COSTA RICA – Volontariat à Mastatal

22 janvier 2018

VOLONTARIAT À MASTATAL

Ce matin, c’est le grand départ après quatre jours paisibles passés à Cahuita et la côte Caraïbes. Une fois les sacs faits et le petit déjeuner englouti, et comme s’ils avaient senti quelque chose, nos amis agoutis viennent nous dire au revoir. Puis c’est le départ d’une journée de voiture.

La première moitié du trajet est plutôt tranquille sur une bonne route asphaltée bien que très fréquentée, et nous atteignons San José sans difficultés.

Nous contournons la capitale et commençons alors un chemin de croix pour atteindre le petit village de Mastatal, au fin fond de la montagne costaricienne. En effet, après quelques kilomètres de lacets sur une route très correcte, notre GPS (toujours maps.me…) nous emmène sur une piste qui petit à petit devient de moins en moins praticable. La sentence tombe après une demie heure, le chemin est fermé, il faut rebrousser chemin.

Le calvaire continue après plusieurs tours et détours où même les habitants n’arrivent pas à nous indiquer la bonne route.

C’est donc fatigués et légèrement sur les nerfs qu’après huit heures de voiture nous arrivons au village de Mastatal où nous avons prévu quatre jours de volontariat dans une ferme.

L’accueil n’y est pas très chaleureux, que ce soit de la part de la famille qui nous loge ou des volontaires déjà présents. Nous décidons de ne pas nous en inquiéter et nous faire une première impression négative après la journée que nous venons de passer et dînons silencieusement avant de prendre une douche et d’aller nous coucher.

Comme souvent dans ces cas-là, demain est un autre jour…

23 janvier 2018

Ce matin, nous prenons le très bon petit déjeuner motivés. Nous faisons la connaissance de Javier et Raquel, le couple qui nous accueille et des volontaires déjà présents. Sophia et Daniel, un frère et une soeur péruviens, Josh et Erika, un jeune couple californien et Sonia, une autrichienne vivant en Floride depuis une vingtaine d’année vont nous accompagner lors de notre séjour ici. Est également présente une famille québécoise, Catherine, Benoît et leur fille de quatre ans Flore.

Une fois nos estomacs comblés, nous sommes confiés à un autre membre de la famille, Eric, afin d’effectuer quelques tâches dans la ferme. Nous commençons par ramener du sable vers la propriété où des travaux sont prévus, puis allons à la Finca (domaine où se trouve les plantations).

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Ici, Eric nous demande de replanter des pommes de terres douces, creuser des fossés pour les yuccas ou enlever les mauvaises herbes des plants d’ananas.

Nos petits travaux se font dans la bonne ambiance et chacun y met du sien sous un beau soleil.

La matinée se termine par une bonne douche froide et l’heure du déjeuner sonne.

La base alimentaire de la famille semble être du riz et des haricots rouges et il va falloir s’habituer à en manger matin, midi et soir. L’accompagnement se compose pour le déjeuner de betteraves et de bananes plantain frites.

Puis l’après midi étant libre de tous travaux, c’est dans le dortoir et l’immense terrasse ouverts sur la forêt que nous passons le temps à lire, nous détendre et profiter du temps qui passe.

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Le dîner est ensuite annoncé et après un peu de vaisselle, nous terminons la soirée au dortoir et nous endormons tôt.

24 janvier 2018

Cette seconde journée de volontariat commence par un petit déjeuner de champions. Eric vient ensuite nous chercher pour nous confier les tâches de la ferme.

Aujourd’hui, nous commençons par faire du compost. Pendant que certains récupèrent les bouses de vaches dans l’enclos dédié, d’autres recueillent de la matière végétale dans la forêt, essentiellement des feuilles mortes. De notre côté, nous sommes conviés au poulailler pour y récupérer de la litière. Enfin, il faut découper du carton de récupération pour l’intégrer au compost qui est ainsi prêt à fermenter.

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Il s’agit ensuite de commencer à construire une structure pour abriter des plants de piments et autres futurs légumes (tomates par exemple) de la chaleur écrasante de l’été costaricien. Pendant qu’il joue de la tronçonneuse dans la forêt du domaine, nous récupérons les troncs et les ramenons sur le site des plants de piments. Nous faisons de même avec les énormes bambous qu’Eric coupe à la machette.

Il faut ensuite creuser les trous qui accueilleront les troncs et qui une fois alignés deviendront les piliers de la structure.

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L’heure tourne et nous nous arrêtons là pour aujourd’hui. Une douche froide et un déjeuner composé de riz et haricots rouges accompagnés de petits légumes plus tard, nous voici sur la terrasse avec vue sur la forêt environnante, à regarder le temps passer, lire ou discuter de ce qui nous attend dans moins d’une semaine quand nous reposerons les pieds sur le sol français.

Nous décidons ensuite d’aller boire une bière au bar du village. Une demie heure de marche est nécessaire pour arriver à ce qui ressemble vaguement à un bar. Un comptoir en carrelage grossier, de vieux tabourets, des habitués jouant au billard et buvant bières sur bières, tout serait normal si ces mêmes habitués n’étaient pas armés de machettes. Il ne vaut mieux pas que la partie dégénère !

Nous sommes ensuite de retour chez Javier et le dîner est servi.Enfin, la soirée passe vite, et la fatigue ayant raison de nous assez tôt, nous allons nous coucher.

25 janvier 2018

Javier nous fait la surprise aujourd’hui de nous emmener avec tous les volontaires, exceptée Sonia qui est repartie très tôt ce matin, et des amis à lui à la cascade proche de Mastatal. Nous ne travaillerons donc pas aujourd’hui !

Après le petit déjeuner, nous prenons les véhicules pour quelques kilomètres et attaquons une randonnée. Javier doit user de sa machette et le sentier est plutôt compliqué avec beaucoup de végétation à traverser et une descente sur des pierres glissantes.

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Une fois arrivés à une rivière, il nous faut la remonter, obligés parfois de traverser les pieds dans l’eau.

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Au bout de deux heures, nous atteignons la cascade et les efforts consentis jusque là en valaient bien la peine. Nous contemplons alors une trentaine de mètres de chute d’eau et la chaleur écrasante nous donne envie de s’y baigner. L’eau est fraîche et la baignade fait du bien, au moins autant que la sensation de sécher au soleil.

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Il faut ensuite repartir et Javier nous fait alors passer par un autre chemin. Moins encombré, le chemin grimpe bien pendant une vingtaine de minutes mais coupe énormément la distance jusqu’aux véhicules.

Le retour à l’hébergement nous permet de prendre une bonne douche et après cette matinale débauche d’énergie, le déjeuner tombe à pic.

Comme toujours depuis notre arrivée, l’après midi est passée à ne rien faire, à lire, à discuter et à profiter du temps qui passe tranquillement.

Enfin, le dîner acte la fin de la journée et après une courte soirée où je découvre un énorme insecte bizarre sur ma moustiquaire, nous nous endormons vite, bercés par les bruits nocturnes de la forêt.

26 janvier 2018

Ce matin, ce sont Daniel et Sofia qui nous quittent. C’est donc avec les américains Josh et Erika et Benoît le québécois que nous allons travailler aujourd’hui.

Le petit déjeuner nous donne de l’énergie et Eric vient nous chercher pour que nous terminions la structure commencée avant-hier.

Nous récupérons les bambous coupés et les installons avec du fil de fer et des crochets. La chaleur est écrasante et le moindre effort est difficile.

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Une fois les traverses posées, nous déplions la protection solaire et la tendons sur la structure. Il faut ensuite la fixer et avec de la ficelle, nous terminons le travail. L’efficacité de la protection est impressionnante, puisqu’une fois dessous la température a sensiblement baissé alors que le soleil passe quand même.

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Pour terminer la matinée de travail, nous découpons du carton en petits morceaux pour un futur compost et Eric siffle la fin des corvées pour aujourd’hui.

Direction ensuite la douche froide salvatrice et revigorante, puis le déjeuner bienvenu après nos efforts de la matinée.

Le reste de la journée est une nouvelle fois passé à ne rien faire, dans un cadre agréable et détendu. Sieste, lecture, nos activités physiques se limitent à changer de position dans les hamacs ou les canapés. Pura Vida !

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Le dîner est ensuite servi, et pour nous ce sera le dernier puisqu’en effet, nous devons retourner à San José rendre la voiture de location demain avant midi.

Nous passons donc notre dernière nuit ici à Mastatal, et même si l’expérience de volontariat dans une ferme costaricienne n’est sans doute pas la meilleure que nous ayons vécue, nous sommes satisfaits d’être venus ici conclure notre voyage dans ce superbe pays. Et oui, cet après midi nous reprenons l’avion pour Paris via Miami, ce qui signe la fin de notre périple autour du monde.

Notre structure d’accueil de volontariat : Villas Mastatal à Mastatal, 20 $US par personne et par jour (hébergement et repas compris). Le principe est de travailler à la ferme familiale le matin de 8h à 12h (heures costariciennes !) du lundi au vendredi. Le reste de la journée est totalement libre. Une expérience sympathique, dans un cadre très agréable, mais nous aurions préféré un peu plus d’explications sur le fonctionnement de la permaculture et de ce qui se passe dans la ferme. La famille est sympathique, mais pas forcément très avenante.

Mastatal – San José : 100 kms, 3h


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