ARGENTINE – Iguazu

IGUAZU

23 novembre 2017

Après 18 heures de bus dans un confort moyen, nous arrivons vers 10h00 à Puerto Iguazu, sous le ciel bleu immaculé et surtout la chaleur qui nous a tant manqué depuis deux ou trois mois. Nous allons ensuite directement à notre hébergement et posons les sacs. Une fois les formalités effectuées, nous retournons rapidement à la station de bus pour prendre un bus direction les chutes d’Iguazu. Les chutes marquent la frontière entre l’Argentine et le Brésil et pour commencer la visite de ces chutes, il est conseillé par tous les voyageurs, guides et locaux de débuter par le côté brésilien « moins impressionnant » et terminer en « apothéose » côté argentin.

Nous suivons donc ces conseils et arrivons au parc national d’Iguaçu au Brésil. Évidemment, il a déjà fallu passer la frontière et donc l’immigration argentine puis brésilienne. Les tampons sur le passeport commencent à s’empiler !

Nous nous acquittons ensuite du prix d’entrée et embarquons dans un bus à impériale qui va nous emmener sur le site des chutes.

Nous descendons du bus et nous engageons sur le sentier aménagé. Nous y sommes accueillis par deux coatis, des mammifères ressemblant un peu à un raton laveur, friands de toute la nourriture que les nombreux touristes pourraient faire tomber et du coup très présents sur le site.

Nous suivons le sentier où des points de vue incroyables sur les chutes sont aménagés. 275 cascades déversent ici 6 millions de litres à la seconde sur un front d’environ 3 km, et le ciel bleu, le soleil, la chaleur font de ce site un des plus beaux que nous ayons vu jusqu’alors. Survolé par des rapaces qui passent à quelques mètres de nous ailes déployées, le spectacle est sincèrement de toute beauté.

Pour finir, le sentier nous amène au clou du spectacle, la Garganta del Diablo, toujours accompagnés de quelques coatis gourmands. Plus haute chute d’Iguazu, elle atteint 82 mètres et nous permet de l’observer au plus près. Nous repartons trempés du mirador mais contents d’avoir pu contempler un monstre naturel de cette ampleur.

Il est ensuite temps de retourner au bus à impériale qui nous dépose au centre des visiteurs où nous attend le bus qui va nous ramener via un nouveau passage de frontière et d’immigration à Puerto Iguazu.

Nous méritons enfin de nous ressourcer avec une bonne bière bien fraiche avant de faire quelques courses en prévision des deux jours et demi de transport qui nous attendent à partir de demain soir.

Nous passons le reste de la soirée en cuisine ou sur le blog et les photos, puis il est l’heure d’aller se coucher avec de superbes images plein la tête.

Bus Puerto Iguazu – Parc d’Iguaçu (Brésil) : 80 ARS /p a/r (toutes les heures, ne pas oublier son passeport !)

Entrée parc d’Iguaçu (Brésil) : 63 Réals /p

24 novembre 2017

VERY BAD DAY

Et pourtant tout avait bien commencé…

C’est une très belle journée qui s’annonce. Nous prenons notre petit déjeuner en compagnie d’une  sympathique basque en vacances dans le coin, et faisons nos sacs puisque ce soir nous quittons la région. Puis direction le terminal pour y prendre un bus et aller au parc national d’Iguazu argentin.

Le droit d’entrée est, comme bien souvent en Argentine, très cher et encore une fois, le touriste est ponctionné deux fois plus qu’un local. Nous avons l’habitude maintenant mais c’est toujours aussi exaspérant. Bref, nous entrons dans le parc et débutons notre visite sous une chaleur écrasante.

Trois sentiers aménagés sont au programme du jour et nous débutons par le sentier inférieur. Le côté brésilien nous a offert hier des vues d’ensemble incroyables sur les chutes, et le côté argentin nous proposera tout au long de la journée des points de vue plus précis, plus proches et vraiment impressionnants.

Le sentier inférieur nous emmène donc au bas de plusieurs grandes chutes et que ce soit le débit, la hauteur ou le bruit, tout est énorme. Nous enchaînons ensuite sur le sentier supérieur et nous retrouvons nos amis les coatis, bien placés aux points stratégiques que sont les tables de pique-nique. C’est également le retour des touristes asiatiques. Leur comportement est toujours aussi gênant (ils ne nous avaient pas manqué !). Ce sentier nous permet d’admirer les chutes depuis le haut et encore une fois nous en prenons plein les yeux. Le site est vraiment magnifique et certaines chutes sont très impressionnantes. L’une d’elle a d’ailleurs coûté la vie à un ranger du parc, et vu d’en haut on s’imagine très facilement que tomber à l’eau ne peut laisser aucune chance à personne (à part peut-être Jason Statham !).

Après cette régalade, nous décidons de nous arrêter manger un morceau. Nous choisissons un petit banc à l’ombre et pique-niquons au son des chutes et des oiseaux peuplant le parc. Il nous faut ensuite repartir pour aller arpenter le dernier sentier et aller voir le clou du spectacle, la Garganta del Diablo. Pour cela, il faut prendre un petit train et c’est donc vers la « gare » que nous nous dirigeons. Nous avons une demie heure à attendre et là c’est le coup de bambou sur la tête.

Au moment de nous asseoir, nous nous rendons compte que nous avons oublié l’appareil photo sur le banc où nous avons pique-niqué ! Coup de chaud, coup de froid, nous passons par tous les états et le temps d’arriver sur le lieu du crime, l’appareil a disparu. L’envie de vomir se mêle à l’envie de pleurer et nous retournons vers la petite gare pour voir si quelqu’un n’aurait pas ramené l’objet à un ranger. Nous croisons d’ailleurs en passant de jolis singes et même un toucan, mais le plaisir de s’émerveiller n’est plus là et nous continuons notre chemin sans nous arrêter.

Bien entendu personne n’a rien signalé à un garde du parc et nous décidons d’arrêter notre visite, le coeur n’y étant plus. Nous nous dirigeons alors vers la sortie et tentons un coup. Et si la personne qui a trouvé notre appareil était un être humain ? Nous décidons d’attendre à la sortie que quelqu’un ramène l’appareil à l’accueil (100% des gens présents sur le site ont déjà un appareil photo, un téléphone et parfois même une caméra !), et en même temps nous observons les gens qui sortent et ce qu’ils portent en bandoulière. On ne sait jamais !

Nous croirons au genre humain pendant deux heures et demie avant de se résoudre à abandonner la lutte. Nous laissons au cas où le numéro de téléphone de notre hôtel à l’accueil, mais sans réel espoir.

Au delà du fait d’avoir perdu quelque chose de très utile à notre voyage, nous avons aussi et surtout perdu les photos que nous avons faites pendant ces deux magnifiques journées sur un site exceptionnel, certainement un des plus beaux que nous ayons eu la chance de voir.

Nous sommes également très déçus. Pas forcément d’avoir été assez bêtes pour avoir perdu quelque chose de valeur comme ça. Bon, cela fait quand même mal mais ce n’est que du matériel. Non la réelle déception vient de notre naïveté à croire que les gens ont tous le potentiel d’être sympas. Nous savons bien que le monde n’est pas l’île aux enfants, mais avec de la chance nous aurions pu tomber sur quelqu’un qui aurait fait comme nous et ramené l’appareil.

Bref, il faudra encore un peu de temps pour digérer l’évènement mais pour le moment nous devons retourner à Puerto Iguazu. Nous reprenons donc le bus pour une demie heure de trajet à ressasser notre bêtise et repassons par l’hôtel prendre une douche et manger un morceau. Il faut désormais se préparer psychologiquement à passer les prochaines 48 heures dans un bus, direction Santiago du Chili. Là-bas, un avion nous attend pour percer les mystères des Moaïs sur l’île de Pâques.

Notre hébergement à Puerto Iguazu : le Tucan Hostel, 210 ARS /p en dortoir, petit déjeuner compris. Tenu par une petite famille très sympa, le lieu est calme, reposant et le cadre est agréable.

Bus Puerto Iguazu – Parc d’Iguazu (Argentine) : 150 ARS /p a/r

Entrée parc d’Iguazu (Argentine) : 500 ARS /p

Bus Puerto Iguazu – Mendoza : 2200 ARS /p (avec la compagnie Andesmar), 36 heures

Bus Mendoza – Santiago : 700 ARS /p (avec la compagnie Cata), 7 heures


2 réflexions sur “ARGENTINE – Iguazu

    1. Oui ca nous a franchement gaché notre après-midi… Mais on a vite relativisé et acheté un autre appareil identique à Santiago. Une dépense imprévue mais la destination suivante étant l’Ile de Pâques, ça aurait été dommage de ne pas avoir de photos ! 😉

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