Myanmar

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Itinéraire 28 jours

 

Bienvenue au Myanmar !

YANGON

1er février 2017

Après un long trajet et une courte escale à Hong Kong, nous arrivons vers une heure du matin à Yangon. La nuit est courte dans une chambre propre, sans fenêtre (ou plutôt avec une fenêtre donnant sur un mur de parpaings à 20 cm !), avec une douche dans les toilettes. Toujours surprenant mais on va s’y habituer !

Premier jour à Yangon et comme à notre habitude nous décidons, après un petit déjeuner de champions, d’arpenter les rues de la ville à pied et là c’est le dépaysement total.

Le quartier de l’hôtel n’est pas vraiment touristique et il nous faut partager les trottoirs avec les nombreux passants, les échoppes qui vendent tout et n’importe quoi, les terrasses des habitants (en fait un salon de jardin en plastique de taille enfant posé sur le trottoir), les nombreux chiens errants, et parfois même des poules ! Sans oublier les crachats des hommes (et même quelques femmes) qui mâchent une herbe qui les fait saliver, et les trous béants des trottoirs non entretenus. Ici pas question de taper un SMS en marchant !

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L’orientation se fait assez rapidement, les rues étant quadrillées en rues et avenues assez simplement. De toutes façons, les gens nous aident spontanément sans qu’on leur demande.

Ce qui frappe de suite, c’est les regards bienveillants et les sourires des habitants. Pas tous bien sûr mais la majorité.

Une fois orientés, il a fallu apprendre à traverser une route… Le piéton n’est pas prioritaire et les voitures ne nous laissent pas passer. Nous avons trouvé une astuce, nous suivons les locaux lorsqu’ils veulent traverser et voilà le travail. Quelques frayeurs tout de même, lorsqu’on se retrouve au milieu des voies à se faire frôler par les taxis et les bus, mais une fois habitués nous traversons seuls et finalement ce n’est pas si horrible que ça !

Une fois arrivés au centre de Yangon, c’est la même chose en plus dense ! C’est une ville très animée, vivante, et les marchés succèdent aux stands de « street food », qui malheureusement nous écoeurent de la nourriture.

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En effet, dans cette ville, toutes les odeurs se mélangent. Nourriture, échappements, égouts, rien ne nous donne envie de manger. Ces odeurs sont si fortes que nous trouvons refuge dans un café climatisé pour récupérer un peu. Il va falloir aussi s’habituer à cela.

En arrivant à la Paya Sule, nous faisons une pause dans le parc à côté. Et une chose nous surprend depuis le début, c’est la jeunesse de la population. Les rues sont bondées d’adolescents, des bandes de potes, des amoureux (beaucoup d’amoureux), des serveurs ou cuistots. Et comme tout asiatique qui se respecte, ils adorent la photographie et sont d’ailleurs bien équipés. Ils posent ainsi dans des décors et des positions « artistiques ».

Les femmes sont souvent très apprêtées, que cela soit dans leur habit traditionnel ou à la mode occidentale. Elles arborent pour la plupart le maquillage traditionnel, le thanaka. Il s’agit d’une crème cosmétique pour la peau à base de bois.

Les hommes, eux portent pratiquement tous le longyi, une jupe traditionnelle.

Passées ces premières observations, nous continuons notre visite en arpentant le marché Bogyoke Aung San, un marché qui se situe dans des maisons en enfilade, et où chaque « résidence » a sa spécialité. Bijoux, tissus, fruits et légumes, viandes…

Après une longue marche nous nous accordons une pause au People’s Park, où encore une fois nous croisons beaucoup de jeunes. Après avoir avalé des morceaux d’un fruit inconnu (vert, sec et peu sucré) qui nous avait été présenté comme de la mangue, nous allons en direction de la Paya Shwedagon.

Cette superbe pagode est un des lieux les plus sacrés du bouddhisme.

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Une fois la visite terminée, retour à la Guest House en taxi.

Ah et une dernière chose, nous avons remarqué que les femmes et les jeunes filles regardaient Emie avec insistance. Si cela continue demain nous demanderons pourquoi…

 

2 février 2017

Le décalage, le voyage et une grosse journée : besoin de récupérer. 12 heures de sommeil pour un lever à 9h30.

Après une petite douche, place à la première tache de la journée, la réservation du bus pour Kinpun du lendemain. Notre anglais est vraiment pauvre (mais bon nous sommes aussi partis pour le perfectionner !), et l’accent des birmans n’aide vraiment pas. Après le bus, place à la réservation de l’hôtel pour le lendemain et forcément, celui que nous avions choisi n’existe plus. Pas grave, ce ne sont pas les points de chute qui manquent à Kinpun.

Nous repartons donc à pied pour la gare centrale de Yangon afin de s’imprégner une fois de plus des odeurs, du bruit et de la concentration permanente qu’il faut pour arpenter les trottoirs de la ville. Et dès le deuxième jour, on se sent très à l’aise, en sécurité et comme nous savons qu’au moindre souci nous pouvons compter sur les habitants nous sommes totalement rassurés. 

Une fois à la gare, achat des tickets pour prendre le train circulaire, une ligne qui fait le tour des faubourgs de Yangon et qui revient au même point. Ici, pas de panneau d’affichage pour les horaires ou les quais, on ne le sait qu’au dernier moment.

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Nous avons pu avoir un aperçu lors de ce tour de la misère. Des bidonvilles, des maisons de fortune, des baches, des tentes, des gens qui dorment à même le sol dans des déchetteries permanentes. Les déchets sont partout et c’est tellement irréel qu’il est difficile de le décrire. En tout cas nous ne prendrons pas de photos cette fois-ci, ce serait trop gênant.

Sur les quais ou dans le train les enfants nous font souvent des signes et des sourires. Et une fois de plus, un groupe de filles scrutent Emie avec insistance et cette fois je leur demande pourquoi. La réponse tombe : Emie serait magnifique ! 

Il y a encore tous ces petits vendeurs de bouteilles d’eau, d’oeufs de caille et de cacahuètes qui se succèdent dans les allées du train. Et bien entendu, pas un jour sans une obole à Bouddha et une donation à une nonne.

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Une fois descendus du train, direction la Paya Chaukhtatgyi au nord de Yangon. Cette paya abrite un des Bouddhas couchés les plus grands du monde. Ici, nous rencontrons Aun, qui commence à engager la conversation. Cela sent le guide touristique à plein nez mais il faut aussi que nous apprenions à faire confiance.

Nous visitons la pagode sans lui et un autre birman nous emmène dans un monastère. Il réveille un moine en pleine méditation pour que nous le prenions en photo. Il n’y aura ni photo, ni de suite avec ce birman.

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A l’intérieur de la pagode, un étudiant en lettres et philosophie nous informe sur la situation en Birmanie et sur sa situation personnelle. Il a fui le Myanmar pendant le régime militaire et n’est revenu qu’il y a deux ans. Il nous dirige ensuite vers son ami Aun qui nous attend dehors. Il a l’air sympathique, compétent, et son approche n’était pas insistante. 

Pendant plus d’une heure il nous fait découvrir un centre de méditation, une sorte d’école pour les moines et les nonnes qui y apprennent entre autres la méditation. 

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Nous découvrons ensuite une nouvelle pagode, la paya Ngahtatgyi, où une image géante de Bouddha assis trône au milieu.

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Tout au long de la ballade Aun nous parle de lui, de son passé de moine (il suit toujours des études monastiques), et de la religion bouddhiste. Nous rencontrons ensuite son professeur, qui nous parle encore un peu plus précisément de la religion bouddhiste. Son anglais et le notre ne sont pas très compatibles mais le sens de ses paroles et des notres se rejoignent souvent et finalement nous arrivons à nous comprendre.

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En sortant de la pagode, Aun nous fait passer dans un quartier vraiment pas touristique et nous appelle un taxi. Forcément, il nous demande si tout s’est bien passé et une « offrande », mais étant donné le temps qu’il a passé et le coeur qu’il avait à nous faire partager ses connaissances, c’est avec plaisir que nous lui donnons 10000K, soit environ 7 euros.

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Enfin le retour en taxi nous confirme que ce n’est pas demain la veille que nous conduirons au Myanmar !

Demain, départ pour le Sud (Kinpun, Mawlamyine, H’Paan)…

Entrée Paya Shwedagon : 8000K/p

Entrée People Park : 300K/p

Circle Train : 200K/p

Notre Guesthouse à YANGON : Mother Land Inn 2, 25$ la nuit (chambre double) avec petit déjeuner copieux. Salle de bain et sanitaire communs. La GH est un peu excentrée mais la chambre est agréable, les communs propres et le personnel très souriant. La petite terrasse pour se relaxer le soir avec une Myanmar Beer est un + après une journée de visites. Possibilité également de manger. Nous vous conseillons cette GH! (Ils proposent également de venir vous chercher à l’aéroport gratuitement – la nuit c’est 10$)

Bus Yangon – Kinpun : 6000K/p

 

3 février 2017

KINPUN

Afin de rejoindre le sud du Myanmar et pour notre premier déplacement nous choisissons le bus, peu cher, plutôt confortable et nous permettant de regarder un peu ce que l’on traverse.

Pour rejoindre la station de bus nous partageons le taxi avec un couple d’Australiens d’une cinquantaine d’années. Ils nous expliquent que c’est la troisième fois qu’ils viennent au Myanmar et qu’ils viennent du Nord et partent vers le Sud pour passer la frontière et aller en Thaïlande. Nous en profitons pour leur demander si c’est sûr d’aller au Nord, puisque nous avions prévu d’y aller, avant que la France ne mette cette zone en orange au mois d’octobre. Leur réponse est rassurante, nous ne pourrons aller de toutes façons que là où c’est sécurisé et ils nous expliquent brièvement les tensions qui peuvent exister entre les peuples de ce pays. Ils nous apprennent également que le lendemain où nous sommes arrivés à l’aéroport un assassinat politique a eu lieu. Un conseiller musulman du gouvernement.

Bref, la « Bus Station » est une véritable fourmilière de motos, taxis, vélos et bien sûr de bus. Pas de files pour entrer dans la station si bien que chacun arrive n’importe comment, pas un seul bus n’est dans le même sens on se demande bien comment on va réussir à partir !

Pourtant on s’aperçoit vite que c’est un « joyeux bordel organisé ». Notre taxi nous dépose à côté d’un bus, nous validons notre ticket (6000 K/pers) et prenons place. Et finalement le bus part à l’heure, à la minute près !

Trois heures de trajet, au son d’une série télévisée « comique » locale, sorte de Premiers Baisers. La climatisation tourne à plein régime et les paysages défilent.

Nous sortons de l’animation de la ville pour la campagne birmane. Nous nous apercevons en fait que les gens ont l’air de mieux s’en sortir en province. L’agriculture y est bien présente, les routes sont plutôt bonnes et on a l’impression que les habitations sont en bien meilleur état que lors de notre visite dans les faubourgs de Yangon. Bon, les déchets sont toujours omniprésents mais cela doit être le cadet de leurs soucis.

Arrivés à Kinpun, les scooters viennent nous proposer leurs services. Nous acceptons et ils nous emmènent à la Guest House. Sur le chemin surprise, la GH que nous avions choisi et qui ne répondait pas existe bel et bien. Mauvais numéro peut-être… Pour 1000 K/pers, nous avons donc fait environ 1mn30 de trajet, ce qui fait plutôt cher. Mais les prix sont discutés avant le départ et quand on ne connaît pas les lieux…

Une fois au Pann Myo Thu, il faut renégocier le prix de la chambre et le rabaisser à 12$. Et en voyant la chambre on se dit que c’est le juste prix. Sans parler des « sanitaires » communs (pas de chasse d’eau, pas d’eau chaude…). Mais bon en même temps il va falloir s’y habituer ce sera notre budget moyen pour l’hébergement et nous ne pensons pas avoir mieux par la suite !

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Nous devons également réserver un bus pour le lendemain qui nous amènera à Mawlamyine. Le patron de la GH s’en occupe, il parle fort et souvent d’argent mais finalement il est plutôt sympa et le bus est bien réservé. Il tente tout de même de nous prendre une « commission » mais ce ne sera pas pour cette fois !

Les tâches administratives effectuées, il faut désormais affronter 4 heures de marche pour admirer le Golden Rock. Normalement rien d’effrayant, mais nous ne le savions pas il ne s’agira que de monter, monter et encore monter. 12 kms, 4h, 1100m de dénivelé, souvent en plein soleil. C’est d’ailleurs dans l’effort que nous prenons conscience qu’il va falloir penser à se nourrir un peu plus intelligemment. Même si nous ne mangerons certainement jamais ou très peu de viande, il faudra compenser (oeufs par exemple).

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La difficulté est grande mais nous sommes récompensés par tout ce qui se passe sur le chemin.

Car apparemment nous sommes les seuls à avoir choisi la formule randonnée (nous pouvions monter en camion mais où est le plaisir ?) et nous traversons quantité de petits « villages » (souvent deux ou trois maisons en fait), des maisons de fortune où les familles vivent le long du sentier au milieu de la forêt, des poules et des chiens errants. Ces familles on le voit commencent à être influencées par l’arrivée du tourisme, on peut y acheter de la nourriture, des boissons, mais aussi des souvenirs, des t-shirts, des jouets.

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Nous grimpons au rythme des « Mingalaba ! » (bonjour ! en birman) et des sourires des habitants qui nous demandent souvent d’où nous venons, le tout sans nous pousser à acheter quoique ce soit. C’est plutôt agréable. Les enfants nous font à chaque fois des signes, viennent même nous « checker » et repartent en riant. Et les femmes qui regardent toujours Emie avec insistance…

La chaleur, la soif, la fatigue commencent à peser lorsque nous arrivons enfin au Rocher d’Or.

Nous payons le droit d’entrée (appliqué aux étrangers uniquement 6000 K/pers) et nous découvrons la première zone un peu touristique, une esplanade bondée et parsemée de petits stands de souvenirs. Ce n’est quand même pas encore EuroDisney mais bon…

Le Rocher, lui est impressionnant dans son équilibre précaire. Il paraîtrait que c’est un cheveu de Bouddha qui le retient. Et même si nous l’imaginions plus grand, c’est un joli monument sacré que nous avons découvert.

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Un jeune homme veut faire un selfie avec moi, et les filles veulent une photo avec Emie. Nous sommes de véritables attractions, tout ce que nous aimons… Mais rien de méchant donc nous nous prêtons au jeu.

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La faim nous tiraillant, et les stands nous dégoûtant toujours autant, nous optons pour un « restaurant » avec une assiette de riz aux légumes et une assiette de frites.

Enfin, en attendant de redescendre à Kinpun par le camion (les jambes sont faibles !), nous assistons à un concours de jonglages improvisé, au pied et avec un ballon en « osier » et appelé Chinlon.

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Le camion, lui, est une sorte de bétaillère où nous nous entassons sans voir la route. Cela secoue un peu et les virages sont serrés. Les gens à côté de nous chiquent tous le Kun-Ja, une feuille de Bétel mélangée à du tabac et une autre substance inconnue, extrêmement addictif et cancérigène, et c’est donc ce « chewing gum » qui fait saliver les gens. Plus de la moitié des hommes (et un quart des femmes) au Myanmar sont touchés, et leur bouche est un désastre ! Les dents sont toutes abîmées, d’un rouge sang, sans parler du palais et de la langue. Bref, ce qui nous concerne nous c’est que dans ce camion, ils chiquent, mais crachent aussi. Et comme nous l’avions déjà remarqué dans le train, ceux qui consomment le Kun-Ja ont dans les transports un petit sac plastique et crachent dedans. Nous sommes donc entourés de petits sacs plastiques remplis de crachats rouges, dans un véhicule qui tourne sans arrêt, qui freine, qui accélère et qui secoue. Bref, nous ne sommes pas tranquilles !

Finalement tout se passe bien, nous arrivons à la station de Kinpun et retournons à la GH.

Une bonne douche (!) et un petit tour sur la terrasse pour prendre des notes et voir les nouvelles. Là nous rencontrons un australien qui va le lendemain faire la marche du Rocher d’Or. Il nous explique également qu’il souhaite arriver en haut avant 6h du matin pour éviter de payer l’entrée. Un rapide calcul nous dit qu’il devra donc partir… à 2 heures du matin ! Seul.

Nous ne savons pas s’il a survécu.

Entrée Golden Rock : 6000K/p

Retour pick-up : 2000K/p

Notre Guest House à Kinpun : Pann Myo Thu Inn, 12$ la nuit (sanitaires communs). Petite chambre avec lit double spartiate mais suffisante, sanitaires en revanche limites (pas d’eau chaude et propreté). Le chef de famille gérant la GH est plutôt arrangeant et donne de bonnes infos. 

Bus Kinpun – Malamwyine : 7000K/p

 

4 février 2017

MALAMWYINE

Nous reprenons donc un bus (moyen de transport le moins cher) pour nous rendre à Mawlamyine, en territoire Môn, un peuple différent des Bamars, prédominants au Myanmar.

Quatre heures de trajet où les écouteurs et la musique étaient indispensable puisque cette fois-ci ce sont quatre heures de prières bouddhistes en boucle qui nous sont servies. C’en est trop !

Sur la route, horreur ! Je m’aperçois que j’ai oublié mes chaussures à la GH de Kinpun !

Une nouvelle fois, le bus part et arrive à l’heure. Un Pick-up nous emmène à l’hôtel (2500K) et cette fois c’est le luxe. En dortoir, mais le luxe. Un groom nous ouvre les portes, la salle de bains est carrelée et propre. Bref, un moment de répit à 30$ la nuit quand même (en chambre il fallait carrément débourser 60$ la nuit !). Ce sera sans doute la dernière fois. J’en profite tout de même pour faire appeler la GH de Kinpun pour qu’il mette mes chaussures de côté et apparemment pas de soucis. Nous sommes quittes pour un crochet à Kinpun en revenant (un peu de temps et d’argent perdus !)

Après une bonne douche chaude, nous arpentons les rues de cette petite ville sympathique. Naturellement nous visitons la Paya Kyaikthanian qui surplombe la cité coloniale et offre une superbe vue sur les environs.

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Au pied de la pagode, un stand vend des pommes. Une fois de plus, la chaleur, la soif, le ventre vide (pas de petit déjeuner à Kinpun), nous craquons littéralement sur deux pommes. Moins juteuses qu’espéré, cela ne nous empêche pas de les avaler goulument. En moins d’une semaine, c’est déjà le deuxième avertissement, il faut vraiment qu’on mange correctement, surtout si on ne touche toujours pas à la viande. Sans compter le sucre, très peu présent dans ce qui nous est présenté en street food.

Bref, la ballade continue et le long du fleuve nous sommes interpellés par un taxi-scooter. Comme à l’accoutumée, il nous demande d’où nous venons et à notre grande surprise, il parle français, « un petit peu ». C’est le premier ! Il est tout content de parler avec des français et il nous explique pas mal de choses sur la ville et sur ce qu’il y a à faire. Nous lui faisons confiance et nous prenons avec lui un rendez-vous le lendemain pour qu’il nous balade pendant 3 heures en scooter. 8000 K/pers, un peu « cher » mais nous tentons. Avant de le quitter, il nous demande où nous allons manger et se propose de nous emmener « pas payer ».

Ce soir-là nous trouvons enfin au Daw Yee de la cuisine birmane qui nous contente ! Un plat composé d’une base riz, avec au choix une multitude de légumes et de viandes. Nous remplissons notre assiette de riz et de légumes pour seulement 2000K/pers. Le trajet de retour à l’hôtel nous surprend puisqu’il se passe le ventre plein !

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La nuit est longue et reposante puisqu’une nouvelle fois nous faisons pratiquement le tour du cadran.

Après un petit déjeuner de champions (cher mais frugal), nous sommes attendus par Kozaw, notre taximan devant l’hôtel. A trois sur un scooter surpuissant, c’est parti pour une demi-heure de route. Avec sa verve et sa façon particulière de parler, Kozaw nous explique que sur la route que nous prenons, beaucoup de jeunes meurent à cause de leur comportement en deux roues. Ils roulent sans permis au su et au vu de tous, la police ne fait rien, il font n’importe quoi et malheureusement en récolte les fruits. D’ailleurs nous avons failli en percuter un et sans le réflexe de notre taximan qui lui est très prudent et efficace, nous aurions eu un accident plus ou moins grave.

Nous arrivons donc à Win Sein Tar Ya, où après une entrée flanquée de 500 moines taille réelle (Kozaw nous explique que Bouddha avait 500 étudiants au départ), se dresse à flanc de montagne le plus grand bouddha couché du monde, une construction de 180m de long très impressionnante. A l’intérieur, des scènes de la vie de Bouddha sont représentées en plâtres colorés. Alors ce n’est pas le Louvre, mais nous ne sommes pas non plus venus voir des oeuvres d’art !

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Kozaw nous amène ensuite à Kyauktalon Taung, un rocher escarpé surmonté d’une stupa. Il nous annonce 20/25 mn de montée ardue. Et là nous battons un record. 12 minutes suffiront pour arriver au sommet. La cause ? Comme dans tout lieu sacré il a fallu se déchausser. Et l’addition pieds nus, 40° en plein soleil, marches en béton donne : aller très vite pour ne pas se brûler les pieds tout en profitant de la moindre parcelle d’ombre pour les laisser refroidir !

Arrivés en haut, deux points de vue dont un est interdit aux femmes (dommage Emie !) mais la vue  sur les environs est magnifique.

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Il faut désormais se préoccuper de la descente. Autant de marches, les pieds déjà brûlés, nous trouvons une astuce pour nous reposer les pieds. Nous nous asseyons les pieds levés, et nous repartons lorsque ce sont les fesses qui brûlent !

Finalement nous arrivons en bas et Kozaw nous ramène à l’hôtel sans encombres. Il nous propose alors de nous emmener pour notre prochaine étape, mais cette fois nous trouvons cela trop cher et ne donnons pas suite.

L’après midi sera en mode repos à travailler un peu sur notre blog et nos photos, avec une bière ou deux à l’ombre. Nous y rencontrons une allemande voyageant seule, et cette fois c’est nous qui engageons la conversation. Elle nous explique son trajet, depuis combien de temps elle est là et nous faisons de même.

Une petite sieste réparatrice et nous décidons de nous promener sur le marché de nuit de Mawlamyine. Un match de foot anglais est diffusé sur grand écran, et les étals de street food, très nombreux et en pleine activité, sont plus appétissants qu’à Yangon ou Kinpun. On y voit les produits frais avant qu’ils soient cuisinés et cela a l’air très bon. Ce n’est pas cette fois que nous serons tentés par la viande, mais l’assiette de nouilles aux légumes que nous choisissons est  vraiment excellente, le tout pour 1000K/p.

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Une nouvelle fois le ventre plein (bon cela va devenir une habitude quand même !) nous rentrons à l’hôtel, le lendemain nous partons pour HPa’an dans l’état Karen.

Notre Guest House à Mawlamyine : Cinderella Hotel, 15$/p en dortoir (6 lits). Le prix justifie la prestation de l’hôtel. Literie excellente et propreté irréprochable. Le petit déjeuner n’est pas compris. Frugal mais cher (3500K). Le Cinderella est également très bien situé, à deux pas du marché de nuit. Pour manger, le Daw Yee près de Strand Road est une très bonne adresse même si plutôt excentrée. Pour une ballade, notre taximan Ko Zaw sera un bon guide (09253178150)

Bus Malamwyine – Hpa’an : 1000K/p

 

5 février 2017

HPA’AN

Alors autant les bus que nous avons pris jusqu’à maintenant étaient des bus de confort, autant celui qui relie Mawlamyine à HPa’an est plutôt un bus type « Divia ». En attendant le départ, un birman d’une trentaine d’années nous voit et s’assoit à côté de nous. Il désire nous parler un peu juste pour exercer son anglais. Il ne va pas être déçu le pauvre ! Finalement la conversation est simple et c’est même lui qui nous demande de parler moins vite ! Il me parle de son équipe de foot, il était joueur et a dû arrêter à cause d’une grave blessure à la jambe. Une fois le bus démarré il s’en va avec un sourire et un « it was really nice to meet you » et nous voilà partis, à l’heure une nouvelle fois.

Il s’agit en fait d’un « omnibus », roulant les portes ouvertes, un commis à chaque porte pour aider les gens à monter leurs courses (sacs de riz, de poisson séché, de légumes…). Les sacs s’entassent à l’entrée et dans le couloir mais tout est normal. Il n’y a pas non plus d’arrêts de bus, les gens sont sur la route et font signe au chauffeur pour monter. Nous nous arrêtons au début toutes les 30 secondes pour récupérer quelqu’un et le trajet se déroule comme ça, sans soucis.

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Nous arrivons (encore) à l’heure à HPa’an et après avoir laissé nos sacs à la Soe Brothers Guest House (12$ la nuit), nous décidons de réserver le tour du lendemain en pick-up dans les alentours de HPa’An. Petite parenthèse, pendant que nous réservions, un « Chinois » d’un certain âge se met en tête de nous prendre en photo. Rien de bizarre jusque là mais ce qui a l’air de l’intéresser particulièrement ce sont les gros plans. Il nous colle son appareil à 10 cm du visage et mitraille. Gênant mais nous n’osons pas le repousser.

Nous nous mettons ensuite en quête d’un moyen de transport pour aller tenter l’ascension du mont Zwegabin. Après quelques péripéties « personnelles » (il faut que je commence à dire non et à négocier les prix des transports, je dois absolument m’adapter au système et prendre le temps de la réflexion !), nous trouvons un pick-up qui nous y emmènera et viendra nous chercher trois heures plus tard en bas de l’autre versant, le tout pour 6000K/p. Il nous demande d’où l’on vient et se propose de nous mettre sur le trajet de la musique française. Ce sera Stromae ou encore Brigitte, et nous explique aussi certaines choses le long de la route, notamment la construction d’un hôtel de luxe par des français, ou encore comment les gens récupèrent la sève des arbres.

Au pied de la montagne, une « forêt » de Bouddhas nous accueille. Le chauffeur (et guide) nous explique qu’il y en a 1080, en cours de construction pour certains.

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Bon cette fois il faut s’y mettre, le mont Zwegabin nous surplombe et il nous défie. Deux heures de marche nous attendent.

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Il s’agira en fait d’une interminable succession de marches, pas de sentier. 2,2 kms, 2h00, plein soleil et quatre litres d’eau descendus pour cette ascension ardue.

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Mais des paysages magnifiques, et toujours ces gens que nous croisons ou dépassons qui nous disent bonjour, nous sourient, veulent prendre des photos.

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Le sommet atteint et une vue exceptionnelle nous récompense de tous ces efforts.

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En haut nous croisons trois singes en train de manger tranquillement, nos premiers !

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Nous croisons également un français, qui nous explique qu’il est en train de faire un voyage en Asie du Sud-Est qui l’emmènera jusqu’à mi-mai. Il projette d’aller même jusqu’en Nouvelle-Calédonie y trouver du travail.

Il est temps désormais d’attaquer la descente par l’autre versant. Facile vu ce que nous avons enduré ? Pas du tout ! Descendre des escaliers est un tout autre effort, surtout avec les jambes encore tremblantes de la montée fantastique. Un chien errant nous tiendra compagnie une vingtaine de minutes avant de nous abandonner, et sur la descente nous croisons un quatuor d’Israéliens. Ils nous demandent combien de temps il reste d’ascension et sont déçus du résultat. Un « va te faire foutre » en bon français nous est lancé, mais dans la rigolade bien sûr !

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Nous retrouvons enfin notre chauffeur au lieu et à l’heure dite, et comme nous avions du temps, il se propose de nous déposer à la Paya Shweyinhmyaw admirer le coucher de soleil avant que nous retournions à la GH à pied. Nous acceptons et après un petit accrochage avec un scooter sur le trajet, effectivement le lieu est superbe. Au bord du fleuve, surmontés d’une stupa dorée, les petits bateaux affluent de l’autre rive pour décharger leur cargaison de fruits et légumes.

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Enfin, après cette grosse journée, nous avalons une nouvelle fois des nouilles aux légumes (pas exceptionnelles) et nous rentrons pour une bonne nuit de sommeil.

 

6 février 2017

Aux environs de Hpa’an, plusieurs grottes sacrées sont disséminées et le meilleur moyen de les visiter dans la journée est de prendre un pick-up « organisé ».

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Nous partons donc à 8h30 avec un groupe de 6 personnes. Deux jeunes allemandes qui voyagent ensemble, un allemand voyageant seul (environ 25/30 ans), un autre allemand (plutôt ancien lui) – et oui à part les français très nombreux, ce sont les allemands que nous croisons le plus – et deux asiatiques d’un certain âge. Et l’un d’eux n’est autre que l’homme aux gros plans ! Nous apprendrons plus tard qu’ils s’agit de coréens. Son frère, lui, ce ne sont pas les gros plans en photo qui l’intéresse. Son truc à lui c’est le dessin et la peinture. A peine montés dans le pick-up, il se met à dessiner des portraits de tout le monde sur son petit cahier.

Nous arrivons au premier arrêt, la grotte de Kaw Ka Thawng. Nous sommes accueillis par des singes, se nourrissant de paquets de chips.

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Quelques selfies avec des habitants et la visite commence. En fait une grotte sacrée est une grotte utilisée comme pagode, avec des Bouddhas un peu partout.

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Les coréens s’en donnent à coeur joie dans leur passion de photo et de dessins. Le dessinateur a d’ailleurs emmené tout son matériel (pinceaux, parchemins, palette de couleurs) et dessine tout ce qu’il voit frénétiquement.

La suite de la visite nous emmène à la grotte Kawgun (3000K/pers) puis au monastère Kyauk Kalap niché sur un rocher au milieu d’un lac, le tout rythmé par les gros plans et les peintures des coréens. Nous y recroisons d’ailleurs aussi dans un autre groupe notre couple d’australiens de Yangon.

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Nous nous arrêtons pour manger dans un lieu où les gens, les jeunes plutôt, viennent se baigner et jouer avec des bouées dans l’eau.

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La pause nous permet encore de bien manger (nouilles aux légumes vraiment bien cuisinées) et de discuter un peu avec notre groupe. Joshua, le jeune allemand, veut découvrir le monde. Il voyage seul, fait du bénévolat (par exemple en Grèce auprès de réfugiés) et va de place en place au gré de ses moyens. L’ancien lui, nous explique qu’il est venu pour la première fois en Birmanie en 1974 et nous confie que mis à part le nombre de voitures, pas grand-chose n’a changé ! Les coréens continuent à nous dessiner et à nous photographier. Le photographe d’ailleurs, nous demande de nous mettre carrément dans des positions du visage différentes, en fermant les yeux, regardant par terre… Nous jouons le jeu et il nous explique qu’il travaille pour un petit magazine en Corée. Nous serons peut-être cette année dans le Times !

La visite continue avec la grotte de Saddan, la plus grande. Nous traversons cette grotte sacrée habitée par de nombreuses chauve-souris mais l’essentiel est plutôt lorsque nous arrivons au bout. Un petit lac et des pêcheurs qui proposent de retourner à l’entrée de la grotte avec leur bateau.

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Après une pause dans ce petit havre de paix, nous choisissons le bateau plutôt que le retour par la grotte. Une vingtaine de minutes de navigation paisible, au milieu de rizières, nous offre un très bon moment. Bon Park Jun San en a profité pour faire un énième dessin mais finalement lui aussi essaie de capter à sa façon le moment qu’il vit.

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Enfin, une petite et dernière grotte nous attend. L’attrait de celle-ci est plutôt sur le chemin qui part de la grotte longé comme à Mawlamyine de 500 moines taille réelle. Un petit épisode a également fait rire tout le groupe. Une voiture de type Yaris ou Twingo se gare devant l’entrée de la grotte. Il en sortira pas moins de 4 adultes et 8 enfants !

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La visite terminée, nous rentrons à la GH pour prendre une bonne douche.

Avant de nous coucher, un petit creux nous fait descendre à la « supérette ». Nous optons pour ce qui ressemble à des brioches au chocolat. Malheureusement, arrivés dans la chambre nous goûtons et nous apercevons qu’il s’agit en fait de brioches garnies aux légumes, dont la consistance et le goût nous font recracher cette mixture. Tant pis pour le grignotage.

Il est temps de nous coucher puisqu’un long voyage nous attend demain jusqu’à Mandalay… avec un crochet à Kinpun pour récupérer mes chaussures !

À Hpa’an : Soe Brothers GH 1 (attention il y en a deux, la 2 étant plus « luxueuse »), 12$ la nuit (sanitaires communs). Petite chambre sommaire avec deux lits simples et des sanitaires acceptables. Beaucoup de voyageurs y transitent. Le personnel est agréable et arrangeant. Bon rapport qualité/prix.

Organisation également de transports pour les visites à prix abordables (tour à la journée des grottes à 5000K/p à faire sans hésiter).

Bus Hpa’an – Kyaikto : 10000K/p

 

ROAD TO MANDALAY !

7 février 2017

Aujourd’hui nous nous attendions à une journée de transports banale, ennuyeuse et fatiguante. Ce fut loin d’être le cas…

Le bus entre Hpa’an et Kinpun fut sans encombres ou presque. Le bus devait s’arrêter en effet à Kinpun, mais incompréhension ou erreur d’aiguillage du vendeur, le bus s’arrête en fait à Kyaikto, à 30 mn de Kinpun !

Nous descendons du bus avec le vieil allemand qui aimerait que nous lui montrions la GH dans laquelle nous avons séjourné à Kinpun. Pas de soucis, mais à la descente à la « station de bus » (en fait une échoppe familiale qui vend des tickets de bus), il y a imbroglio. Nous achetons notre ticket pour Mandalay (bus de nuit) et nous demandons comment aller à Kinpun. Etant donné que nous avions pris un billet chez eux, ils nous proposent de nous emmener à la station de pick-up gratuitement, contrairement au vieil allemand qui lui ne prendra pas le bus pour Mandalay. Pas grave, nous le retrouverons à la station ! Les deux scooters qui nous amènent arrivent dans un endroit désert, dans les hauteurs de Kyaikto, et nous montrent une réplique du Golden Rock de Kinpun (version miniature). Incompréhension ! Ils ont cru que nous voulions voir le Golden Rock et n’ont rien compris. Rappelons que nous voulions juste faire un aller-retour à Kinpun en bus ou pick-up pour récupérer mes chaussures…

Nous revoilà partis sur la route en scooter et nous croisons le vieil allemand sur un autre scooter, allant dans la direction opposée. Nous ne le reverrons plus. Engagés sur une grande route, nous comprenons au bout de dix minutes que les deux scooters nous emmènent directement à Kinpun… et nous déposent à la station de pick-ups qui emmènent en haut du mont Kyaikto pour voir le Golden Rock ! Cela ne faisait que douze fois que nous leur disions que nous l’avions déjà vu ! Pas grave, la GH est à deux pas et nous récupérons mes chaussures. Je n’y croyais pourtant qu’à moitié et je suis soulagé. Le gérant est vraiment correct !

Les scooters nous attendaient et en se mettant en route nous donnent le prix de la course. Cela a l’air plutôt correct (7000K) mais il s’agissait du prix par personne et seulement l’aller ! Nous leur faisons comprendre qu’il va y avoir un souci et nous nous arrêtons à un « bureau de tabac ». Un des chauffeurs fume une clope nerveusement et commence à chiquer. On le sent tendu et ça sent pas bon.

Nous repartons pour Kyaikto et une fois arrivés à la station de bus ils nous demandent 28000K ! Hors de question ! Nous sentons que cela s’envenime et nous leur donnerons 16000K, ce qui ne fait pas du tout leur bonheur.

Des erreurs des deux côtés ont été commises. Ils parlaient bien anglais mais n’avaient pas l’air de le comprendre très bien, soit à cause de notre niveau ou de notre accent. Pourtant le vieil allemand parlait couramment et lui non plus n’a pas réussi à se faire comprendre facilement. De plus, nous avons retenu la leçon. Les taxis scooters sont les coursiers les plus chers, nous n’en prendrons donc certainement plus.

Après ce moment de tension, les choses s’apaisent. Ils présentent leurs excuses pour ce malentendu, et nous nous excusons aussi. Nous ne sommes pas venus en terrain conquis pour les escroquer, mais là ce n’était vraiment pas acceptable. La paix est signée et ils m’invitent à faire une partie de dominos sur le trottoir. Je gagne deux fois (ou plutôt ils me laissent gagner) et ils repartent travailler. Nous nous quittons finalement en moins mauvais termes.

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Il est donc à ce moment environ 12h00 et notre bus part à…20h ! Autant d’attente dans Kyaikto, une bourgade de transit sans intérêt, cela risque d’être l’enfer.

Nous commençons par boire un café (enfin, un café…) chez le gérant de la station de bus, puis nous partons à la découverte de Kyaikto, en laissant notre sac à la station, en bord de rue et à la portée de tous. Ajoutons l’épisode malheureux des scooters… Il y a 10 jours encore il était hors de question que nous prenions le risque de laisser « notre vie » dans un endroit pareil, mais il faut savoir qu’au Myanmar, la peine encourue pour le vol, surtout envers les étrangers est très dissuasive et c’est efficace. Nous avons toute confiance.

Nous commençons donc par un tour au marché, puis nous arpentons les rues de la ville. Dans les petites rues peu fréquentées, les gens continuent de sourire, à dire bonjour. Quand nous passons devant une école, tous les enfants arrêtent leurs activités et nous envoient des « hello ! ».

Nous passons enfin devant une échoppe sans prétention, un peu différente des autres. Cela a l’air propre et beaucoup de gens viennent se fournir, sur place ou à emporter. Ils font même des milkshakes ! Avec 4/5h à tuer, nous tentons d’y prendre un jus d’orange pressé. Bon on nous emmène un jus de citron mais il est frais et passe bien !

Après un petit point sur le budget et la suite du parcours, nous engageons des parties de 8 américain endiablées.

Un tour aux toilettes en passant par les cuisines (!) finit de nous convaincre que c’est relativement bien tenu et oh miracle, la viande qu’ils coupent, ce sont des filets de poulet ! Nous nous laissons donc tenter par des nouilles aux légumes pour Emie, et des nouilles aux légumes, avec du poulet pour moi. Et nous ne sommes pas déçus, la cuisine est excellente ! Les nouilles sont un délice, peut-être les meilleures jusque là.

Une fois terminées nos parties de cartes (le gagnant gardera l’anonymat) autour d’un café (enfin, un café…), nous retournons à la station de bus non sans avoir lorgné sur les milkshakes. Mais la glace, ce sera le prochain risque à prendre, nous ne sommes pas encore prêts.

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Une heure et demie à attendre devant la station, une petite discussion avec un étudiant birman qui rentre chez lui, et une petite animation. Une mère de famille (celle qui nous a vendu les tickets de bus) avec deux enfants en bas âge que nous qualifierions en France de cas soc. Eternellement sur son téléphone, ses enfants (une fille d’environ 5 ans et un garçon de deux ans pas plus) sont livrés à eux-mêmes. Ils jouent dans le caniveau avec tout ce qu’ils trouvent, courent au bord de la route où bus, poids lourds et scooter passent à toute vitesse. Sans parler des chaussures du gamin qui couinent à chaque pas. Rigolo au départ mais au bout d’une heure, ça tape un peu sur le système.

Pour une fois, le bus arrive en retard (pas loin d’une heure) et nous partons pour une nuit de trajet. Emie fera son François Perrin puisqu’un seul siège est cassé et ne s’incline pas, c’est le sien…

Le trajet se déroulera ensuite sans encombres, le sommeil entrecoupé des crachats, des rots, des pets et de l’odeur d’urine de notre voisin de derrière.

Bus de nuit Kyaikto – Mandalay : 15000K/p

 

MANDALAY

8 février 2017

Arrivés à Mandalay vers 6h00, un taxi nous propose un prix intéressant pour nous conduire à la Rich Queen Guest House. Le jeune conducteur veut nous parler français et le long du trajet, il nous explique qu’il aime le football, et qu’il connaît Dijon car il regarde la Ligue 1 tous les week-ends (le pauvre !). Avant de nous quitter, il nous explique ce qu’il y’a à faire à Mandalay et ses environs, et bien entendu se propose de nous emmener. Ce sera trop cher et nous ne donnerons pas suite.

La GH est une bonne surprise. Pour 15$ (négocié), nous avons une chambre double avec clim, salle de bains et petit-déjeuner ! Une fois rafraîchis, nous sortons à Mandalay.

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La ville est plutôt charmante, nous sommes situés à côté d’un marché immense et ça fourmille de partout. Nous avons l’intention de louer un vélo et affronter la circulation de la ville. Nous louons donc des vélos (2000K/vélo) chez Mr Jerry et nous nous dirigeons vers la Colline, en passant par le palais Royal.

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Arrivés à la Colline, nous affrontons une nouvelle volée de marches (30mn) pour trouver une pagode au sommet. Malheureusement, pollution ou brume, la vue ne nous apporte pas beaucoup.

Nous redescendons récupérer les vélos nous mettons à la recherche de quelque chose à manger. Nous optons pour un street food. Nous remarquons d’ailleurs que beaucoup de birmans s’y arrêtent pour se fournir. Nous prenons donc un plat, base riz avec une multitude de légumes tous plus appétissants les uns que les autres. N’ayant pas de salle à proprement parlé, ils nous installent une petite table où eux mangent d’habitude, chez eux, et nous mangeons cette fois encore très bien.

Rassasiés, nous nous baladons à vélo dans Mandalay, et finalement nous avons réussi à apprivoiser la circulation qui au départ nous effrayait.

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C’est très agréable d’arpenter les rues d’une ville avec un autre moyen de locomotion et le retour fatigués à la Guest House nous indique que nous avons encore passé une journée bien remplie.

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9 février 2017

Le petit déjeuner concocté par la famille gérant la GH est copieux, avec même quelques fruits bienvenus. Tant mieux puisqu’il s’agissait sans doute de notre dernier repas puisqu’aujourd’hui nous avons décidé d’explorer les environs…en scooter.

Aucun de nous deux n’ayant jamais conduit un tel engin, c’est Emie qui s’y colle en premier.

Notre itinéraire (Mingun, Sagaing, Inwa et Amarapura) va nous faire découvrir les anciennes capitales du royaume Birman. Emie s’en sort comme un charme pour nous sortir de la ville et après 1h30 d’une route agréable le long du fleuve et la traversée d’un immense pont au-dessus de ce fleuve, nous arrivons à Mingun.

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Et là c’est la surprise totale puisque pour la première fois nous nous faisons héler à chaque stand pour qu’on achète pantalons, souvenirs et autres bricoles. L’endroit est hyper touristique, la faute à l’arrivée de plusieurs ferries remplis d’étrangers depuis Mandalay.

Pour les visites, nous nous ferons délester de 5000K/p de « droits d’entrée ». Nous trouvons ça plutôt cher mais nous ne sommes pas allés jusque là pour reculer au dernier moment !

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Les sites sont dispatchés dans le village. Des ruines (la plus grande pagode jamais construite, mais surtout jamais terminée par exemple), des pagodes d’un type que nous n’avions encore jamais vu (toutes blanches) et la deuxième plus grand cloche du monde, jamais utilisée elle non plus.

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Après deux heures de visite, nous repartons pour Sagaing, une autre ancienne capitale, sur une colline parsemée de pagodes. Nous arrivons en haut de cette colline mais nous n’irons pas cette fois affronter les 350 marches qui nous amèneraient à la pagode principale (manque de temps, et d’envie aussi !).

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Changement de conducteur et c’est reparti sur les routes de la région de Mandalay, direction Inwa. Les guides, les locaux (gérants de la GH, loueur de vélo, taxi) nous ont tous stipulé qu’il était obligatoire de prendre un bateau pour aller dans cette bourgade plutôt champêtre. Nous prenons notre carte et partons donc à la recherche de l’embarcadère. Et en cherchant où prendre ce fameux bateau, nous nous apercevons que nous sommes bel et bien déjà à Inwa, et qu’il n’était finalement pas obligatoire de prendre ce fameux bateau.

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Petit village agricole, des paysages de culture de « water grass » (une herbe servant à la préparation des soupes), des ruines historiques, Inwa est très agréable et très charmante. Les touristes que nous croisons sont eux arrivés par bateau et se baladent en s’entassant dans des calèches. Avec notre scooter nous, nous sommes libres !

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Enfin, notre parcours nous amène à notre dernière destination, Amarapura. Il était temps puisque la jauge d’essence flirte dangereusement avec la réserve.

En route pour l’attraction de l’ancienne capitale, le pont U-Bein, nous tombons sur un atelier de soie en pleine activité. Nous décidons de nous arrêter pour voir et un homme nous indique que nous pouvons entrer sans souci. 6 ou 7 machines, des métiers à tisser, tournent à plein régime et ce qui ressemble à une famille (père, fils, et filles) font tourner l’atelier. Alors forcément aux premiers abords nous sommes un peu troublés de voir des enfants (de 10 à 16 ans environ) travailler sur des machines comme celles-ci, mais la famille n’a que cela pour vivre. Et lorsque nous mangeons ce sont souvent les enfants de la famille qui nous servent et là nous ne sommes pas choqués donc.. En tout cas c’était vraiment une bonne découverte de voir que ce qui se vend dans les échoppes est fabriqué à deux pas.

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L’atelier derrière nous, c’est le fameux pont U-Bein qui nous attend. Le plus long pont en tek du monde (1,2 km) est impressionnant. Nous ne sommes pas loin du coucher du soleil et pas mal de touristes étrangers sont présents, mais le pont est tellement grand que cela ne se voit pas trop. Nous l’arpentons jusqu’à environ la moitié avant de faire demi-tour et laisser cette grande construction derrière nous.

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Il s’agit désormais de rentrer à la GH. La panne d’essence se fait menaçante et c’est l’heure de pointe à Mandalay. Je vous conseille de regarder sur Internet comment se passe les heures de pointe dans cette ville et vous verrez dans quel chaos nous sommes tombés. Voitures, taxis, une fourmilière de scooters, des pick-up, des bus. Tous enchevêtrés et voulant doubler tout le monde. Le tout dans une pollution totalement insupportable. Nous sommes au milieu de tous les gaz d’échappement de ceux qui nous précèdent. Nous demandons notre chemin à un stand de food, et là horreur, ils nous affirment que nous sommes à une demi-heure de la GH ! Cette fois c’est sûr nous tomberons en panne. Tant pis, nous décidons de tenter le coup. Et après quelques frayeurs, nous arrivons à la GH sur l’extrême limite de la réserve, TRÈS soulagés.

Une journée une nouvelle fois ponctuée de jolis paysages, de découvertes, mais aussi d’aventure !

Demain, nous reprenons la route pour aller faire un trek à Hsipaw, chez les Shans.

Notre Guest House : La Rich Queen Guest House, à proximité de la 87th st. Une chambre double avec salle de bain pour 15$ (négocié), petit-déjeuner copieux (européen) compris. Propre, le personnel est accueillant et informe très bien. Précisions : la meilleure connexion internet jusque là. Location de scooters possible (10000K/manuel, 15000K/auto).

Location de vélos : Mr Jerry, dans la 26th st. 2000K/vélo, matériel correct. Il loue également des scooters (mêmes prix qu’à la GH).

Entrée Mingun : 5000K/p

Bus Mandalay – Hsipaw : 5000K/p

 

HSIPAW

10/11/12 février 2017

La route entre Mandalay et Hsipaw (6h de bus) s’est déroulée sans grand intérêt. Il s’agissait d’une route de montagne et malgré quelques frayeurs tout de même (dépassements limites, blocage pendant une heure sur des lacets à cause d’un embouteillage de camions et quelques manoeuvres compliquées de notre chauffeur) nous arrivons à la Mr Charles Guest House de Hsipaw. Un dortoir pour nous tous seuls avec salle de bains privée, rien de tel pour nous enlever la fatigue du bus !

Une bonne nuit de sommeil, un petit déjeuner ultra copieux (et pour la première fois des crêpes !) et nous voilà attendant notre guide pour un trek de deux jours avec une nuit passée chez une famille Shan (30000K/p).

Notre groupe sera mené par Win, et dans notre groupe nous sympathisons avec un couple qui parle français. Elle est espagnole et lui est suisse. Il y a également Michael, un anglais qui se retrouve donc au milieu d’un groupe de francophones.

Le trek commence au milieu de paysages agricoles et Win nous explique souvent comment les gens travaillent, ce qu’ils cultivent.

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Les gens travaillent dans les champs comme en France au 19ème siècle ! Tout est fait à la main, du labourage à la récolte. Pas de machines en vue.

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Nous nous arrêtons faire des pauses chez les gens, des Palaungs ou des Shans. Tantôt une famille fabrique des galettes de piments, d’autres déjeunent et discutent. L’occasion pour nous de gouter au « whisky » local à base de riz.

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Nous déjeunons chez une famille, dans un petit village. Pendant que d’autres font une petite sieste, nous nous baladons dans le village et tombons sur deux enfants qui veulent qu’on les prenne en photo. Ils sont tout heureux de regarder ensuite à quoi il ressemblent sur un petit écran.

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Une fois rassasiés et reposés, nous repartons, toujours guidés par Win.

Les paysages sont sublimes et nous marchons désormais dans une jungle, dans les hauteurs de la région.

Après 18 km et une journée de marche, nous arrivons en toute fin d’après midi dans un village Shan pour y passer la nuit.

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La famille qui nous héberge nous comble d’attentions. Win nous apprendra qu’il « finance » l’éducation des enfants grâce à l’organisation de treks comme le notre, avec une nuit chez l’habitant. Au moins nous savons où va une partie de l’argent. Pour le reste…

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Après une petite « douche » à l’eau de la montagne et un thé autour du feu, nous passons à table et une fois de plus nous sommes traités comme des rois. Une assiette vide est remplie immédiatement et nous ne manquerons pas de thé. Repus, nous retournons auprès du feu afin de déguster un whisky de riz acheté sur la route. Artisanal bien sûr. Ils l’utilisent après les repas comme « médicament ». Le grand-père fait le tour des marcheurs pour les remercier et se prendre en photo. Il adore ça.

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Précisons que nos discussions se déroulent en anglais, pour ne pas mettre notre compagnon de route de coté. L’absence de pollution lumineuse nous permet de vivre ce moment d’échanges sous un ciel étoilé magnifique. Nous assisterons même à un lever de lune.

Il faut désormais aller se coucher, une longue route nous attend le lendemain. Le petit bâtiment abritant nos chambres est très bien aménagé. Moustiquaires, grosses couvertures, tout est confortable.

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Le coq nous réveille à 4h30, mais nous nous rendormons dans le silence de la nature, pour un réveil à 6h30, au lever du soleil. Une rapide toilette et c’est le petit déjeuner, composés de riz et de légumes qui nous attend. Chaque repas est le même, qu’il s’agisse du petit-déjeuner, du déjeuner ou du diner.

Emie est tombée amoureuse de la petite Hôm, mais il faut désormais quitter notre famille d’accueil.

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Le retour commence plutôt bien, une heure et demie dans la jungle à l’ombre et dans un environnement agréable.

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Puis le chemin se fait plus large et les arbres se font plus rares. Nous marcherons dans les champs de maïs récoltés et secs pendant deux heures, en plein soleil. Le silence des marcheurs montre que la fin du trek n’est pas exceptionnelle, et que le guide est pressé d’en finir. Nous saurons plus tard qu’il a été rappelé en urgence pour nous encadrer alors qu’il était en vacances. Bon, le trek ayant été jusque là de bonne qualité nous ne lui en voudrons pas.

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Nous terminerons ces deux jours de randonnée sous une belle cascade, afin de nous rafraîchir avant le dernier déjeuner.

Une soupe de nouilles et un petit retour pick-up à la GH et il est temps de nous séparer. Win ira en vacances s’occuper de sa famille, Michael se dirigera vers le lac Inlé, mais le couple suisse avec qui nous avons sympathisé se rend également à Bagan par le même bus de nuit que nous. Nous ferons cette étape avec eux !

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Demain, après un bus de nuit annoncé par le vendeur de tickets comme « pas fait pour les touristes », nous atterrirons à Bagan et la vallée des 2000 temples.

Notre Guest House à Hsipaw : Mr Charles Guest House, 15$ la chambre double salle de bains commune (il y a eu une erreur de leur part sur la réservation et nous avons eu une salle de bains dans la chambre). Très propre et confortable, rien à dire. Petit déjeuner compris et copieux, les informations sont données sans problèmes.

Trek (15000K/p, 2j/1n tout compris sauf l’eau) : la première journée était plutôt intéressante, la soirée également. La deuxième journée l’était beaucoup moins. Le guide n’était pas vraiment avenant et quand nous lui posions des questions, les réponses n’allaient pas très loin. Pour autant nous avons passé deux belles journées dans les villages Shans, et nous vous conseillons ce trek.

Bus de nuit Hsipaw – Bagan : 18000K/p

 

LA VALLÉE DES 2000 TEMPLES

14 février 2017

Le bus de nuit était annoncé comme « pas touristique », et effectivement, nous sommes entourés de quelques touristes, mais surtout de locaux. Souvent des familles. Nous comprendrons pourquoi tout au long de la route. Pas de climatisation, un chauffeur qui roule le plus vite possible, l’état du bus qui nous rappelle à chaque mètre que la route est mauvaise, tout y est pour une nuit sans sommeil, ou un sommeil très agité ! Si en plus on ajoute la femme devant nous qui a vomi toute la nuit. Bien sûr, une fois rempli son petit sac elle n’avait d’autre choix que de vomir par la fenêtre, repeignant par la même occasion notre fenêtre… Ambiance.

Arrivés à la station de bus de Nyaung U, là c’est le pompon du marchandage. Nous sortons du bus avec le couple suisse et un autre couple, québécois. Nous allons tous au même endroit donc l’idée est de partager un taxi. A peine 5 km la course. On débute avec 5000K/p, en passant devant le bureau de tickets « archéologiques » (normalement pour entrer dans le site des temples, il faut un ticket valant 25000K/p). Inadmissible, les québécois sont intraitables (j’apprends beaucoup ce soir-là). Nous sortons de la station de bus et un taxi nous propose 10000K/p pour éviter le bureau des tickets. Une fois de plus, les québécois sont catégoriques. Ils nous apprennent aussi qu’ils ne prendront pas le ticket, apparemment très peu de contrôles sont effectués sur le site. Nous ferons donc la même chose. Enfin, un taxi nous voyant partir à pied nous rejoint et nous propose… 2000K/p en évitant le point de contrôle. Incroyable ! En moins de 5mn nous sommes passés de 5000, puis 10000, et enfin 2000 par personne. Un autre monde…

Bref, nous arrivons enfin à la May Kha Lar Guest House vers 5h00 du matin. La personne qui nous ouvre (Dents rouges, K-Way, capuche et casquette) fait un peu film d’horreur et nous dit que nos chambres seront libres à 10h00. Pas de soucis ! Malgré une nuit très agitée, voire sans sommeil, nous décidons avec les suisses (Matthieu et Neus) de louer des vélos et d’aller admirer le lever du soleil sur la vallée depuis un temple.

Et là c’est plutôt magique. Le soleil qui se lève sur une vallée brumeuse, parsemée de temples, avec des montgolfières qui les survolent. Un spectacle exceptionnel !

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Nous décidons ensuite, en attendant les chambres, d’aller prendre un petit-déjeuner. Une fois de plus, il s’agira de riz et de différents légumes. Encore du mal à s’habituer au riz le matin…

Toujours en vélo, nous croisons sur la route une chinoise, seule, qui veut nous accompagner. Pourquoi pas ! Elle est en fait là depuis 5 jours et se greffe à différents groupes pour revisiter les temples qu’elle a déjà vus.

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Après deux temples, Emie se sent fatiguée et les plats épicés lui donnent des aigreurs. Nous décidons de quitter notre petit groupe pour aller nous reposer. Et là surprise. Ayant eu un petit aperçu de la GH, nous avions un peu d’appréhension quant à la qualité des chambres. Pourtant, ce sera excellent.

Après 4h00 de sieste, nous décidons de retourner voir les temples en vélo. Le Sulaymani, par exemple, est vraiment beau, avec des fresques à l’intérieur, et à l’extérieur, le soleil déclinant lui donne un rouge écarlate.

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Puis comme c’est l’heure du coucher de soleil, nous allons sur la Paya Pya Tha Da pour admirer la fin du jour. Enfin, nous rentrons à la GH juste à la nuit tombée pour rendre les vélos.

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A la recherche d’un restaurant japonais indiqué dans le guide, nous nous arrêtons dans un restaurant birman, avec pour la première fois des choses un peu différentes. Rolls aux légumes (sortes de nems), samussas et bien sûr nouilles aux légumes et nous repartons dormir repus.

 

15 février 2017

Pour cette deuxième journée à Bagan, nous décidons de ne pas retourner aux temples. Nous ne sommes pas des férus de visites de temples… Avec nos amis suisses, nous nous proposons d’aller au Mont Poppa, une pagode au sommet d’un rocher escarpé, indiqué comme quelque chose de spirituel, nature et offrant de beaux paysages. Après une heure de route, nous arrivons à un endroit qui sera notre première déception du voyage. Des touristes par dizaines, des escaliers remplis de boutiques, des balayeurs qui demandent une « donation for cleaning » tous les dix mètres. Ajoutons à cela des paysages quelconques et on obtient tout ce qu’on n’aime pas faire…

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Nous redescendons aussi vite que possible et nous nous baladons sur un « sentier » qui chemine le long de stupas et de constructions religieuses qui remontent un peu le niveau du site. Et surtout personne sur ce sentier.

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Notre taxi nous attendant, nous prenons quand même le temps de goûter au jus de canne à sucre, pressé sur place. Boisson sucrée naturellement, c’est un délice.

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Le retour à la GH nous permettra de travailler sur notre blog, les photos, le tout autour d’une bière.

Demain, direction Kalaw pour un trek de 3 jours qui nous amènera au lac Inlé, dernière étape de notre séjour au Myanmar.

Notre Guest House à Nyang U : la May Kha Lar Guest House. Chambre double avec petit déjeuner (sucré et copieux) pour 20$. Propre, chambre immense et salle de bains dans la chambre. L’accueil est très bon et possibilité de louer des vélos (1500K/p). Plutôt bien situé.

Aller/retour en taxi Mont Poppa : 9000K/p

Location de vélos Bagan : 1500K/p

Bus Bagan – Kalaw : 11000K/p

 

KALAW – LAC INLÉ

17/18/19 février 2017

Le bus entre Bagan et Kalaw se déroule normalement, même si les 11h de trajet nous semblent tout de même très longs.

Nous choisirons un hôtel plutôt correct avant d’attaquer trois jours intensifs de trek. Petit tour au marché puis renseignements pris auprès de deux agences, nous choisirons la Sam’s Family Trekking pour l’organisation du trek qui nous emmènera de Kalaw au lac Inlé en 3 jours et deux nuits en villages Pa’O. Ce trek est un incontournable au Myanmar et nous avions un peu dans l’idée que les sentiers seraient très empruntés. Il n’en sera finalement rien.

Un petit restaurant le soir avec nos amis suisses et nos chemins se sépareront le lendemain puisqu’ils iront avec un guide que le frère de Matthieu connaît et recommande. Ce sera trop cher pour nous, mais nous nous recroiserons sûrement au Lac !

Après un petit déjeuner hyper copieux, nous nous rendons au point de rendez-vous pour découvrir notre groupe et notre guide. Nous serons 8, et surprise, deux (très) jeunes femmes seront nos guides pour ces trois jours. La troupe sera composée de deux potes parisiens, la trentaine (Bob et Min), deux quadras normands, Laurent et JC, et un couple non francophone venant d’Australie, Stefany (une canadienne) et Ronald (un néerlandais).

La randonnée commence sur un bon rythme et nous sortons rapidement de la ville. Les kilomètres défileront et après un déjeuner copieux composé de crêpes, salade d’avocats, fruits et soupe, le tout avec une vue imprenable, nous repartons une nouvelle fois sans traîner, toujours guidés par Nang Thwei et Nang Se.

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Elles nous expliquent certaines choses sur les Pa’O et les Palaung, notamment que les femmes se marient vers 17 ans et peuvent choisir leur mari. Par contre il doit être de la même tribu ou c’est le bannissement. Bon il y a du progrès puisque quelques années auparavant elles devaient être mariées à 14 ans avec quelqu’un qu’elles ne choisissaient pas.

Nous marcherons ensuite sur une voie ferrée sur quelques kilomètres. Nous ferons d’ailleurs une pause dans une gare, où la télé diffuse Myanmar Idol, la version birmane de La Nouvelle Star. C’est la saison 2, c’est donc tout nouveau dans ce pays. Les gens du village se retrouvent devant l’émission et regardent les yeux grands ouverts, découvrant les futurs talents de leur pays. C’est une image assez décalée !

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Après 23 km et 5h00 de marche, nous arrivons à notre palace pour la nuit, dans un village Pa-o. Suite nuptiale et douche à l’italienne nous attendent. Le repas se déroulent dans une bonne ambiance et après une courte discussion, la fatigue nous fait aller au lit assez tôt.

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Le lendemain matin, le coq et le petit déjeuner nous réveillent à 6h30. Nous mangeons encore largement avant de repartir pour un jour de marche intensif. Le rythme est encore bon et le groupe s’entend très bien. Nous ne nous ennuyons jamais et le temps passe vite, entouré de paysages de montagnes, de cultures, de villages et de buffles.

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Le repas du midi, composé cette fois d’une soupe de nouilles et de fruits, est le bienvenu, tout comme la pause. Le tempo est plutôt intense et nous sentons que les guides ont un peu de mal à suivre. Précisons que l’une d’elle est en claquettes ! Et surtout qu’elles font cette route toutes les semaines après deux jours de repos seulement. Ajoutons que ce sont elles aussi qui font la cuisine et la vaisselle pour nous…

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Peu après le déjeuner nous croisons un camion qui transportait du maïs et qui a eu un petit accident de chargement. Des sacs de maïs sont tombés et se sont éventrés sur le chemin. Nombreux, nous aiderons les transporteurs à remettre le chargement dans le camion, ils en auraient eu pour des heures.

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Une bonne surprise nous attend en fin de journée. Les guides nous précisent qu’il n’y a pas de douche où nous dormons ce soir, et nous arrivons à une rivière. Des femmes y font leur linge et se lavent. Nous n’hésitons pas et nous iront nous rafraîchir et nous laver dans cette rivière. Le bonheur total !

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L’eau est fraîche, le soleil brille, et le temps que nous séchions nous assistons à un spectacle irréel. Six ou sept enfants arrivent avec chacun un buffle et commencent à les brosser et les nettoyer dans la rivière ! Les petits Mowglis mettent leurs buffles dans l’eau, les couchent et les bichonnent. Le temps que les animaux trempent, ils se mettent à jouer dans l’eau, faire des sauts depuis un arbre, des trucs d’enfants quoi ! Et le tout sans aucune présence adulte !

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Après ces images incroyables, nous reprenons la route pour notre deuxième nuit en village.

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Le confort est encore des plus basiques, mais ce n’est vraiment pas important. La bonne fatigue se fait sentir, le repas est encore varié et copieux et la nuit de sommeil est bienvenue après les 23 kms d’aujourd’hui avalés en 5h00.

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Le troisième et dernier jour de trek s’annonce bien, le petit déjeuner nous met de bonne humeur. Crêpes, fruits, gâteaux, tout est réuni pour donner de l’énergie. On sent tout de même que le groupe est fatigué, mais le rythme ne faiblit pas.

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L’objectif se rapproche et nous sommes impatients. Cela ne nous empêche pas, lors d’une pause, de nous incruster à une petite partie de Chinlon au bord de la route. Nous avons encore des progrès à faire mais nous ne sommes pas ridicules. Les guides sonnent la fin de la récréation et nous voilà repartis pour la dernière portion.

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Enfin, après 12km et 3h00 de marche, nous clôturons le trek avec un nouveau repas de qualité, au bord du canal qui nous mènera au lac Inlé.

Nous prenons donc place dans le petit bateau à moteur qui va nous faire traverser le lac Inlé pour nous emmener à Nyaungshwe, notre base pour explorer les alentours du lac.

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Une fois débarqués, il s’agit désormais de se dire au revoir. Nous avons passé de très bons moments avec des gens très intéressants, sympas et vraiment chaleureux. Bon une nouvelle fois notre anglais sommaire ne nous a pas permis de discuter énormément avec Steffany et Ronald (qu’ils nous en excusent !) mais nous garderons un excellent souvenir de ce trek, que cela soit pour les paysages et villages traversés, ou pour les gens rencontrés. Sans compter nos jeunes guides, à qui nous avons fait subir un rythme effréné et qui ont toujours été disponibles pour les informations ou les services.

À partir de demain, repos et exploration tranquille des alentours du lac.

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Notre Guest House à Kalaw : Eastern Paradise, Chambre double avec sdb 20$, très propre et confortable. Petit déjeuner excellent et copieux, à deux pas du marché et des commodités.

Trek Kalaw – Inlé : avec la Sam’s Family, 35$/p tout compris. Excellent choix, l’Oncle Sam nous accueille avant de partir et nous donne les directives, les jeunes guides étaient compétents et répondaient à toutes nos questions. Très serviables aussi puisque ce sont elles qui préparaient la plupart des repas. N’hésitez pas une seconde !

 

LAC INLÉ

19 février 2017

Le soir de notre arrivée à Nyaung Shwe, nous découvrons notre Guest House, perdue en plein milieu d’un quartier pauvre et peu touristique. Le chemin est long et nous réfléchissons déjà à changer de GH. Pourtant, le bâtiment est très récent et l’environnement est agréable. Nous avions réservé une chambre à 16$, mais trop exigüe et avec salle de bain commune au fond du jardin, nous optons pour une chambre double à 20$, coquette avec salle de bains et petite terrasse très agréable. Ce sera notre camp de base pour notre séjour au lac Inlé.

Une fois installés, nous décidons de contacter Matthieu et Neus pour nous dire au revoir autour d’un repas. Cette fois nous nous faisons plaisir dans un restaurant birman « sophistiqué » avec un curry de légumes (oui toujours pas de viandes), un gâteau au chocolat et des bananes au miel, le tout arrosé de Myanmar Beer. Il est donc temps de se séparer, cette fois nos chemins ne se recroiseront pas, en tout cas cette année.

 

20 février 2017

Après une bonne nuit de sommeil, et un bon petit déjeuner (nous devenons habitués à bien manger) nous louons des vélos afin de faire un petit parcours dans les environs du lac, et rejoindre des sources chaudes. La route est ombragée et agréable.

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Nous ne voyons pas le lac et après être monté à une pagode pour voir les environs, nous nous apercevons que le lac n’est en fait pas du tout à côté de Nyaung Shwe. Tant pis ce sera pour un autre jour ! Nous arrivons aux sources chaudes et là nous décidons de passer notre chemin. Beaucoup trop cher pour ce que c’est. Nous continuons donc vers un petit village, Khaung Daing, très sympathique et pas du tout fréquenté. Quelques pagodes, un hôtel de luxe et quelques échoppes. Nous grignoterons pour midi des samussas aux légumes et des beignets sucrés.

Le retour en vélo est toujours aussi agréable et peu après 14h, une petite sieste réparatrice est la bienvenue. Un peu de travail sur le blog et nous donnons rendez-vous à Laurent et JC pour manger un morceau. Le petit restaurant est très sympa, très abordable et le curry de pommes de terres et légumes est excellent. Le tout une fois de plus arrosé de Myanmar Beer !

La journée a été longue et il s’agit maintenant d’aller dormir.

 

21 février 2017

Couchés tôt, c’est très tôt que nous nous levons. Et après une douche et le petit déjeuner, nous avons la surprise d’être invités par JC et Laurent pour une excursion en bateau sur le lac Inlé. Nous les retrouvons donc à l’embarcadère pour prendre place sur la petite pirogue à moteur.

Le tour est annoncé comme plutôt touristique et nous voyons pas mal de bateaux comme le notre sur le lac. Nous nous approchons des pêcheurs et c’est un peu gênant lorsque nous les voyons poser pour les appareils photos des touristes.

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Après une grosse demi-heure de navigation, nous nous arrêtons à Ywama près d’une maison sur pilotis abritant un atelier de fabrication de bijoux et d’objets d’ornement en argent.

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Le travail effectué est incroyable, tout est fait à la main et le moindre objet demande des jours de travail (10 jours pour une petite coupe gravée). Bien entendu à la fin de la visite un magasin acceptant les cartes bancaires nous accueille.

Nous continuons notre périple par le marché des 5 jours. Il s’agit d’un marché qui tous les jours change de village et ce jour-là c’est à Tha Lay qu’il se déroule.

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Nous faisons le tour des marchands, fruits, légumes, viandes, épices, souvenirs, tout y est ! Ce marché est installé autour d’une pagode et nous y entrons. Il y est exposé des antiques statues du Buddha, que le temps a rendu informes puisque les croyants viennent y déposer des feuilles d’or.

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Nous repartons en bateau et cette fois, c’est à In Pha Khone, dans un atelier de tissage utilisant le fil des fleurs de lotus que nous nous arrêtons. Nous découvrons qu’à l’intérieur des tiges quelques brins de fil permettent aux tisseurs de faire des bobines (4 mois de travail pour une bobine !). La visite continue et on nous montre comment les gens tissent le fil sur des machines encore manuelles. Incroyable. Une fois encore, un magasin termine la visite.

Pour finir la matinée, nous visitons à Nampan un petit atelier de fabrique de cigares. Une fois de plus, tout est artisanal et fait à la main. Une femme peut fabriquer environ 600 cigares à la journée. Certains sont aromatisés à l’anis, à la menthe ou à la banane et bien entendu, l’achat de produits est possible.

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Il est temps de penser au déjeuner et le bateau nous emmène à Indhein, petit village éloigné et donc moins fréquenté. Une petite ballade le long des canaux et nous nous posons dans un petit restaurant fréquenté par les locaux pour déjeuner. Une pause bien sympathique.

Nous repartons ensuite en pirogue pour retourner à Ywama, où les « femmes girafes » du peuple Padaung font du tissage. On nous explique que tous les 5 ans à partir de l’âge de 5 ans, ce qui fera au total 9 kg autour du cou allongé au fil des années. La légende dit que c’est pour se protéger des morsures de tigre, ou encore décourager les hommes des autres tribus à les prendre pour femmes. Malheureusement, à cause des mauvais côtés du tourisme, elles y sont exposées un peu comme des bêtes de foire et nous ne les prendrons pas en photo.

La suite du parcours amène au monastère Kyaung Nga Hpe dit le monastère des chats sauteurs. Il paraîtrait que les moines se sont pris d’affection pour les nombreux chats du site et qu’ils les dressent à sauter dans des cerceaux. Nous entrons dans le monastère et ne voyons qu’un moine et deux ou trois chats, tous en train de faire la sieste. Le monastère est grand, joli, mais nous n’aurons pas le plaisir de voir les chats sauteurs. Tant pis !

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La dernière étape de notre parcours est la visite en pirogue des jardins flottants. Les populations du lac ont apprivoisé l’eau et font pousser des herbes et des légumes sur l’eau. Pour éviter de dériver, les jardins sont maintenus par des bambous enfoncés dans le fond de l’eau.

La fin de la visite approche et nous nous dirigeons donc vers l’embarcadère, bercer par le bruit du moteur.

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Même si ce tour a été plutôt touristique (du monde sur le lac, des arrêts pour acheter, des pêcheurs ou femmes girafes qui posent) il faut quand même avouer que c’est à faire. On voit le lac et la vie autour de l’intérieur et nous aurions regretter de ne pas l’avoir fait. En tout cas merci à JC et Laurent pour l’invitation !

Pour le diner nous nous dirigeons vers le marché de nuit. Stands de street food et jeux pour enfants font de ce marché un endroit plutôt agréable. L’ambiance est chaleureuse. Nous nous arrêtons comme souvent dans un stand où les locaux vont et encore une fois nous ne sommes pas déçus. Nous y retrouvons aussi Laurent et JC qui se baladaient par là et nous mangeons ensemble.

Une fois rentrés, l’ordre du jour était l’organisation de la fin du séjour au Myanmar. Cela a été plutôt rapide puisque les destinations que nous avions sélectionnées étaient soit trop éloignées, soit trop chères en termes de transports. Nous décidons donc de laisser une seconde chance à Yangon, notamment au niveau culinaire. Nous repartirons du lac vendredi soir par un bus de nuit, ce qui nous laisse encore deux jours dans la paisible Nyaung Shwe.

 

22 février 2017

Pour ce troisième jour, toujours en vélo, exploration de la rive est du lac, avec un trajet jusqu’à Maing Thauk, un village sur pilotis explorable en petit bateau. Nous irons jusqu’au pont qui relie les maisons sur pilotis au reste du village et nous resterons à contempler la paisible vie des maisons au bord des canaux.

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L’heure de l’apéro approchant, nous décidons de nous arrêter au retour au domaine viticole du lac Inlé, le premier du genre que nous voyons. Une petite dégustation de quatre crus nous est proposée, accompagnés de cacahuètes (5000K/p). Les deux blancs sont des sauvignons plutôt fruités et sec, tandis que les deux rouges sont épais et épicés. Ce sont vraiment des goûts inhabituels pour des vins et nous ne jugerons pas s’ils sont bons ou mauvais, chacun doit se faire sa propre opinion.

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Une fois l’apéritif pris, nous nous dirigeons vers la Guest House. Nous nous arrêterons grignoter des petits samussas aux légumes, ainsi que des beignets à la banane. Un peu de repos l’après-midi (les journées débutent tôt !) et nous voilà repartis. Nous avons rendez-vous pour un massage traditionnel birman et là nous vivons quelque chose de surréaliste ! Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur les massages, l’encens, la petite musique relaxante, les masseuses en blouse blanche, les tables avec un trou pour le visage… Ici nous sommes accueillis dans la maison familiale, dans une chambre particulière. Nous nous allongeons habillés sur des couvertures et un coussin, puis les femmes de la maison commencent à nous masser. Le massage est basé sur des pressions fortes sur les muscles, dans des positions différentes. Craquage des orteils, étirements des articulations, les masseuses nous marchent ensuite sur les jambes de tout leur poids. Une fois les membres inférieurs terminés, elles nous bloquent les artères fémorales pendant une bonne trentaine de secondes et relâchent ! Du jamais vu ! Le dos est ensuite massé assez classiquement, mais toujours avec de fortes pressions. Nous terminerons par les bras, encore avec fortes pressions, étirements et blocage de l’artère. Le tout dans une ambiance totalement inhabituelle pour nous français. Les femmes discutent entre elles, répondent au téléphone, sans compter les enfants qui viennent se chamailler dans la chambre. Les masseuses ne se retiennent carrément pas pour roter et péter ! Inadmissible en France, mais c’est tellement couleur locale que c’est une expérience inédite que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Et finalement le massage est efficace ! Un grand moment…

Pour nous remettre de nos émotions nous décidons de retourner manger au marché de nuit puis de rentrer dormir. Le lendemain nous avons rendez-vous pour un cours de cuisine !

 

23 février 2017

Comme convenu, après le petit-déjeuner, nous nous rendons devant le marché car ce matin nous avons cours de cuisine.

Nous sommes accueillis par le gérant de la Bamboo Delight qui nous fait sillonner le marché en nous expliquant tout ce qu’il achète et répond à toutes nos questions. Le marché est fourni, et il y a beaucoup de monde. Nous voyons des choses très inhabituelles, les poissons vendus sont encore vivants, pas dans l’eau, mais ils respirent encore. C’est leur seul moyen de les garder frais ! On nous explique que les poulets sont tués le matin même, la viande est donc fraîche. Nous n’achèterons rien de congelé.

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Une fois nos emplettes terminées, nous nous dirigeons vers le Bambou Delight qui sera notre cuisine pour la matinée. Nous aurons le choix entre 5 entrées et 5 plats. Emie choisira une salade de fleur de banane et un curry de citrouille, tandis que je prendrai la salade de tomate et le curry de poulet.

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Les explications sont très claires, chacun a son petit fourneau et ses ustensiles. Nous mélangeons beaucoup d’épices, d’huiles (cacahuète, ail), de condiments (gingembre, massala, chili), pour obtenir des saveurs que nous ne connaissions pas. La salade de tomate aux cacahuètes est un délice par exemple.

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Pendant le cours, Sue, la propriétaire, nous explique qu’elle continue depuis la mort de son père un projet d’éducation pour les enfants. Elle leur apprend l’anglais et accueille des volontaires étrangers pour leur faire les leçons. Un projet financé par les cours de cuisine justement, puisque 15% de notre contribution ira à ce projet.

Enfin vient l’heure de la dégustation et le repas du midi est composé de nos plats. Rien n’est raté et tout est excellent. Pour finir, Sue nous offre à chacun un petit sac avec des échantillons d’épices.

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L’accueil dans ce cours a été vraiment chaleureux et nous avons vraiment été bien encadrés. Une très bonne expérience que nous renouvellerons dans les pays que nous traverserons.

L’après midi nous retournerons nous reposer à la Guest House et le soir nous mangerons un plat au marché de nuit, très agréable.

 

24 février 2017

Notre séjour à Nyaung Shwe touche à sa fin et aujourd’hui, nous décidons d’aller dans un café pour pouvoir travailler sur notre blog, la connexion internet de la GH étant catastrophique. Une petite bière à 10h00 du matin, et la matinée passe vite.

Ce soir c’est bus de nuit « normal », donc peu confortable pour notre ultime destination au Myanmar, Yangon, et la boucle sera bouclée.

Notre Guest House : Sin Taung Ywa, 20$ la chambre double avec salle de bains et petite terrasse. Malgré un petit souci d’eau chaude (peu de pression et eau tiède) et une connexion Internet catastrophique, cette Guest House était agréable, propre (pas trop pour la salle de bains commune), et même si excentrée, la location de vélo (1000K/j, gratuit le soir) en fait un endroit sympa que nous recommandons. Le petit déjeuner est correct mais sans plus et le personnel très serviable.

Cours de cuisine : Bamboo Delight, 20000K/p, de 9h à 13h. Excellente expérience avec des gens compétents et vraiment passionnés. Pour ajouter à la qualité du cours, nous participons à un projet éducatif (15% reversé à l’école). Nous étions nombreux mais chacun a pu faire sa recette dans les meilleures conditions. Le petit « plus » : un petit paquet cadeau avec des épices de la région.

Bus de nuit Inlé – Yangon : 15000K/p

 

TAH TAH MYANMAR !

25 février 2017

Après un nouveau bus de nuit chaotique et peu confortable où les locaux vomissaient au moindre virage, nous arrivons à la station de bus de Yangon. Après un marchandage sur le taxi (de 12000K nous sommes descendus très rapidement à 7000K…), nous posons nos sacs à l’hôtel. Nous avons choisi cette fois un hôtel en plein centre de Yangon, très bien situé, et pour éviter les prix exorbitants du quartier nous avons opté pour un dortoir en « sleeping box », en fait un lit dans un casier.

Le petit-déjeuner nous est gracieusement offert par le gérant puis nous débutons une petite balade au marché couvert Bogyoke Aung San.

Nous ferons ensuite une sieste bien méritée, puis nous passerons l’après midi à flâner dans les rues du centre de Yangon et les petits marchés artisanaux.

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Le soir, nous avons rendez-vous avec Laurent et JC au parc de l’Indépendance. L’ambiance y est très animée et festive, beaucoup de jeunes sont de sortie. Une séance de lecture de texte y est organisée, accompagnée de musiques diverses, c’est très agréable.

Partis pour aller boire une bière, nous nous retrouvons dans un bar branché du quartier chinois, accessoirement karaoké. Pour la première fois nous voyons des jeunes très apprêtés, notamment des filles en robe de soirée à paillettes et guirlandes de noël autour du cou, se déhanchant chacune leur tour sur la scène du bar. Les birmans adorent chanter dans la rue, et s’en donnent donc à coeur joie dans ce karaoké. Nous assistons même à un pseudo défilé de mode.

Il est maintenant temps de dire au revoir pour la dernière fois à nos amis, qui repartiront à Rouen le lendemain, alors que nous…

 

26 février 2017

Ce matin, après le petit déjeuner, nous avons prévu d’aller voir le lac Kandawgyi, en centre-ville. Pour y aller, nous traversons des quartiers très pauvres, en plein milieu de nouvelles constructions (buildings abritant de futures banques ou des logements plutôt luxueux). Un décalage un peu bizarre.

Arrivés au lac, nous découvrons son ampleur. Une passerelle en débute le tour, mais comme chaque planche menace de céder, il faut faire attention à chaque pas. C’est fatiguant !

Au milieu du lac trône le Karaweik, une immense réplique d’une barge royale.

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Le tour est agréable, nous y voyons des mariés venir se faire prendre en photo, mais il est aussi très long (8km), et sous la chaleur, la fatigue se fait ressentir. L’arrivée à l’hôtel fait du bien et une nouvelle sieste est la bienvenue. Nous passerons le reste de l’après midi à travailler sur le blog, les photos, puis nous redescendrons au centre ville pour manger. Un street food indien (chapati et curry de pomme de terre) et enfin nous sautons le pas, nous testons un lhassi, un yaourt à boire, accompagné de petits beignets. Notre première fois avec du lait et du yaourt se solde par un succès, gustatif et intestinal puisque nous ne tomberons pas malades ! Et en plus c’était un délice…

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27 février 2017

Dernier jour au Myanmar et au programme balade à Bogyoke et dans le quartier de la Paya Sule, détente, sieste, puis départ pour l’aéroport.

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Notre avion décolle à 1h00 du matin le 28 février pour nous emmener à Kathmandou le même jour à 22h00, via une escale de 13h00 à Hong Kong où cette fois nous ne sortirons pas.

A bientôt pour découvrir le Népal, et un voyage d’un autre genre puisque nous comptons nous attaquer à l’Himalaya dans un trek de 19 jours qui nous mènera au camp de base de l’Everest !

Notre Guest House à Yangon : le Min Galar Par Hostel sur Pansodan St, en sleeping boxes (8$/personne). Très propre, petit déjeuner (sommaire) compris, les gens très serviables et attentionnés. Hyper bien situés, à deux pas de Bogyoke, de la gare et de la Paya Sule.

 

LE BILAN

NOS IMPRESSIONS…

Notre voyage au Myanmar a été une réussite. Tout, vraiment tout s’est bien passé.

Ce pays est un beau pays, et même si certains paysages sont exceptionnels, ce sont les habitants qui nous auront le plus marqués. Dans chaque endroit, quel que soit le peuple (Bamars, Shans, Karens…), tous les gens que nous croisions étaient souriants avec nous, nous disaient bonjour, parfois tentaient une conversation simple, le tout sans arrière-pensée de nous vendre des choses inutiles ou de nous arnaquer. Bien entendu, il faut déjà intégrer que tous les prix (transports, visites…) ne sont pas les mêmes qu’on soit local ou touriste, mais c’est un principe tolérable puisqu’il faut savoir que lorsque nous visitons une pagode, un temple ou tout autre site religieux, les locaux eux y viennent pour prier et exercer leur religion, le bouddhisme, hyper présent au Myanmar, et appliqué dans le comportement de chacun.

Au niveau des commerces, les prix sont très corrects et cohérents d’un endroit à un autre. Il suffit par exemple de choisir les restaurants ou street foods fréquentés par les locaux (un simple coup d’oeil suffit !) pour manger de bonnes choses bon marché. Au contraire, les restaurants bondés de touristes (un simple coup d’oeil suffit aussi !) et proposant des menus occidentaux sont à éviter, la qualité n’est jamais au rendez-vous, contrairement au prix.

Le petit point noir peut être est le comportement des chauffeurs de taxi, qui n’hésitent pas à doubler le prix de la course pour les touristes. Nous nous sommes aperçus qu’avec un peu de fermeté et de bon sens, nous arrivions à revenir assez rapidement à un prix normal.

Nous avons également pu voir que les familles sont réellement pauvres et vivent dans un confort plus que relatif. Pourtant, le sourire ne les quitte pas, la famille travaille ensemble et les gens s’entraident. Nous avons souvent assisté à des petits gestes qui démontrent que la solidarité fait partie de leur vie. Le voisin va aider à travailler le champ, l’autre viendra aider à la récolte, un passant va aider une ancienne à monter ses courses dans le bus… Nous n’avons jamais, mais jamais assisté au contraire à une prise de tête ou une dispute, encore moins une bagarre.

Bon il faut aussi intégrer que leur mode de vie est totalement différent et que nos principes de savoir-vivre et de politesse sont très loin de leurs standards. Il ne se disent jamais merci, n’hésitent pas à cracher, à se racler la gorge ou roter en public. Ils vont pousser pour passer quand on traîne un peu mais on ne peut pas leur en vouloir ! Quand on traîne dans les marchés eux sont là pour bosser ! C’est à nous de nous adapter.

Bref, le Myanmar est un pays authentique, qui n’est pas (encore) touché par le tourisme de masse et ses dérives. Nous n’avons qu’un conseil à vous donner : n’hésitez pas à y aller ! Essayez aussi si vous en avez le temps de visiter le sud (Hpa’an, Malamwine) car la « croix » Yangon – Mandalay / Bagan – Inlé ne suffit pas forcément à s’imprégner de la vie birmane. Pour s’imprégner encore plus de la culture du pays et de ses modes de vie, il ne faut surtout pas hésiter à sortir des villes et participer à des treks avec nuits chez l’habitant.

Enfin, ajoutons aussi que nous étions au courant des difficultés de ce pays à unir tous les peuples qui le compose, que certains s’entredéchirent et sont clairement en conflit, mais à aucun moment nous l’avons ressenti. Nous nous sommes sentis en sécurité dans chaque endroit, chaque situation que nous avons vécue. Nous avons eu cette sensation dès le premier jour et cela s’est confirmé jour après jour.

Nous avons aimé :

  • l’accueil des gens, leurs sourires et leurs regards sincères, toujours prêts à aider sans arrière pensée. Un gros coup de coeur par rapport à ça.
  • la sécurité que nous avons ressenti du début à la fin
  • la beauté des pagodes et l’ambiance très bouddhiste du pays.
  • le côté traditionnel du pays. Encore énormément de jeunes portent le longyi et les femmes sont également en habit traditionnel.
  • toutes les visites et activités que nous avons faites (à part le mont Poppa)

Nous n’avons pas aimé :

  • le mont Poppa
  • les méthodes des taxis pour soutirer un maximum d’argent
  • la nourriture et ses odeurs plutôt écoeurantes
  • les déchets omniprésents à Yangon et Kinpun

BUDGET…

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Soit un budget moyen par jour pour 2 personnes d’environ 40€.

Nous avons vécu ces 28 jours sans avoir eu la sensation de nous priver. Nous avons :

  • réalisé toutes les activités qui nous faisaient envie
  • nous avons essayé de limiter le coût de l’hébergement à 20$ max par jour, pas toujours facile selon les lieux où on se trouvait, on compensait donc dès qu’on pouvait.
  • nous avons priviligié les street foods, beaucoup moins onéreux que les restaurants. Nous ne sommes pas des gros mangeurs et nos journées étant souvent composées d’un gros petit déjeuner à l’hôtel, de fruits et d’un repas en fin de journée (souvent accompagné d’une Myanmar Beer pour l’hydratation !)… Oh et nous nous sommes limités aux « vegetables », pas de viande pour nous.

Nous étions au Myanmar en haute saison (février).

1€ = 1600 MMK (Kyat Birman) = 1,20$

 

 

RANDONNÉES

 

Kinpun : Montée au Golden Rock

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Une montée rude, sans répit, souvent en plein soleil. La difficulté est tout de même apaisée par la traversée des petits « villages » où les enfants viennent nombreux vous dire bonjour. Arrivée au Golden Rock pour le coucher de soleil, redescente en pick up.

Entrée au Golden Rock (6000K/p), descente en pick-up (2000K/p)

 

Hpa’an : Mont Zwegabin

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Les 1h45 de montée sur le versant ensoleillé ont été très éprouvantes (3 litres d’eau par personne), uniquement en escaliers. La récompense n’en est qu’appréciable, les paysages, les gens que l’on rencontre dans la difficulté et la vue du mont Zwegabin sur les environs sont les « plus » de cette randonnée. La descente sur l’autre versant, ombragée, n’est pas si facile, l’effort de la montée rendant les escaliers diffciles à descendre.

Pick-up Hpa’an – Mont Zwegabin (6000K/p/aller-retour)

 

Hsipaw : Trek 2j/1n dans les villages Shans

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JOUR 1 – MATIN
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JOUR 1 – APRÈS MIDI
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JOUR 2

Le trek de Hsipaw, sans grandes difficultés, prend toute sa mesure dans les villages traversés et les habitants rencontrés. Tout est basique chez eux, mais on s’y sent tout de suite chez soi et nous y sommes très bien accueillis. Même si les paysages traversés ne sont pas les plus exceptionnels, nous recommandons ce trek pour l’expérience.

Trek tout compris – sauf eau (30000K/p)

Trek Kalaw – Lac Inlé (3j/2n)

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JOUR 1
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JOUR 2 – MATIN
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JOUR 2 – APRÈS MIDI
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JOUR 3

Ce trek nous a fait traverser du superbes paysages, avec une arrivée au lac Inlé. 3 jours éprouvants surtout à cause du rythme entretenu par le groupe, les difficultés étant quasiment inexistantes. Petit « plus » : les repas étaient exceptionnels ! Nous recommandons ce trek, très complémentaire de celui de Hsipaw.

Trek tout compris – sauf eau (35$/p avec la Sam’s Trekking Family)

 

2 réflexions sur “Myanmar

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