COSTA RICA – Le Parc Manuel Antonio

1er, 2 et 3 janvier 2018

Et malheureusement, le dernier trajet en transports en commun de notre périple sera inoubliable, mais très loin du bon sens du terme.

Nous nous réveillons avec nos gros problèmes intestinaux et rien que le fait de faire nos sacs nous épuise.

Après le petit déjeuner concocté par les parents de Daniela, nous nous reposons dans la chambre en attendant l’heure du départ, et après avoir fait nos adieux à la famille et à Wallace, le chat de la maisonnée, nous partons à la recherche d’un taxi. Nous sommes rapidement exaucés et arrivons au terminal terrestre de Cusco où un bus nous attend pour nous emmener à Lima.

Ce trajet de bus de 23 heures sera un véritable calvaire. Nous sommes placés devant, mais l’inclinaison des sièges est très faible, la route de montagne interminable (plus de douze heures de lacets continus !), les poussées de fièvre revenues et les problèmes intestinaux toujours aussi présents.

Bref, nous arrivons à Lima complètement groggy, sans avoir véritablement dormi et épuisés par la maladie. Nous partageons ensuite un taxi avec une canadienne pour aller à l’aéroport où nous attend une douzaine d’heures d’attente. Entre deux moments d’accalmie gentiment offerts par nos symptômes, nous allons manger un morceau et en fin d’après midi, nous pouvons aller enregistrer nos bagages. Une petite scène nous rappelle un célèbre film puisque nous sommes juste derrière une famille nombreuse américaine. Le couple la cinquantaine, ses 8 grands enfants et la copine de l’un d’eux essaient tant bien que mal de se dépatouiller avec la compagnie pour l’enregistrement de leur bagages. Nous n’osons pas imaginer l’organisation d’un départ en vacances quand on est si nombreux et nous espérons seulement qu’ils n’ont pas oublié Kévin !

Enfin, il s’agit maintenant d’aller tuer le temps vers la porte d’embarquement et après avoir bu un café et goûté l’horrible boisson gazeuse locale, l’Inca Kola (!), nous embarquons direction San José via une escale à Miami.

Nous atterrissons enfin dans la capitale costaricienne et il faut désormais prendre un collectivo direction le centre, puis un autre pour se rapprocher au maximum de notre hôtel. Nous galérons un peu à trouver notre bonheur puisque l’organisation des bus est assez déroutante mais finalement, avec l’aide sympathique des habitants nous arrivons à notre hébergement 48 heures exactement après notre départ de Cusco.

L’après midi est passée à faire une bonne sieste et c’est seulement la faim qui nous fait sortir pour aller diner dans un restaurant végétarien. Pas cher mais pas fin non plus, c’est avec nos ventres bien remplis que nous rentrons à l’hôtel pour une nuit de repos, en espérant en avoir fini avec la maladie.

Taxi centre de Lima – Aéroport : 15 PEN /p

Bus aéroport – centre de San José : 550 CRC /p

Notre hébergement à San José : Le Trip On Hotel, 4 750 CRC /p la nuit en dortoir avec petit déjeuner. Très propre, petit déjeuner copieux, un peu excentré et très calme. Bon point de chute.

4 janvier 2018

Nous nous réveillons tranquillement après une excellente nuit de sommeil, et à part les symptômes intestinaux qui perdurent, nous avons repris du poil de la bête, de l’appétit et la plupart des voyants sont au vert. Nous avons la ferme intention de profiter de notre dernière étape pour en prendre plein les yeux, mais aussi nous détendre dans des endroits paisibles.

Nous allons prendre le bon et copieux petit déjeuner de l’hôtel et sommes à la même table qu’un couple français et une belge avec qui nous passons pratiquement toute la matinée à discuter du pays et de nos expériences de voyage.

Il est ensuite l’heure de quitter l’hôtel et d’aller récupérer la voiture que nous avons louée pour notre séjour au Costa Rica. En effet, après onze mois de périples en bus de toutes sortes, nous avons choisi de nous donner plus de liberté pour notre dernière étape.

Un petit Mc Do Capitale avant de quitter San José et nous voilà partis sur les routes costariciennes direction Quepos, notre premier stop.

La route que nous avons choisie est une route de montagne non asphaltée qui sillonne la jungle et après être montés pendant plusieurs kilomètres, c’est une descente interminable qui nous est proposée. Les freins de la voiture sont mis à rude épreuve, peut-être même trop. En effet, lors d’un freinage, la pédale s’enfonce jusqu’au plancher mais les freins ne répondent plus ! Nous suivions alors un camion et seul le réflexe de le doubler nous sauve de l’encastrement. Heureusement que personne ne venait en face !

Nous bloquons la voiture au frein à main sur le bas côté et allons au petit centre aquatique qui se trouve le long de la route. Là nous demandons à téléphoner à l’assistance du loueur et un client « mécano » nous propose gentiment de regarder. Le diagnostic est apparemment simple et très fréquent ici, les freins ont tellement chauffés qu’ils ne répondent plus. Il faut donc attendre tranquillement que cela refroidisse avant de tenter de repartir.

Nous buvons un verre au bar et après une heure d’attente, nous testons la voiture et effectivement tout fonctionne. Je reprends donc le volant, et afin d’éviter d’avoir à trop freiner, je décide d’essayer d’utiliser le frein moteur de la boîte de vitesse automatique. Je ne passais jamais les vitesses « 2 » et « L » (par ignorance tout simplement !) et cela devrait nous aider à éviter de mettre un gros coup de frein à main à notre voyage (!).

La route est en lacets et pas du tout entretenue, mais traverser la jungle dans cette montagne offre de superbes vues. Nous arrivons ainsi après le coucher de soleil à Quepos, prenons possession de nos lits en dortoir et allons faire quelques courses pour le lendemain.

Nous allons nous coucher tôt puisque pour éviter la foule au Manuel Antonio, il faut nous y rendre dès l’ouverture !

Location de voiture : 4X4 Bego pour 25 jours, 26,80 euros par jour (assurances obligatoires et assurance complémentaire accessoires – pneus, pare-brise, vitres, antenne…). La location d’un tout-terrain est réellement indispensable. 

San José – Quepos : 100 km, 3 heures (par une route « jungle »)

5 janvier 2018

LE PARC MANUEL ANTONIO

C’est donc très tôt que nous nous levons. Nous allons directement à la voiture et prenons la route pour le parc Manuel Antonio, à moins d’une demie heure de Quepos.

Un coup de sifflet nous « ordonne » de nous garer dans un parking de restaurant, et après avoir parqué la voiture, on nous apprend qu’il faut payer 3000 CRC pour le parking ! La prochaine fois nous ferons attention et demanderons avant !

En attendant l’ouverture, nous allons prendre un petit déjeuner costaricien avec oeufs, pinto (riz aux haricots rouges), café et toasts.

Nous passons ensuite à la caisse, avec bien entendu la traditionnelle énorme différence locaux / touristes, puis entrons dans le parc. Sur les sentiers, nous avons l’impression d’être seuls au monde, et dans cette jungle, nos sens sont aux aguets du moindre bruit d’oiseaux ou d’animaux.

Lors de notre marche, nous pouvons ainsi observer des crabes très colorés, des papillons énormes, mais aussi des capucins prenant le petit déjeuner dans leurs arbres, des agoutis (un gros rongeur) qui se chamaillent un peu ou une famille de ratons laveurs s’amusant dans une rivière. Dans le ciel, ce sont de gros vautours et des colonies de dizaines pélicans qui nous survolent, sans compter les innombrables oiseaux tous plus colorés les uns que les autres. Le tout dans une jungle luxuriante ménageant parfois des points de vue magnifiques sur la côte et les plages, nous sommes aux anges.

Manuel Antonio1
Un Crabe
Manuel Antonio3
Un Agouti

Manuel Antonio7

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Une famille de Ratons Laveurs
Manuel Antonio16
Un Capucin

Les sentiers explorés, nous décidons ensuite d’aller nous poser à la plage Manuel Antonio et de piquer notre première tête au Costa Rica. La plage est paradisiaque, l’eau est excellente (même Emie fait trempette !) et à cette heure-ci, il n’y a pratiquement personne.

Manuel Antonio22

Les groupes de touristes arrivent un peu plus tard et attirent notre attention sur un arbre en début de plage. Nous reprenons nos affaires, allons voir de plus près et nous ne sommes pas déçus. En effet, un paresseux loge sur la cime et y mange quelques feuilles. Un très joli spectacle !

Manuel Antonio32
Un Paresseux

Nous allons ensuite voir la plage Espadilla Sur à deux pas et devant la beauté du site, nous décidons de reposer notre serviette. Un énorme lézard passe même à quelques mètres de nous. Après une baignade et un séchage, nous prenons le chemin de la sortie du parc, et en repassant par la plage Manuel Antonio, nous nous apercevons que les visiteurs sont désormais très nombreux. C’est également le top départ pour le show des petits chapardeurs, attirés par les sacs non surveillés des baigneurs peu rigoureux. Ratons laveurs et capucins s’en donnent à coeur joie pour y dérober tout ce qu’ils peuvent trouver. Nourriture, dentifrice ou autres objets brillants, les singes n’hésitent carrément pas à ouvrir les sacs pour trouver leur bonheur.

Manuel Antonio29
Des Capucins

Sur le chemin du retour, nous avons aussi la chance de voir haut perché un autre paresseux et une nouvelle espèce de singe, le singe-écureuil.

En ressortant du parc, nous nous faisons la remarque que c’est certainement la première fois que nous voyons autant d’espèces animales différentes en si peu de temps, dans leur milieu naturel et aussi accessibles ! Nous avions un peu peur que ce soit la foire avec une grande fréquentation, mais en venant très tôt, nous avons pu profiter du parc tranquillement et assister à des scènes cocasses sur la plage.

La visite du parc n’est pas longue, mais nous en avons pris plein les yeux toute la matinée et même si nous savons pertinemment que les animaux ont très certainement perdu un peu de leur côté sauvage à cause du tourisme et de ses dérives, nous sommes vraiment très heureux d’être venus à Manuel Antonio.

Notre hébergement à Quepos : le Passiflora, 7 700 CRC /p la nuit sans petit-déjeuner. Très propre, très calme, pas de souci pour une ou deux nuit.

Entrée au parc Manuel Antonio : 16 $US /p

Quepos – Uvita : 60 km, 1 heure


2 réflexions sur “COSTA RICA – Le Parc Manuel Antonio

  1. Bonjour les amis… nous vous lisons et partageons les ennuis gastriques et fièvre. Depuis deux semaines nous n’en sortons pas nous non plus… nous avons décidé de nous poser dans une maison confortable pour les deux dernières semaines. En effet, je crois que les corps sont fatigués de bouger, même si nous n’avons pas mis les nôtres à aussi rude contribution… nous sommes admiratifs de vos exploits sportifs! A bientôt en Alsace? Les petits coqs.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui ça a été long de se débarasser de ces symptômes mais maintenant tout est ok ! Nous sommes actuellement au Costa Rica et avons aussi prévu de nous poser quatre jours sur la côte Caraïbes à ne rien faire… ou presque ! A bientôt en Alsace.. ou en Bourgogne ! 😉

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