ARGENTINE – San Carlos de Bariloche

30 octobre 2017

SAN CARLOS DE BARILOCHE

Nous ne mettons pas longtemps à nous préparer ce matin. Sur le chemin de la station de bus, nous nous arrêtons à une boulangerie pour des empañadas à la pomme, puis prenons le véhicule qui va nous faire quitter l’île de Chiloé, sans regrets.

Après quatre heures de route (et de ferry), nous débarquons à Puerto Montt. Quelques courses autour de la station pour le midi et le soir, achat du billet de bus pour Bariloche, puis une attente d’une heure pour ce bus et nous voilà partis pour l’Argentine et San Carlos de Bariloche.

En un peu plus de 6h de route, nous passerons l’immigration chilienne puis l’immigration argentine avec succès. Sur la route, nous verrons également pas mal de neige, ce qui nous inquiète un peu.

Nous arrivons donc à la gare routière de Bariloche vers 22h sans un seul pesos argentin en poche, et découvrons qu’il n’y a aucun moyen de retirer de l’argent dans les environs pour prendre le bus local et rejoindre l’hôtel. Cette fois nous ne pourrons pas y couper, c’est donc en taxi que nous irons à l’hébergement. Comme prévu, c’est hors de prix, le compteur tourne à vitesse grand V et après être passés par un ATM, nous arrivons à notre petit hostel.

Enfin, après une journée de transports, une douche est la bienvenue avant d’aller au lit.

 

31 octobre 2017

La grisaille, la pluie et le vent nous ont suivis de Chiloé et la journée ne s’annonce pas exceptionnelle. Le petit déjeuner très léger de l’hébergement n’améliore pas notre sensation.

Nous sortons donc en vue de faire une randonnée, mais le temps avec ces nuages bas qui ne dévoileront certainement pas de vue nous font revoir nos plans. Nous décidons d’aller en bus au Cerro Campaniaro, pas très haut et où nous aurons donc peut-être une chance d’avoir une belle vue sur Bariloche et les environs.

Après avoir acheté une carte de bus, nous prenons donc le bus n°20 pour arriver sous une petite bruine en bas du Cerro. Là, deux possibilités. Monter en télésiège à un prix prohibitif (220 ARS) ou prendre son courage à deux mains (à deux pieds en l’occurrence) et grimper au sommet en marchant. La décision est prise en un clin d’oeil, et après une demie heure de montée, nous arrivons au sommet.

La chance n’est pas décidément pas avec nous aujourd’hui et les nuages sont bien trop bas pour nous offrir une vue. Après quelques photos qui ne resteront pas dans les annales, nous redescendons tête basse.

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Un petit pique nique rapide et nous reprenons le bus pour retourner au centre de Bariloche. Nous devons désormais aller finaliser notre réservation pour notre excursion à cheval prévue demain (ou pour parler plus simplement aller payer). Nous devons pour cela aller dans une rue qui s’appelle « Villegas ». À Bariloche, il n’existe pas de plans du réseau de bus et après avoir demandé sans succès à deux chauffeurs, nous décidons d’aller à la pêche aux renseignements à l’office du tourisme. Nous demandons donc quel bus pourrait nous amener dans cette fameuse rue, que nous prononçons bien sûr à la française. Après quelques minutes où les agents insistent beaucoup pour savoir pourquoi nous voulons aller là-bas, nous leur montrons finalement l’adresse sur un mail reçu précédemment. Et là c’est la révélation. Notre prononciation nous amenait dans un quartier mal famé, voire dangereux de Bariloche, alors que la prononciation à l’argentine nous permet d’éviter un lynchage et d’aller deux rues plus loin, dans le quartier touristique de la ville. Comme quoi cela tient à peu de choses…

Une fois renseignés, nous allons donc à l’agence indiquée pour finaliser notre réservation à l’Estancia qui va nous accueillir demain. Puis après quelques courses pour le diner, nous retournons à la chambre pour une petite sieste.

En effet, la météo que nous subissons depuis presque dix jours maintenant pèse un peu sur le moral et la lassitude s’installe.

Reposés, nous vaquons à nos occupations avant de nous faire à diner et de terminer la soirée au dortoir.

Demain est un autre jour…et un autre mois.

Pour aller au Cerro Campaniaro : prendre le bus n°20 au Centro et s’arrêter juste après les télésièges (220 ARS/p pour monter en télésiège). Au même arrêt, possibilité de louer des vélos pour faire le Circuito Chico (500 ARS la journée)

 

1er novembre 2017

La première chose que nous faisons en nous levant, c’est jeter un coup d’oeil par la fenêtre. Et la motivation revient en même temps que le sourire, puisque le soleil et le ciel bleu sont de sortie.

Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner puis sortons faire quelques courses pour le diner et flânons un peu au centre ville agréable de Bariloche.

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Nous revenons à l’hôtel pour midi, et je m’aperçois alors avec horreur que j’ai perdu mes lunettes de soleil. Oubli ou vol, dans le bus ou le taxi, peu importe les faits sont là, je vais devoir en racheter.

Après cette irritante nouvelle arrive l’heure à laquelle le minibus de l’Estancia San Ramon nous récupère. Une petite heure de route nous amène à l’Estancia, au milieu de nulle part. En tout cas plus pour longtemps puisqu’une grande route est en construction dans les environs.

Nous faisons la connaissance de Fernando le propriétaire, Jesus le gaucho qui nous servira de guide cet après midi (nous sommes sauvés !), et du groupe qui va nous accompagner lors de cette petite excursion à cheval dans la pampa.

Avant d’aller voir nos montures, nous partageons avec Louisa l’américaine et George et Anna les anglais un Asado, un barbecue typique argentin où l’excellente viande qui fait la réputation du pays est accompagnée de salades, de pommes de terre, et pour notre plus grand plaisir de vin argentin. Emie aura droit à une petite préparation végétarienne, et une petite douceur à base de flan vanille et confiture de lait termine ce très bon repas.

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Repus et satisfaits, il s’agit désormais de monter sur les chevaux pour une balade d’environ deux heures. Emie avait déjà fait ça une ou deux fois, et pour ma part cela remonte à plus de vingt cinq ans. Mais pas de soucis, nous montons facilement des bêtes très bien dressées, et la balade peut commencer.

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Les paysages sauvages et calmes apaisent, et le beau temps les rend encore plus magnifiques. Nous sommes survolés par les condors, passons au milieu des vaches en liberté, traversons des petits cours d’eau et nous nous laissons bercés par le rythme de nos chevaux. Nous avons d’ailleurs hérité des deux boulets de l’Estancia et nous sommes régulièrement distancés, si bien que nous avons encore plus l’impression d’être seuls au milieu de nulle part, nous donnant ainsi le temps de prendre une résolution importante : personne n’aura jamais notre liberté de penser (!).

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La balade se termine, et une petite collation nous est proposée. Nous en profitons pour goûter le maté, la boisson chaude traditionnelle argentine à base d’herbes contenant de la caféine. Elle est bue dans une petite tasse, à la paille. Le goût est spécial et très fort, et nous nous mettons d’accord pour regoûter un peu plus tard et nous faire une opinion plus précise sur cette boisson.

Enfin, il est temps de remercier Jesus et Fernando pour leur accueil, et nos chevaux pour nous avoir eu sur le dos pendant la balade avant de reprendre le minibus direction Bariloche.

Nous nous arrêtons au centre ville pour profiter un peu plus longtemps du beau temps et retournons à l’hôtel pour nous faire à manger, avant de terminer la soirée tranquillement dans le dortoir. Demain, une grande randonnée nous attend, à moins que les conditions météo ne nous en empêchent.

Excursion à cheval avec l’Estancia San Ramon : 1450 ARS /p la demie journée tout compris. Organisation impeccable, pick up à l’hôtel, barbecue copieux et délicieux, balade dans la pampa calme et magnifique et bonne ambiance. Un très bon moment.

 

2 novembre 2017

C’est encore avec le soleil que nous nous levons tôt, et le moral est au beau fixe. Nous allons prendre notre petit déjeuner rapidement pour ensuite nous diriger, pique nique et vêtements chauds dans le sac à dos, vers le bureau du Parc National de Nahuel Huapi, juste en face de l’arrêt de bus principal.

Nous demandons quelques informations sur le sentier du refuge de Frey que nous voulons emprunter aujourd’hui. En effet, nous avons plusieurs fois entendu que les sentiers pourraient être fermés à cause de la neige, et nous voulons en savoir plus. L’agent qui nous accueille nous explique que les sentiers sont ouverts, mais elle nous recommande de nous équiper autrement, la neige étant bien présente. Nous décidons de tenter le coup comme nous sommes, nous interdisant quand même une prise de risque inutile en rebroussant chemin si la neige nous empêche effectivement d’atteindre le refuge.

Nous voici donc à l’arrêt de bus, attendant le Catedral (N°55), qui passe toutes les heures. Coup de chance, nous n’attendons que dix minutes pour grimper dans le bus, direction le parking principal de Cerro Catedral (terminus), une célèbre station de ski en Argentine.

Nous débutons ainsi la randonnée sous le ciel bleu parsemé de quelques nuages, et sommes heureux de pouvoir enfin nous dérouiller les jambes. Notre dernière marche date déjà de deux semaines, et nous étions impatients de rechausser les chaussures de randonnée.

Le sentier longe les hauteurs d’un lac et une belle vue est dégagée. La faute aussi à un incendie qui a ravagé la forêt locale et qui a décimé pas mal d’arbres. Le paysage n’en est pas forcément moins beau, et nous profitons de cette vue en marchant.

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Le sentier s’enfonce ensuite dans la montagne, et à l’ombre d’une forêt épargnée par le feu. À partir de ce moment-là, ce ne sera qu’une montée longue et régulière, ponctuée de quelques pauses alimentaires, dans un cadre très agréable.

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À un kilomètre du refuge, nous rencontrons la neige annoncée. Le sentier devient assez glissant, mais à part nous ralentir, il ne nous aura pas obligé à renoncer. Nous arrivons donc après un peu moins de trois heures de marche au refuge de Frey, et nous pouvons ainsi admirer un superbe site au milieu de la montagne.

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Le froid glacial nous impose de redescendre assez rapidement, et une fois le passage neigeux passé nous prenons une petite pause déjeuner à l’abri du vent.

Nous continuons notre chemin et au bout d’une bonne heure, nous nous apercevons que nous n’avons pas vu la bifurcation pour le Guiterriez. Mais c’est sans conséquences puisque sans le vouloir, nous avons pris le bon chemin. Nous arrivons donc le long du lac Guiterriez nous offrant un joli panorama, puis décidons d’aller au Mirador Guitierrez. Pour avoir le point de vue le plus haut du sentier, il faut d’abord avaler une montée très abrupte d’un kilomètre, qui après quatre heures de marche assez intenses nous achève un peu.

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Nous admirons le point de vue, redescendons, et arrivons à la fin du périple ou presque. Une petite cascade marque la sortie du parc national, mais pour récupérer le bus n°50 qui va nous ramener à Bariloche, nous devons encore marcher deux kilomètres le long du lac pour atteindre l’arrêt de bus à Villa Los Coihues.

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La chance est encore avec nous aujourd’hui puisqu’à peine arrivé le bus est là. S’asseoir fait un bien fou et le trajet passe vite.  Arrivés au Centro, direction le supermarché pour faire quelques courses puisque demain, environ 23 heures de bus (et les repas à prévoir qui vont avec) nous attendent.

Enfin, nous passerons le reste de la soirée à prendre une douche, nous faire à manger et prendre quelques informations sur notre prochaine étape avant d’aller au lit pour un repos bien mérité.

 

3 novembre 2017

Nous nous levons tranquillement ce matin et allons prendre le petit-déjeuner en nous préparant psychologiquement à affronter 23 heures de bus pour rejoindre El Chalten.

Les sacs sont prêts, les lits rendus, et nous sortons pour aller au centre prendre le bus n°20 qui doit nous emmener à la gare routière. Nous en profitons pour aller acheter un peu de matériel qui va nous être utile pour affronter le froid qui devrait nous attendre sur nos prochaines étapes (un pull pour Emie et une veste pour moi), et une nouvelle paire de lunettes de soleil pour remplacer celles que j’ai perdues.

Nous arrivons donc à la gare routière et allons au comptoir Marga, la seule compagnie qui fait le trajet pour y faire imprimer nos billets que nous avons achetés en ligne, une obligation idiote sur certains bus. Et là c’est la mauvaise surprise. On nous informe que le service est suspendu. La route est coupée à cause d’une tempête, et le trajet et donc les horaires ont été modifiés. Bien entendu, nous n’avons pas été prévenus et le prochain bus étant demain matin à 6h30, nous devons retourner à l’hôtel, commander un taxi pour demain matin, décaler les nuits à El Chalten que nous avons réservées et refaire une préparation psychologique. En effet, le trajet ayant été modifié, ce n’est plus 23 heures de bus qui nous attendent mais 33 heures, avec trois changements de véhicule.

Après avoir effectué ces formalités et « fait nos français » en tentant une réclamation auprès de la compagnie de bus, nous retournons un peu au centre de Bariloche pour profiter du beau temps, de la belle vue sur le lac et visiter rapidement l’église de la ville.

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Enfin, nous retournons à l’hôtel pour un petit apéro, un diner, et nous discutons longuement avec deux français (frère et soeur). Nous échangeons sur nos expériences de voyage puis l’heure avancée nous fait aller au lit, tout en pensant au réveil très matinal de demain.

Notre auberge de jeunesse : le Punto Sur, 175 ARS /p avec petit déjeuner, une auberge vraiment sympa, bien placée, lumineuse et bien chauffée. Cuisine disponible. Petit déjeuner un peu léger quand même.

Bus Bariloche – El Chalten : 2120 ARS /p avec la compagnie Marga. Bus décalé sans être prévenu, 23 heures à la base pour finir à 36 heures de trajet et trois changements de véhicule, le tout avec seulement un petit sandwich pour tenir (heureusement qu’on avait prévu !). La dernière étape décalée sans une excuse ni information au préalable. Compagnie pas très professionnelle, mais comme c’est la seule qui fait ce trajet, ils ne s’inquiètent pas trop du service après-vente…


2 réflexions sur “ARGENTINE – San Carlos de Bariloche

  1. Coucou les amis, on dirait qu’Emy s’est faite au froid!! Nous sommes à Kuala Lumpur, notre carte bancaire a été piratée en Indonésie, Revolut en a envoyé une nouvelle, nous pouvons enfin partir pour le Laos! On vous embrasse, les petits coqs migrateurs.

    Aimé par 1 personne

    1. Holà Los Pollos ! (enfin Sabaidee maintenant !)
      Oui le froid est géré ! Bon ce n’est quand même pas des températures extrêmes et pour des dijonnais c’est supportable…
      Oui on a vu votre mésaventure bancaire, finalement ça s’est quand même bien arrangé !
      Le Laos va vous plaire c’est sûr. C’est un pays pour la famille, superbes paysages, gens super sympas et plutôt facile à visiter.
      Bonne continuation à vous et à bientôt !

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