NOUVELLE-ZÉLANDE – L’île du Nord – de Wellington à Auckland

3 octobre 2017

WELLINGTON

Pas de réveil ce matin, mais le soleil et les mouettes feront le nécessaire. Nous nous levons donc tôt, mais en apparence reposés. Un bon petit déjeuner tranquille, et nous partons en reconnaissance dans la capitale néo-zélandaise.

Sans oublier de passer par la case douche à la piscine, notre première étape est le mont Victoria, à deux pas de notre Free Camp. Nous allons directement au point de vue et découvrons sous le ciel bleu une vue imprenable sur Wellington. Nous découvrons aussi pourquoi on surnomme la ville « Windy Welly ». Le vent sera en effet une présence tout au long de notre séjour ici, sans être forcément désagréable, mais toujours là quand même.

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La suite de notre exploration de Wellington sera le célèbre Te Papa, le musée national. Nous tournons un peu en rond pour trouver où nous garer, étant donné qu’ici le parking coûte une fortune. Nous trouvons finalement une place pour la journée sans trop nous faire matraquer et arrivons à l’entrée du musée.

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Ce musée, gratuit, est tout simplement exceptionnel. Moderne, ludique et interactif, varié, tout est fait pour que le temps passe vite tout en apprenant. Au programme, expositions sur les premiers colons, sur les tremblements de terre (menaçants en Nouvelle-Zélande), la faune et la flore néozélandaise, le rugby, et une exposition assez incroyable sur la bataille de Gallipoli, le « Verdun » néozélandais de la première guerre mondiale. Cette exposition a été réalisée par les studios de Peter Jackson et le réalisme, la mise en scène et les éclairages sont époustouflants.

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Le Te Papa est donc réellement un musée extrêmement bien fait, et malgré le peu de notions que nous avons concernant l’histoire de ce pays, et un anglais trop balbutiant pour profiter de tous les détails, nous avons passé un super moment.

Cette belle visite terminée, nous décidons d’aller traîner du côté de Cuba Street, une rue animée en centre ville, où des artistes de rue et de bons bars restaurants nous attendent. Nous choisissons ainsi le Plum Café, qui va nous accueillir chaleureusement quelques heures. Nous y dégusterons deux excellents plats, et pour une fois chez les kiwis ces plats seront assez fins et travaillés. Un petit verre de blanc et un expresso plus tard, nous retournons au van et à notre Free Camp pour passer la fin d’après midi et la soirée comme à l’accoutumée, lecture, diner, bière, dodo.

Stationnement : 10$ à la journée

Entrée au Te Papa : gratuit !

Une bonne adresse : le Plum Café sur Cuba Street, des plats certes néozélandais (sandwichs, salades, fish and chips) mais plutôt travaillés et assez fins dans l’ensemble. La qualité se paie, mais c’est quand même agréable de manger un peu plus « sophistiqué » pour une fois.

Notre Free Camp à Wellington : le parking de l’Evans Bay Marina, avec point de vidange et toilettes (un peu éloignées). Bien situé et plaisant, on peut aller prendre une douche pour 3$ NZ au centre aquatique à deux minutes, ce qui est plutôt pratique.

 

4 octobre 2017

Deuxième jour à Wellington, et comme la veille, le soleil et les mouettes accompagneront notre réveil matinal.

Petit déjeuner, toilette, vidange et remplissage du van, nous quittons ainsi notre Free Camp pour une dernière petite virée dans la capitale néozélandaise.

Pour nous réveiller un peu, nous allons visiter les jardins botaniques. Nous nous y promenons tranquillement pendant un peu plus d’une heure, sous les fougères, le long des tulipes, en traversant un bush australien reconstitué ou encore en longeant une petite mare aux canards.

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Légèrement revigorés, nous reprenons le van pour aller un peu plus au centre ville. Notre plan de départ était de visiter le Parlement, mais la difficulté à se garer nous fera passer à l’étape suivante, le musée de la Ville et de la Mer.

Ce musée, comme le Te Papa, est gratuit et d’excellente qualité. Même si nous ne sommes pas de fins connaisseurs de tout ce qui touche à la mer et à la navigation, nous prenons plaisir à déambuler dans les petites expositions à thèmes. Une nouvelle fois, tout y est interactif, ludique et les mises en scène ajoutent encore à la qualité de ce musée.

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La fatigue se faisant sentir, nous décidons ensuite de retourner sur Cuba Street et comme le veut la tradition, nous allons faire un « capitale Mc Do ». Puis c’est l’heure de retourner au van et quitter Wellington.

L’après midi nous réserve une centaine de kilomètres de route, avec quelques étapes indispensables. Nous nous arrêtons ainsi une bonne heure pour faire une lessive et quelques courses, avant de reprendre la route jusqu’à notre étape du soir, le camping de Putangirua Pinnacles.

Cette route sera encore une fois panoramique et très jolie, mais plutôt flippante. En effet, de fortes rafales de vent se font sentir sur le van, et rouler dans ces conditions sur une route en bord de précipice n’est pas des plus reposantes.

Bref, ce soir nous n’avons pas vraiment le choix, aucun Free Camp n’étant à proximité et nous devons donc opter pour un camping payant. Et cette fois nous ne passerons pas à travers. Les enveloppes servant à recueillir notre obole étant bien présentes, nous nous délestons de 6$ NZ par personne, ce qui n’est pas si cher payé étant donné le coucher de soleil magnifique auquel nous avons assisté.

Nous avons prévu demain une randonnée dans le parc, et après un petit diner, nous décidons de nous coucher tôt, sentant quelque peu la fatigue accumulée.

Notre camping : le Putangirua Pinnacles campsite, 6$NZ par personne (cette fois les enveloppes étaient là !)

Wellington – Putangirua Pinnacles : 120 km, 2h

 

5 octobre 2017

CAP PALLISER

Ce matin, c’est avec un petit crachin que nous nous réveillons. Nous prenons notre temps pour le petit déjeuner, puis nous sortons pour aller explorer le parc abritant les Putangirua Pinnacles.

Dans le bush, nous allons grimper pendant environ une demie heure, et ainsi arriver au point de vue découvrant les fameuses pinacles. Il s’agit de pics provenant d’un effondrement de la montagne, mais les explications nous manquent pour expliquer le phénomène.

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Nous descendons ensuite par le versant opposé pour arriver au lit d’une rivière. Nous faisons un détour pour aller voir de plus près les pinacles, puis redescendons le lit de la rivière jusqu’au camping.

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Nous prenons ensuite la route pour le Cap Palliser. Cette route rappelle un peu l’île du Sud, coincée entre l’océan et les collines d’herbe grasse peuplées par les moutons. Nous arrivons ainsi au village de Ngawi, où l’ambiance de bout du monde est saisissante. Route en gravier peu empruntée, pas ou peu d’habitations, une météo incertaine et venteuse, y compris la « plage aux bulldozers » qui semble être d’un autre temps participent à cette ambiance.

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Peu avant le phare du Cap Palliser, nous nous arrêtons le long de l’océan pour observer une colonie d’otaries. Et sans conteste il s’agit de la plus impressionnante depuis le début de notre voyage. Elle serait la plus grande colonie de l’île, et effectivement, nous pouvons approcher de dizaines (il y en aurait 400) d’otaries. Certaines se prélassent dans l’herbe, d’autres sur les rochers, les petits s’amusent et se chamaillent dans une petite « piscine », et les mamans donnent la tétée à leurs petits. Certains sont à moins de dix mètres de nous, et sans crainte se laissent observer.

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Après ce nouveau moment inoubliable, il est temps d’aller voir le phare, où la route s’arrête brutalement, comme s’il n’y avait plus rien après. Nous grimpons donc les 250 marches pour atteindre le phare et la vue que le promontoire nous offre sur les baies, puis redescendons au van nous réchauffer un peu.

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Nous rebroussons chemin et prenons la direction de Martinborough, où nous déjeunerons tranquillement avant de prendre le temps de faire une sieste. La fatigue s’accumule, et malgré les bonnes nuits de sommeil que nous passons nous sentons comme un épuisement général que nous espérons de passage.

Après cette sieste revigorante, nous allons à la brasserie de la ville pour y déguster les bières brassées ici-même. Nous y rencontrons une française, une franc-comtoise plus précisément, qui s’est installée ici. Au départ partie en vacances, elle a rencontré son petit ami italien en cours de route, se sont plus dans la région et y ont trouvé du travail.

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Nous passons ensuite à la dégustation et sans être exceptionnelles, les bières sont plutôt bonnes. Nous en profitons pour voir en détails la suite (et la fin !) de notre itinéraire néozélandais. Une fois calés sur le road book, nous allons à notre Free Camp du soir, au Lake Henley à Masterton.

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Nous y sommes accueillis par les nombreux palmipèdes peuplant l’agréable lac. Parti faire un petit repérage, je serai également accueilli par trois gamins du coin me proposant de manger des déjections canines, me les présentant comme du chocolat. Devant mon poli mais ferme refus, ils ne trouverons rien de mieux que de me les jeter dessus. Heureusement que la friandise était emballée dans un sac plastique ! Je sème rapidement les petits voyous, des futurs « red necks » en puissance et je rentre me réfugier au van.

Enfin, remis de ces émotions, nous terminons la soirée comme il se doit avant de nous coucher, une nouvelle fois très tôt.

Notre Free Camp du côté de Martinborough : le parking du Lake Henley à Masterton. Endroit agréable, peuplé par des oies et des canards. Toilettes fermées à partir de 19h.

Putangirua Pinnacles – Cap Palliser : 24 km, 45 mn

Cap Palliser – Martinborough : 70 km, 1h30

Martinborough – Masterton : 45 km, 45 mn

 

6 octobre 2017

La journée d’aujourd’hui n’a rien de très excitant. Nous devons en effet passer le plus clair de notre temps sur la route afin de rejoindre le parc national du Tongariro.

Le vent, la grisaille et la pluie nous accompagnent tout au long de cette journée de route pas extraordinaire, et à part de petits arrêts pour vidanger le van, manger notre petite salade et squatter un McDo pour travailler sur notre prochaine destination sud américaine, rien ne sera à signaler.

Nous arrivons donc en fin d’après midi à notre Free Camp du soir, en croisant les doigts pour que la météo de demain soit clémente, puisque nous avons prévu de parcourir l’Alpine Crossing Track, une randonnée de 5 à 6 heures qui doit pratiquement nous amener au sommet du volcan dominant la région, le Tongariro.

Notre Free Camp sur la route du Tongariro : Le Oturere Stream, au bord d’une rivière, mais aussi au bord de la route. Pour les sommeils légers, à éviter. Sinon pour une nuit, pas de soucis…ni de toilettes.

Masterton – Free Camp de Oturere Stream : 255 km, 4 heures

 

7 octobre 2017

MONT TONGARIRO

Aujourd’hui encore c’est sous la grisaille que nous nous levons tôt, et après un petit déjeuner copieux et plein d’énergie, nous nous équipons chaudement en vue de notre journée de marche.

Nous comblons ensuite la petite centaine de kilomètres nous séparant du départ du sentier, le parking Mangatepopo. La pluie se met à tomber et la journée s’annonce longue et fastidieuse. Nous avons prévu d’aller jusqu’au sommet, le Red Crater, puis le lac d’émeraude, à environ 3h30 et de revenir. Nous ne choisirons pas l’option de redescendre par l’autre versant, moins intéressant, et qui nous obligera à prendre une navette pour revenir au parking.

Malgré la météo exécrable, nous ne serons pas les seuls de la partie puisque le parking est plein, et pas mal de randonneurs ont pris le départ. Première surprise, le sentier est très aménagé. Gravier, marches d’escalier, tout est fait pour qu’à part le profil difficile (et oui c’est quand même une ascension !) la marche soit rendue la plus facile et accessible possible.

Sous la pluie, nous progressons assez rapidement, mais aucune vue n’est ménagée, la faute au brouillard épais qui s’est aussi invité. Très rapidement, nous admettons que cette marche ne sera finalement qu’un « exploit » sportif, et que l’objectif sera le « Red Crater », le point le plus haut accessible par ce sentier. Nous décidons donc de ne pas aller jusqu’au lac d’émeraude, inutile puisque nous ne voyons pas à 100 m.

Après une première longue ascension, nous arrivons sur la caldeira du Red Crater, une surface plane de plusieurs centaines de mètres exposée au vent. Le vent est fort, froid, et le bonnet et les gants sont indispensables. La neige au sol est également là en quantité, nous rappelant que l’hiver n’est pas si loin derrière.

Plus nous approchons de l’ascension finale, plus le vent redouble de puissance. Nous arrivons enfin au Red Crater, où comme prévu nous ne voyons rien, et où le vent, le froid et la pluie dominent. Nous ne restons pas longtemps et après avoir « planté notre drapeau » au sommet, nous redescendons.

La caldeira venteuse passée, les éléments se calment et le brouillard se lève comme par enchantement, nous offrant finalement quelques jolis paysages. Ces paysages rappellent un peu le mont Bromo à Java, et pour les fans du Seigneur des Anneaux, nous avons l’impression d’être entrés en Mordor.

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Nous redécouvrons donc le sentier sous un autre angle et la descente se termine au parking, où le premier objectif sera de se changer. Les vêtements sont humides, voire mouillés, et le froid nous a tout engourdis. Une boisson chaude, des sandwichs, nous nous réchauffons comme nous le pouvons.

Il est ensuite temps de prendre la route et de rejoindre Taupo, notre prochaine étape. Un peu plus d’une heure de route nous sépare de Taupo, et la première chose que nous y faisons, c’est une halte à la piscine pour y prendre une bonne douche bien chaude. Puis après quelques courses, nous rejoignons notre Free Camp du soir, au bord du lac Taupo. Petite anecdote, c’est à Taupo que le Mc Do le « plus cool » de Nouvelle-Zélande est implanté, et on peut y manger dans un avion. C’est vrai que c’est cool !

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Enfin, pour se remettre de toutes ces émotions, nous prenons la direction d’un pub tout proche pour y descendre un pichet de bière et manger un burger au poisson. Nous en profitons aussi pour continuer à travailler sur notre itinéraire en Amérique du Sud, et la soirée se terminera tôt dans le van par un peu de lecture avant que la fatigue n’ait raison de nous.

Tongariro – Taupo : 95 kms, 1h30

Notre Free Camp à Taupo : le Ferry Road, un parking tout près de la zone commerciale et au bord du lac. Pas de toilettes, le mieux est donc de plutôt passer la nuit à la marina de Taupo, à deux cents mètres de là, où des toilettes sont disponibles.

 

8 octobre 2017

ROTORUA

La pluie n’en finit pas de tomber et nous admettons que nous finirons malheureusement notre séjour en Nouvelle Zélande avec cette météo.

Le petit déjeuner englouti, nous prenons la route sous la pluie pour nous diriger vers le Nord. Premier arrêt, la cascade de Huka à quelques kilomètres seulement de Taupo. Une toute petite marche de cinq minutes nous amène à un point de vue, et cette fois, nous ne serons pas impressionnés par la hauteur, mais par le débit de cette cascade. De neuf mètres de haut, 200 000 litres à la seconde se déversent (l’équivalent de 5 piscines olympiques !) et le bruit et le bouillon à l’arrivée sont assez impressionnants.

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Nous reprenons ensuite notre itinéraire qui va nous amener du côté de Rotorua. Cette région est connue pour son activité volcanique et géothermique, et produit ainsi énormément d’électricité grâce à cette ressource.

Nous nous arrêtons donc au site très touristique de Wai-O-Tapu, où pour la première fois en Nouvelle Zélande, nous ne serons pas seuls sur le site, loin de là. Nous y croisons d’ailleurs au milieu des touristes asiatiques une classe de collégiens venus tout droit de Poum, en Nouvelle Calédonie. Ils nous apprennent qu’ils sont en voyage scolaire, ce qui nous éloigne quand même beaucoup des voyages scolaires qui nous sont proposés en métropole !

Bref, le site est plutôt intéressant, et même si l’aménagement rend le site un peu moins « nature », nous passerons une heure et demie à nous balader au milieu de cratères crachant de la fumée sulfurisée, de bassins acides et bouillonnants, de rivières et de grottes multicolores à cause des éléments contenus dans l’eau ou la roche comme le manganèse, le soufre, l’oxyde de fer. L’odeur de soufre est d’ailleurs assez prenante, et nous quittons l’endroit légèrement « intoxiqués » mais contents de la balade.

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Notre étape suivante nous amène à seulement quelques kilomètres de Wai-O-Tapu. La géothermie de la région a permis la création naturelle de sources et rivières d’eau chaude, et c’est à Kerosene Creek que nous avons voulu voir cela de plus près. Non indiquée et discrète, cette rivière est fréquentée plutôt par les néozélandais et n’est pas du tout touristique. La fumée qui se dégage de l’eau nous indique qu’elle est réellement chaude, et les locaux s’y prélassent, bière à la main. Pas forcément motivés à aller se baigner, nous n’irons pas goûter l’eau, mais l’endroit par beau temps doit être agréable pour s’y détendre.

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Notre journée visite touche ainsi à sa fin, et il faut désormais rejoindre notre étape du soir, un Free Camp du côté de Matamata, où nous avons prévu la visite d’Hobbiton. Une bonne heure nous en sépare, et à part un petit arrêt Mc Do / Wi Fi sur la route, nous arrivons tranquillement en fin d’après midi au bord du lac, nous offrant ainsi un joli cadre pour la nuit.

Un apéro et un diner plus tard, il est enfin l’heure d’aller se coucher, en espérant une petite accalmie demain matin.

Entrée à Wai-O-Tapu : 32,50 $NZ par personne

Notre Free Camp près de Matamata : le Horahora Domain, en bord de rivière, un cadre plutôt sympa, toilettes disponibles. A vingt minutes d’Hobbiton.

Taupo – Matamata : 110 kms, 2h00

 

9 octobre 2017

HOBBITON

Nous nous levons ce matin avec enfin un espoir de ciel bleu. Le petit déjeuner et la toilette sont rapides, et nous prenons la route pour Hobbiton. Nous n’avons pas l’habitude de visiter les sites de ce genre, mais les musées que nous avons visités et la qualité qui y était proposée nous ont convaincus d’aller voir de plus près le lieu de tournage des célèbres trilogies de Peter Jackson.

Les visites y sont guidées et partent régulièrement toutes les dix minutes. Nous avons réservé notre excursion à 9h10, et après un petit tour dans le magasin de souvenirs (le paradis des geeks), nous prenons le bus qui en dix minutes nous amènera au site du tournage.

Nous arrivons donc sous la pluie à la Comté, le village qui abrite les Hobbits. Pour les besoins des films, 44 trous de Hobbits ont été construits sur le terrain d’une ferme familiale.

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Ou plutôt leurs façades, puisque pratiquement toutes les habitations sont factices. Le décor est impressionnant, le souci du détail de Peter Jackson frôle parfois la folie, mais cela rend le lieu magique, et en même temps réel.  Par exemple, dans le livre, les Hobbits sont friands de prunes et bullent souvent sous les pruniers. En Nouvelle Zélande, les pruniers n’ont pas la bonne taille pour que les trucages soient vraisemblables, mais pour un perfectionniste comme Peter Jackson, il y a toujours une solution. Il a donc fait planter des pommiers, puis juste avant le tournage, a fait enlever toutes les feuilles et les fruits, et les a fait remplacer par de fausses feuilles et fruits des pruniers. Un travail monstre, pour environ deux secondes à l’écran, pendant le générique !

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Malgré la pluie, nous profitons donc des petites anecdotes du guide, des secrets de tournage et la balade dans la Comté est vraiment agréable. C’est finalement un petit village, et nous nous disons qu’il ferait vraiment bon y vivre pour de vrai.

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Nous terminons la visite à l’auberge du Dragon Vert, où une bière nous est offerte, puis reprenons le bus de retour. Et même si le prix de la visite reste prohibitif, nous sommes d’accord pour dire que la visite vaut bien l’effort, et que passer à côté aurait été dommage.

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La fin de la journée sera ensuite passée sur la route, direction la péninsule de Coromandel. Il s’agit de notre dernière étape avant Auckland et le départ vers l’Amérique du Sud.

La route, jusque là quelconque, devient un peu plus sympathique en arrivant sur la péninsule. Une petite route longe ainsi l’océan et dévoile de jolies baies, avant de rentrer dans les terres pour nous offrir des paysages dignes de l’île du Sud. Montagnes, collines verdoyantes, moutons, le tout avec en toile de fond l’océan, nous arrivons motivés à Coromandel, d’autant que le ciel se dégage,… enfin quelques minutes. Nous arrivons au Free Camp du soir, faisons une petite sieste, et allons nous offrir une bière dans un pub du coin. Emie y sera prise en flagrant délit de flirt avec un local venu « vérifier » que tout allait bien le temps que je sois au toilettes. Mouais…

Enfin, nous mangeons au van, passons le reste de la soirée à discuter de la suite, puis nous endormons la tête emplie d’histoires de Hobbits.

Hobbiton : visite guidée d’une heure trente à deux heures, 79$NZ par personne. Même si le prix est excessif, cela serait dommage de passer à côté de cet endroit mythique, vraiment bien entretenu et exceptionnel. Les visites sont bien rodées et même pour les non-initiés, le passage par Hobbiton est un incontournable.

Notre Free Camp à Coromandel : le Kapanga Road Carpark, toilettes un peu éloignées et au bord de la route, mais la bourgade est sympa.

Matamata – Coromandel : 170 km, 2h30

 

10 octobre 2017

LA PÉNINSULE DE COROMANDEL

Malheureusement, aujourd’hui nous nous réveillons sans la présence de Gandalf le Gris, mais avec une météo moins mauvaise que les jours précédents. Après notre traditionnelle routine du matin, nous quittons la bourgade sympathique de Coromandel pour nous diriger vers Whitianga. Nous décidons d’éviter la route « normale » et prendre la fameuse route 309. Cette route d’une vingtaine de kilomètres gravillonnés nous fait traverser le bush.

Nous faisons un petit arrêt à la cascade de Waiau, mignonne et accessible sans effort, puis continuons notre progression, lentement. Le paysage de jungle est sauvage et les fougères très présentes.

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Une fois sortis de cette route 309, nous voici donc à Whitianga. Nous faisons un petit tour sur le port où des pêcheurs découpent les calamars qu’ils ont ramené, la marina, puis nous nous calons dans un petit café pour y passer la fin de la matinée à l’abri. Oui car la pluie s’est remise à tomber, encore…

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Nous allons ensuite nous réfugier au van pour y déjeuner, et après un repos bien mérité et profitant d’une accalmie, nous reprenons la route pour nous diriger vers le Nord et Cook’s Beach. Sur le chemin, nous nous permettons de prendre un auto-stoppeur. En général, le néozélandais parle vite et son accent est à couper au couteau, et Greg est un kiwi qui parle extrêmement vite. Nous ne comprenons pas un mot de son dialecte et quand nous lui demandons de parler un peu moins vite, nous avons l’impression que c’est encore pire ! Bref, nous comprenons vaguement qu’il travaille dans les champs, notamment à la récolte des fruits et légumes pendant les saisons, et que le stop est un peu moins facile qu’avant.

La discussion (pratiquement à sens unique !) s’interrompt ensuite quand il nous annonce qu’il est arrivé et nous le déposons donc devant…une taverne. Peut-être y travaillera-t-il son élocution ?

Nous arrivons ensuite à notre Free Camp du soir, tout proche de Cooks Beach, puis décidons d’aller faire un tour. Nous marchons ainsi sur la plage, longue de deux kilomètres, et bordée par des maisons de vacances plutôt luxueuses, où souvent trône un bateau dans le jardin (pas facile la vie !). La balade est plutôt sympa et la météo clémente nous permet d’en profiter jusqu’au bout.

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De retour au van, la soirée commence par une douche solaire (et vu la température ces derniers jours…), puis une petite bière et un diner gourmand termineront la journée de la meilleure des manières.

Notre Free Camp du côté de Cook’s Beach : le Cooks Beach Reserves (Purangi), un terrain très agréable, à deux pas de la plage. Les toilettes sont un peu éloignées mais c’est un bon point de chute.

Coromandel – Cook’s Beach : 57 kms, 1h45

 

11 octobre 2017

Notre dernier jour de visite officieux commence avec un peu de ciel bleu, mais le temps de déjeuner, la pluie fine refait son apparition. Nous nous dirigeons vers un point de vue sur Cook’s Beach, à deux pas, et la pluie s’arrête, laissant place au soleil.

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Nous prenons ensuite la route pour aller du côté de Hahei et la fameuse plage Cathedral Cove. Le trajet se passe parfois sous la pluie, parfois au soleil, le tout en quelques kilomètres seulement. Une drôle de journée s ‘annonce donc, mais nous ne dérogerons pas à notre planning aujourd’hui.

Nous arrivons ainsi sous le soleil au parking qui marque le départ du sentier, et nous démarrons donc une petite marche qui va nous amener à Cathedral Cove en un peu moins d’une heure. Nous passons par de jolis points de vue, et descendons dans des baies magnifiques comme celles de Gemstone et Stingrey.

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Enfin, nous traversons un peu de bush pour arriver à Cathedral Cove. Cette superbe plage est surmontée d’une arche naturelle assez impressionnante, et la vue sur la baie où trônent des rocs balayés par les vagues est superbe. Nous restons un petit moment à contempler le site, puis remontons au van tranquillement.

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Il s’agit ensuite d’aller mettre de l’essence avant d’entamer notre dernière partie de la route qui va nous amener à Auckland.

Nous faisons quand même un dernier arrêt visite pour aller voir la fameuse Hot Water Beach. Il est dit qu’en creusant un trou assez profond, on peut s’y faire une petite « piscine » d’eau chaude. Je vais creuser plus d’un mètre de sable sans trouver une goutte d’eau, et je laisserai donc tomber, déçu de cette arnaque !

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Toujours avec cette météo changeante un peu énervante, nous décidons de nous arrêter à Pukekohe, où se situe le dernier Free Camp avant Auckland, pour en faire notre camp de base pour la fin de notre séjour. En effet, l’Amérique du Sud nous demande une organisation calée, notamment à cause des réservations indispensables des transports (avions et bus), et nous devons donc prendre le temps de composer un planning un peu plus précis. C’est pour cela qu’après discussion, nous décidons de zapper la visite d’Auckland, de toute façon pas forcément la plus intéressante, pour prendre la journée de demain à nous occuper de notre voyage  en Amérique du Sud.

Nous terminerons l’après midi avec notre traditionnelle petite bière quotidienne, un petit diner, et la soirée sera assez avancée pour finir avec un peu de lecture et une bonne nuit de sommeil.

 

12 octobre 2017

ORGANISATION

Comme convenu, notre journée débute par notre petite routine petit déjeuner / toilette rapide, puis nous nous installons à la bibliothèque de Pukekohe.

Libre d’accès, gratuite et permettant de se connecter à Internet, nous y passons la journée afin de mettre au point notre itinéraire en Amérique du Sud, où nous explorerons si tout se passe comme prévu en profondeur le Chili et l’Argentine, avant de faire un passage très rapide en Bolivie et au Pérou (où nous passerons les fêtes de fin d’année), avant de terminer en apothéose (enfin nous l’espérons) au Costa Rica pour notre dernier mois d’aventures.

Une fois calés, nous réservons nos billets d’avion les plus importants, celui qui nous amènera sur l’île de Pâques et celui qui nous fera faire un grand bond d’Ushuaïa à Buenos Aires.

Puis il est déjà l’heure de retourner à notre petit Free Camp discret pour terminer la journée de façon traditionnelle en Nouvelle-Zélande, bière / diner / dodo.

Notre Free Camp à Pukekohe : le parking du Rosa Birch Park, un parc abritant un terrain de hockey sur gazon et des courts de tennis. Toilettes fermées la nuit jusqu’à 6h00. Calme et bien placé (50 kms d’Auckland), à deux pas de toutes les commodités. Attention, il n’est pas sur Campermate (nous l’avons signalé donc peut-être qu’il sera rajouté !) mais existe bel et bien.

Cook’s Beach – Pukekohe  : 140 km, 2h15

 

13 octobre 2017

LE DÉPART

Dernier jour officiel chez les Kiwis, et la matinée s’annonce sportive. En effet, après le petit déjeuner, il nous faut vidanger le van, le nettoyer en vue de sa restitution, trouver une douche, une laverie automatique et faire nos sacs.

Bref, même si toutes ces corvées n’ont pas été faites dans cet ordre, nous arriverons quand même à nos fins et à rendre le van en temps et en heure à Auckland.

Il nous faut ensuite prendre un bus, puis la navette pour l’aéroport, avant d’enregistrer nos bagages et embarquer.

Tout s’est plutôt bien goupillé aujourd’hui, et aucun souci n’est venu compromettre notre voyage au Chili, qui démarrera non pas demain, mais aujourd’hui, décalage horaire oblige. Une nouvelle aventure nous y attend, un continent totalement inconnu pour nous, des us et coutumes que nous allons découvrir et une langue (l’espagnol) qu’il va falloir apprendre un minimum pour pouvoir se débrouiller.

Navette Auckland / aéroport : 18$NZ par personne, passage toutes les 20 minutes.

Pukekohe – Auckland : 50 kms, 45 mn


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