MYANMAR – De Kinpun à Hpa’an

3 février 2017

Kinpun

Afin de rejoindre le sud du Myanmar et pour notre premier déplacement nous choisissons le bus, peu cher, plutôt confortable et nous permettant de regarder un peu ce que l’on traverse.

Pour rejoindre la station de bus nous partageons le taxi avec un couple d’Australiens d’une cinquantaine d’années. Ils nous expliquent que c’est la troisième fois qu’ils viennent au Myanmar et qu’ils viennent du Nord et partent vers le Sud pour passer la frontière et aller en Thaïlande. Nous en profitons pour leur demander si c’est sûr d’aller au Nord, puisque nous avions prévu d’y aller, avant que la France ne mette cette zone en orange au mois d’octobre. Leur réponse est rassurante, nous ne pourrons aller de toutes façons que là où c’est sécurisé et ils nous expliquent brièvement les tensions qui peuvent exister entre les peuples de ce pays. Ils nous apprennent également que le lendemain où nous sommes arrivés à l’aéroport un assassinat politique a eu lieu. Un conseiller musulman du gouvernement.

Bref, la « Bus Station » est une véritable fourmilière de motos, taxis, vélos et bien sûr de bus. Pas de files pour entrer dans la station si bien que chacun arrive n’importe comment, pas un seul bus n’est dans le même sens on se demande bien comment on va réussir à partir !

Pourtant on s’aperçoit vite que c’est un « joyeux bordel organisé ». Notre taxi nous dépose à côté d’un bus, nous validons notre ticket (6000 K/pers) et prenons place. Et finalement le bus part à l’heure, à la minute près !

Trois heures de trajet, au son d’une série télévisée « comique » locale, sorte de Premiers Baisers. La climatisation tourne à plein régime et les paysages défilent.

Nous sortons de l’animation de la ville pour la campagne birmane. Nous nous apercevons en fait que les gens ont l’air de mieux s’en sortir en province. L’agriculture y est bien présente, les routes sont plutôt bonnes et on a l’impression que les habitations sont en bien meilleur état que lors de notre visite dans les faubourgs de Yangon. Bon, les déchets sont toujours omniprésents mais cela doit être le cadet de leurs soucis.

Arrivés à Kinpun, les scooters viennent nous proposer leurs services. Nous acceptons et ils nous emmènent à la Guest House. Sur le chemin surprise, la GH que nous avions choisi et qui ne répondait pas existe bel et bien. Mauvais numéro peut-être… Pour 1000 K/pers, nous avons donc fait environ 1mn30 de trajet, ce qui fait plutôt cher. Mais les prix sont discutés avant le départ et quand on ne connaît pas les lieux…

Une fois au Pann Myo Thu, il faut renégocier le prix de la chambre et le rabaisser à 12$. Et en voyant la chambre on se dit que c’est le juste prix. Sans parler des « sanitaires » communs (pas de chasse d’eau, pas d’eau chaude…). Mais bon en même temps il va falloir s’y habituer ce sera notre budget moyen pour l’hébergement et nous ne pensons pas avoir mieux par la suite !

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Nous devons également réserver un bus pour le lendemain qui nous amènera à Mawlamyine. Le patron de la GH s’en occupe, il parle fort et souvent d’argent mais finalement il est plutôt sympa et le bus est bien réservé. Il tente tout de même de nous prendre une « commission » mais ce ne sera pas pour cette fois !

Les tâches administratives effectuées, il faut désormais affronter 4 heures de marche pour admirer le Golden Rock. Normalement rien d’effrayant, mais nous ne le savions pas il ne s’agira que de monter, monter et encore monter. 12 kms, 4h, 1100m de dénivelé, souvent en plein soleil. C’est d’ailleurs dans l’effort que nous prenons conscience qu’il va falloir penser à se nourrir un peu plus intelligemment. Même si nous ne mangerons certainement jamais ou très peu de viande, il faudra compenser (oeufs par exemple).

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La difficulté est grande mais nous sommes récompensés par tout ce qui se passe sur le chemin.

Car apparemment nous sommes les seuls à avoir choisi la formule randonnée (nous pouvions monter en camion mais où est le plaisir ?) et nous traversons quantité de petits « villages » (souvent deux ou trois maisons en fait), des maisons de fortune où les familles vivent le long du sentier au milieu de la forêt, des poules et des chiens errants. Ces familles on le voit commencent à être influencées par l’arrivée du tourisme, on peut y acheter de la nourriture, des boissons, mais aussi des souvenirs, des t-shirts, des jouets.

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Nous grimpons au rythme des « Mingalaba ! » (bonjour ! en birman) et des sourires des habitants qui nous demandent souvent d’où nous venons, le tout sans nous pousser à acheter quoique ce soit. C’est plutôt agréable. Les enfants nous font à chaque fois des signes, viennent même nous « checker » et repartent en riant. Et les femmes qui regardent toujours Emie avec insistance…

La chaleur, la soif, la fatigue commencent à peser lorsque nous arrivons enfin au Rocher d’Or.

Nous payons le droit d’entrée (appliqué aux étrangers uniquement 6000 K/pers) et nous découvrons la première zone un peu touristique, une esplanade bondée et parsemée de petits stands de souvenirs. Ce n’est quand même pas encore EuroDisney mais bon…

Le Rocher, lui est impressionnant dans son équilibre précaire. Il paraîtrait que c’est un cheveu de Bouddha qui le retient. Et même si nous l’imaginions plus grand, c’est un joli monument sacré que nous avons découvert.

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Un jeune homme veut faire un selfie avec moi, et les filles veulent une photo avec Emie. Nous sommes de véritables attractions, tout ce que nous aimons… Mais rien de méchant donc nous nous prêtons au jeu.

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La faim nous tiraillant, et les stands nous dégoûtant toujours autant, nous optons pour un « restaurant » avec une assiette de riz aux légumes et une assiette de frites.

Enfin, en attendant de redescendre à Kinpun par le camion (les jambes sont faibles !), nous assistons à un concours de jonglages improvisé, au pied et avec un ballon en « osier » et appelé Chinlon.

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Le camion, lui, est une sorte de bétaillère où nous nous entassons sans voir la route. Cela secoue un peu et les virages sont serrés. Les gens à côté de nous chiquent tous le Kun-Ja, une feuille de Bétel mélangée à du tabac et une autre substance inconnue, extrêmement addictif et cancérigène, et c’est donc ce « chewing gum » qui fait saliver les gens. Plus de la moitié des hommes (et un quart des femmes) au Myanmar sont touchés, et leur bouche est un désastre ! Les dents sont toutes abîmées, d’un rouge sang, sans parler du palais et de la langue. Bref, ce qui nous concerne nous c’est que dans ce camion, ils chiquent, mais crachent aussi. Et comme nous l’avions déjà remarqué dans le train, ceux qui consomment le Kun-Ja ont dans les transports un petit sac plastique et crachent dedans. Nous sommes donc entourés de petits sacs plastiques remplis de crachats rouges, dans un véhicule qui tourne sans arrêt, qui freine, qui accélère et qui secoue. Bref, nous ne sommes pas tranquilles !

Finalement tout se passe bien, nous arrivons à la station de Kinpun et retournons à la GH.

Une bonne douche (!) et un petit tour sur la terrasse pour prendre des notes et voir les nouvelles. Là nous rencontrons un australien qui va le lendemain faire la marche du Rocher d’Or. Il nous explique également qu’il souhaite arriver en haut avant 6h du matin pour éviter de payer l’entrée. Un rapide calcul nous dit qu’il devra donc partir… à 2 heures du matin ! Seul.

Nous ne savons pas s’il a survécu.

Entrée Golden Rock : 6000K/p

Retour Pick-up : 2000K/p

Bus Kinpun – Malamwyine : 7000K/p

4 février 2017

Mawlamyine

Nous reprenons donc un bus (moyen de transport le moins cher) pour nous rendre à Mawlamyine, en territoire Môn, un peuple différent des Bamars, prédominants au Myanmar.

Quatre heures de trajet où les écouteurs et la musique étaient indispensable puisque cette fois-ci ce sont quatre heures de prières bouddhistes en boucle qui nous sont servies. C’en est trop !

Sur la route, horreur ! Je m’aperçois que j’ai oublié mes chaussures à la GH de Kinpun !

Une nouvelle fois, le bus part et arrive à l’heure. Un Pick-up nous emmène à l’hôtel (2500K) et cette fois c’est le luxe. En dortoir, mais le luxe. Un groom nous ouvre les portes, la salle de bains est carrelée et propre. Bref, un moment de répit à 30$ la nuit quand même (en chambre il fallait carrément débourser 60$ la nuit !). Ce sera sans doute la dernière fois. J’en profite tout de même pour faire appeler la GH de Kinpun pour qu’il mette mes chaussures de côté et apparemment pas de soucis. Nous sommes quittes pour un crochet à Kinpun en revenant (un peu de temps et d’argent perdus !)

Après une bonne douche chaude, nous arpentons les rues de cette petite ville sympathique. Naturellement nous visitons la Paya Kyaikthanian qui surplombe la cité coloniale et offre une superbe vue sur les environs.

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Au pied de la pagode, un stand vend des pommes. Une fois de plus, la chaleur, la soif, le ventre vide (pas de petit déjeuner à Kinpun), nous craquons littéralement sur deux pommes. Moins juteuses qu’espéré, cela ne nous empêche pas de les avaler goulument. En moins d’une semaine, c’est déjà le deuxième avertissement, il faut vraiment qu’on mange correctement, surtout si on ne touche toujours pas à la viande. Sans compter le sucre, très peu présent dans ce qui nous est présenté en street food.

Bref, la ballade continue et le long du fleuve nous sommes interpellés par un taxi-scooter. Comme à l’accoutumée, il nous demande d’où nous venons et à notre grande surprise, il parle français, « un petit peu ». C’est le premier ! Il est tout content de parler avec des français et il nous explique pas mal de choses sur la ville et sur ce qu’il y a à faire. Nous lui faisons confiance et nous prenons avec lui un rendez-vous le lendemain pour qu’il nous balade pendant 3 heures en scooter. 8000 K/pers, un peu « cher » mais nous tentons. Avant de le quitter, il nous demande où nous allons manger et se propose de nous emmener « pas payer ».

Ce soir-là nous trouvons enfin au Daw Yee de la cuisine birmane qui nous contente ! Un plat composé d’une base riz, avec au choix une multitude de légumes et de viandes. Nous remplissons notre assiette de riz et de légumes pour seulement 2000K/pers. Le trajet de retour à l’hôtel nous surprend puisqu’il se passe le ventre plein !

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La nuit est longue et reposante puisqu’une nouvelle fois nous faisons pratiquement le tour du cadran.

Après un petit déjeuner de champions (cher mais frugal), nous sommes attendus par Kozaw, notre taximan devant l’hôtel. A trois sur un scooter surpuissant, c’est parti pour une demi-heure de route. Avec sa verve et sa façon particulière de parler, Kozaw nous explique que sur la route que nous prenons, beaucoup de jeunes meurent à cause de leur comportement en deux roues. Ils roulent sans permis au su et au vu de tous, la police ne fait rien, il font n’importe quoi et malheureusement en récolte les fruits. D’ailleurs nous avons failli en percuter un et sans le réflexe de notre taximan qui lui est très prudent et efficace, nous aurions eu un accident plus ou moins grave.

Nous arrivons donc à Win Sein Tar Ya, où après une entrée flanquée de 500 moines taille réelle (Kozaw nous explique que Bouddha avait 500 étudiants au départ), se dresse à flanc de montagne le plus grand bouddha couché du monde, une construction de 180m de long très impressionnante. A l’intérieur, des scènes de la vie de Bouddha sont représentées en plâtres colorés. Alors ce n’est pas le Louvre, mais nous ne sommes pas non plus venus voir des oeuvres d’art !

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Kozaw nous amène ensuite à Kyauktalon Taung, un rocher escarpé surmonté d’une stupa. Il nous annonce 20/25 mn de montée ardue. Et là nous battons un record. 12 minutes suffiront pour arriver au sommet. La cause ? Comme dans tout lieu sacré il a fallu se déchausser. Et l’addition pieds nus, 40° en plein soleil, marches en béton donne : aller très vite pour ne pas se brûler les pieds tout en profitant de la moindre parcelle d’ombre pour les laisser refroidir !

Arrivés en haut, deux points de vue dont un est interdit aux femmes (dommage Emie !) mais la vue  sur les environs est magnifique.

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Il faut désormais se préoccuper de la descente. Autant de marches, les pieds déjà brûlés, nous trouvons une astuce pour nous reposer les pieds. Nous nous asseyons les pieds levés, et nous repartons lorsque ce sont les fesses qui brûlent !

Finalement nous arrivons en bas et Kozaw nous ramène à l’hôtel sans encombres. Il nous propose alors de nous emmener pour notre prochaine étape, mais cette fois nous trouvons cela trop cher et ne donnons pas suite.

L’après midi sera en mode repos à travailler un peu sur notre blog et nos photos, avec une bière ou deux à l’ombre. Nous y rencontrons une allemande voyageant seule, et cette fois c’est nous qui engageons la conversation. Elle nous explique son trajet, depuis combien de temps elle est là et nous faisons de même.

Une petite sieste réparatrice et nous décidons de nous promener sur le marché de nuit de Mawlamyine. Un match de foot anglais est diffusé sur grand écran, et les étals de street food, très nombreux et en pleine activité, sont plus appétissants qu’à Yangon ou Kinpun. On y voit les produits frais avant qu’ils soient cuisinés et cela a l’air très bon. Ce n’est pas cette fois que nous serons tentés par la viande, mais l’assiette de nouilles aux légumes que nous choisissons est  vraiment excellente, le tout pour 1000K/p.

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Une nouvelle fois le ventre plein (bon cela va devenir une habitude quand même !) nous rentrons à l’hôtel, le lendemain nous partons pour HPa’an dans l’état Karen.

Bus Malamwyine – Hpa’an : 1000K/p

5 février 2017

Hpa’an

Alors autant les bus que nous avons pris jusqu’à maintenant étaient des bus de confort, autant celui qui relie Mawlamyine à HPa’an est plutôt un bus type « Divia ». En attendant le départ, un birman d’une trentaine d’années nous voit et s’assoit à côté de nous. Il désire nous parler un peu juste pour exercer son anglais. Il ne va pas être déçu le pauvre ! Finalement la conversation est simple et c’est même lui qui nous demande de parler moins vite ! Il me parle de son équipe de foot, il était joueur et a dû arrêter à cause d’une grave blessure à la jambe. Une fois le bus démarré il s’en va avec un sourire et un « it was really nice to meet you » et nous voilà partis, à l’heure une nouvelle fois.

Il s’agit en fait d’un « omnibus », roulant les portes ouvertes, un commis à chaque porte pour aider les gens à monter leurs courses (sacs de riz, de poisson séché, de légumes…). Les sacs s’entassent à l’entrée et dans le couloir mais tout est normal. Il n’y a pas non plus d’arrêts de bus, les gens sont sur la route et font signe au chauffeur pour monter. Nous nous arrêtons au début toutes les 30 secondes pour récupérer quelqu’un et le trajet se déroule comme ça, sans soucis.

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Nous arrivons (encore) à l’heure à HPa’an et après avoir laissé nos sacs à la Soe Brothers Guest House (12$ la nuit), nous décidons de réserver le tour du lendemain en pick-up dans les alentours de HPa’An. Petite parenthèse, pendant que nous réservions, un « Chinois » d’un certain âge se met en tête de nous prendre en photo. Rien de bizarre jusque là mais ce qui a l’air de l’intéresser particulièrement ce sont les gros plans. Il nous colle son appareil à 10 cm du visage et mitraille. Gênant mais nous n’osons pas le repousser.

Nous nous mettons ensuite en quête d’un moyen de transport pour aller tenter l’ascension du mont Zwegabin. Après quelques péripéties « personnelles » (il faut que je commence à dire non et à négocier les prix des transports, je dois absolument m’adapter au système et prendre le temps de la réflexion !), nous trouvons un pick-up qui nous y emmènera et viendra nous chercher trois heures plus tard en bas de l’autre versant, le tout pour 6000K/p. Il nous demande d’où l’on vient et se propose de nous mettre sur le trajet de la musique française. Ce sera Stromae ou encore Brigitte, et nous explique aussi certaines choses le long de la route, notamment la construction d’un hôtel de luxe par des français, ou encore comment les gens récupèrent la sève des arbres.

Au pied de la montagne, une « forêt » de Bouddhas nous accueille. Le chauffeur (et guide) nous explique qu’il y en a 1080, en cours de construction pour certains.

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Bon cette fois il faut s’y mettre, le mont Zwegabin nous surplombe et il nous défie. Deux heures de marche nous attendent.

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Il s’agira en fait d’une interminable succession de marches, pas de sentier. 2,2 kms, 2h00, plein soleil et quatre litres d’eau descendus pour cette ascension ardue.

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Mais des paysages magnifiques, et toujours ces gens que nous croisons ou dépassons qui nous disent bonjour, nous sourient, veulent prendre des photos.

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Le sommet atteint et une vue exceptionnelle nous récompense de tous ces efforts.

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En haut nous croisons trois singes en train de manger tranquillement, nos premiers !

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Nous croisons également un français, qui nous explique qu’il est en train de faire un voyage en Asie du Sud-Est qui l’emmènera jusqu’à mi-mai. Il projette d’aller même jusqu’en Nouvelle-Calédonie y trouver du travail.

Il est temps désormais d’attaquer la descente par l’autre versant. Facile vu ce que nous avons enduré ? Pas du tout ! Descendre des escaliers est un tout autre effort, surtout avec les jambes encore tremblantes de la montée fantastique. Un chien errant nous tiendra compagnie une vingtaine de minutes avant de nous abandonner, et sur la descente nous croisons un quatuor d’Israéliens. Ils nous demandent combien de temps il reste d’ascension et sont déçus du résultat. Un « va te faire foutre » en bon français nous est lancé, mais dans la rigolade bien sûr !

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Nous retrouvons enfin notre chauffeur au lieu et à l’heure dite, et comme nous avions du temps, il se propose de nous déposer à la Paya Shweyinhmyaw admirer le coucher de soleil avant que nous retournions à la GH à pied. Nous acceptons et après un petit accrochage avec un scooter sur le trajet, effectivement le lieu est superbe. Au bord du fleuve, surmontés d’une stupa dorée, les petits bateaux affluent de l’autre rive pour décharger leur cargaison de fruits et légumes.

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Enfin, après cette grosse journée, nous avalons une nouvelle fois des nouilles aux légumes (pas exceptionnelles) et nous rentrons pour une bonne nuit de sommeil.

6 février 2017

Aux environs de HPa’an, plusieurs grottes sacrées sont disséminées et le meilleur moyen de les visiter dans la journée est de prendre un pick-up « organisé ».

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Nous partons donc à 8h30 avec un groupe de 6 personnes. Deux jeunes allemandes qui voyagent ensemble, un allemand voyageant seul (environ 25/30 ans), un autre allemand (plutôt ancien lui) – et oui à part les français très nombreux, ce sont les allemands que nous croisons le plus – et deux asiatiques d’un certain âge. Et l’un d’eux n’est autre que l’homme aux gros plans ! Nous apprendrons plus tard qu’ils s’agit de coréens. Son frère, lui, ce ne sont pas les gros plans en photo qui l’intéresse. Son truc à lui c’est le dessin et la peinture. A peine montés dans le pick-up, il se met à dessiner des portraits de tout le monde sur son petit cahier.

Nous arrivons au premier arrêt, la grotte de Kaw Ka Thawng. Nous sommes accueillis par des singes, se nourrissant de paquets de chips.

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Quelques selfies avec des habitants et la visite commence. En fait une grotte sacrée est une grotte utilisée comme pagode, avec des Bouddhas un peu partout.

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Les coréens s’en donnent à coeur joie dans leur passion de photo et de dessins. Le dessinateur a d’ailleurs emmené tout son matériel (pinceaux, parchemins, palette de couleurs) et dessine tout ce qu’il voit frénétiquement.

La suite de la visite nous emmène à la grotte Kawgun (3000K/pers) puis au monastère Kyauk Kalap niché sur un rocher au milieu d’un lac, le tout rythmé par les gros plans et les peintures des coréens. Nous y recroisons d’ailleurs aussi dans un autre groupe notre couple d’australiens de Yangon.

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Nous nous arrêtons pour manger dans un lieu où les gens, les jeunes plutôt, viennent se baigner et jouer avec des bouées dans l’eau.

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La pause nous permet encore de bien manger (nouilles aux légumes vraiment bien cuisinées) et de discuter un peu avec notre groupe. Joshua, le jeune allemand, veut découvrir le monde. Il voyage seul, fait du bénévolat (par exemple en Grèce auprès de réfugiés) et va de place en place au gré de ses moyens. L’ancien lui, nous explique qu’il est venu pour la première fois en Birmanie en 1974 et nous confie que mis à part le nombre de voitures, pas grand-chose n’a changé ! Les coréens continuent à nous dessiner et à nous photographier. Le photographe d’ailleurs, nous demande de nous mettre carrément dans des positions du visage différentes, en fermant les yeux, regardant par terre… Nous jouons le jeu et il nous explique qu’il travaille pour un petit magazine en Corée. Nous serons peut-être cette année dans le Times !

La visite continue avec la grotte de Saddan, la plus grande. Nous traversons cette grotte sacrée habitée par de nombreuses chauve-souris mais l’essentiel est plutôt lorsque nous arrivons au bout. Un petit lac et des pêcheurs qui proposent de retourner à l’entrée de la grotte avec leur bateau.

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Après une pause dans ce petit havre de paix, nous choisissons le bateau plutôt que le retour par la grotte. Une vingtaine de minutes de navigation paisible, au milieu de rizières, nous offre un très bon moment. Bon Park Jun San en a profité pour faire un énième dessin mais finalement lui aussi essaie de capter à sa façon le moment qu’il vit.

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Enfin, une petite et dernière grotte nous attend. L’attrait de celle-ci est plutôt sur le chemin qui part de la grotte longé comme à Mawlamyine de 500 moines taille réelle. Un petit épisode a également fait rire tout le groupe. Une voiture de type Yaris ou Twingo se gare devant l’entrée de la grotte. Il en sortira pas moins de 4 adultes et 8 enfants !

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La visite terminée, nous rentrons à la GH pour prendre une bonne douche.

Avant de nous coucher, un petit creux nous fait descendre à la « supérette ». Nous optons pour ce qui ressemble à des brioches au chocolat. Malheureusement, arrivés dans la chambre nous goûtons et nous apercevons qu’il s’agit en fait de brioches garnies aux légumes, dont la consistance et le goût nous font recracher cette mixture. Tant pis pour le grignotage.

Il est temps de nous coucher puisqu’un long voyage nous attend demain jusqu’à Mandalay… avec un crochet à Kinpun pour récupérer mes chaussures !

Bus Hpa’an – Kyaikto : 10000K/p

 

À Kinpun : Pann Myo Thu Inn, 12$ la nuit (sanitaires communs). Petite chambre avec lit double spartiate mais suffisante, sanitaires en revanche limites (pas d’eau chaude et propreté). Le chef de famille gérant la GH est plutôt arrangeant et donne de bonnes infos. 

Entrée Golden Rock : 6000K/p

Retour Pick-up : 2000K/p

Bus Kinpun – Malamwyine : 7000K/p

À Mawlamyine : Cinderella Hotel, 15$/p en dortoir (6 lits). Le prix justifie la prestation de l’hôtel. Literie excellente et propreté irréprochable. Le petit déjeuner n’est pas compris. Frugal mais cher (3500K). Le Cinderella est également très bien situé, à deux pas du marché de nuit. Pour manger, le Daw Yee près de Strand Road est une très bonne adresse même si plutôt excentrée. Pour une ballade, notre taximan Ko Zaw sera un bon guide (09253178150)

Bus Malamwyine – Hpa’an : 1000K/p

À Hpa’an : Soe Brothers GH 1 (attention il y en a deux, la 2 étant plus « luxueuse »), 12$ la nuit (sanitaires communs). Petite chambre sommaire avec deux lits simples et des sanitaires acceptables. Beaucoup de voyageurs y transitent. Le personnel est agréable et arrangeant. Bon rapport qualité/prix. Organisation également de transports pour les visites à prix abordables (tour à la journée des grottes à 5000K/p à faire sans hésiter).

Bus Hpa’an – Kyaikto : 10000K/p


7 réflexions sur “MYANMAR – De Kinpun à Hpa’an

  1. Bonjour ! Nous sommes toujours en Thaïlande à Phuket et la lecture de votre aventure nous a passionnés tous les deux! Le récit est vraiment bon et captivant. Certains passages nous ont fait penser à Thaïlande, comme les ordures et les odeurs, le marchandage … mais encore et toujours tant de belles choses à découvrir !
    Bravo pour cette idée de faire partager votre aventure avec nous! Nous sommes impatients de lire la suite!
    Bises à vous deux 😆

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou tous les deux, on n’est pas très loin de vous et vos photos paradisiaques donnent envie ! Pour nous la Thaïlande ce sera au mois de juin…
      Merci pour votre commentaire et de prendre le temps de lire notre blog ! 🙂
      On vous souhaite de continuer de bien profiter de vos vacances.
      A bientôt sur le web.
      Bizzz

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