CHILI – Torres Del Paine

9 – 14 novembre 2017

PUERTO NATALES ET LE TORRES DEL PAINE

Le casse-tête des hébergements…

Le trek W dans le parc du Torres del Paine est un sentier de randonnée majeur en Amérique du Sud. Pourtant, l’organisation y est devenue un peu compliquée du fait d’un changement important dans le parc. En effet, il est désormais obligatoire de réserver ses refuges ou campings à l’avance, et donc de planifier son itinéraire plusieurs semaines à l’avance. La météo imprévisible, les aléas des voyages ou l’adaptation qui peut être nécessaire à ce genre de randonnée (blessure, temps impraticable temporairement, fatigue…) doivent donc être mis de côté pour des raisons que nous avons eu du mal à saisir.

En tout cas, nous avons eu quand même de la chance. Nous avons été au courant de cette obligation assez tard et nous sommes mis à réserver les sites au dernier moment, souvent complets. Mais la mise en place de ce système a des lacunes dont nous avons pu profiter.

Les sites sont en effet gérés par trois prestataires différents (Vertice, Fantastico Sur et la Conaf) et le casse tête commence lorsque l’on arrive à réserver un ou deux hébergements. Oui puisqu’il faut ensuite réussir à trouver les autres sites disponibles aux dates qui correspondent à l’itinéraire et qui collent avec les hébergements déjà réservés ! Et si on ajoute à cela qu’un des prestataires (Vertice) ne répond pas aux mails ou ne permet pas de réserver en ligne, cela devient impossible.

Nous avons donc réussi à avoir deux campings Fantastico Sur (réservés et payés en ligne) avant d’arriver à Puerto Natales, en ayant l’intention de faire jouer le fait que nous n’avons jamais eu de réponse pour les deux autres campings que nous voulons utiliser lorsque nous serons dans le parc. À suivre donc…

 

9 novembre 2017

JOUR J-1 – Organisation

Nous partons très tôt et exaltés d’El Calafate. En effet depuis Bariloche nous ne faisons que de très belles choses et ce qui nous attend promet d’être dans la même veine.

Après environ 5 heures de bus où nous repassons la frontière et donc l’immigration argentine puis chilienne avec toujours le même succès, nous débarquons à Puerto Natales, un haut lieu du trekking car porte d’entrée vers le célèbre parc Torres del Paine. Nous commençons par réserver un bus pour le lendemain matin afin de nous rendre au parc, et le nombre important de transporteurs nous permet d’avoir un bon prix. Nous ne sommes plus en Argentine !

Nous allons ensuite prendre possession de nos lits en dortoir et nous avons l’excellente surprise de recroiser Élodie et Antoine, le jeune couple alsacien que nous avions rencontré à Valparaiso. Il reviennent du trek et nous avons donc l’occasion de recueillir quelques informations.

Nous les quittons rapidement puisque quelques formalités nous attendent cet après midi.

Nous allons d’abord faire les courses qui vont nous permettre de survivre pendant les cinq jours de randonnée.

Il faut ensuite que nous allions à l’agence Vertice, le prestataire qui gère des campings au Torres del Paine et qui ne répond à personne ! Nous arrivons à leur bureau en même temps qu’un randonneur qui leur fait justement remarquer leur manque de professionnalisme. Vient ensuite notre tour et nous réussissons à trouver une place sur le deuxième camping de notre itinéraire. Nous avions déjà les deux derniers, mais le premier est apparemment complet. Nous décidons que nous irons quand même en mode « nous sommes idiots nous ne savions pas ! ».

Enfin, nous allons louer un peu de matériel pour le trek. Matelas, bâtons, réchaud et un sac de couchage haut de gamme pour Emie la frileuse devraient nous suffire pour partir confortablement dans ce parc ayant la réputation d’avoir une météo très variable.

Nous retournons ensuite à l’hôtel pour y préparer nos sacs. Nourriture, équipement, vêtements, tout doit tenir et le poids doit être tolérable.

C’est ensuite l’heure de manger, et pour terminer la soirée nous retrouvons Élodie et Antoine autour d’un verre de vin, pour des échanges très sympas. Nous prenons ensemble rendez vous à Buenos Aires, dernière étape commune avant que nous nous dirigions vers le nord pendant qu’ils prendront la direction de la Nouvelle Zélande.

Nous allons enfin nous coucher en espérant très fort avoir une météo clémente pendant nos cinq jours de marche, ce qui n’est pas gagné si l’on en croit les prévisions…

Notre auberge de jeunesse à Puerto Natales : la Bitacora, 9 000 CLP/p la nuit, petit déjeuner inclus. Agréable, propre sans plus, tenue par des « non professionnels » mais très sympathiques écoutant en boucle le tube du moment : Criminal. Bien placée et parfaite pour une nuit ou deux.

 

10 novembre 2017

JOUR 1 – Vers le glacier Grey

Nous nous levons les yeux rivés vers le ciel, et rien ne nous permet de savoir quel temps il va faire. Du ciel bleu côtoie de gros nuages noirs et la météo est sur le fil du rasoir. Nous décidons de ne plus trop nous en occuper pour le moment, le temps étant un aléa incontrôlable.

Après un petit déjeuner rapide nous allons à la station de bus. Nous partons ainsi pour deux bonnes heures de trajet jusqu’à l’entrée du parc. Ici, nous apprenons que les gardes forestiers sont en grève et nous assistons donc à un piquet de grève chilien. Et contrairement à ce qui pourrait se passer chez nous, nous ne serons pas bloqués à l’entrée. Mieux, l’entrée du parc sera exceptionnellement gratuite ! Avec environ 60 euros (42000 CLP) d’économisés, nous sommes à 100% pour la grève !

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Une fois passé l’administration du parc, nous retournons dans le bus pour aller à Pudeto. C’est ici que nous devons prendre le catamaran (en fait un bateau classique) pour nous rendre au départ du sentier.

Le trajet en bateau sur le Lago Pehoé est une bonne introduction, la demie heure de trajet se faisant au pied des montagnes et des pics enneigés.

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L’arrivée au débarcadère et au refuge Paine Grande signe le grand départ du trek. Nous nous engageons donc sur le sentier et prenons la direction du camping Grey, à 11 km de là.

Nous mettrons ainsi environ trois heures pour arriver au camping en passant par des paysages magnifiques. Dans un superbe cadre, nous longeons le Lago Grey, tantôt à découvert, tantôt abrités par la forêt. En tout cas ce qu’il en reste puisqu’en 2010, un campeur inconscient a mis involontairement le feu à 150 km2 de forêt et les stigmates en sont encore bien visibles.

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À mi parcours, nous atteignons le mirador Grey, où une vue incroyable sur le glacier Grey nous est offerte. Le ciel menaçant mais clément ajoute à l’atmosphère spéciale de l’endroit et nous sommes conquis dès la première journée. Nous aurons donc en point de mire le glacier pratiquement jusqu’au bout et nous arrivons au camping Grey, sans réservation.

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Pourtant tout se passe bien et nous pouvons ainsi planter la tente sans souci. Après avoir laissé nos sacs dans la tente, nous reprenons la marche un petit quart d’heure pour aller admirer le glacier d’un peu plus près, puis revenons nous reposer un peu.

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Une bonne douche chaude enlève instantanément la fatigue puis il est l’heure d’aller se faire à manger. Nous allons dans la salle commune, chauffée, et partageons la table avec Daniel et Khadija, un couple girondin de 63 et 48 ans qui voyage très souvent. Nous échangeons donc pendant tout le repas sur nos expériences et la soirée avançant, nous allons nous coucher très satisfaits de cette première étape.

Bus Puerto Natales – Torres del Paine : 11 000 CLP /p aller/retour avec la compagnie Juan Ojeda

Entrée au parc Torres del Paine : 21 000 CLP/p (nous avons eu la chance de passer au travers, les gardes forestiers étant en grève)

Catamaran Pudeto – Paine Grande : 18 000 CLP/p (pour l’éviter, il faut rajouter une étape de 16 km à pied)

Refuge Paine Grande – Refuge Grey : 11 km, 3h00

Paine Grande - Grey

Camping Grey : 5000 CLP /p (emplacement uniquement), douches chaudes et salle commune chauffée pour se faire à manger. Pas d’électricité, petite boutique alimentaire.

 

11 novembre 2017

JOUR 2 – Retour au Paine Grande

Nous avons très bien dormi, et (trop) longtemps même. Nous prenons le petit déjeuner en compagnie de Daniel et Khadija, et prenons le chemin du retour vers Paine Grande avec eux. Nous marcherons ensemble en discutant pendant environ 2 heures puis nous nous séparons, nos compagnons ayant besoin d’une pause casse croûte. Peu avant, nous avons quand même eu la chance d’assister à une danse amoureuse de deux rapaces assez incroyable.

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Nous continuons donc notre chemin nous ramenant au point de départ de la veille, toujours entourés de paysages magnifiques et arrivons ainsi tranquillement en début d’après midi au refuge Paine Grande.

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Le temps de monter la tente et nous y retrouvons les « anciens ». Nous partageons le moment du déjeuner ensemble avant qu’ils ne continuent leur étape du jour jusqu’au refuge Francès pendant que nous dormirons ici ce soir.

Nous passerons la fin d’après midi à nous reposer. Nous retrouvons également le « Guigui » suisse rencontré à El Calafate (en fait il s’appelle Jean-Luc) et discuterons avec lui avant qu’une rafale de vent ne fasse carrément bouger la structure de la salle commune. Malheureusement, cette rafale aura également raison d’une pièce d’un des arceaux de notre tente. Nous avons par chance une pièce de rechange et avec l’aide de randonneurs généreux, nous effectuons la réparation. La nuit risque quand même d’être agitée, sentant qu’à la moindre rafale de vent la crainte d’une casse est susceptible de nous réveiller. Bon elle le sera quand même moins que pour un malheureux dont la tente s’est carrément envolée !

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D’ici là, il nous reste à prendre une douche, nous faire un dîner léger et aller nous coucher, demain nous attend l’étape la plus longue de notre itinéraire.

Refuge Grey – refuge Paine Grande : 11 km, 3h00

Grey - Paine Grande

Camping Paine Grande : 6000 CLP /p (emplacement seulement), salle commune chauffée, douches chaudes, électricité et boutique alimentaire. Attention camping exposé au vent !

 

12 novembre 2017

JOUR 3 – du refuge Paine Grande au refuge Francès, en passant par la vallée Francès

La nuit a été finalement tranquille, même si le vent et la pluie ont régné sur le Torres del Paine.

Nous allons prendre le petit déjeuner dans la salle commune, et juste devant la fenêtre où nous sommes installés, nous avons la chance d’assister aux jeux matinaux d’un renard habitués aux lieux. Pendant quelques minutes, il se roule par terre ou se lance un morceau de bois pour le rattraper. Un joli spectacle qui contraste avec la météo du jour. Cette fois nous n’y couperons pas, le ciel ne nous laisse aucun espoir et aujourd’hui nous vivrons l’expérience Torres del Paine, les quatre saisons dans la même journée.

Nous commençons donc notre étape du jour sous la pluie et le vent, quand même tolérables pendant les 7,5 km jusqu’au campement Italiano. Nous y laissons nos sacs puisque c’est un aller retour dans la vallée Francès qui nous attend, et le poids ainsi gagné n’est pas négligeable.

Nous y retrouvons également Daniel et Khadija avec qui nous partagerons un bon morceau du sentier, et la pluie qui va avec.

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Le sentier devient rocailleux et la montée se fait prudemment, les pierres mouillées et la boue pouvant à n’importe quel moment mettre un terme malheureux à notre trek. Nous grimpons donc avec un paysage malheureusement couvert par la grisaille, même si on devine le lac Nordenskjold et surtout le glacier del Frances nous surplombant.

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Nous arrivons ainsi trempés au premier mirador, et une décision doit être prise. Nous avons croisé pas mal de personnes qui n’ont pas été plus loin à cause de la météo (et de la flemme peut être ?) et la tentation de rebrousser chemin est là. Pourtant, nous ne voulons pas rester sur un échec et le ciel étant beaucoup moins menaçant dans la direction du second mirador, nous choisissons de tenter notre chance et continuer jusqu’au mirador Britanico.

Nos compagnons de route se tâtent encore et nous prenons les devants. Nous sommes heureux de notre décision, la pluie s’arrêtant et le sentier traversant la forêt est bien plus agréable. Une petite heure plus tard, nous atteignons sans difficulté le mirador Britanico nous offrant une superbe vue à 360 degrés sur la vallée Francès, Los Cuernos et les pics alentours. Quelques flocons de neige viendront également nous souhaiter la bienvenue.

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En redescendant nous croisons nos amis randonneurs qui ont finalement fait le choix de monter. Ils ont la forme et les jeunes qui ont préféré rebrousser chemin devraient prendre exemple !

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La descente jusqu’à Italiano nous permet d’admirer les vues que nous n’avions pas à l’aller, le ciel étant nettement plus dégagé maintenant.

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Enfin, nous arrivons au camping Francès géré par Fantastico Sur. Beaucoup plus cher, il ne dispose même pas d’une salle commune et nous devons donc nous faire à manger sur la plateforme où nous avons posé notre tente. Pas très convivial et pas terrible comme camping.

Nous dévorons ensuite notre petit repas et allons prendre une bonne douche chaude, avant une extinction des feux très rapide, la fatigue accumulée se faisant sentir.

Camping Paine Grande – Mirador Britanico – Camping Francès : 21 km, 7h

Paine Grande - Frances

Camping Francès : 13 000 CLP /p (emplacement seulement), pas de salle commune, douches chaudes. On y met la tente sur une plate forme. Comment cuisiner si la météo est exécrable ? Trop cher pour la prestation… mais pas le choix !

 

13 novembre 2017

JOUR 4 – Du camping Frances au camping Central

La nuit au camping Frances a été bonne quoique un peu fraîche, et nous ne mettons pas longtemps à déjeuner et ranger le matériel.

Nous devons désormais affronter une étape d’environ 15 km pour arriver au camping Central. La logique de l’itinéraire amène plutôt au camping Chileno, mais les seules disponibilités étaient des emplacements tentes avec pension complète à 250 $US pour deux personnes ! Comme il était hors de question de dormir sous une tente à ce prix là, nous avons choisi de dormir au Central et allonger de quelques kilomètres notre trek.

Nous débutons donc le sentier, accompagnés des girondins Daniel et Khadija, avec qui nous marcherons pratiquement toute la journée. Aujourd’hui, nous ne sommes pas forcément en grande forme, les jambes sont lourdes et le sentier rocailleux alternant les montées et descentes ne nous permet pas de marcher à notre rythme habituel.

Cette étape est pourtant l’une des plus belles, d’un côté nous longeons les hauteurs du Lago Nordenskjold, de l’autre nous pouvons admirer les montagnes et Los Cuernos en particulier. Le tout sous un ciel dégagé, que demander de plus ?

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Nous prenons d’ailleurs notre pause déjeuner sur un site assez incroyable, avec une vue imprenable sur le Lago Nordenskjold et seul le vent frais nous fera repartir.

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Nous arrivons ensuite à une bifurcation et il faut alors quitter nos amis et leur agréable compagnie. En effet, ils iront dormir à Chileno pendant que nous irons à Central. Nous prenons bien sûr rendez-vous sur le sentier de la dernière étape demain !

La dernière partie de l’étape est un peu longue, la fatigue se faisant vraiment sentir. Nous sommes donc bien contents d’arriver enfin au camping, et après avoir monté la tente et préparé notre couchage, nous allons directement nous ressourcer avec une bonne douche.

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Nous nous faisons ensuite à manger à l’ombre des Torres, visibles depuis le camping, puis allons directement nous coucher.

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Nous prévoyons en effet de nous lever très tôt demain afin d’éviter la foule sur le sentier de notre dernière étape, la montée vers le mirador Las Torres, point d’orgue du W.

Camping Frances au Camping Central : 17 km, 7h00

Frances - Central

Camping Central : 13 000 CLP /p (emplacement seulement), pas de salle commune, douches chaudes. Emplacement avec vue sur les Torres assez sympathique, mais sans salle commune, la question de la cuisine en cas de météo difficile reste la même.

 

14 novembre 2017

JOUR 5 – Aller Retour Camping Central au mirador Las Torres

Le jour se lève et nous aussi. C’est le dernier jour du trek, et l’étape « reine » qui va nous amener au mirador Las Torres est aussi prisée par les randonneurs à la journée. Nous décidons de prendre les devants afin d’éviter la foule, et c’est donc au petit matin et après un bon petit déjeuner que nous entamons les vingt derniers kilomètres du W.

Les deux premiers kilomètres ne sont pas de tout repos, puisqu’il s’agit d’une montée assez abrupte qui nous prendra une bonne heure. Après cet échauffement, nous arrivons au camping Chileno et y retrouvons nos compagnons. Khadija n’a pas réussi à dormir à cause du boucan dans le camping et est en petite forme. Ils nous confirment aussi que payer 250 $US pour une tente et les repas est un pur scandal. Sanitaires limites et nourriture pas à la hauteur en qualité ni en quantité (5 tomates cerises pour 10 par exemple, pas assez de pain pour tout le monde…), il n’en fallait pas moins pour énerver notre petite marocaine.

Le sentier longe ensuite une rivière agitée puis entre dans la forêt, le tout sans difficultés. Nous croisons quelques courageux qui ont été au mirador pour le lever de soleil (4 ou 5 personnes, pas plus !) mais pour le reste, très peu de randonneurs nous accompagnent.

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Nous arrivons enfin à la difficulté majeure de l’étape. Une des spécialités patagoniennes semble être le « dernier kilomètre de folie » et au Torres del Paine, pas d’exception. Au pied de l’ascension, nous quittons Daniel et Khadija, celle-ci doutant un moment de ses capacités. D’autant que des randonneurs du refuge l’ont un peu effrayée en lui annonçant une « montée vertigineuse ».

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Bref, nous commençons notre ascension et même si la difficulté est bien présente, grimper au mirador n’a rien d’insurmontable et après 45 minutes d’effort dans un paysage lunaire, nous sommes récompensés par une vue extraordinaire sur l’emblème du parc, les fameuses Torres. Au pied d’un lac, les trois tours sont bien dégagées et nous permettent de les admirer.

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Un jeune couple germanophone nous propose ensuite de nous prendre en photo dans ce lieu mythique et nous acceptons volontiers d’avoir un souvenir de cet endroit. Malheureusement, en regardant le résultat le soir dans la chambre, nous découvrons un cliché catastrophique. Nous sommes coupés en deux et nous ne voyons même pas les tours dans leur ensemble. Pas de souvenir donc, mais une franche rigolade !

Après un petit casse-croûte devant ce joli panorama, le vent glacé nous oblige a entamer la redescente. Et à ce moment-là nous retrouvons Daniel, et Khadija qui le suit de près avec le sourire. À peine fatigués, ils sont tranquillement venus à bout de la « montée vertigineuse » promise. Ce sera la dernière fois que nous les croiserons sur ce trek et nous nous disons donc au revoir. En tout cas, avoir rencontré ce couple atypique aura été la belle surprise de ce trek, et les écouter parler de leurs expériences de voyage nous aura encore plus donné l’envie de continuer à voir de la planète. Nous nous promettons aussi de passer les voir si nos chemins passent un jour en Gironde, et les invitons à faire de même s’ils passent par notre belle région bourguignonne.

Le chemin du retour vers le camping Central nous permet de profiter une dernière fois des sentiers du parc et même si la dernière descente nous paraît interminable, nous arrivons à destination. Il était temps, la foule commençait à arriver sur le sentier et faisait un peu perdre l’authenticité de la randonnée. En tout cas, nous sommes heureux d’avoir bel et bien dompté le fameux W du Torres del Paine.

À peine le temps de récupérer qu’il faut aller au centre des visiteurs à quelques centaines de mètres pour y prendre la navette de 14h00. Celle-ci nous amène à l’entrée du parc où nous attend notre bus de retour vers Puerto Natales. Nous attend également une petite surprise, puisqu’un guanaco broute un peu d’herbe juste devant l’arrêt de bus. Cinq jours que nous marchons en pleine nature sans voir un seul de ces animaux, et le premier que nous voyons est au milieu des bus et des randonneurs, tranquillement en train de manger.

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Les deux heures de bus nous permettent de faire une petite sieste, et arrivé à Puerto Natales, nous retournons à notre petite auberge de jeunesse. Nous récupérons nos affaires laissées là pendant les cinq jours de marche puis nous mangeons un morceau.

Il faut ensuite ramener le matériel de location et après avoir fait quelques courses pour le soir, nous allons fêter notre succès de la semaine à l’hôtel, autour d’une bouteille de vin et de fromage. Un régal simple et efficace.

Enfin, nous prenons la direction de notre dortoir pour se laisser tomber dans les bras de Morphée très rapidement, bercés par les ronflements assourdissants de notre voisin « de lit » nous rappelant forcément ceux de notre petit chien Raymond, disparu peu avant notre départ de France.

Aller Retour Camping Central au mirador Las Torres : 20 km, 6h

Navette Central – Administration du Parc : 3000 CLP/p (évitable, mais c’est 7 km à pied sur une route pas forcément agréable…)

Notre auberge de jeunesse à Puerto Natales : la Bitacora, 9 000 CLP/p la nuit, petit déjeuner inclus. Agréable, propre sans plus, tenue par des « non professionnels » mais très sympathiques. Bien placée et parfaite pour une nuit ou deux.

 

Bilan

Le trek W dans le parc Torres del Paine est magnifique, chaque jour proposant des paysages très différents. La variable météo nous a été favorable pendant pratiquement toute la durée de la randonnée, ce qui a été très appréciable d’autant que c’est ce que nous redoutions le plus.

La difficulté, le dénivelé et l’altitude de la randonnée permet au circuit d’être accessible au plus grand nombre et en très haute saison, cela peut vite devenir bondé. Pour autant, il ne faudrait pas se priver de profiter du parc, sa bonne ambiance et ses paysages fabuleux.

Enfin, comment ne pas dénoncer les prestataires des campings du parc, Vertice pour son manque de professionnalisme, Fantastico Sur pour les prix pratiqués totalement incohérents par rapport à la prestation. En parlant des campings, les Paine Grande et Central étant vraiment grands, les réservations doivent pouvoir se faire au dernier moment. Pour ceux qui sont entre les deux (Frances, Los Cuernos ou Chileno), il est impératif de s’y prendre à l’avance si on veut profiter du circuit sans être obligé de faire des étapes trop longues ou des allers-retours pas forcément intéressants.

Coût du Trek (par personne) : 145 000 CLP

  • Bus depuis Puerto Natales (11 000 CLP a/r),
  • Entrée du parc (21 000 CLP, que nous n’avons pas eu à payer),
  • Bateau (18 000 CLP),
  • 4 nuits dans le parc (37 000 CLP), 
  • navette Central – Administration (3000 CLP),
  • nourriture (environ 25 000 CLP),
  • location de matériel (30 000 CLP)

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