Guatemala

CarteGuatemala

Cette fois ça y est. Après le Covid et ses restrictions en tout genre et nos changements de vie professionnelle respectifs, il était grand temps de s’y remettre.

Il y a bien eu nos belles randonnées, nos trips en van en Bretagne ou en Toscane, mais là nous repartons sur un voyage au long cours espérant mêler un peu d’aventure, des découvertes et des rencontres.

Pour notre destination, nous avons choisi le Guatemala. Entre la période choisie en fonction de la nouvelle activité d’Emie et nos envies respectives d’authenticité et de nouveauté, cette destination était assez idéale.

Malgré les quelques avertissements concernant la sécurité dans ce pays, nous savons que nos expériences en tant que voyageurs nous permettent d’avoir les bons réflexes en la matière et cette question pouvant aussi se poser n’importe où, nous garderons cela dans un coin de nos têtes sans que cela ne nous empêche de profiter de ce voyage.

ANTIGUA ET LES VOLCANS ACATENANGO ET FUEGO

31 décembre 2025

Levés à 4h du matin, la journée s’annonce très longue. Entre les attentes aux aéroports de Paris et Madrid et les heures de vol, nous arrivons ainsi à l’aéroport de Guatemala City vers 17h30 heure locale (plus de minuit heure française).

Le temps des formalités (change, immigration et récupération des bagages), nous partons à la recherche d’un moyen de transport pour rallier Antigua. En effet, nous avons choisi de faire l’impasse sur la capitale souffrant d’une mauvaise réputation en matière de sécurité et sans grand intérêt de prime abord.

Ayant demandé à plusieurs personnes si un bus existait pour aller sur notre première étape, il est apparu que les recommandations penchaient pour une navette. La fatigue et l’envie de se coucher rapidement nous ont amené à partager un taxi pour arriver en début de soirée dans l’ancienne capitale du Guatemala.

C’est le soir de la Saint Sylvestre et l’animation est au rendez-vous. Fêtards, pétards, musique, tout est réuni pour célébrer le nouvel an. Pourtant, notre état de fatigue et nos habitudes d’éviter la night life à l’étranger nous donne seulement l’envie d’aller directement à notre guest house pour y récupérer notre chambre, prendre une douche et nous endormir très rapidement.

Navette Aéroport-Antigua : 150 Q /p

Nuit à la casa Leon : 190Q

1er janvier 2026

Malgré la fête et les pétards, la nuit fut bonne et longue. Avec le décalage horaire, Emie s’est tout de même retrouvée éveillée de 4h à 6h, mais c’est à 8h du matin que nous nous levons.

Quelques préparatifs et notre première journée à Antigua commence par aller prendre le petit déjeuner sous un soleil éclatant et un ciel bleu sans nuage. La petite insomnie d’Emie lui a permis de nous trouver les endroits que nous préférons en voyage pour nous restaurer. C’est donc le Rincon Tipico qui a nos faveurs ce matin. Sans prétention, pas cher, fréquenté par les locaux, tout est parfait.

 

Le petit-déjeuner typique au Guatemala est également parfait. Œufs brouillés ou au plat, purée de haricots rouges (frijoles), fromage frais, tortillas et pour moi une saucisse, le tout accompagné d’un café, la journée commence plutôt très bien.

Nous sommes ainsi parés pour arpenter les rues pavées d’Antigua, où il faut bien faire attention où on met les pieds, les pavés et les trottoirs abimés pouvant être sources de chute.

 

 

Nous prenons d’abord la direction du Cerro de la Cruz, un point de vue imprenable sur Antigua et l’imposant Volcano de Agua qui domine la ville. Le sentier est aménagé et en haut des vendeurs de glaces, granizas et souvenirs pullulent. La vue est superbe et nous en profitons le temps qu’il faut.

 

 

Nous redescendons ensuite à la chambre pour enfiler une tenue plus adéquate. Nous avons en effet quitté notre Bourgogne sous des températures négatives et là, nous sommes à plus de 20°. Nous en profitons pour répondre à nos différents messages nous souhaitant la bonne année puis repartons à l’assaut d’Antigua.

Nous déambulons tranquillement dans les rues, profitant de l’architecture coloniale et des maisons colorées. Il est ensuite bientôt l’heure de déjeuner et notre choix s’est posé sur un boui boui typique local, la cafeteria la Concepcion.

 

 

Encore une fois, pas de chichis, une déco simple mais sympa, des plats typiques pour un prix « local » mais un régal. Un plat végétarien pour Emie composé de guacamole, de petits légumes (courgette, tomate et chou-fleur), du riz et des tortillas au fromage. Pour moi, c’était un pollo asado, sensiblement le même plat qu’Emie avec en plus du poulet grillé. Vraiment excellent.

Repus, nous continuons à déambuler dans les rues animées d’Antigua parsemées de vendeurs ambulants pour tranquillement nous diriger vers notre point de rencontre pour une visite guidée de la ville.

Avant d’y arriver, nous passons par l’église de la Merced et son marché d’artisanat et de street food. Exactement ce que nous aimons, nous y prenons rendez-vous pour un de ces midis. Nous en profitons aussi pour acheter un peu d’amandes en vue de notre activité de ces prochains jours.

Nous poursuivons notre chemin et passons par la fameuse Arco de Santa Catalina et le marché de Nim Po’t, un grand marché d’artisanat.

 

 

 

Nous arrivons ensuite à notre point de ralliement pour la visite guidée. Nous sommes accueillis par Alfredo, notre guide, qui pendant deux heures va nous faire découvrir Antigua, son histoire, ses monuments et ses bons plans. Nous débutons ainsi par le Parque Central, bordé du Palacio de los Capitanes, de la Municipalidad de Antigua et de la cathédrale Santiago d’Antigua.

Nous apprenons alors que le Guatemala, à l’époque coloniale, était un pays allant du Chapas (un état du sud de l’actuel Mexique) au Costa Rica et Antigua en était la capitale. Malheureusement, les tremblements de terre successifs au 18ème siècle ont forcé le roi d’Espagne à déplacer la capitale à Ciudad de Guatemala.

Le guide nous apprend également que le drapeau du Guatemala représente les deux océans de part et d’autre du pays, avec en son centre l’emblématique Quetzal et la date de l’indépendance de l’Amérique Centrale vis-à-vis de l’Espagne (15 septembre 1821). Une fois cette indépendance acquise, la région fut peu à peu plongée dans le chaos et les guerres civiles avant que cela se stabilise sur les frontières actuelles. Le Belize par exemple, n’a été reconnu par le Guatemala qu’en 1991 et le gouvernement guatémaltèque revendique toujours officiellement une partie de ce territoire. A l’époque, les anglais ont ainsi récupéré cette partie de la côte Caraïbe en échange d’une route reliant le Guatemala au Honduras. Comme souvent, les colonisateurs n’ont pas respecté leur part du marché.

Nous continuons notre visite par l’ancien lavoir de la ville, le couvent Santa Clara et celui des Capuchinas, avant de terminer par l’Arco de Santa Catalina que nous avions déjà vue plus tôt dans la journée.

 

 

 

Après avoir quitté notre guide Alfredo, nous retournons à la casa de Leon pour travailler un peu sur le blog autour d’une bière sur le toit terrasse avec vue sur les volcans Agua, Acatenango et Fuego. Ce dernier est toujours en activité et crache régulièrement des volutes de fumée. Nous irons le voir de plus près dans deux jours.

 

 

Pour terminer la journée, c’est au Samsara que nous décidons d’aller dîner. Restaurant accueillant un peu plus de touristes et sensiblement tourné vers les végétariens, nous y dégustons des tamales (sortes de crêpes à la farine de maïs) fourrées aux légumes et au soja dans une ambiance très peace and love.

La journée terminée, la fatigue nous impose de passer au rythme guatémaltèque, se lever et se coucher pratiquement avec le soleil.

Petit déjeuner au Rincon Tipico : 30/35Q par plat

Déjeuner à la cafeteria de la Concepcion : 45Q le plat

Dîner au Samsara : 50Q pour les tamales, entre 80Q et 110Q les autres plats.

Visite guidée : Guru Walk Tour via civitatis.com – prix à la discrétion des clients

Nuit à la casa Leon : 190Q

2 janvier 2026

Ce matin, après un petit-déjeuner au Rincon Tipico, direction le musée des arts. Alfredo nous en a parlé la veille et cela a éveillé notre curiosité. Entrée gratuite avec audioguide, nous ne nous attendions pas à quelque chose d’extraordinaire et même si le bâtiment et certaines œuvres valent le coup d’œil, ce n’est pas une expérience inoubliable.

 

 

 

Autour du parc central, nous profitons d’un marché d’artisans pour acheter au cas où une fiole d’antimoustiques à base de produits naturels, en tout cas annoncés comme tels.

Il est ensuite temps de se diriger vers la station de bus pour notre prochaine étape, sans oublier de passer au marché au pied de la Merced pour y déjeuner sur le pouce. Buffalo sandwich (mix de viandes dans un pain brioché) pour moi, tostada (grande chips tortilla recouverte de guacamole, haricots rouges et légumes fermentés) pour Emie.

 

 

Sur le chemin de la station de bus, nous achetons des petits beignets à une abuela (vieille dame) proposant ses produits à sa fenêtre. Nous passons également par le gigantesque marché central d’Antigua, un dédale d’échoppes où se vend tout ce qui peut se vendre. Viandes, légumes, épices, vêtements, ce marché est un véritable labyrinthe.

 

 

Nous arrivons enfin à la station de bus car fidèles à nous-mêmes, nous avons décidé de voyager le plus possible via les transports publics. Comme bien souvent dans ces endroits, la première impression est que rien n’est organisé et règne le chaos. Pourtant, tout est simple. Il suffit de demander à un crieur et la solution est trouvée. Un de ces crieurs nous indique ainsi le bus pour notre première destination, Parramos.

Les transports publics au Guatemala sont essentiellement composés des camionetas. Ce sont des bus scolaires américains réformés, très décorés, que les touristes appellent communément Chicken Buses. En effet, les premiers touristes ont vu ces bus où les locaux rentraient du marché avec des victuailles et notamment des poulets vivants sur le toit, et ont donc surnommé ces véhicules « chicken buses ».

Beaucoup moins chers que les navettes touristiques, ils permettent aussi une immersion dans la vie locale. Le crieur annonce les arrêts, donne les destinations aux passants debout la porte ouverte pendant que nous roulons. Il y a des arrêts prévus, mais les gens montent et descendent aussi un peu à la demande, le bus s’arrêtant à peine.

 

 

Nous arrivons ainsi une demi-heure plus tard à Parramos, lâchés dans une toute petite ville où nous devons là aussi récupérer un bus pour aller à Calderas, notre destination finale. Encore une fois, rien de plus simple, il suffit de demander à quelqu’un ! Les guatémaltèques n’hésitent pas à aider si on leur demande et cette fois, c’est dans un petit van que nous montons.

Le chauffeur y est ici aidé par son fils d’une dizaine d’année qui ouvre et referme la porte à chaque « arrêt » (il n’est pas rare que le van roule encore pendant qu’il essaie de fermer la porte).

Il ne faut pas plus d’une demi-heure pour atteindre Calderas, où nous allons passer la nuit avant d’attaquer le trek du volcan Acatenengo. Le propriétaire de l’agence qui organise le trek, Elvin, propose de passer du temps avec sa famille la veille, et c’est avec plaisir que nous avons choisi cette option.

C’est le début de l’après midi et nous faisons connaissance avec la famille qui nous accueille aujourd’hui. Elvin donc, nous fait le tour de la maison et nous présente sa fille de 4 ans, sa sœur et ses parents, sans oublier leurs trois chiens.

L’après midi est donc passée à jouer avec Kaithleen (cache-cache, tour de magie d’un enfant de 4 ans…) et à aider Mami Rosa à écosser les haricots. Nous sommes aussi invités à aller voir leur champ où ils font pousser maïs, haricots, choux, brocolis, avocats… A côté de ce champ également, un surprenant petit stade de foot avec terrain synthétique et tribunes. Il s’agit d’un terrain privé où s’organisent des petits matches de filles et de garçons, le tout dans une ambiance plutôt sympa. Les petits ne sont pas en reste et profitent de jouets de leur âge, à savoir des Nintendo Switch ou des Hoverboards. Bon, vous l’aurez compris il s’agit d’une plaisanterie, et les enfants que nous avons vus jouaient à enterrer des morceaux de bois avec une pelle de chantier.

 

 

 

 

Il est ensuite temps de rentrer à la maison familiale, où le calme règne depuis que la petite Kaithleen est allée se coucher. Mami Rosa et son mari nous convient au dîner, servi autour du four où elle a préparé des tamales et des chuchitos. Nous y croisons deux autres hôtes, une tchèque qui fera l’ascension du volcan de nuit, et un américain à la retraite qui veut voyager longtemps et lentement.

 

 

 

Nous passons un bon moment d’échanges convivial, puis il est l’heure d’aller se coucher, une grosse journée nous attend demain.

Petit déjeuner au Rincon Tipico : 30/35Q par plat

Musée d’Antigua : entrée gratuite

Déjeuner sur le pouce au marché de la Merced : 30Q chacun

Chicken bus pour Parramos : 5Q chacun

Minivan pour Calderas : 5Q chacun

Nuit chez Elvin : 100Q avec le repas

 

3 janvier 2026

Une chose est sûre, le rythme est pris. Couchés très tôt, levés très tôt. Et il faut bien ça car les locaux, eux, ont ce rythme et il vaut mieux se calquer dessus. En effet, dès 5h du matin, la famille d’Elvin et les employées de l’agence sont aux fourneaux. Les ustensiles et les mixeurs font rage, il faut tout de même préparer le petit-déjeuner et le déjeuner pour 30 personnes !

Nous avons eu une bonne nuit de sommeil tout de même, mais le réveil est un peu morose. En effet, nous sommes accueillis par une petite pluie et les nuages bouchent le ciel. Pour une journée où les vues doivent être fantastiques, c’est mauvais signe.

Les autres participants à l’ascension arrivent ensuite depuis Antigua via les navettes de l’agence, et pendant le petit-déjeuner toujours excellent au Guatemala, les consignes sont données par Elvin et ses guides pour ces deux jours à passer ensemble. D’emblée, nous sommes rassurés par l’organisation qui met la sécurité en avant. Nous sommes également rassurés sur la météo, le soleil ayant depuis ce matin percé et la chaleur s’installant tranquillement. De bonne augure.

Location d’équipement supplémentaire (nous prendrons une paire de gants), distribution des déjeuners et derniers préparatifs bouclés, nous prenons place dans les vans pour aller au départ du sentier. Un petit quart d’heure plus tard, nous voici partis sur le sentier de l’ascension de l’Acatenengo. Pas d’échauffement, nous attaquons directement le dénivelé (nous passerons ainsi de 2600m à 3600m) accompagnés par les chiens errants, et la montée ne permet pas vraiment de reposer les jambes.

 

 

 

Nous étions sceptiques par rapport à la taille du groupe (26), mais l’organisation des guides a permis petit à petit de faire 3 groupes selon le rythme de chacun. Personne n’est laissé seul, et les personnes non rôdées à la randonnée ont eu un soutien infaillible tout au long de l’ascension.

Nous arrivons vers 13h au camp de base, constitué de cabines spartiates et de toilettes sèches. Tout est propre (ne nous voilons pas la face tout de même, les sacs de couchages et couvertures ne sont pas lavées tous les jours mais là n’est pas l’important) et fonctionnel. Nous partagerons la cabine avec Lisa et Vincent, deux maraîchers français. La vue sur le volcan Fuego est incroyable et les éruptions régulières rythment notre déjeuner pris avec nos colocataires et un autre couple de français, Matthieu et Emmanuelle.

 

 

Nous nous reposons ainsi avec une vue magnifique et le temps s’écoule paisiblement au rythme des éruptions volcaniques.

 

 

Il est ensuite l’heure de repartir au combat puisqu’une randonnée supplémentaire est proposée par les guides pour s’approcher du cratère du Fuego.

Une grosse descente et une grosse montée plus tard, nous arrivons à l’approche du cratère du Fuego. Nous nous arrêtons, pour des raisons évidentes de sécurité, à quelques centaines de mètres du cratère et nous nous équipons pour le froid. L’altitude, le vent et le coucher du soleil font en effet tomber la température en négatif, au moins au niveau du ressenti.

 

 

Cela ne nous empêche pas de profiter des éruptions du volcan, la nuit permettant de voir les crachats de pierre en fusion et les coulées de lave. Un spectacle incroyable.

 

 

Les guides sifflent ensuite la fin de la récréation, non sans avoir profité avant cela d’un autre spectacle donné par une touriste d’un autre groupe, bravant le froid pour se prendre en photo devant le volcan en maillot de bain.

Le retour en nocturne se fait tranquillement, avec dans le dos les éruptions du volcan toujours aussi nombreuses. Le dîner est servi au camp de base, composé d’une cuisse de poulet et de pâtes à la tomate. Du chocolat chaud est aussi disponible, ainsi qu’une brique de vin rouge. Passons sur la qualité du vin, le dîner était simple mais consistant et nous pouvons ainsi aller nous coucher. Demain matin, il faut se lever à 3h30 pour atteindre le sommet du l’Acatenengo.

 

 

 

4 janvier 2026

Malheureusement, nos colocataires en ont décidé autrement. Mal en point à cause de l’altitude, ils n’ont pas dormi de la nuit et du coup nous non plus. Chuchotements, passages aux toilettes réguliers, il nous a été impossible de dormir correctement. Nous avons pris sur nous et si l’on ajoute, et cette fois pour notre plus grande joie, les incroyables explosions du volcan face à nous (les cabines sont orientées et vitrées face au volcan) il n’en fallait pas plus pour que nous renoncions à l’ascension finale.

Nous n’étions d’ailleurs pas les seuls puisque moins d’une dizaine de braves sont allés au sommet.

Après un café et du gâteau à la banane, nous amorçons la descente.

Evidemment, la marche est bien plus aisée et nous passons le temps à discuter avec nos quatre compatriotes et à poser quelques questions aux guides.

Le trek se termine ensuite par un petit-déjeuner au restaurant du départ du sentier et le retour à l’agence pour les formalités et les adieux. Nous repartons ensuite vers Antigua avec la navette de l’agence et allons directement à notre chambre de la Casa de Leon pour y prendre une bonne douche, faire une lessive et nous reposer.

Nous terminons la journée par un dîner rapide à la Casa de las Sopas où nous dégusterons des quesadillas, une fine tortilla fourrée de légumes, de champignons et de fromage.

Et comme depuis le début (et sans doute tout au long) de notre séjour, c’est très tôt que nous nous couchons pour notre dernière nuit à Antigua. Demain, départ très tôt pour le lac Atitlan.

Trek avec V-Hiking Tour : 62 euros par personne comprenant les deux petits déjeuner, une cabine partagée pour la nuit (possibilité d’avoir une cabine privée), le déjeuner du premier jour, le dîner du premier jour et la navette depuis Antigua et retour vers Antigua ou Panajachel.

Une organisation sans faille avec une agence faisant travailler la famille et les habitants du village. Toujours aux petits soins, souriants et pour les moins aguerris, toujours en soutien.

Extra pour aller au Fuego : 200Q par personne

Entrée au parc : 100Q par personne

Dîner à la Casa de las Sopas : 50Q les quesadillas, entre 70Q et 110Q les autres plats (soupes, bouillons)

Nuit à la Casa de Leon : 190Q

 

LAC ATITLAN

5 janvier 2026

C’est encore en collectivos que nous décidons de nous rendre à Panajachel et ainsi atteindre notre prochaine étape, le lac Atitlan.

 

 

Levés aux aurores, nous nous arrêtons sur le chemin de la station de bus pour prendre un cafecito et des petits sablés. Nous arrivons à la station de bus et une nouvelle fois, rien de plus simple pour prendre le bon véhicule.

Notre première étape nous amène à Chimaltenengo où le chauffeur nous indique de descendre. Là, notre première frayeur au Guatemala, en tout cas pour Emie. En descendant, un homme nous demande si nous allons à « Pana ». Il me prend mon sac à dos et sans avoir le temps de dire « ouf ! » part en courant ! Bon, le gabarit du bonhomme ne me laisse aucun doute sur l’issue d’une éventuelle course poursuite, et en fait il s’agissait simplement d’un crieur pour le bus suivant qui ne voulait pas nous rater.

Nous montons donc dans le bus bondé, et dans la cohue de cet épisode, je n’ai pas le temps de dire que je préfère garder mon sac. L’assistant du chauffeur met donc mon sac sur le toit, mauvaise idée si on veut éviter les vols au Guatemala. En tout cas selon ce qui se dit sur certains blogs.

Cette étape nous amène à Los Encuentros, et finalement tout s’est bien passé. Je récupère bien mon sac et nous nous dirigeons vers le prochain bus qui nous amènera à Solola.

A Solola, dernier bus à prendre pour arriver à Panajachel, au bord du lac Atitlan. Ce petit périple en chicken bus nous a conforté dans notre envie de voyager en collectivos. Nous avons mis 3 heures pour faire Antigua – Panajachel, une navette touristique mettant 2h30. Les « correspondances » se font pratiquement instantanément, et le prix défie toute concurrence.

Petit avertissement tout de même si vous êtes grand. N’oublions pas que les chicken buses sont d’anciens bus scolaires américains réformés et destinés à la base aux enfants. Pas de problèmes pour les guatémaltèques, ils sont tous (très) petits et trapus, hommes et femmes confondus. Pour de grands européens par contre, la place pour les jambes est limitée, et les sièges pour deux peuvent vite se transformer en sièges pour trois puisque rentabilité oblige, il faut blinder le véhicule.

Une dernière étape doit enfin nous emmener à notre point de chute au lac, San Juan La Laguna. C’est cette fois en lancha (bateau à moteur) que nous sommes transportés jusqu’à l’embarcadère de San Juan.

 

 

Nous empruntons ici une rue très grimpante bordée de boutiques de souvenirs et de restaurants pour arriver à notre guest house. Celle-ci est assez proche de la muella (embarcadère) et nous prenons nos quartiers en tout début d’après-midi.

 

 

Il est temps de déjeuner et sur les conseils de Jonathan, l’employé de la guest house, nous allons à la comedor Lupita, un boui-boui à 200m à peine de la chambre. Les locaux y viennent acheter leur almuerzo (déjeuner) à emporter, une salle permettant également de manger sur place. Au menu, galette épinards/œufs, petits légumes, riz et sauce tomate, le tout accompagné des indispensables tortillas. Simple, bon, pas cher.

Nous déambulons ensuite dans les rues plutôt colorées de San Juan un peu au hasard, passant par exemple par un espace dédié au travail des ruches et du café tenu par des mayas, un atelier de tisserandes ou encore un terrain de basket bien entretenu surplombé d’une scène de spectacle improbable.

 

 

 

 

 

 

Au détour d’une de ces rues, nous nous arrêtons pour une pause café / jus au Nativo Coffee Shop. Un americano pour moi, un jus détox pour Emie et nous revenons à la chambre pour un peu de repos.

Il est ensuite l’heure d’aller dîner et nous portons notre choix sur le Santa Maria. Nous tentons le poisson frit mais ce n’est pas une réussite, peu de chair et beaucoup de travail pour enlever les arêtes.

Après cette longue journée de transports, c’est très tôt que nous allons nous coucher pour attaquer la journée du lendemain au mieux.

Chicken bus Antigua – Chimaltenango : 10Q/p

Chicken bus Chimaltenango – Los Encuentros : 20Q/p

Chicken bus Los Encuentros – Solola : 5Q/p

Chicken bus Solola – Panajachel : 5Q/p

Lancha Panajachel – San Juan : 25Q/p

Almuerzo à la Lupita : 25Q /p

Dîner au Santa Maria : 60Q le poisson frit

Nuit au Chirris Hostel : 170Q

 

6 Janvier 2026

Nous nous réveillons encore aux aurores, mais pas à cause du décalage horaire. A 6h du matin, un bon hard rock craché à fond fait trembler les murs. Pas une bonne entrée en matière pour cette partie de notre voyage censée être cool et reposante. De toutes façons notre première impression pour le lac Atitlan est assez décevante, mais nous laissons tout de même une chance au produit.

Pour le petit-déjeuner, direction la Lupita et son petit déjeuner typique défiant toute concurrence. Cette fois pas de bananes frites mais une tranche de papaye.

Nous nous promenons ensuite dans les rues de San Juan, un peu plus calmes que la veille. Pour le moment, si on peut affirmer une chose du Guatemala, c’est qu’il y a beaucoup de bruit. Entre les motos, les camions, les tuk-tuks et les enceintes qui crachent de la musique sur les devantures des magasins, on ne peut pas dire que cela soit feutré comme en Scandinavie par exemple. Il faut donc sortir un peu de la rue principale pour retrouver un peu plus de calme et un tant soit peu d’authenticité.

 

 

L’heure de notre prochaine activité approche et nous nous dirigeons vers le Deleite Ancestral, un restaurant tenu par une famille de la communauté maya Tz’utujil. Nous allons y prendre un cours de cuisine, animé par Esmeralda.

Le bâtiment qui nous accueille en forme de pot à eau a été construit par son mari et est assez original.

Nous partageons le cours avec un couple d’espagnols et une française expatriée au Mexique.

Tout au long des deux heures de ce cours très intéressant, nous allons avoir un aperçu des us et coutumes de cette communauté.

Au Guatemala, 60% de la population est maya et a gardé ses traditions et même ses langues puisque même si l’espagnol est la langue officielle, 23 langues mayas sont reconnues et sont parlées par les autochtones.

 

 

Nous nous mettons aux fourneaux et faisons notre déjeuner sous les yeux du bébé de la maison se baladant en youpala et semant sa nourriture au gré de ses déplacements.

Pour commencer, nous faisons des tamalitos, des petites galettes de maïs mélangées à des haricots rouges, de la tomate cuite et une herbe locale, le chipilin. Le tout enveloppé dans une feuille de bananier et cuit à la vapeur. Nous faisons ensuite la version chuchito, où cette fois la galette n’est pas écrasée dans la feuille mais entoure un morceau de poulet en mode tourte.

Pour le plat principal, j’aurai l’honneur de cuisiner des cubes de poulet mélangés à de la pâte de maïs, déposés sur une feuille de bananier et des légumes coupés très fin (carottes et une sorte de courge). On assaisonne le tout avec du picante, on referme la feuille et on fait cuire à la vapeur.

 

 

Pour Emie, ce sera la version poisson, avec un poisson entier ayant mariné toute la nuit dans du jus de citron, posé sur le lit de légumes et assaisonné avec de la tomate cuite écrasée et du recado (pâte faite de tomates, graines de courges et de sésame, oignons, cannelle et piments). La feuille de bananier est ensuite refermée pour cuire le tout à la vapeur.

 

 

Le temps de la cuisson, Esmeralda nous sert un thé aux herbes et nous organise un atelier de tortillas. Depuis le début de notre séjour, nous voyons à chaque coin de rue des femmes aplatissant avec les mains de la pâte de maïs pour leur donner une forme de petite galette et la faire cuire sur une plancha. En essayant à notre tour, il est évident que nous n’atteindrons jamais la dextérité de ses femmes faisant cela toute la journée ou presque.

Il est ensuite temps de déguster et nous nous régalons de nos plats accompagnés de riz, d’une tostada recouverte de guacamole et de nos tortillas imparfaites. Extrêmement copieux, nous avons du mal à terminer mais cette expérience a été très sympa, avec une hôtesse pas avare en explications, avenante et ayant fait l’effort de s’adapter à notre espagnol de débutants. Il est tout à fait possible que nous venions dîner le lendemain soir, l’établissement étant également un restaurant.

Repus, nous nous arrêtons sur le chemin de la chambre pour prendre un café et nous faisons une petite pause dans notre exploration.

Nous décidons ensuite d’aller visiter un autre village du lac, Santiago. Malheureusement, nous apprenons à l’embarcadère qu’il n’y a pas de lancha pour Santiago et qu’il faut soit passer par Panajachel (aller à l’autre bout du lac pour le retraverser !), soit prendre une lancha privée. Le prix annoncé pour cette option (600Q) m’indique qu’on essaie de nous prendre pour des débutants, et finalement nous prenons une lancha pour un autre village, San Marcos.

La réputation de ce village a précédé notre débarquement et nous ne sommes pas déçus. Village à tendance « hippie », nous déambulons dans les rues bordées de boutiques de bijoux et d’établissements de soins énergétiques orientés peace and love. Peace pour le yoga, la divination via le tarot ou le calendrier maya, ou encore les retraites spirituelles. Love pour les massages, classiques ou tantriques. Après, la très grande majorité des établissements sont plutôt animés par des occidentaux ayant choisi un mode de vie alternatif et il y a peu de « cachet » guatémaltèque, même si au détour d’une boutique quelques artisans vendent le fruit de leur travail.

 

 

 

Une chose est certaine, l’ambiance est zen (un peu trop même) et il y a très peu de bruits.

 

 

Avant de retourner à l’embarcadère, nous découvrons une plage où des touristes n’hésitent pas à se baigner dans le lac. Ayant vu les horreurs qui se déversaient dans le lac, nous espérons que les baigneurs ont une bonne assurance en cas de rapatriement. Nous pourrons éventuellement leur donner une bonne adresse (cf notre expérience malheureuse au Népal).

Nous reprenons ensuite la lancha pour revenir à San Juan et à la chambre.

Direction ensuite le marché tout proche où nous prendrons à un petit stand une tostada recouverte de frijoles, guacamole, petits légumes et pour moi un haché de poulet.

La journée se termine alors et comme à notre habitude, nous allons nous coucher tôt pour attaquer le lendemain notre dernière journée au lac Atitlan.

Nuit au Chirris Hostel : 170Q

Lancha San Juan – San Marcos : 40Q /p a/r

Desayuno à la Lupita : 25Q /p

Cours de cuisine au Deleite Ancestral : 275Q /p – super expérience avec Esmeralda qui a toujours le sourire et aime faire partager la culture de sa communauté. A faire sans hésitation.

 

7 janvier 2026

Le réveil sonne à 6h du matin, enfin la musique du resto d’à côté commence à 6h mais cette fois, c’est un peu plus disco et un peu moins fort surtout. De toutes façons nous étions réveillés, une bonne journée nous attend.

Après le petit-déjeuner typique pris à la Lupita (et oui quand on trouve une bonne cantine on n’hésite pas à y retourner !), direction San Pedro en tuk-tuk. En effet, après renseignements, une lancha part de San Pedro pour aller à Santiago où nous voulions aller la veille.

Une fois arrivés à San Pedro, c’est plutôt une surprise. En effet, la réputation de ce village est d’être fêtarde et très animée. Pour le coup il n’en est rien, en tout cas ce matin. En fait, comme dans les autres villages, la rue la plus animée est celle du débarcadère et ici un peu plus occidentalisée, mais rien à voir avec ce que nous imaginions.

 

 

Nous prenons ensuite la lancha pour Santiago. Ici pas d’horaires, il faut attendre d’être 15 pour partir. Nous n’attendons pas longtemps et après une dizaine de minutes de navigation où nous discutons football avec Luis, un passager guatémaltèque, nous accostons à Santiago.

D’emblée, l’ambiance nous plaît. Il y a bien les boutiques au sortir du débarcadère, mais passé cette rue, nous retrouvons une atmosphère trépidante. C’est le marché aujourd’hui, et tous ces étals de fruits et légumes, de viandes grillées et de textiles nous mettent l’eau à la bouche. Nous prenons quelques fraises et les dégustons (sans oublier de les laver à l’eau minérale) sur la place au milieu du marché pour profiter de l’atmosphère.

 

 

Nous déambulons ensuite dans les rues de Santiago, passant par exemple devant l’église coloniale.

 

 

Nous décidons ensuite d’aller voir une attraction un peu spéciale de Santiago, le Maximon. Nous essayons de trouver par nous-mêmes, mais là c’est assez difficile. Nous hélons un tuk-tuk pour nous y emmener et comprenons pourquoi nous ne trouvions pas. Le chauffeur nous arrête au bas d’une ruelle et nous indique de la remonter pour y trouver ce que nous cherchons. Etroite et sans rien d’indiqué, nous lui faisons confiance et arrivons dans une maison d’habitation. Là, des locaux patientent dans ce qui ressemble à une salle d’attente et assistons à quelque chose d’assez unique en son genre.

Dans une salle à l’ambiance « bizarre », un homme est assis sur une chaise, la tête recouverte d’un stetson, le visage caché par des tissus accrochés à ce chapeau. Un autre tourne autour de lui en faisant des incantations et lui crachant de l’alcool au visage. Le tout face au Maximon, une statue de bois représentant San Simon, à genoux et couvert de cravates, la tête ornée d’un stetson et une cigarette à la bouche, d’où son surnom du dieu fumeur.

On nous demande 5Q chacun pour regarder (10Q pour une photo et 50Q pour une vidéo) et restons pour la cérémonie suivante. Le chaman ayant terminé sa prestation, il vient s’asseoir à côté de nous et nous explique que les personnes désirant se soigner (le premier fidèle était à l’évidence atteint d’un cancer de la gorge ou toute autre maladie grave à ce niveau-là, la seconde une petite fille handicapée), souhaitant l’amour ou voulant forcer leur chance viennent ici invoquer le Maximon.

La cérémonie continue avec un autre chaman, et contrairement à nos cérémonies pleines de respect et de silence, ici la bière coule à flot et les membres de la confrérie discutent et rigolent comme si rien ne se passait.

Cela ne les empêche pas d’avoir l’œil tout de même. Un touriste est pris en flagrant délit de prendre une vidéo et personnellement, je n’aurai pas aimé être à sa place. Il se rend d’ailleurs compte qu’il ne vaut mieux pas jouer au plus malin et paie avant de partir la queue entre les jambes.

En tout cas, nous sommes juste venus voir une statue censée être un peu grotesque, et finalement nous avons vécu un moment assez unique en assistant à ce culte mêlant chrétienté et tradition maya. La seule source de revenus de cette confrérie étant l’argent donné par les touristes, il faut bien veiller à suivre les instructions des membres. Ils annoncent sans détours la couleur et la triche est très mal vue. Ce qui est par contre apprécié, c’est une offrande à Maximon, un paquet de cigarettes ou une flasque faisant forte impression.

Après cette visite, direction le marché pour prendre un petit sandwich (pas terrible d’ailleurs) et rentrer au camp de base.

Santiago a été une bonne surprise, un endroit qui nous aurait sans doute bien convenu comme camp de base.

Nous n’avons pas pris le temps ici d’aller visiter le mémorial du Parque de la Paz, commémorant un pan de l’histoire du Guatemala. La guerre civile a en effet fait rage pendant plus de trente ans dans ce pays, après que le président en exercice souhaitant une réforme agraire égalitaire contraire aux intérêts d’une multinationale américaine a été renversé par la junte militaire. Le coup d’état a été financé et organisé par les Etats-Unis et la CIA. Donald Trump n’a rien inventé, même si lui assume carrément.

Et Santiago Atitlan a en effet été un des premiers villages à se rebeller contre la junte et a payé un très lourd tribut, comme beaucoup d’autochtones mayas qui ont péri ou « disparu » pendant cette guerre civile.

Une fois de retour à la chambre, un petit café pris au marché et un peu de repos.

Pour le dîner, c’est chez Esmeralda que nous retournons, cette fois seulement en tant que clients. Accueillis avec le sourire et un thé à la camomille, le menu unique est délicieux. Poulet en sauce (des œufs pour Emie) avec des petits légumes, du riz, des frijoles (évidemment), du guacamole et des tortillas (évidemment). Un délice.

 

 

Nous prenons congé de notre hôte et en attendant l’heure de notre prochaine activité, nous retournons à la chambre pour vaquer à nos occupations.

Il est ensuite l’heure de notre rendez-vous bien-être. En effet, nous avons pris rendez-vous à la Casa Panoxti’ pour un sauna maya. Impossible à trouver seuls, il avait fallu la veille demander à une habitante où était cet établissement. En fait dans une maison comme les autres sans enseigne ou indications, les propriétaires ont installé dans leur jardin une piscine à remous qu’ils louent à l’heure. Des jeunes locaux y boivent des bières en écoutant de la musique. Dans ce qui s’apparentent à un cabanon, un sauna maya a été construit. Sorte d’igloo en pierre, un four chauffe des pierres volcaniques sur lesquelles nous aspergeons de temps en temps de l’eau pour faire de la vapeur (c’est donc plus un hammam qu’un sauna à proprement parler). Des plantes médicinales placées sur les pierres, ajoutées à la transpiration abondante donnent une sensation de bien-être. Pendant pratiquement une heure (nous sommes sortis avant la fin de la session), nous ne pensons à rien et profitons de ce moment, avec en fond la musique (pas trop agressive) de la piscine attenante.

 

 

Après s’être rincés et avoir remercié le propriétaire, nous retournons à la chambre. Il faut en effet se coucher tôt puisque nous partons pour notre prochaine étape le lendemain aux aurores.

Si nous devions faire un petit bilan de notre séjour au lac Atitlan, disons qu’il serait mitigé.

Surtout en fait à cause de l’image que nous nous en étions faite par nos lectures. Nous nous attendions à un endroit calme et posé. La réalité est toute autre, mais la surprise passée, nous nous sommes bien sentis dans la zone et avions nos petites habitudes.

A San Marcos, la population locale pas vraiment locale et la zen attitude ne nous pas attirés plus que ça. Nous aimons le calme, mais là l’ambiance était un peu trop orientée « vie alternative ». Manger local aurait été moins évident, tout comme être hébergé bon marché et s’imprégner de l’endroit en y prenant plaisir.

A San Juan, il nous a fallu une petite journée pour comprendre qu’en s’écartant de la rue principale, nous retrouvions ce qui nous correspond plus, du chaos organisé, avec une proposition de street food, d’échoppes diverses et variées, et des activités pas forcément touristiques, mais permettant tout de même de découvrir la culture locale.

Nous n’avons pas trop vu San Pedro, mais en déambulant dans les ruelles, il nous est apparu que sortis de la rue principale d’activités plus ou moins touristiques, il n’y avait pas trop de vie.

Enfin, Santiago, plus étendu que les villages précités, offre tout. De la vie, un marché quotidien animé par autre chose que des stands de magnets et de souvenirs, de la street food, et peu de touristes de prime abord. Un bon point de chute pour un séjour au lac. Seul point faible peut-être, les lanchas qui ne sont pas cadencées et attendent d’être remplies (15 personnes) pour partir. Mais quand on a le temps…

Pour terminer sur ce bilan, nous n’avons finalement pas gravi le Rostro Maya. Nous avons choisi d’explorer plutôt les villages, la randonnée de l’Indian Nose devant se faire absolument avec un guide (le sentier peut être fréquenté par des détrousseurs armés) et pour un budget normal au lever du soleil. Trop tôt pour nous. Tant pis pour la vue, nous avons été plutôt servis au Fuego et avons ainsi pu avoir du temps pour apprécier d’autres choses.

 

 

Nuit au Chirris Hostel : 170Q

Desayuno à la Lupita : 25Q /p

Tuk-Tuk San Juan – San Pedro : 10Q/p

Lancha San Pedro – Santiago : 25Q /p

Lancha Santiago – San Pedro : 25Q /p

Tuk-Tuk San Pedro – San Juan : 10Q/p

Maximon : la confrérie demande 5Q/p pour regarder, 10Q pour des photos, 50Q pour des vidéos

Dîner au Deleite Ancestral : 50Q /p – sur réservation uniquement

 

8 janvier 2026

C’est le départ ce matin du lac Atitlan.

Levés à 5h du matin, il faut absolument être avant 6h à l’embarcadère pour prendre la première lancha direction Panajachel.

Pour ce coup-là, vus la distance à effectuer et le timing assez serré, nous avons fait le choix de la shuttle touristique.

Après quelques tergiversations sur l’emplacement exact où attendre le bus, le départ est donné à 7h30/45 pour un trajet annoncé de 8/9h « mas o menos » (plus ou moins).

Le trajet est plutôt agréable. La première pause est effectuée à une station-service un peu après Chichicastenango. Elle est annoncée pour à peine 20mn et tout le monde se précipite sur les chips, le coca et autres sucreries que les guatémaltèques consomment en quantité.

Nous aurions préféré avoir 10mn de plus pour prendre un vrai petit déjeuner, mais si l’on ajoute le temps de la queue aux toilettes… bref nous nous rapatrions sur le moins disant, un sandwich salade fromage. Vraiment pas terrible.

Le chauffeur lui, prend son temps pour avaler un bon plat typique qui nous faisait bien envie, et au lieu d’une vingtaine de minutes, c’est presque 40 que la pause durera !

Nous repartons déçus de ce que nous avons mangé.

La route continue et le paysage commence à changer, devient plus sec.

Nous avons aussi l’occasion d’apprécier la gestion des déchets dans la région. Inexistante est le mot qui la qualifie. En effet, nous voyons à plusieurs reprises un flanc de montagne où sont déversés les poubelles du village et qui brulent tranquillement en plein air.

La deuxième pause arrive alors et cette fois, nous demandons au conducteur si les 20mn seront bien 20mn. Il nous assure que oui et une fois que nous avons acheté les snacks pas très nourrissants de la station, le voilà qui se fait servir un plat consistant. Les 20mn se transforment une nouvelle fois en 30/40mn, sans avoir mangé correctement. Rageant.

Nous continuons le trajet et arrivons de nuit à Lanquin plus de 11h après notre départ.

A la station de bus, les tuk-tuk sont légion et refusons leur proposition, l’hôtel de ce soir étant à moins de deux kilomètres. Nous sommes alors traités de fous car nous voulons marcher 20mn.

Il est vrai que nous avons remarqué que les habitants ne marchent pas beaucoup et utilisent beaucoup les tuk-tuk.

Nous arrivons enfin à l’hôtel situé le long du Rio Lanquin et profitons de la terrasse très sympa du Yaxlik Hotel pour boire une bière bien fraiche et méritée.

Cette journée de transport se termine par une bonne douche avant de s’endormir très rapidement dans le calme relatif de Lanquin.

Lancha San Juan – Panajachel : 25Q /p

Navette Panajachel – Lanquin : 250Q /p

Nuit au Yaxlik Hostel : 215Q

 

9 janvier 2026

Ce matin, nous prenons un petit-déjeuner typique sur la terrasse de l’hôtel, puis contactons José, un tuk-tuk qui nous a donné son numéro la veille.

 

 

Il nous amène tranquillement sur le site de Semuc Champey et nous arrête même sur un point de vue.

 

 

Ce site naturel plutôt bien aménagé va nous faire marcher sur un sentier bien grimpant, évidemment parsemé de petites vendeuses de fruits et autres rafraichissements pour atteindre un mirador.

Nous arrivons juste après un petit groupe de touristes et devons attendre un peu que leur séance photos se termine.

Nous prenons ensuite le temps d’admirer le paysage et aussi de prendre quelques photos bien sûr.

 

 

Le sentier continue et nous amorçons la descente vers les cascades qui forment des piscines naturelles dans un très joli cadre.

J’en profite pour me rafraichir, quoique l’eau n’est pas forcément très fraiche. Emie passe son tour mais nous profitons du moment et du cadre.

 

 

 

Le temps de se sécher et nous repartons vers la sortie du parc. Sur le chemin nous croisons par hasard Vincent et Lisa, que nous avions rencontrés sur le volcan Acatenango. Ils arrivent du Biotopo del Quetzal où avec un guide ils ont pu observer des oiseaux, dont le fameux Quetzal, emblème du pays.

Nous arrivons ensuite à la sortie du parc où nous reprenons un tuk-tuk direction le « centre » de Lanquin pour déjeuner. Nous trouvons une comedor où la propriétaire nous prépare une belle assiette de riz, œufs , frijoles, et légumes.

 

 

Nous retournons ensuite au Yaxlik pour récupérer nos sacs et boire un café en attendant José, notre tuk-tuk désormais attitré.

Celui-ci nous amène à la maison du guide qui va nous conduire à notre prochain hébergement, le Chibocol. Légèrement isolé, il faut marcher sur un sentier non balisé une bonne vingtaine de minutes pour atteindre notre camp de base pour ces deux jours où nous avons prévu une seule chose : ne rien faire !

Le guide en question est un papy de 70 ans, tout sec et bien fatigué. Il revient juste de l’hôtel et doit y retourner pour y apporter un bidon de gasoil qui doit bien faire 20kg sur le dos. Apparemment ce n’est rien puisqu’il nous propose aussi de porter nos sacs, ce que nous refuserons poliment.

 

 

Nous prenons donc le sentier qui longe la rivière et arrivons au Chibocol.

Apres une bonne douche, nous prenons place sur les canapés de la plateforme de yoga pour profiter de la vue avec un bouquin.

 

 

Le soir, le repas en commun est servi et ce sont de copieux burritos au soja qui sont au menu.

Quelques discussions avec les autres touristes, puis il est l’heure d’aller au lit. Il a tout de même fallu patienter le temps que l’énorme tarentule qui nous coupait la route vers la chambre veuille bien nous laisser passer, mais nous arrivons quand même vivants a la chambre.

Demain c’est journée off et nous nous en délectons d’avance. 

Nuit au Chibocol : 230Q

Diner au Chibocol : 70Q /p

Tuk-Tuk pour Semuc Champey : 25Q /p

Tuk-Tuk pour le Chibocol : 20Q /p

 

10  janvier 2026

Aujourd’hui, comme prévu, nous n’avons rien de prévu.

Nous allons donc alterner entre repas pris au Chibocol et séances de hamac pour moi, séance de yoga pour Emie.

 

 

 

Repos, livre, un peu d’internet pour préparer la suite, la journée se passe tranquillement et ça fait un bien fou.

Le cadre s’y prête puisque seul le bruit de la rivière nous berce. Pas de musique à fond, de bruit de moteur ou encore de klaxons, le bonheur.

La fin de journée arrive et il faut à nouveau faire son sac et se préparer pour une journée transports qui va nous amener vers Flores.

Nuit au Chibocol : 230Q

Petit-déjeuner au Chibocol : 50Q /p

Déjeuner au Chobocol : 60Q /p

Diner au Chibocol : 70Q /p

 

11 janvier 2026 

C’est donc une bonne journée de transport qui nous attend.

Départ sans petit déjeuner du Chibocol, sous les nuages à 6h. Nous suivons le guide matinal et avant d’arriver à la fin du sentier, pour la première fois la pluie s’invite. Qu’elle tombe ! Aujourd’hui pas besoin de beau temps nous serons dans les bus toute la journée.

Nous retrouvons au bout du sentier José, notre tuk-tuk « privé ». Il nous amène à la station de collectivos pour Coban, première étape de notre trajet. 

Nous avons voulu cette fois-ci passer par les transports publics et non par une navette touristique en pensant économiser sur le trajet. Nous nous apercevrons assez vite que finalement nous paierons quasiment le même prix.

Pour autant nous ne regretterons pas ce choix. Le premier collectivo nous amène donc à Coban et le pilotage du chauffeur a sans doute eu raison de la culotte d’Emie, les villages étant traversés à vitesse grand V et les virages pris à la corde. Cela n’empêche pas l’assistant rabatteur du chauffeur d’être debout à côté de la porte ouverte, téléphone à la main.

Nous arrivons un peu retournés mais vivants à la station de bus de Coban. Là, nous retrouvons l’effervescence de ces endroits, avec les rabatteurs, les (très) jeunes vendeurs à la sauvette et le marché au milieu de la station.

En attendant le prochain bus pour Sayaxché, c’est sur un petit stand du marché que nous allons prendre notre petit déjeuner. Ce n’est pas le brunch des halles de notre chère cité des Ducs, mais cela fera largement l’affaire.

 

 

Nous prenons ensuite place dans le bus pour Sayaxché. Le véhicule est bondé, les strapontins sont pris mais le chauffeur n’hésite pas à s’arrêter reprendre des gens tout au long du trajet. Certains finissent carrément debout.

Nous comprenons aussi pourquoi il y a autant de déchets sur les bords de route. Sans aucun remord, les passagers n’hésitent pas à balancer leurs paquets de chips ou leurs bouteilles en plastique vides par la fenêtre, et personne ne trouve rien à redire.

Nous arrivons donc à Sayaxché un peu engourdis de ce long trajet inconfortable, mais nous n’en avons encore pas terminé.

Nous prenons un petit traversier pour aller de l’autre côté de la rivière, où un collectivo va partir pour Santa Elena. Ce qu’il y a de sûr, c’est que les correspondances sont très fluides dans ce pays. Le tout sans application ou organisation centralisée.

Nous nous apercevons aussi qu’ici il n’y a pas du tout les mêmes normes que chez nous (d’ailleurs y’en a-t-il ne serait-ce qu’une seule ?). Nous avons déjà vu qu’un chauffeur peut conduire pendant 11h avec seulement deux petites pauses. Là, le van 15 places assises va aller jusqu’à contenir 27 personnes ! 

 

 

Malgré tout, la fin du trajet se passe plutôt rapidement et la pluie qui était tombée toute la journée s’arrête lors de notre arrivée à la station de bus de Santa Elena.

Là c’est changement de décor total. Le paysage est complètement plat. En marchant pour arriver à Flores, les tenues plus occidentales ont remplacé les tenues traditionnelles, nous voyons des voitures de particuliers (ce qu’il n’y avait pas à Lanquin ou même au lac Atitlan), et le physique des locaux est moins « maya » que sur nos destinations précédentes.

Nous arrivons alors à Flores, petite île sur le lac Peten Itzal. Il fait nuit, nous avons nos sacs et après cette journée plutôt fatigante, nous décidons de directement aller à l’hôtel à San Miguel. 

Nous nous arrêtons tout de même sur la place « centrale » surplombée par l’église où une feria semble être installée. Nous y dégustons un très bon burrito sur le pouce puis prenons une lancha pour San Miguel, face à Flores. Nous y prenons notre chambre, et après une bonne douche froide (peu d’eau chaude dans les hôtels au Guatemala, en tout cas dans notre gamme) il est temps de se coucher au son du concert donné à Santa Elena et des pétards régulièrement lancés à Flores.

Lanquin – Coban :    1h15/30 40Q/p

Coban – Sayaxché :    5h/5h30 80Q/p

Traversier à Sayaxché : 3Q/p

Sayaxché – Santa Elena : 2h 30Q/p

Nuit à la posada Don Julio : 225Q

 

12 janvier 2026

La météo est toujours avec nous pour le moment. Une bonne pluie est tombée cette nuit, mais les chants répétés des coqs du villages n’ont pas fait que nous réveiller aux aurores, ils ont apparemment appelé le beau temps aussi.

Dans la nuit, José, le tuk-tuk de Semuc Champey a envoyé un message à Emie pour savoir comment s’était passé notre trajet jusqu’à Flores. Sympa ce José !

Mais à peine le temps de lui répondre qu’un second message arrive de sa part. Là le fin du fin, c’est une photo de pénis (le sien ?) qui arrive. Dommage, ce petit José était plutôt un bon gars mais là c’est la surprise. Nous pensons aussi à la touriste anglaise à qui nous avons donné le numéro de José en lui assurant qu’il était cool…

Bref, nous prenons assez tôt la lancha pour Flores et trouvons un petit resto sympa sur la place de l’église pour un petit déjeuner typique, le El Mirador.

Nous déambulons ensuite dans les jolies rues colorées de Flores, tout en regardant les agences pour organiser la suite. 

 

 

Nous nous dirigeons ensuite à Santa Elena et sa station de bus pour prendre un collectivo direction El Remate.

Ce petit village a beaucoup de charme et il règne une bonne atmosphère. 

Nous marchons le long du lac en direction du Biotopo del Cerro Cahui. Ce parc naturel assez peu fréquenté (nous ne serons que tous les deux sur les sentiers) ne paie pas de mine. Pourtant, la faune est présente et le long des 6 kms de sentier nous verrons par exemple un pic-vert type Woody the woodpecker avec sa houppette rouge ou encore un araçari (sorte de toucan). 

 

 

 

Nous continuons notre chemin et entre deux miradors, une autre bande de singes, encore plus nombreux se laissent tranquillement observer en nous jetant quelques coups d’œil curieux.

 

 

 

Nous ressortons alors de ce petit parc ravis, et retournons du côté de l’arrêt de bus. Nous nous arrêtons manger une bonne assiette d’œufs, frijoles, légumes vapeur, riz et crudités. 

Apres ce très bon repas, nous reprenons le bus pour Santa Elena puis la lancha pour San Miguel, sans oublier de faire une petite pause gourmande sur la place de l’église avec une petite glace prise à une vendeuse ambulante.

Nous profitons ensuite du balcon et du coucher de soleil sur le lac avec quelques cacahuètes et une bonne bière bien fraiche.

 

 

 

 

L’arrivée des moustiques annonce alors le retour à la chambre, et après une bonne douche (toujours aussi froide) nous nous endormons, toujours bercés par un concert en plein air donné à Santa Elena.

Nuit à la posada Don Julio : 225Q

Biotopo del cerro Cahui : 40Q/p

Collectivo Santa Elena – El Remate : 25Q/p

Lancha San Miguel – Flores : 10Q/p

 

13 janvier 2026

Nous nous réveillons encore au son des coqs et des pétards, mais cette fois-ci le ciel est chargé et un crachin s’est installé sur Flores et ses environs.

Ce matin, nous allons donc prendre notre temps pour aller prendre le bon petit-déjeuner du Mirador. 

Sur et autour de la place de l’église, il y a un peu d’animation avec quelques musiciens et des artistes de rues.

 

 

En allant déposer notre linge à la laverie nous tombons sur un défilé de danseurs et de marionnettes traditionnelles. Nous apprenons grâce aux locaux qu’une feria patronal est en cours à Flores. Ce qui explique l’animation nocturne à Santa Elena et les pétards régulièrement lancés à Flores.

 

 

 

Après un passage au centre commercial de Santa Elena pour retirer de l’argent, nous retournons ensuite à San Miguel, et le temps s’améliorant, nous décidons d’aller faire un tour dans le village.

Nous suivons alors un sentier aménagé sur des passerelles dans le site archéologique de Tayasal. Ce site est assez récent et des excavations sont en cours. 

 

 

 

La balade est agréable et nous permet d’atteindre un mirador et une très belle vue sur Flores et ses environs.

 

 

 

Il est ensuite temps de retourner à Flores pour récupérer notre linge. En attendant l’heure du retrait, nous déjeunons au Mirador et en profitons pour faire une pause frijoles et riz. Cette-fois ce sera bifteck / frites pour moi, filets de poisson / frites pour Emie. 

Sur le chemin de la laverie, nous tombons sur une petite pâtisserie et craquons pour des gâteaux à la crème et noix/banane.

Nous récupérons enfin notre linge et retournons à la chambre pour profiter de l’agréable balcon et vaquer à nos occupations pour terminer cette journée plutôt tranquille.

Nuit à la posada Don Julio : 225Q

Lancha San Miguel – Flores : 10Q/p

 

14 janvier 2026

Notre dernière journée dans le Petén sera consacrée à la visite du site maya de Tikal.

Pas de pression, nous avons décidé de ne pas faire le lever ou le coucher du soleil sur le site.

Nous nous levons tranquillement puis allons prendre le petit-déjeuner à notre cantine locale, le Mirador.

Nous nous dirigeons ensuite vers la station de bus de Santa Elena pour prendre un collectivo direction Tikal.

Le chauffeur Carmelo est plutôt sympa mais a un gros défaut, il est répugnant. Toutes les deux minutes il se sent obligé de racler le fond de sa gorge et de son nez pour cracher une grosse glaire par la fenêtre. Le summum est atteint lorsqu’il nous dépose au parc avec un rot venu du fond de son estomac.

Bref, nous arrivons au parc et prenons un guide que nous partagerons avec un français. Avec sa copine (malade et donc absente pour cette visite), ils ont acheté un van au Mexique et sont sur un trip de 6 mois vers le sud, direction le Panama.

Pendant environ 3h, Danilo notre guide va nous faire découvrir dans un anglais pas forcément évident à comprendre, la vie dans cette ancienne cité maya.

 

 

Temples, acropole, nécropoles, plateformes astronomiques et stèles vont rythmer notre visite. Les vues du haut des temples sont magnifiques. Et malgré le peu d’avancées technologiques de ce peuple maya, ils étaient au fait de pas mal de choses concernant les astres, les solstices et tout ce qui entoure la nature et ses bienfaits.

 

 

 

 

 

 

La flore et la faune sont aussi au rendez-vous puisque le parc est situé dans un environnement protégé et le site n’a pas souffert d’aménagements touristiques dénaturants.

 

 

Nous croiserons ainsi des singes araignées, un toucan ou encore des coatis. Il est possible aussi de croiser le fameux jaguar mais nous n’aurons pas cette chance aujourd’hui. Peu de temps avant nous, un jaguar a tué un coati devant les touristes qui filmaient les petits rongeurs.

 

 

 

Cette visite terminée, nous ressortons du parc satisfaits même s’il aura fallu beaucoup de concentration pour comprendre le guide, et reprenons un collectivo direction Santa Elena. Dieu merci sans Carmelo cette fois-ci.

Nous profitons de la dernière soirée à Flores pour déguster un burrito sur la place de l’église en l’accompagnant d’une bière. 

Il est enfin temps de rentrer à San Miguel pour passer une dernière nuit dans le Petén, une région très différente de ce que nous avons pu voir depuis le début de notre voyage mais qui mérite vraiment le coup d’œil, que ce soit pour le mystique Tikal, l’animation de Flores, la très bonne surprise du Biotopo ou la tranquille El Remate.

Demain, c’est le départ vers notre dernière étape, le Rio Dulce et la côte Caraïbes.

Collectivo Santa Elena – Tikal : 40Q/p

Entrée à Tikal : 150Q/p (il faut rajouter 100Q/p si on veut y aller au lever/coucher du soleil)

Guide : 400Q pour un groupe

Collectivo Tikal – Santa Elena : 40Q/p  

Lancha San Miguel – Flores : 10Q/p

Nuit à la posada Don Julio : 225Q

 

15 janvier 2026

RIO DULCE et LIVINGSTON

Nous partons aux aurores de San Miguel pour nous diriger vers la station de bus Santa Elena.

Un car nous attend pour un départ à 7h00, direction Rio Dulce. Après 5h de route sans encombre, nous voici donc arrivés à Rio Dulce. Nous sommes directement pris en charge par une personne arborant un polo « Turismo » qui nous amène à l’embarcadère pour réserver la deuxième et dernière lancha de la journée à 14h30 pour notre hébergement, la Casa Maya.

Il nous faut ensuite attendre plus de 2h et décidons d’aller manger un morceau sur un des nombreux stands parsemant la ville. Assiette simple dans un endroit simple, puis nous déambulons un peu dans les rues de la ville. Beaucoup d’échoppes où se vendent fruits, légumes, habits, souvenirs, mais aussi une jolie vue sur le rio Dulce (le fleuve cette fois-ci).

 

 

 

Il est ensuite temps de prendre la lancha, et bizarrement, nous ne sommes que tous les deux. Bizarrement aussi, le bateau ne va pas dans la bonne direction ! Le bateau s’arrête du côté du Castillo San Felipe, joli petit fort à l’entrée de la baie. En fait, le pilote de la lancha nous a fait faire un petit tour pour que nous voyions ce point d’intérêt de la ville avant de récupérer le reste des passagers. Sympa ! Ce coup-là, pas d’échange de numéros donc nous sommes sûrs que nous n’aurons pas d’autre « photo-surprise » …

 

 

Bref, le trajet (environ 45mn) est plutôt agréable sur le fleuve et après avoir déposé les écoliers et habitants à leurs arrêts respectifs, nous arrivons à notre hébergement, un petit bungalow au milieu d’une végétation importante où nous passerons nos 5 prochaines nuits. Objectif ne pas trop en faire.

 

 

Nous prenons un petit apéro bières cacahuètes sur le ponton en attendant le coucher de soleil sur le fleuve, puis le dîner dans l’espace commun. Pâtes aux légumes pour moi, soupe de légumes pour Emie.

 

 

Comme souvent après un long trajet, nous ne mettons pas longtemps pour aller nous coucher et nous endormir, enfin bercés par le seul bruit des grillons.

Collectivo Santa Elena – Rio Dulce : 130Q /p (5h)

Nuit à la Casa Maya : 260Q

Plats à la Casa Maya : entre 35Q et 100Q

Lancha Rio Dulce – Casa Maya : 100Q par personne (150 pour pousser jusqu’à Livingston)

 

16 janvier 2026

Notre programme de ces prochains jours est dicté par la météo, qui annonce de grosses pluies pour nos deux dernières journées ici.

Nous décidons donc aujourd’hui d’aller à Livingston, bourgade à l’entrée du rio Dulce, connue pour être peuplée à majorité de Garifunas, des descendants d’immigrés antillais.

La lancha collective est assez tôt le matin et nous prévoyons donc de prendre le petit-déjeuner là-bas. Le trajet est somptueux, à ce niveau du fleuve un canyon est formé et les oiseaux sont nombreux. Aigrettes, cormorans et pélicans nous accompagnent ainsi tout au long du trajet.

 

 

 

 

 

Arrivés à Livingston, la première impression n’est pas terrible avec le ciel gris et le délabrement des premiers bâtiments en arrivant. Nous prenons aussi un petit déjeuner pas franchement terrible dans un endroit plutôt limite au niveau hygiène. Nous n’avons pas eu le nez fin sur ce coup-là et cela ne contribue pas trop à retirer du positif sur notre arrivée.

Nous nous baladons dans la bourgade et tombons sur un défilé costumé du genre que nous avions vu à Flores.

 

 

 

Arrivés sur le bord de l’océan, nous décidons de longer le bord de l’eau pour aller, 5kms plus loin à la cascade de Las Siete Alturas, située à quelques centaines de mètres de la frontière avec le Belize.

Le parcours aurait pu être sympa le long des plages, mais les tonnes de détritus que nous devons éviter ne le rendent pas agréable. Il faut arriver à hauteur de Quehueche pour que les déchets s’amenuisent, certains propriétaires nettoyant leur partie de littoral. Il y a une impression d’abandon et de fin du monde sur cette partie de Livingston. Soit la saison touristique n’est pas encore commencée (et il y a du boulot !) soit les établissements sont abandonnés.

 

 

 

 

 

Nous arrivons ensuite à la cascade, sans trop savoir à quoi nous attendre. Nous réglons le droit d’entrée et tombons sur un endroit plutôt joli, avec des piscines naturelles où les gens peuvent se baigner. J’en profite quand même pour aller faire trempette mais l’eau n’est pas très chaude.

 

 

 

Plutôt que de rebrousser chemin jusqu’à Livingston (nous avons zappé la visite de la fameuse playa Blanca, accessible seulement en lancha), nous prenons à partir de Quehueche la route qui rentre un peu plus dans les terres et dans le village.

C’est ici que nous nous arrêtons pour le déjeuner. Dans un restaurant au bord d’un bras de rivière très agréable, nous prendrons des frites et des œufs pour Emie, du poulet pour moi.

Nous poursuivons ensuite, toujours à pied, l’exploration de cette partie de Livingston, et le retour du beau temps aidant, commençons à apprécier un peu plus ce village.

 

 

Nous avons un peu de temps avant de reprendre la lancha, et après un cafecito, nous assistons à un spectacle dans la continuité du défilé vu précédemment.

L’heure est venue de retourner à la Casa Maya et le trajet en lancha est vraiment splendide.

Nous faisons ensuite connaissance avec Camila, la petite fille de 4 ans de la famille qui nous accueille. Elle s’approche tout doucement avec son petit sac à dos rose, et il ne lui faut pas plus qu’une invitation à s’asseoir pour qu’elle sorte ses jeux du sac et nous demande de jouer avec elle. Nous acceptons évidemment et après du coloriage et des jeux d’enfants très sommaires, nous dînons dans la salle commune, puis allons nous coucher dans le calme olympien de l’endroit.

Nuit à la Casa Maya : 260Q

Plats à la Casa Maya : entre 35Q et 100Q

Lancha Casa Maya / Livingston : 80Q /p aller/retour

 

17 janvier 2026

Le deuxième jour à la Casa Maya nous promet, selon la météo, d’être le plus ensoleillé.

Après le petit déjeuner, nous décidons donc de louer un kayak à la journée pour explorer un peu les petits chenaux du fleuve proches de notre hébergement.

A notre rythme, nous prenons ainsi le temps de glisser sur l’eau, dans le calme et sous le soleil matinal.

 

 

Pour notre première étape, nous tentons d’aller à la cascade Lampara, qui sur la carte dessinée à l’hôtel devrait être accessible. Nous nous apercevrons vite que cette carte n’est pas du tout à l’échelle. La distance étant bien trop longue, nous rebroussons chemin. Pas grave, nous avons tout de même l’occasion d’observer un gros iguane en train de se nourrir. Arrivés sans doute trop près de lui, il se réfugie alors en haut d’un cocotier.

 

 

Nous remontons donc ce bras du Rio Dulce pour ensuite traverser le fleuve et nous diriger vers Agua Caliente, un endroit aménagé avec des sources chaudes.

 

 

Le petit bassin est chauffé par des pierres volcaniques, mais il n’y a bien sûr pas de thermostat ! C’est donc soit brûlant quand les pierres s’activent, soit froid. Il faut sans cesse brasser l’eau pour la refroidir à l’approche des pierres brulantes. Cette fois, ce sont deux iguanes qui nous observent du haut de leur arbre, situé à notre aplomb. L’un d’eux manquant carrément de tomber sur nous !

L’heure est venue de penser au déjeuner et nous reprenons les kayaks.

En arrivant avec la lancha le premier jour nous avions vu en déposant des jeunes dans une école qu’il y avait au même endroit un restaurant.

Nous tentons le coup, et accompagnés des nombreux oiseaux du Rio, nous arrivons dans un endroit hyper paisible.

Il s’agit en fait d’une école équivalente peut être en France à une filière professionnelle, puisque nous sommes accueillis par des jeunes apprentis. Encadrés par un adulte, ils apprennent tout ce qui a un rapport avec la restauration (cuisine, service, bar).

Un seul menu disponible, nous ne faisons pas les difficiles. Le poisson à la plancha accompagné de frites est très bon, le tout arrosé d’un jus d’ananas frais. Nous remercions ensuite nos hôtes pour ce très bon repas et nous dirigeons vers une grotte toute proche, la Cueva del Tigre.

Nous avons donc l’occasion de traverser l’école, située dans un cadre idyllique. Le chemin de la grotte se situe derrière le terrain de foot plutôt sommaire de l’école, et après un kilomètre et demi de sentier, nous tombons sur la cueva del Tigre.

 

 

Nous ne nous attendions à rien d’exceptionnel, mais l’endroit est plutôt joli et la grotte impressionnante.

 

 

 

Il est ensuite temps de reprendre le kayak et de rentrer à la Casa Maya prendre une bonne douche (froide évidemment).

Un petit tour ensuite sur le hamac de la terrasse histoire de se préparer aux deux prochaines journées où rien n’est prévu à part la pluie, puis nous allons diner.

Il faut d’abord passer par la case jeux et coloriages avec la petite Camila qui, dès qu’elle nous voit arriver sort son sac à dos « Hello Kitty » dont elle est très fière et qui contient l’essentiel de ses jeux.

Nous mangeons aux côtés de deux suissesses qui sont sur un voyage au long cours. Cela fait un peu plus d’un an qu’elles parcourent le monde et cela nous rappelle quelques souvenirs. Et même si l’itinéraire n’est pas tout à fait identique, les impressions sur les pays en commun que nous avons traversés sont assez proches.

Le repas englouti, nous prenons enfin la direction de la chambre pour une bonne nuit de sommeil.

Nuit à la Casa Maya : 260Q

Plats à la Casa Maya : entre 35Q et 100Q

Location kayak deux personnes : 50Q la journée

Agua Caliente : 15Q/p (25Q pour ajouter le sauna naturel de 25mn)

 

18 et 19 janvier 2026

Pour ces deux journées qui concluront notre séjour au Guatemala, nous avons décidé de les consacrer à nous, à ne penser qu’à se reposer, à vaquer à nos occupations respectives (lecture, internet, streaming, sieste).

Les journées sont ainsi rythmées par les repas pris à la salle commune et les jeux avec la petite Camila. Le pied du sapin de Noël a la Casa Maya doit être beaucoup moins fourni que celui de nos petits français un 25 décembre. Outre le coloriage et les histoires imaginées par Camila avec quelques gros legos (et on peut dire qu’elle a de l’imagination !), le cache-cache et embêter les poules et les canards de la maison sont un peu les seules distractions de la petite.

 

 

Nous n’oublierons quand même pas de célébrer mon anniversaire avec une bonne bière locale sur le ponton de la Casa Maya, mais l’essentiel a été que ce séjour ici a été ressourçant, dans une ambiance calme et avec une famille très accueillante et bienveillante.

Demain, il s’agit de retourner à Antigua (toujours dans l’optique d’éviter au maximum la capitale) pour y passer notre dernière nuit avant de repartir à l’aéroport.

Nuit à la Casa Maya : 260Q

Plats à la Casa Maya : entre 35Q et 100Q

 

20 et 21 janvier 2026

RETOUR A ANTIGUA… ET AU BERCAIL !

Après le petit déjeuner et une dernière séance de jeux avec Camila, nous faisons nos adieux à la petite famille de la Casa Maya.

Une heure de lancha nous attend avant d’arriver à Rio Dulce où nous allons prendre un shuttle vers Antigua.

Nous y retrouvons Lisa et Vincent, les deux français avec qui nous avions partagé une cabine au volcan.

Nous échangeons sur nos expériences puis montons dans le bus.

Huit heures de trajet plus tard, nous arrivons à Antigua pour notre dernière nuit au Guatemala.

 

 

Le lendemain matin est passé dans les rues de la ville pour dépenser nos derniers quetzales et rapporter quelques souvenirs.

 

 

A midi, il est temps de boucler une dernière fois les sacs pour prendre la navette direction l’aéroport, des souvenirs plein la tête.

Navette Antigua – Aéroport : 150Q /p

 

NOS IMPRESSIONS

Après autant de temps passé sans voyage au long cours, il nous fallait quelque chose qui rassemble tout ce qu’on aime. Le dépaysement, une culture différente et une diversité de paysages étaient nos critères principaux pour le choix de la destination. La période également eu égard au planning d’Emie.

Le Guatemala est donc venu naturellement en haut de la liste, malgré une mauvaise réputation au niveau sécurité.

Au final, nous avons obtenu tout ce que nous avons cherché, et sans doute grâce à notre choix d’éviter la capitale, le sentiment de sécurité en bonus.

En effet, la façon de voyager au Guatemala se rapproche énormément de l’Asie, notre référence en la matière, la négociation incessante en moins.

Bus, tuk-tuks, boui-bouis locaux, marchés permanents et tant d’autres similitudes nous ont comblés.

Les paysages magnifiques et variés nous ont émerveillés.

Les gens aussi, malgré une distance de prime abord, ont partout été gentils, aidants et accueillants.

Si nous devions vraiment chercher un bémol, ce pourrait être le coût de ce voyage plutôt surprenant.

Bref, si nous avions une appréhension avant de partir, elle a très vite été levée et après deux ou trois jours, nous étions revenus avec bonheur dans l’ambiance d’un voyage comme nous l’avons toujours souhaitée.

Vous l’aurez compris, nous conseillons cette destination, en tout cas si vos attentes sont semblables aux nôtres.

Ce que nous avons aimé :

  • les deux jours de trek à l’Acatenengo, couplés à la nuit chez Elvin
  • Le calme et l’ambiance d’Antigua
  • L’agitation sans excès de Flores
  • Tikal la majestueuse
  • La tranquillité de notre fin de voyage à la Casa Maya
  • Le dépaysement total et la très bonne surprise de la découverte de ce pays

Ce que nous avons moins aimé :

  • Le lac Atitlan. Une déception par rapport à ce que nous en attendions. Pas si calme ou reposant, pas forcément l’ambiance recherchée.
  • Semuc Champey, un gros détour pour un site sympa mais pas indispensable

 

Guatemala (2026)

BudgetGuatemala

1 euro = 9 Quetzales

Soit un budget quotidien sur place de 87,09 euros pour deux personnes.

Le coût de la vie au Guatemala n’est pas forcément en adéquation avec le salaire moyen. Nous avons été surpris du coût par personne de ce voyage, un des plus chers que nous ayions effectués.

Les proportions des postes de dépenses sont à peu près identiques aux autres pays, mais nous avons été surpris du prix des chambres. Deux lits en dortoirs étant équivalents à une chambre pour deux, nous avons opté pour les chambres.

Nous avons heureusement pris nos repas dans des cantines de locaux mais malgré cela, ce fut le plus gros poste de dépenses.

Attention donc à bien évaluer le coût d’un voyage au Guatemala !