus, nous nous apercevons en fait qu’un glissement de terrain a eu lieu et que la route est bloquée par la terre et la boue. Deux tractopelles sont arrivés et commencent à déblayer le terrain. 6 heures après notre arrêt forcé, nous commençons à remonter, aidé par le tractopelle. Ouf !

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Arrivés enfin à Phongsaly (22 heures après notre départ de Luang Prabang), un taxi nous amène à la guest house que nous avons choisie. Une chambre des plus basiques nous attend, mais cela fera l’affaire pour une ou deux nuits.

À la recherche de l’office du tourisme et d’une agence pour réserver le trek que nous voulons faire, nous rencontrons deux belges qui pourraient éventuellement se joindre à nous. En effet, les prix sont élevés et plus on est, moins c’est cher. L’agence est vraiment hors de prix et l’office du tourisme est fermé (et oui on est dimanche !). On retentera notre chance demain matin à la première heure.

N’ayant rien avalé de consistant depuis la veille au midi, nous allons au marché voir si quelque chose pourrait subvenir à nos besoins.

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Et là, horreur. Nous croisons un stand qui faisait des petits rongeurs grillés. Nous pensions que c’étaient des rats mais bon, soulagement ce n’était que des écureuils…

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Et juste à côté, un animal est découpé et seule la patte est reconnaissable. Nous sommes pratiquement sûrs que c’était un chien et nous décidons donc de passer notre chemin et nous réfugier dans un boui boui chinois manger une assiette de nouilles. Et boire une bière !

Après cette découverte, retour à la guest house pour une douche et du repos bien mérité !

 

3 avril 2017

Afin d’être tôt à l’office du tourisme, nous nous levons tôt. Après une recherche infructueuse de petit déjeuner, nous allons donc à la pêche aux informations. Nous y retrouvons nos deux belges, et après concertation, nous irons tous ensemble pour un trek de trois jours et deux nuits, mêlant montagne, jungle, et rencontre avec les ethnies de cette région du Laos. N’ayant rien avalé, nous nous dirigeons vers le marché. Nous réussissons à avoir une assiette de nouilles et des beignets à la banane, et nous retentons un petit tour sur les stands de viandes pour voir si d’autres nouveautés pourraient nous persuader de rester fidèles à notre régime alimentaire sans viande. Nous sommes servis avec un crocodile découpé et une autre « bestiole » que nous ne reconnaitrons pas.

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Ayant prévu une balade à vélo, nous sommes obligés de décaler un peu notre départ puisque le ciel est menaçant. Une heure après, nous partons donc à vélo dans la campagne de Phongsaly, à destination d’un village Akha, Nam Leng.

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Pour ce faire nous traversons des petits villages qui n’ont clairement pas l’habitude des étrangers. Et tout au long du trajet, les enfants nous feront des signes en criant « Sabaidee ! », ce qui est plutôt agréable. Bon, cela ne les empêchera pas de se moquer de moi et de mon vélo rose, mais c’est de bonne guerre !

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Les chemins sont de moins en moins praticables, et en apercevant le village en contre bas, nous décidons de cacher les vélos et de terminer à pied pour éviter une remontée trop difficile. En arrivant à Nam Leng, nous avons l’impression d’avoir remonté le temps. Petites maisons en bois, douche unique dans le village, nous marchons au milieu des chiens, coqs, poules et cochons qui pullulent.

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Un groupe d’hommes en train de boire (et certainement pas de l’eau) nous accoste et nous propose on ne sait quoi. Ne comprenant pas du tout et les hommes de ce groupe étant alcoolisés, nous décidons de passer notre chemin.

Le retour est plutôt difficile, puisque les montées avec nos vélos ne peuvent se faire qu’avec la machine à la main. Un dernier petit tour au marché pour préparer le petit déjeuner du lendemain et la journée se termine avec l’orage, qui durera une bonne partie de la nuit. Cela promet pour le trek !

 

4 avril 2017

Nous débutons le trek…en bus puisque le départ se fera entre Phongsaly et Boun Neua. Après une quarantaine de minutes de route, Céline et Sophie, nos compagnes de trek pendant ces trois jours et nous mêmes retrouvons le guide au bord de la route.

Boun Hong nous emmène donc dans la montagne du nord du Laos, et dès le départ le contact est bon dans le groupe. Boun Hong est très avenant, souriant, et n’hésite pas à converser avec nous. Il nous explique beaucoup de choses, répond à nos questions, et est curieux aussi de nous connaître.

La marche est très agréable, dans une forêt luxuriante.

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Nous arrivons dans un village Akha pour déjeuner, et apparemment c’est aussi l’heure de la sortie d’école. Les enfants nous sourient, nous font des signes et n’hésitent pas à essayer de se rendre intéressants en faisant des petites bêtises.

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Nous déjeunerons local, riz gluant, salade de bambous, poulet, poisson et champignons, le tout arrosé de thé vert.

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Une fois rassasiés, nous quittons le village pour retourner dans la montagne et se diriger vers le village Phounoi qui nous accueillera cette nuit. Toujours dans la forêt, toujours dans une bonne ambiance, en faisant connaissance avec les filles qui nous accompagnent. Sophie est belge d’adoption, Céline est française expatriée depuis quelques années et sont en trip en Asie du Sud Est (Myanmar, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande) après avoir passé deux mois en Nouvelle-Zélande.

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Arrivés au village, nous faisons une pause pour boire du thé, avant de faire connaissance avec notre environnement de la soirée. Nous y découvrirons notre mascotte. Au milieu des cochons, des chiens et des poulets du village, nous remarquons un tout petit poulet à drôle d’allure. Ce petit poulet est tout nu, sans plumes, et une femme du village lui a tricoté un petit pull ! Il est tellement atypique que tout le groupe est tombé sous le charme.

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Ayant un peu de temps avant le diner, nous repartons pour la visite d’un village Akha voisin. Dans ce village, beaucoup d’enfants sont présents et jouent dans les « rues ».

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Après une nouvelle pause thé vert, ainsi qu’une séance de « shopping », nous retournons chez nos hôtes Phounois, et par chance juste avant la pluie !

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Avant le diner, une douche nous est proposée. Une douche locale, mais très appréciable.

Dans cette partie du Laos, il est de coutume avant de diner de boire deux verres de leur alcool local, à base de maïs. Une gnole plutôt forte, mais il faut faire honneur à l’hospitalité Phounoi !

Le diner passe plutôt bien, riz gluant, bambou, omelette et courges, et le guide nous propose de terminer le repas avec la gnole locale pour nettoyer l’estomac. Bon, après trois ou quatre shots, l’estomac est propre, et le guide nous régale de légendes du cru.

Il est ensuite temps d’aller se coucher, la journée a été longue, le digestif aussi !

 

5 avril 2017

Après une nuit plutôt courte et entrecoupée du chant des coqs laotiens, le petit déjeuner est pris. Composé de riz gluant, d’omelette, de fougère et de courges (comme tous les repas en fait), il est temps de dire au revoir (et merci !) à nos hôtes. Et à notre mascotte aussi !

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La matinée est assez difficile, les pluies de la soirée ont rendus les sentiers glissants et il faut pas mal de concentration pour éviter les chutes. Chacun va donc à son rythme, et malgré tout nous avançons plutôt bien dans la forêt. La pause déjeuner marque la fin de la première partie du trek, la partie « montagne ». Après le déjeuner (de la même composition ou presque que les précédents repas), nous prenons une voiture pour nous mener au départ de la seconde partie. Après une vingtaine de minutes de route, notre guide nous emmène dans la jungle laotienne. L’après midi est très chaud, lourd, et le chemin grimpe. La fatigue se fait un peu sentir. Après trois heures de marche, nous arrivons au village Akha qui nous hébergera cette nuit.

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Nous l’avions déjà remarqué, mais nous avons la confirmation que les villages Akhas sont bien moins entretenus que le village Phounoi. Les gens y ont aussi l’air un peu moins propres. Nous logerons ce soir dans la maison du chef (la classe !) mais dinerons ailleurs.

Après une douche rapide et une énième pause thé, nous nous installons dans la maison d’une famille que nous qualifierons de « bizarre ». La maison est sale, les enfants aussi et les parents pas très souriants.

Après un verre de gnole, le repas est une variante des précédents puisque nous est servi du riz gluant, de la verdure, des cacahuètes et des nouilles.

Une fois englouti le repas, nous retournons chez le chef puisqu’un massage nous attend. Bon alors le massage en question ne restera pas dans les annales, nos masseuses n’ayant aucune compétence. Avec des pressions bien trop fortes exercées sur des parties sensibles (colonne vertébrale, mollets), le massage n’est pas des plus agréables, mais nous ne dirons rien pour ne pas froisser nos hôtes.

Avant de nous coucher, nous décidons de faire un passage aux « toilettes » en groupe. En effet, il n’y a qu’un endroit dans le village et il est cerné par les meutes de chiens qui aboient toutes leurs tripes. Toute une aventure !

Nous en reviendrons finalement vivants et nous pourrons nous endormir sur une literie plus que sommaire, bercés par une nouvelle légende racontée par Boun Hong.

Malheureusement, la nuit sera très courte pour Céline, victime d’une indigestion, et courte pour les autres puisqu’entre les aboiements des chiens, le chants des coqs à 3h30 du matin, et les combats de cochons, il est plutôt difficile de dormir sans être réveillé régulièrement. Mais bon on a voulu sortir des sentiers battus, nous y sommes !

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6 avril 2017

Après les péripéties de la nuit, le petit déjeuner est repris (sauf pour notre malade) chez la famille Groseille du village. Riz, omelette…on connaît la chanson ! Nous y sommes d’ailleurs choqués de la façon dont les villageois traitent les chiens. Après information, horreur. Ils les élèvent pour les vendre à des « dogs barbecues », ou alors pour les manger eux mêmes. Ah l’Asie…

Une fois certains que Céline va mieux, enfin pas trop mal, nous repartons pour une matinée de marche qui nous mènera à la station de bus de Boun Neua.

Le ciel est bleu, il fait très chaud et les jambes sont lourdes à mesure que la fin du trek approche.

Afin de déjeuner un peu plus varié que pendant ces deux jours et demi, nous décidons de manger à la station de bus, où un marché nous le permettra. Nouilles frites, bananes et petits beignets feront notre bonheur.

Puis il est temps de dire au revoir à notre guide, qui aura vraiment été très agréable tout au long de ces trois jours. Puis à Céline et Sophie qui nous permettent d’utiliser leur douche (elles ne repartiront que le lendemain) pour affronter le bus de nuit pour Luang Prabang. Mais qui sait ? Nous les recroiserons peut être dans un futur proche.

En tout cas, ce trek a été une réelle réussite, les villages traversés et où nous sommes restés respiraient « l’authenticité » que nous recherchions ici. Adultes ou enfants nous regardaient comme si c’était la première fois qu’ils voyaient des étrangers (bien sûr ce n’était pas le cas mais…) et les paysages traversés étaient superbes.

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D’ailleurs petite info aux voyageurs, Phongsaly n’ayant que très peu d’intérêt, il vaut mieux s’arrêter à Boun Neua et aller à l’Office du Tourisme situé à la station de bus pour les renseignements des treks de la région. Ces treks partent de Boun Neua, qui est en train de devenir la capitale de la province au détriment de Phongsali.

Après une petite heure d’attente qui nous permettra de prendre de quoi tenir le temps du trajet (13h si pas de soucis !), nous prenons place dans un sleeping bus. Il s’agit d’un bus sans sièges, mais avec des couchettes. Nous serons donc allongés tout le trajet !

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Après de multiples pauses (toutes les heures), le trajet passera finalement vite et à 5h du matin, nous voilà dans un tuktuk pour arriver à la guest house, la même que la première fois, tout en croisant les moines en plein tak bat.

Notre Guest House à Phongsaly : la Vivaphone Guest House, 100000 Kips en chambre très basique (pas de fenêtres, lumière néon et salle de bains normale). Par contre le gérant australien est très sympa et n’hésite pas à donner des conseils sur ce qu’il y a à faire dans les environs. Location de vélos possible.

Location de vélos : 25000K/vélo (sans vitesses) ou 50000K/vélo (avec vitesses)

Trek 3 jours/2 nuits : 870000K/p (avec 4 personnes) tout compris (transports, hébergements, nourriture, guide) avec l’office du tourisme de Phongsaly.

Bus de nuit Boun Nouea – Luang Prabang : 130000K/p

 

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7 avril 2017

Après une petite heure d’attente dans le hall de la guest house, nous décidons de prendre le petit déjeuner. Une petite douche pour se rafraîchir (il fait très chaud en ce moment) et après un petit travail photos/blog, nous voici partis en balade, direction une petite île dans la ville. Il faut passer par un pont en bambou, et bien entendu un petit péage y est prélevé pour l’entretien (…). Bref, une fois passé le pont de bambou, nous montons une volée de marche en pensant qu’à l’arrivée, un joli petit bout de village nous attendait, c’est en tout cas l’impression que cela donnait de l’autre côté de la rive. Malheureusement, après ces marches d’escalier, c’est en fait une partie de la ville, pas du tout intéressante qui nous est proposée. Sans charme ni intérêt, nous repartons illico et pensons que nous ne devons pas être les seuls à s’être faits avoir…

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Direction désormais le dernier point d’intérêt de la ville que nous n’avons pas fait (nous avions décidé de zapper les grottes de Pak Ou), le TAEC, un musée consacré aux ethnies minoritaires du Laos. En arrivant, nous voyons qu’une visite guidée gratuite en français est organisée à 15h00. Nous décidons donc de revenir plus tard. En repassant à la guest house pour prendre la chambre, un petit creux nous amène à déjeuner avec des rouleaux de printemps. Calés, nous pouvons prendre la chambre et nous installer.

A 15h, nous voici donc au TAEC, et faisons connaissance avec la guide. Elle est belge et fait des études au Laos d’ethno-musicologie. Et travaille donc pour le musée. La visite est très intéressante, d’autant que pendant ces trois derniers jours nous avons effectivement pu voir sur le terrain de quoi elle parlait. Coutumes, habits, artisanat, nous en apprenons un peu plus sur les ethnies qui nous ont accueilli durant le trek.

Après cette minute culturelle, direction le marché de nuit. Une dernière brochette, les derniers nems et la dernière barquette de fruits de Luang Prabang nous attendaient.

Demain, nous partons pour le centre du Laos et Viang Veng.

Entrée TAEC : 25000K/p

Bus Luang Prabang – Viang Veng : 100000K/p

VIANG VENG

8 avril 2017

Cette fois, c’est en mini-van que nous nous rendrons à Viang Veng. Au bout de deux heures de route, le chauffeur ne peut éviter une grosse pierre sur la route. Résultat : une heure et demie de réparation sur une « aire ». Nous y croiserons d’ailleurs nos franco-belges puisque leur bus pour Viang Veng s’est également arrêté ici !

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Une fois arrivé dans cette ville à la réputation de fêtarde (même si le gouvernement à mis fin subitement à la débauche en 2012), nous nous dirigeons hors du centre afin de trouver une guest house tranquille.

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Après avoir comparé trois établissements, nous choisirons finalement chez Maylyn, des petits bungalows un peu à l’écart de l’agitation. Nous refilerons d’ailleurs le tuyau à Céline et Sophie. Nous passerons ces deux jours avec elles, ce qui n’est pas pour nous déplaire !

Une fois posés, reposés et frais en cette fin d’après midi, nous décidons d’aller voir le centre, afin de se trouver un petit truc à manger. Après plusieurs échoppes, notre choix se porte finalement sur un petit stand chinois. Et le choix est bon ! Nouilles fries aux légumes pour Emie, Pad Thaï  (assiette de sucré salé avec nouilles de riz, cacahuètes, sauce sucrée et citron) pour moi.

Une fois rassasiés, nous retournons à la guest house pour décider de la suite des évènements. Nous ferons donc demain une petite sortie en scooter pour aller visiter des sites d’intérêt dans l’ouest de Viang Veng.

 

9 avril 2017

Ce matin, après un petit déjeuner composé d’un sandwich omelette et d’un pancake à la banane, nous allons donc louer les scooters. Après avoir mis un peu d’essence (et oui les scooters sont loués vides puisque tous les soirs ils siphonnent les réservoirs !) nous sortons de la ville par un petit pont de bambou, puisque le « vrai » pont est payant. Plutôt étroit, c’est pas très tranquilles que nous réussissons à passer de l’autre côté.

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Puis direction le premier site, la colline Pha Ngeun. Une petite ascension d’une trentaine de minutes nous permet d’arriver au sommet d’un rocher. Le point de vue est exceptionnel, même si l’humidité et la poussière dans l’air brouillent un peu la vue sur les montagnes.

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Une fois redescendus, nous reprenons les scooters pour aller à Tham Phu Kam, une grotte située au dessus d’un lagon.

Arrivés au lagon, magnifique, le Blue Lagoon est en fait la piscine municipale, où tous les touristes asiatiques et les locaux viennent se baigner et s’amuser.

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Bon nous ferons quand même un petit plouf rafraichissant avant de manger un sandwich. Direction ensuite la grotte en elle-même. Elle abrite un bouddha couché et la caverne vaut vraiment le coup d’oeil.

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Il est temps ensuite de nous diriger vers une piste en moyen état qui traverse des petits villages entourés de montagnes escarpées et de rizières habitées en cette saison par le bétail. La route n’est pas en bon état, mais c’est vraiment agréable de rouler au milieu de ces paysages magnifiques.

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Nous décidons de terminer la journée par un arrêt au Blue Lagoon 3. Petite baignade, tyroliennes et bouées, le tout sans la cohue du Blue Lagoon. Les batteries sont rechargées et il faut maintenant repartir pour éviter de rouler la nuit.

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Retraverser ces paysages avec le coucher de soleil ajoute au plaisir de la bonne journée que nous venons de passer.

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Après une petite douche à la guest house, nous allons rendre le scooter. Cette fois nous prendrons le pont à péage puisqu’ils ne vérifient qu’à la sortie de Viang Veng. Un nouveau pad thaï/nouilles fries dans notre cantine plus tard, il est temps d’aller se coucher, le lendemain nous attend une nouvelle sortie scooter dans le nord de la région.

 

10 avril 2017

Aujourd’hui, c’est donc le nord de la région de Viang Veng qui va nous intéresser. Le même petit déjeuner à la guest house est englouti, et nous retournons au même endroit pour la location des machines. Nous avions pris le soin de les prévenir et de leur demander de ne pas siphonner l’essence de notre scooter.

Nous nous dirigeons donc au nord de la ville, sur une route en très bon état. Au bout d’une douzaine de kilomètres, nous arrivons à notre point de chute de la journée. Nous garons notre scooter à l’endroit indiqué et on nous demande de payer le parking. Pas grave nous retournons 100 m sur nos pas et garons les machines gratuitement. Nous nous dirigeons ensuite à pieds vers le pont qui doit nous faire traverser la rivière et aller aux grottes à visiter. On nous redemande de payer, et pas une petite somme ! Nous décidons de nous rebeller et de ne pas payer… mais aussi de ne pas traverser par le pont. Nous descendons donc au bord de la rivière et trouvons un endroit pour traverser pas trop profond et sans trop de courants. De l’eau jusqu’au dessus des genoux et un endroit un peu « chaud » ne nous empêche pas de traverser entiers, sans même mouiller un sac ou faire une chute !

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La zone est agréable, en fait un village entouré de rizières et de montagnes. Le premier site à voir était Tham Sang, la cave « éléphant ». En fait une toute petite caverne où trône un Buddha. Le nom de la caverne vient d’une stalagmite dont la forme rappelle vaguement un éléphant. Bon, pas franchement convaincus par cette grotte, nous avons un peu peur pour la suite…

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Après une vingtaine de minutes de marche, nous voici à l’entrée des caves Tham Hoï et Tham Loup. Nous commençons donc sans conviction par Tham Hoï et nous ne sommes cette fois pas déçus. De belles cavernes, des stalactites et stalagmites magnifiques, le tout sur le parcours d’une ancienne rivière. Bref, une très belle grotte. Après une petite heure de visite, nous nous dirigeons ensuite à Tham Loup.

Un peu plus petite, cette grotte est composée de trois cavernes, également très jolies. Certaines stalagmites sont vraiment impressionnantes.

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Il est ensuite l’heure de se trouver à manger et c’est à la Water Cave que nous trouverons notre bonheur. Petit complexe avec des tyroliennes et la grotte en question, le site est investit par des groupes de touristes chinois. Nous prendrons notre temps pour manger (riz frit aux légumes et aux oeufs) puis nous irons visiter la grotte entre deux groupes de chinois. La spécificité de la grotte est qu’elle se visite en bouée. Les lampes fournies n’étant pas très performantes, nous sommes immergés dans le noir presque total, sauf lorsqu’un groupe nous dépasse. D’ailleurs, ces gentils touristes qui nous dépassent n’hésitent pas à nous arroser avec l’eau glaciale de la grotte. Classe !

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L’heure tournant, il faut désormais se remettre en route. Pour récupérer les scooters, nous passerons par le pont payant puisque comme celui de Viang Veng, il n’est contrôlé que dans un sens.

Les scooters sont toujours là, en bon état, et nous voilà donc sur la route du retour, route empruntée par des vélos, des motos, des voitures, des bus, mais aussi des vaches qui traversent, des chèvres ou des chiens.

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Retour donc à la guest house par le pont de bambou, pour une petite douche et un apéro avec les filles.

La faim se faisant sentir, nous ramenons les scooters et retournons à notre cantine pour le diner. Une pâtisserie nous faisant de l’oeil en face, nous allons voir de quoi il en retourne. Céline et Sophie craqueront pour un donut et un muffin chocolat, nous resterons classiques avec un jus de fruits pressé et un pancake banane chocolat.

Demain, nous partons pour Vientiane après trois belles journées passées en compagnie de Sophie et Céline, qui elles iront à Vientiane en stop. Peut-être les recroiserons nous là-bas !

Notre Guest House à Viang Veng : la Maylyn GH (70000 Kip en chambre double avec sdb, sans petit déjeuner). Cadre sympa, calme et de l’autre côté de la rivière, à l’abri de la « fête ». Propre, personnel un peu distant mais correct (moqueur comme tous les laotiens !).

Location de scooters : 50000 Kip pour un automatique (recommandé pour les pistes en mauvais état !), environ 10000/15000 Kips d’essence par jour.

Entrées grottes ou Blue Lagoons : 10000K/p

Minibus Viang Veng – Vientiane : 35 000 Kip/pers

 

VIENTIANE

11 avril 2017

Une fois les formalités à la guest house remplies, le mini-van qui va nous amener à Vientiane nous récupère. 4 heures de trajet nous attendent, et logiquement dans un meilleur confort qu’un bus normal. C’était sans compter le fou du volant qui nous servait de chauffeur. Dépassements très limites, à se rabattre au dernier moment et survitesse, nous avons failli mourir plusieurs fois… De fait le « petit » trajet a été fatiguant à force de faire attention aux freinages secs et aux coups de volant.

Arrivés à la capitale Vientiane, nous comparerons trois guest houses et porteront notre choix sur un box. Très bien situé et très propre, nous allons pouvoir visiter le centre facilement.

Pour le moment, nous devons nous occuper de réserver le bus qui nous emmènera à Pakse. En effet, nous devons vite « fuir » Vientiane puisque le nouvel an laotien arrive le surlendemain, et pendant trois jours tout sera bloqué. Restaurants largement fermés, hôtels pris d’assaut et bus immobilisés ou complets, nous ne voulons pas (même si la fête s’annonce énorme !) rester trois jours bloqués ici.

Après avoir comparé quatre agences, nous choisirons celle qui va oublier que lors de Pi Mai (nouvel an) les prix flambent d’environ 30%. Nous faisons donc une bonne affaire !

La logistique réglée, nous retournons à la guest house, la chaleur est étouffante et nous décidons d’attendre 16h30 pour entamer notre visite de la ville.

Et nous sommes plutôt agréablement surpris, puisque Vientiane n’est pas très cotée par les guides ou les forums de voyageurs. Pourtant, c’est plutôt agréable de se balader dans le centre. Bâtiments récents, trottoirs propres, une circulation fluide pour une capitale, pas de klaxons et pour la première fois au Laos, des feux de signalisation. Les monuments, bien que peu nombreux, n’ont rien à envier aux autres villes.

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Nous remarquons aussi que la fête a déjà commencée. Les entreprises et les administrations organisent le départ en vacances des employés, qui se lâchent comme il se doit. La BeerLao coule à flot, l’eau aussi (lors de Pi Mai, les gens se jettent de l’eau, c’est la tradition) et la musique résonne à fond dans les rues.

Nous arrivons ensuite à un parc le long du Mékong, où les gens viennent y faire du sport. Course à pied, parcours de santé, et cours de zumba. Tout est accessible à tout le monde, et Emie va même essayer de suivre le mouvement. Bon la chaleur écrasante a raison d’elle au bout de trois minutes, mais au moins elle aura tenté !

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Le parc débouche sur le marché de nuit. Énormissime et bondé, la chaleur y est insupportable. Juste le temps d’acheter pour Emie un t-shirt et il faut vite sortir de là. La foule et la chaleur me donne la nausée et il faut maintenant trouver à manger.

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Et à Vientiane, le soir, ce n’est pas ce qui manque ! Brochettes de diverses parties de divers animaux, insectes, pattes de poulets tout est mangeable.

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Alors bien entendu notre choix se portera ailleurs, un stand de nouilles frites et un stand de beignets fera notre bonheur.

La journée a été longue et il est bien temps de rejoindre notre « casier » pour une bonne nuit de sommeil. Demain nous avons rendez-vous avec Céline et Sophie pour passer la journée avec elles.

 

12 avril 2017

Un petit déjeuner de champion, la location du scooter de l’hôtel (avec le plein d’essence cette fois !), et nous voilà en compagnie de nos deux amies en direction du Bouddha Park (Xieng Khuan), à environ 26 km de Vientiane. La route est bonne et au bout d’une heure, nous entrons dans le parc.

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Ce parc a été créé en 1958 par un sculpteur/chaman laotien, Luang Pu Bunleua Sulilat, et représente pêle-mêle des effigies mélangeant les mythologies, croyances et créatures de l’hindouisme et du bouddhisme. Les statues sont vraiment bizarres et le tout est très particulier. Un Buddha couché est l’attraction principale, mais le reste aussi vaut vraiment le coup d’oeil.

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La chaleur est encore aujourd’hui présente, et nous nous réfugions pour manger dans une échoppe un riz frit avec des oeufs. En manque d’eau, Emie et Sophie iront en acheter chez la voisine de notre hôte. En revenant pas très fières, nous apprendrons que la propriétaire de l’échoppe faisait la sieste et qu’elles sont donc parties avec l’eau…sans payer ! Du coup Céline tentera aussi le coup, avec succès. Le karma de nos Cats Eyes en ayant pris un coup, nous repartons en direction de Vientiane pour aller visite la COPE. Il s’agit d’une exposition sur les dommages causés par les bombardements américains au Laos pendant la guerre du Vietnam. Ces dommages continuent puisque plusieurs milliers de bombes n’ont pas explosé et font encore des ravages dans les campagnes, notamment chez les enfants.

L’expo est vraiment bien faite, puisqu’avec des petits films elle retrace ce problème de la source (statistiques sur les bombardements) à la finalité (informations sur les prothèses utilisées et les moyens mis en oeuvre pour équiper les victimes dans les campagnes laotiennes).

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Juste avant de partir, un orage d’une rare violence arrive subitement et les fortes pluies nous bloquent une petite heure à l’abri.

Nous profiterons d’une accalmie pour revenir à l’hôtel, trempés malgré tout, pour boire un verre avec Céline et Sophie, que nous quitterons ce soir (jusqu’à la prochaine fois !). Nos compagnons  de ces derniers jours iront à Pakse en stop le lendemain et peut être que nous les recroiserons aux 4000 îles, ce qui serait très sympa.

Un petit tour à la recherche du diner de ce soir que nous prendrons à la station de bus, une petite douche, et le pick up est là pour nous amener à la station de bus flambant neuve. Une coupure d’électricité générale mettra bien un peu la panique chez les locaux (je n’ai pas vraiment eu l’occasion de m’en rendre compte puisque j’étais aux toilettes à ce moment là…) mais finalement le bus partira. Avec une heure de retard mais nous voici tout de même sur la route avec les orages qui menacent.

Notre Guest House à Vientiane : GreenBox Hotel, box double avec salle de bain commune et petit déjeuner compris pour 130 000 Kip. Les communs étaient très propres et récents. Personnel très agréable et possibilité de boire un verre ou de manger sur place pour des prix très raisonnables.

Location scooter auto : 80 000 Kip (avec le plein)

Entrée Buddha Park : 7500K/p

Bus de nuit Vientiane – Paksé : 170000K/p

 

PAKSÉ ET LE PLATEAU DES BOLOVENS

13 avril 2017

Comme la dernière fois, le sleeping bus nous permet de dormir un peu et de faire passer le trajet (13h) rapidement. Arrivés à Paksé, nous partons directement à la recherche d’une location de scooters. La demande est forte et il faut faire trois agences avant d’arriver à une guest house qui va faire notre affaire. Dans l’une d’elle, Chez Miss Noy, le très sympathique propriétaire belge nous propose tout de même une nécessaire petite session d’information sur la boucle. Nous louons donc ensuite la moto 4 jours à Alisa Guest House et après avoir transféré quelques affaires pour ne faire qu’un sac (nous laisserons le reste en sécurité à la GH), nous partons à l’assaut du plateau des Bolovens et de ses cascades. Une erreur de navigation (deux cascades portent le même nom mais sont de chaque côté de la boucle..) nous fera donc prendre la boucle à l’envers, mais cela ne pose aucun problème finalement. Notre premier arrêt sera la Tad Champee, une cascade pas très haute mais avec un beau débit et un cadre superbe. Petite info, nous décidons sur la boucle de nous garer à chaque fois sur les parkings surveillés (et donc payants). En effet, il a été rapporté des vols de scooters et même des agressions sur les sites empruntés par les touristes. Nous ne prendrons donc aucun risque.

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Après cette petite pause à Tad Champee où une petite baignade fera le plus grand bien par cette chaleur, et qu’un petit café lao bien serré nous remettra un bon coup de fouet, nous repartons sur la route pour un site proche, la Tad Yuang.

Cette cascade est bien plus impressionnante. Environ 40 m de haut, un débit et un cadre exceptionnels font de cette pause (baignade encore une fois) un moment très agréable.

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Le ciel au loin commençant à se faire menaçant, il est temps de partir. Une petite heure de route nous attend avant la première nuit de notre boucle. Malheureusement, au bout d’une dizaine de minutes, l’orage nous surprend et les pluies torrentielles nous obligent à nous arrêter aussi vite que possible.

Une guest house sur la route nous permettra de nous abriter, et en allant demander les tarifs, je me retrouve au milieu d’une fête intimiste (3 types) à base de whisky lao. Je me sens obligé de répondre à l’hospitalité lao, mais sentant l’embuscade, nous décidons de profiter d’une accalmie (toute relative) pour nous « échapper » et aller passer la nuit dans une guest house de Paksong.

Installés, nous allons ensuite chercher à manger et nous tombons sur un karaoké. Les jeunes (et les moins jeunes) se donnent à fond sur des chansons locales. La musique est très forte et les chanteurs pas vraiment à la hauteur, mais ils se font plaisir, toujours en arrosant de BeerLao.

L’heure tourne, la fatigue se faisant sentir, nous rentrons pour une bonne nuit de sommeil. Demain matin il faut partir tôt.

Notre Guest House à Paksong : La Savanna Guest House, chambre double avec salle de bain (80 000K), sans petit déjeuner. Propre, au calme et au bord d’une rivière, la gérante parle très bien français. Excellent pour une nuit.

 

14 avril 2017

Ça y est officiellement c’est Pi Mai, le jour de l’an laotien qui va durer trois jours. Nous nous attendons à tout, des conducteurs pas clairs, des enfants balançant de l’eau, de la musique à fond.

Pourtant, aujourd’hui c’est tout de même encore un peu calme sur la route. La route qui d’ailleurs est plutôt en bon état et plus agréable que la veille.

Notre première étape nous conduit à Tad Tayicsua, un ensemble de cascades plutôt difficiles d’accès. Très jolies et au milieu de forêts de bananiers, les balades sont très agréables, bien que dans la chaleur écrasante.

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Cette chaleur n’empêche pas le ciel de devenir menaçant, et ne voulant pas être pris dans les orages, nous reprenons la route.

Le ciel étant redevenu temporairement clément, nous nous arrêtons à Bane Beng Phou Kham pour déjeuner un fried rice arrosé d’une BeerLao.

Puis retour en scooter pour nous diriger sans trop tarder (nous ne savons pas si les pluies vont tomber !) vers notre arrêt pour la nuit, les cascades de Tad Faek.

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En arrivant, nous nous apercevons que le lieu est fréquenté par la jeunesse et les familles laos pour faire la fête. Et oui c’est Pi Mai et ici on fait la fête la journée ! La BeerLao coule à flots autour de brochettes et des diverses assiettes locales.

Pour le moment, il est temps de nous rafraîchir et d’aller dans le bassin sous la cascade. Petite parenthèse, il y a deux bassins. Dans un des bassins, une sorte de poisson-globe a tendance à s’accrocher aux pénis avec ses dents acérées… Bien sûr le choix sera vite fait, et je mettrai deux caleçons…

Bref, une fois baignés et rafraîchis, nous sommes cordialement invités par une famille Lao à trinquer au nouvel an. Leur descente n’a rien à envier à la nôtre et les bouteilles sont débouchées les unes après les autres. Vers 16h30, extinction ! La dernière bouteille vidée, la famille rentre chez elle en un éclair !

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Pour notre part, nous resterons à la cascade pour y dormir. Petit bungalow (sans douche) au bord de l’eau et dans les bois, les seuls bruits que nous entendront seront ceux du crépitement du feu (et oui j’ai réussi à faire un feu !), du flot de la cascade et les cris des geckos. Demain direction Tad Lo.

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Notre Guest House à la cascade : Tad Faek Guest House, bungalow avec toilettes (pas de douche ni eau courante) dans un super cadre (50 000K sans petit déjeuner).

 

15 avril 2017

Un petit café Lao pour déjeuner, toujours aussi amer et fort (mais on s’y habitue et on se prendrait même à aimer !) et nous voilà repartis pour 2 heures de route en direction de notre dernière étape, Tad Lo.

Et là sur la route, dans chaque petit village traversés, nous sommes arrosés systématiquement par des hordes de gamins armés de pistolets à eau (ça frite mais ça ne mouille pas trop) ou des snipers armés de casseroles remplies d’eau et jetées sans ménagement pour nous, pauvres scooters roulant à 40 Kms/h. Il faut être vigilant au guidon et encaisser la quantité d’eau sans broncher. Nous nous prenons quand même au jeu (c’est quand même la tradition !) et en passant nous provoquons par des grimaces ou des coups de klaxon nos jeunes arroseurs.

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Les moins jeunes, eux, s’entassent derrière des pick-up autour d’une enceinte qui crache de la musique « électronique » en balançant des bombes à eau aux laotiens qu’ils croisent. Pas de pitié pour Pi Mai !

Une petite crevaison sur la route (ça aussi c’est la tradition !) nous permet de constater que dans chaque village il y a un mécanicien. Le changement de la chambre à air durera une petite demi-heure et nous coûtera 30 000 K (environ 4 euros !) et quelques moqueries des gamins du village. Et oui les laotiens sont plutôt moqueurs. Sans méchanceté, mais moqueurs quand même !

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Arrivés à Tad Lo, l’animation est à son comble. Il y a beaucoup de monde et beaucoup de bruit. Nous commençons par chercher une guest house et nous arrivons au Green Garden, tenu par un français. Ici, c’est ambiance baba cool. Les chambres sont spartiates, pas chères et dans un cadre  plutôt sympathique. Le gérant nous précise quand même que pour le petit déjeuner, cela dépendra de l’heure à laquelle il se lève. Le type ne s’en fait vraiment pas, mais il est cool.

Une fois installés, direction la fête. Reprécisons qu’ici, la fête se fait du matin au soir, et c’est la journée que le nouvel an est fêté.

En fait il s’agit d’un genre de fête foraine, avec des jeux style fléchettes ou carabine pour gagner des peluches, des stands de nourriture, et des jeux d’argent. Je m’essaie à un jeu ressemblant étrangement à la roulette (ce sont des dés à la place de la roulette) et je gagne trois fois. Bon pas de mérite j’ai suivi à chaque fois une petite fille qui misait. Oui parce qu’ici, les petites filles de sept ou huit ans ont de l’argent et peuvent le jouer, même si nous les voyons plus souvent acheter des sucreries ou des glaces. Les petits laotiens sont très gourmands !

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Bon une fois ce petit tour d’approche effectué, nous décidons d’aller manger dans une guest house (notre gérant n’étant pas très actif, nous le laisserons tranquille) réputée pour ses assiettes. Sandwich omelette et frites, nous sommes comblés. Nous prenons également rendez-vous à cette adresse pour le soir, un dîner spécial étant organisé.

Après ce déjeuner mérité, retour à la fête foraine qui mène à la cascade du village. Nous traversons donc cette fête et nous arrivons devant une scène où un « orchestre » joue les tubes locaux. L’esplanade est pleine de jeunes, voire de très jeunes qui s’abreuvent en plein soleil de BeerLao (ils les apportent par caisses) et dansent au rythme de la musique. On se croirait en festival, avec des gentils mecs bourrés, des groupes de filles qui s’éclatent et des garçons faisant les beaux gosses. Et malgré l’alcool (bon pas très fort quand même) c’est très bon enfant.

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Après cet interlude « musical », direction la cascade pour se rafraîchir. L’endroit pour se baigner est bondé et la baignade tournera court. En effet, Emie perdra une de ses claquettes, qui doit être à l’heure actuelle dans le Mékong ou en route pour la mer de Chine. Pas grave, les claquettes au marché ce n’est pas ce qui manque mais Emie devra se mettre à la mode laotienne et ses fameuses claquettes « flashy ».

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Bref, l’heure tourne et nous voudrions nous poser un peu avant le dîner de ce soir, qui devrait se dérouler au bord de la rivière.

D’ailleurs pour ce dîner nous sommes mis à contribution pour la confection de rouleaux de printemps. Nous rencontrons aussi les autres convives de ce soir, et ce ne sera que des français !

Nous sympathisons avec deux couples d’amis et leurs enfants qui sont sur un trip de 6 mois en Asie du Sud Est, Océanie et États Unis. Ils font l’école aux enfants et profitent de l’hébergement via des échanges de maisons. Ils envisagent aussi d’aller au Népal et nous demandent des conseils… Nous ne sommes peut-être pas les mieux placés mais nous leur donnons nos impressions quand même.

Il est maintenant temps de se diriger à l’endroit du « pique nique » au bord de la rivière. Malheureusement, ce sera un flop, puisque le barrage en amont a ouvert les vannes et le pont que nous devions prendre est submergé. Après une tentative infructueuse de contourner ce pont, la décision est prise de retourner manger à la guest house. Le repas est une tuerie, spaghettis, rouleaux de printemps, bruschetta, riz aux légumes. Nous sommes finis par le dessert, un gâteau au yaourt… Une vraie pause culinaire à point nommé. Alors pas de secrets, la cuisinière est francophone. Une femme d’une cinquantaine d’années qui a tout plaqué pour voyager, et qui s’est posé ici en volontariat depuis deux ans.

Le dîner était excellent, mais nous repartons un peu déçus par l’ambiance très tranquille de la soirée. Nous nous attendions à une soirée plus animée mais bon ce sera pour une prochaine fois !

Notre Guest House à Tad Lo : Le Green Garden, chambre très simple (un lit et une salle de bain commune pour 30 000K) mais largement suffisante. Joli endroit et gérant hyper relax.

Nous sommes allés manger à la Palamei GH, prix correct et assiettes excellentes et qui changent de la routine.

 

16 avril 2017

Allez aujourd’hui, c’est notre dernier jour sur le plateau des Bolovens. Notre gérant ne s’étant pas levé ce matin, nous prendrons le petit déjeuner à notre cantine de Tad Lo.  Pancakes chocolat banane et sandwich omelette feront notre bonheur, le tout arrosé de jus de fruits frais.

Direction ensuite chez Mr Vieng, un producteur de café afin de visiter sa plantation et avoir quelques informations sur la production de café. Nous commençons par goûter son café en attendant la visite. Nous y sommes d’ailleurs bercés par un québécois de 63 ans, voyageant à vélo et très éloquent sur tout. Une vraie pipelette, mais très intéressant.

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La visite commence ensuite et nous faisons connaissance avec Mr Vieng. Nous apprenons  quand et comment planter le café, qu’il soit arabica, robusta ou liberia. Mr Vieng est très bavard aussi, et nous montre aussi sa plantation, où à part le café pousse du manioc, des « eggfruits », des « jackfruits » ou de la lemon grass. Ses explications sur la manière de se débarrasser des nids de fourmis rouges s’entrecoupent de rots non retenus (pourquoi faire ?). D’ailleurs, il mange ces mêmes fourmis et essaiera bien de nous faire goûter mais sans succès.

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Cette visite intéressante effectuée, nous reprenons nos machines direction la dernière cascade de la boucle, Tad Phasuam.

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Ici, les familles viennent également s’y baigner, mais c’est plutôt irréel. Les enfants sont livrés un peu à eux-mêmes en haut des chutes, à quelques mètres de la cascade et en plein courant. Bon ils ont bien des bouées pour certains, mais cela ne les retiendra pas si le courant les emporte. Étant les seuls interpellés nous nous disons qu’ils ont l’habitude et que nous nous inquiétons pour rien.

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Après un rafraîchissement dans le courant de cette chute, nous repartons pour Paksé et ainsi boucler la boucle.

Sur la route, nous apercevons un accident de la route plutôt sévère qui vient de se dérouler et impliquant deux voitures. Les dix derniers kilomètres se feront donc encore plus prudemment !

Le retour du scooter et la récupération de nos affaires se déroulent sans problèmes, et nous allons chercher une guest house et un bus pour notre dernière destination laotienne, Don Khong.

Notre choix se portera sur une GH sans prétention, simple, pas chère, et dans un joli cadre au bord de la rivière.

Un repas indien, une BeerLao sur la terrasse au bord de la rivière et c’est l’heure d’aller au lit.

Notre Guest House à Paksé : Kaesme Guest House, une chambre double avec salle de bain, assez propre et avec une terrasse au bord de la rivière plutôt sympa (70 000K).

Jasmin Restaurant : un restaurant indien avec des prix très corrects et vraiment très bon. Nous vous le conseillons si vous voulez changer du fried rice or noodles…

Location scooter : semi-automatique pour 50000K/j, sans essence (environ 65000K pour la boucle)

Entrées Cascades : entre 5000 et 20000K/p

Bus Paksé / Don Khong : 60000K/p

 

 

LES 4000 ÎLES ET LA BAMBOO SCHOOL PROJECT 

17 avril 2017

Avant de partir pour les 4000 îles et Don Khong, nous allons prendre un petit déjeuner au Lao Vida Bakery, situé juste à côté de la guest house. Il s’agit d’un café plutôt occidental, et même si c’est un peu plus cher qu’ailleurs, nous prenons plaisir à manger un peu différemment. Crêpes banane et sucre à la cannelle, oeufs brouillés, bacon et muffin, jus de fruit et café expresso, nous ne lésinons pas !

Après ce petit déjeuner copieux, un tuk tuk nous amène à la station de bus pour un petit trajet (environ 3h) vers Si Phan Don (les 4000 îles) et plus précisément l’île de Don Khong.

Ici nous attend une nouvelle expérience. En effet, il s’agira de faire du bénévolat pour deux projets de classes d’anglais. L’un est déjà en place et nous enseignerons l’anglais à des enfants de 8 à 12 ans, et l’autre est en cours de construction et nous aiderons à l’établissement des huttes pour les volontaires et l’enseignement pour d’autres enfants, des débutants cette fois. Nous ne parlons pas couramment anglais mais nous voulions nous rendre utile, et le Sabaidee Restaurant qui pilote ces projets nous a accueilli. Le principe est que nous sommes logés gratuitement (seuls les repas sont à notre charge) en échange de notre temps.

Nous arrivons à l’heure du déjeuner et c’est Vieng, la maîtresse de maison qui nous accueille. Khamla son mari, est chez les voisins pour continuer la fête du nouvel an (et oui encore !).

Nous faisons connaissance des lieux et c’est vraiment très sympa. Au bord du Mékong, notre piaule est sommaire mais ça ira très bien. La salle d’eau commune est propre et ça suffira largement. Nous faisons également la connaissance des deux enfants du couple, Jamie et Candy. Bon pas très laotien comme prénoms mais beaucoup d’enfants ont ce genre de prénoms ici. Nous apprendrons d’ailleurs que le vrai prénom de Jamie est JamesBond (oui oui c’est son état civil !).

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Khamla arrive ensuite pour nous présenter un peu ses projets. Nous nous sommes engagés pour une semaine, et ce ne sont pas les tâches qui vont manquer. Entre la construction le matin (sous réserves de matériel disponible) sur Don Som, et les classes l’après midi (une heure), nous ne nous ennuierons pas ! Heureusement nous ne sommes pas seuls. Un couple d’anglais (bon le niveau avancé ce sera pour eux !) entame sa deuxième semaine ici, et une française, Pepa, arrive juste après nous. C’est une narbonnaise qui sera là 5 jours avant de partir pour le Cambodge. Elle est en voyage en Asie du Sud Est après avoir travaillé un peu en Nouvelle Zélande.

Les laotiens continuant à fêter Pi Mai, seulement deux enfants sont venus à la classe d’aujourd’hui. Ils s’appellent May et Tobee et sont très volontaires. Nous observerons Kerry et participerons un peu. Pendant une heure, nous ferons un jeu de l’oie, où des cases permettent de poser une question en anglais, et bien entendu d’y répondre.

Une fois la classe terminée, un peu de repos puis c’est l’heure du dîner. Khamla nous régale de ses histoires. Il nous parle des célébrations du nouvel an et de sa famille qui vient du Cambodge. Ce sont des Khmers qui ont fui le Cambodge sous Pol Pot et qui se sont installés au Laos.

Demain nous commencerons la partie construction de notre bénévolat.

 

18 avril 2017

La chambre dont nous disposons est au bord du Mékong et c’est plutôt très agréable de se lever avec le soleil et une vue magnifique.

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Une fois le petit déjeuner pris, nous prenons un bateau pour l’île de Don Som, où le nouveau projet de Khamla est installé. C’est sur le terrain de son enfance qu’il a décidé de construire l’école.

Le trajet en bateau est agréable, sur le Mékong, et l’arrivée sur la plage de l’île où quelques enfants nous accueillent avec des signes et des Sabaidee l’est tout autant.

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En arrivant sur le site, nous voyons que les travaux sont bien avancés, mais qu’il reste encore du travail ! Nous n’allons pas nous ennuyer !

Notre première tâche sera de mettre du sable sur le sol des chambres qui accueilleront les volontaires. Khamla veut appeler le restaurant qui sera support de l’école Mékong Beach, il faut donc que le thème soit respecté !

Nous irons donc chercher ce sable directement sur la plage. C’est plutôt difficile, surtout avec la chaleur, mais nous sommes nombreux ce qui permet de terminer plus vite.

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Une fois les sols des deux grandes chambres lissés, nous nous attaquons au toit de la petite chambre. Ce toit sera en tôle et il faut d’abord monter une structure en bois.

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Le travail est rapidement effectué et il faut désormais se reposer un peu. Baignade dans le Mékong, repos, puis il est temps pour Kerri, Lewis et Peppa de repartir sur Don Khong avec Khamla. Nous resterons sur Don Som pour faire la classe aux enfants du village, et nous dormirons sur place.

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La classe d’aujourd’hui ne verra que 5 enfants y assister (et oui c’est encore un peu Pi Mai !) et pour une première, nous nous débrouillerons comme nous pourrons. Révision de l’alphabet, des nombres, vocabulaire simple sur les animaux, les enfants sont réceptifs, mais pas longtemps !

La classe terminée, nous allons nous installer dans notre palace. En déplaçant notre sac, Emie enlèvera ce qu’elle croit être une branche. Mais quand la branche bouge une fois jetée par terre, on appelle ça un serpent !

Khamla revient en scooter (il fait trop sombre pour le bateau) et nous fait à manger. Il a été cuisinier et ça se voit.

La fatigue accumulée nous fait aller très tôt au lit, et nous nous endormons sans penser au serpent, ni à l’araignée énorme que nous avons vu un peu plus tôt sous le lit…

 

19 avril 2017

Au Laos, on se lève très tôt. Et nous ne dérogeons pas à la règle. Le petit déjeuner est confectionné par Khamla, qui part tout de suite après pour aller chercher les autres volontaires.

Nous attendrons sur l’île, et pour faire passer le temps, nous nous attelons à un peu de nettoyage. Surtout pour la vaisselle ! Tout est envahi de moucherons et on ne peut pas dire que nous avons la même notion de propreté que les Laotiens. Nous briquerons donc toute la vaisselle, juste pour être tranquilles.

Les collègues arrivent ensuite et plusieurs tâches nous attendent. Il faut d’abord poncer les tables des écoliers, et préparer les bambous que nous utiliserons pour les deux toits qu’il nous reste à faire.

Je m’occuperai du ponçage pendant que les autres prépareront les bambous. Le travail passe le temps et c’est plutôt agréable de se rendre un peu utile.

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Et dans un cadre aussi beau, c’est même un plaisir ! D’ailleurs, pendant que nous travaillons, des buffles ont senti les branches de bambous et viennent se régaler à côté de nous.

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Le déjeuner concocté par Khamla est un régal, et il est temps maintenant de repartir vers Don Khong puisque des classes nous attendent. Ce soir, ce sont les anglais qui resteront sur Don Som.

Le trajet en bateau est toujours aussi agréable, et en arrivant, nous faisons la connaissance d’une nouvelle volontaire, une anglaise (encore !) prénommée Louise. Elle est institutrice à Londres, ce qui doit être un atout pour ce genre de travail ! Bon elle a préféré ne pas prendre une classe d’avancés en arrivant et on peut la comprendre. Elle prendra donc les intermédiaires avec Pepa. Nous prendrons les débutants et les 6 élèves du jour sont déjà prêts pour la classe. Et nous sommes plus à l’aise et efficaces que la veille, ce qui fait plaisir. Bon les enfants sont très dissipés, et il y a même un ou deux élèves qui partiront avant la fin (sans prévenir bien sûr, mais ça a l’air normal donc…) mais dans l’ensemble la séance s’est bien déroulée.

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Une bonne douche bien méritée et nécessaire, un dîner copieux où se joindront à nous deux clients du restaurant, et il est temps d’aller se coucher, puisqu’une nouvelle journée de travail nous attend demain !

 

20 avril 2017

Le lever du soleil sur le Mékong est un moment plutôt sympa pour se réveiller. La vue est superbe et attendant les autres, nous en profitons.

Le petit déjeuner pris nous repartons en bateau sur Don Som, pour rejoindre Lewis et Kerri, et continuer le travail de construction des classes et des hébergements.

Aujourd’hui, ce sont surtout les toits de deux chambres qui vont nous intéresser (ça ce sera pour les garçons) et des « tables » pour le restaurant, en fait des bases de troncs d’arbre qui devront être remplis de sable pour les consolider (ce sera pour les filles). Tout le monde prendra part aux travaux, sauf Louise, qui n’est pas très vaillante et qui prétextera une entorse pour se dérober. Le problème, c’est qu’en voyant le confort plutôt spartiate de la chambre qui l’accueillera cette nuit, elle décidera aussi de ne pas rester sur l’île cette nuit. Ce qui pose un souci puisque les anglais doivent partir le lendemain matin pour Paksé, et que nous n’avons pas nos affaires. Pepa ne peut pas rester seule… Pas cool l’instit ! Bon une solution sera trouvée, Pepa fera la classe sur Don Som et Khamla viendra la chercher en scooter, ce qui lui permettra de rentrer même s’il fait sombre.

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Le travail reprend après un nouveau super déjeuner concocté par Khamla et le toit d’une chambre est terminé. Il manque du matériau pour le second, ce sera donc pour une prochaine fois. Les tables par contre sont prêtes à accueillir les volontaires.

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Nous laissons donc Pepa seule sur l’île, et nous reprenons le bateau pour Don Khong.

Les enfants sont déjà prêts et aujourd’hui, pour les débutants, 5 élèves se présenteront. L’école ne tourne pas encore à plein régime, on sent encore que Pi Mai a toujours une petite influence…

Nous reprendrons ce que nous avons déjà vu, les animaux, les couleurs et les parties du corps, et cela se passe plutôt bien.

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Une fois la classe terminée, direction un restaurant sur le bord du Mékong afin d’avoir une connexion wifi. En effet, j’ai proposé à Khamla de lui faire un site internet pour promouvoir son projet. Bien sûr, nous travaillerons autour d’un apéro, BeerLao et frites.

Tiens, et voilà aussi Louise, qui prendra finalement une chambre à la Guest House, prétextant une invasion de ses habits par des punaises de lit et ne voulant pas contaminer les affaires de la famille de Khamla. Nous y croyons à moitié mais bon, ce n’est pas notre problème…

Bref, il est temps de rentrer et de profiter de la cuisine de Khamla pour le diner, puis d’aller se coucher.

 

21 avril 2017

Les coqs parfois confondant la lune et le soleil, il n’est pas rare qu’ils nous réveillent très tôt. Et comme nous nous couchons aussi très tôt, la nuit de sommeil est finalement bonne.

Un petit tour au marché de Don Khong pour s’acheter des fruits et des beignets se solde par un échec. Seulement des bananes à se mettre sous la dent, quant aux beignets, ils étaient fourrés au soja, ce qui n’est pas très agréable quand on s’attend à une crème sucrée !

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Bref, aujourd’hui sera le dernier jour de Peppa et c’est donc à trois volontaires (oui Louise ne fera que les classes l’après midi sur Don Khong…) que nous nous dirigeons vers Don Som pour une nouvelle journée de travail. Et ce soir c’est à notre tour de rester sur l’île.

Le travail du jour sera de monter un muret en agglos pour la « terrasse » du restaurant. Pour éviter les confusions, précisons que ce ne sera pas un restaurant à proprement parler et à but lucratif (les bénéfices iront au fonctionnement de l’école), mais un endroit pour que les volontaires s’y sentent bien.

Pour ce qui est du muret, aucun d’entre nous n’avait jamais mis les mains dans le ciment, c’est donc une découverte ! Création du ciment, montage du mur, nous apprenons en pratiquant et cela se passe plutôt bien sous l’oeil d’un gamin du village venu superviser la construction de son école. Bon ce ne sont pas les méthodes que nous aurions en France, mais le mur se monte quand même. Effectivement, ici pas de niveaux à bulle, pas de mètres, tout se fait à l’oeil. Bon le résultat vaut ce qu’il vaut mais ici rien n’est fait pour durer un millénaire…

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Le mur monté, il est déjà l’heure de déjeuner. Puis il est temps de dire au revoir à Peppa que nous ne reverrons pas au Laos. Peut-être la reverrons nous au Cambodge ? D’ailleurs, nous apprendrons qu’elle a connu Céline au Myanmar ! Le monde est petit…

La classe sur Don Som peut alors commencer, avec des élèves motivés et assidus. C’est tout nouveau pour eux ils ne sont donc pas aussi dissipés que sur Don Khong, et c’est plutôt agréable.

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Au menu, questions simples sur leur prénom, leur âge, d’où ils viennent et comment ils vont. Puis révision des couleurs et des animaux déjà appris, et introduction de nouveaux mots. Ils apprennent vite et n’arrivent pas à prononcer certains sons, et c’est plutôt drôle. Nous finirons par un jeu qui leur permettra de se lâcher avant la fin de la classe.

Nous sommes de plus en plus à l’aise et c’est cool !

La classe terminée, nous voilà seuls, puisque cela permettait à Khamla d’économiser un voyage et de rester vers sa famille. Une douche dans le Mékong, une omelette aux légumes et riz, arrosé de BeerLao, c’est repus que nous irons nous coucher, une nouvelle fois tôt.

 

22 avril 2017

Coqs, geckos, chiens, musique, le tout entre 2h et 5h du matin, tout est fait pour que nous nous levions aux aurores. Pas grave puisque nous nous couchons très tôt aussi. Il semblerait que nous ayons pris le rythme laotien !

Ce matin, nous nous préparons notre petit déjeuner seuls, oeufs frits et tartines de confiture, avec un café lao.

Puis en attendant Khamla, nous faisons la vaisselle de la veille et de ce matin, puis nous nous attelons à enlever les déchets du terrain de l’école. En effet, ici comme au Myanmar, les gens laissent tomber leurs déchets par terre. C’est normal pour eux… Sur le petit terrain de l’école, nous arriverons quand même à remplir l’équivalent d’un sac de ciment de déchets papier, plastique et verre. Le développement durable est très loin des préoccupations des habitants.

Khamla arrivera ensuite avec un chargement de bois, puisqu’aujourd’hui il a prévu de commencer la construction d’’une clôture en bambou autour de son terrain. Nous installerons quelques piquets avant le déjeuner, et comme nous sommes le week end, la classe commence plus tôt. Et 12 enfants seront présents aujourd’hui, pour répéter les questions et réponses basiques pour se présenter, le vocabulaire des couleurs et des animaux (en rajoutant deux ou trois mots nouveaux), puis un jeu permettant de résumer la classe du jour en s’amusant.

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En revenant à Don Khong, nous filons au restaurant ayant le wifi pour continuer à travailler sur le site de la Bamboo School, bien entendu accompagnés d’une BeerLao.

Le diner se déroulera avec Louise, qui a réapparu pour manger, mais pas pour faire la vaisselle apparemment.

Il est ensuite temps de prendre une bonne douche d’eau douce puis d’aller se coucher. Demain sera déjà notre dernière journée ici, cette semaine est passée vite !

 

23 avril 2017

Nous y sommes ! Dernière journée à Tha Pho, le petit village de l’île de Don Som où nous avons été embauchés cette semaine.

Le petit déjeuner pris, nous prenons le bateau en compagnie de Louise et Khamla.

Aujourd’hui il faut apporter des rondins de bois qui permettront de faire une clôture autour de l’école. Les buffles sont friands des bambous qui poussent sur le terrain de la Bamboo School et il faut les empêcher de tout ravager.

Après un morceau de bois, Louise ira tranquillement « reposer » sa cheville pendant que nous travaillerons.

Une fois déchargés, il a fallu creuser les trous puis mettre les « piquets » autour du terrain. Pendant que j’aidais Khamla, Emie ira ratisser un peu les feuilles mortes au sol pour les brûler et ainsi fertiliser le sol du futur potager de l’école. Une fois épuisés tous les morceaux de bois, et les feuilles mortes ramassées, un petit plouf dans le Mékong s’impose. Sa cheville allant apparemment mieux, Louise nous y accompagnera…

Le déjeuner concocté par Khamla est une nouvelle fois une réussite, comme la façon qu’à Louise d’éviter la vaisselle à faire. C’est notre dernier jour, la zen attitude est de mise.

En attendant le début de la classe, nous assistons à un jeu de cour de récréation, un peu à la façon des billes. Avec des élastiques, les enfants se sont confectionnés des petites frondes, qu’ils lancent sur un tas d’élastiques simples. Le but étant de séparer le plus d’élastiques possible pour les remporter.

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Puis il est temps de laisser notre anglaise préférée animer la classe. Elle est prof et cela se voit. Nous apprenons beaucoup en la regardant faire, c’est plutôt intéressant.

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Au programme du jour, récapitulatif des questions simples, des couleurs et des animaux vus cette semaine. En ajoutant bien sûr deux ou trois mots de vocabulaire en plus. Nous terminerons la classe en leur faisant confectionner des cocottes en papier qui leur permettront de jouer avec les chiffres, les couleurs et de se poser des questions.

Il est temps désormais de dire au revoir aux enfants du village qui ont été si réceptifs et gentils, puis de reprendre le bateau pour notre dernière nuit au Sabaidee Restaurant.

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Une petite panne d’essence nous retardera un peu mais cela nous permettra de profiter du coucher de soleil sur le Mékong. Une lessive, une douche, un diner, et nous partons pour le bar du coin pour prendre un petit dessert (pancake à la banane et bière) et travailler sur le site de la Bamboo School.

Le vent se levant très fort, nous rentrons rapidement avant un éventuel orage et la fatigue accumulée nous endort immédiatement après l’extinction des feux.

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Le site de la Bamboo School au Laos : www.bambooschoolprojectlaos.wordpress.com

N’hésitez pas à donner, le projet en vaut la peine !

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Notre Homestay à Don Khong : Au Sabaidee Restaurant and Homestay, en échange de différentes tâches (utiles !) et de cours d’anglais, l’hébergement en famille lao est gratuit. Nous n’avons payé que les repas (3 par jour et quels repas !) environ 8$/j/p. Le projet de la Bamboo School est vraiment un beau projet qui mérite des volontaires actifs et motivés. À aucun moment nous ne nous sommes ennuyés et passer ses journées à travailler avec Khamla et les enfants du village valait largement toutes les visites des 4000 îles (pas si nombreuses d’ailleurs !). N’hésitez pas une seconde à vous engager si vous passez dans le coin !

LE BILAN

 

NOS IMPRESSIONS…

Après la déception du Népal, il nous fallait un pays où nous ressourcer et prendre du plaisir. La Laos est tombé à point nommé.

La visite de ce pays a été une belle découverte. De l’arrivée à la superbe et calme Luang Prabang, à la sortie avec Khamla et la Bamboo School, partout où nous sommes allés nous avons été enchantés.

Luang Prabang et ses environs, le trek chez les minorités du Nord, les alentours de Viang Veng, Vientiane, le plateau des Bolovens et Don Khong, tous ces endroits très différents ont été à chaque fois l’occasion de passer de bons moments dans un cadre magnifique. Sans compter les rencontres que nous avons faites.

Les laotiens sont calmes, accueillants même si les sourires sont un peu moins spontanés qu’au Myanmar (qui reste une exception…) et toujours positifs. Même si leur côté un peu moqueur peut déstabiliser les plus susceptibles, ils adorent faire la fête autant qu’ils adorent la BeerLao et le LaoLao (alcool maison).

Les voyageurs que nous avons rencontrés feront également partie de la réussite de ce voyage. Céline et Sophie qui nous ont accompagné quelques jours dans la bonne humeur qui les caractérise et Pepa, toujours souriante et motivée.

Sans parler bien entendu de notre expérience avec Khamla et la Bamboo School, qui aura été le point d’orgue de ce voyage au Laos. La rencontre avec ce professeur motivé à offrir aux enfants de son village une option à la vie difficile d’agriculteur ou de pêcheur en y mettant tout son temps et une grande partie de son argent a été une bouffée d’oxygène et une belle leçon. Et oui, tout le monde ne pense pas qu’à soi, son petit confort et son porte monnaie. Et que dire des enfants du village, qui vivent le plus simplement possible, mais qui ont toujours le sourire et n’hésitent pas à venir à la rencontre des gens qu’ils ne connaissent pas.

Et pendant ce temps, les élections présidentielles françaises placent l’extrême droite au second tour et montrent le plus mauvais côté de ce pays et de ses habitants. Surtout quand les « perdants » pensent à s’abstenir…

Bref, nous sommes loin de tout ça et nous serons les derniers à nous en plaindre.

En tout cas si vous ne savez pas où aller en vacances, n’hésitez pas une seule seconde et tentez l’aventure au Laos ! Avec ou sans enfants, il y a tellement de choses à faire que le mois que nous y avons passé n’aura pas suffit !

Ce que nous avons aimé :

– Tout !

Ce que nous n’avons pas aimé :

– Rien !

 

 

BUDGET…

Laos

Soit un budget moyen par jour pour 2 personnes de 38,04 €.

Nous avons bien vécu durant ces 27 jours :

  • la nourriture laotienne est bonne et plus variée que celle que nous avons connue en Birmanie ou au Népal. Nous avons donc testé les spécialités locales dans les streets food qui restent le meilleur rapport qualité/prix avec une Beer Lao quotidienne bien sûr ! Nous étions sur une moyenne de 4$/repas/2 pers.
  • pour l’hébergement, nous nous sommes fixés une limite de 10$ la chambre double. Et nous n’avons eu aucun mal à trouver le confort dans des chambres dont les prix variaient entre 7$ et 10$ (petit déjeuner compris dans certains cas). Une semaine de volontariat dans le sud du Laos nous a permis d’économiser le prix d’une chambre.
  • côté activités, notre plus grosse dépense a été le trek de 3 jours au Nord du Laos, à Phongsali. Tout est payant au Laos (parking, cascade, traversée d’un pont, temple…) mais cela reste de petites sommes.

Il est important de préciser que nous étions au Laos au mois d’avril, fin de la saison touristique et que par conséquent les prix des hébergements et des activités étaient plus facilement négociables…

1 € = 10 000 LAK (Kip Laotien) = 1,20 $

 

 

RANDONNÉES…

Trek de Phongsali

Plusieurs options nous étaient proposées et nous avons choisi la formule combinant le « Mountain Trek » et le « Jungle Trek ». 3 jours (5 demi-journées en fait) et 2 nuits dans un village d’une minorité ethnique (Akhas ou Phounois).

Phongsali Jour 1
Jour 1

 Superbes paysages, traversée de petits villages reculés, une difficulté relative, bonne étape pour prendre ses marques et faire connaissance avec le guide et ses compagnons de route. Nuit dans un village Phounoi.

 

Phongsali Jour 2 Matin
Jour 2 (Matin)

 Une étape plus difficile, en pleine jungle. La difficulté vient du fait que les sentiers étaient rendus glissants par la pluie de la veille au soir. Mais les paysages sont magnifiques, le long de la rivière. Arrivée au bord de la route pour une pause déjeuner et prendre une voiture (20/30mn) qui nous emmène au départ du « Jungle Trek ».

 

Phongsali Jour 2 AM
Jour 2 (Après midi)

 L’après midi, la chaleur de la jungle et le dénivelé nous ont donné un peu de fil à retordre. Mais la beauté des paysages et l’arrivée au village Akha pour la nuit en valait la peine.

 

Phongsali Jour 3
Jour 3 (matin)

Pour la clôture de ce trek, c’est la descente vers Boun Neaua, un peu moins intéressante notamment sortis de la jungle laotienne (les trois derniers kilomètres sont en ville).

 

2 réflexions sur “Laos

  1. Je suis super fan de votre blog! Je lis vos histoire sans pouvoir m’arrêter… 🤩 c’est très inspirant en tout cas merci beaucoup pour ce partage d’expérience!
    Nous partons bientôt pour 4 mois en backpack en Australie Nouvelle Calédonie Nouvelle Zélande Vietnam et Laos. Avez-vous des mauvaise experiences à partager ou des « pièges » à eviter? Merci Marion

    J'aime

    1. Bonjour,
      Nous sommes ravis que la lecture de nos « aventures » vous plaise ! Pour ce qui est de notre expérience, les principaux pièges à éviter seront surtout en Asie avec le sport national local, le marchandage ! Rebutant et énervant parfois, il faut absolument l’intégrer rapidement pour éviter les désagréments. Mais comme les laos et les vietnamiens ne sont pas méchants, un peu de fermeté, un sourire et tout se passe bien. Le mieux est de commencer dès le premier jour à essayer de connaître la valeur des choses (eau, courses en tuktuk, chambres…) pour avoir une idée. Et n’oubliez pas que la négociation ce n’est pas payer le moins cher possible ! C’est vraiment que chacun y trouve son compte.
      Pour la Nouvelle Zélande, nous n’avons eu aucun souci les kiwis sont hyper accueillants et tout est fait pour visiter en van. C’est le paradis !
      Et en parlant de paradis, la Nouvelle Calédonie va vous ravir. Un conseil quand même : quittez vite Nouméa et faites attention à la région de Canala (où il y a la route à horaires). Des touristes sont souvent caillassés dans ce bastion indépendantiste. Pour le reste vous allez vraiment passer un super séjour avec des kanaks pas très avenants aux premiers abords mais très accueillants et demandeurs pour raconter leur pays.
      Bon voyage !

      J'aime

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